Je n’aime pas échouer… mais c’est ça pareil.

L’an dernier, on achetait une maison. Une très belle maison, quoi que désespérément en manque d’entretien. Nous avions prévu mettre 40 000$ en tout les 2 premières années. Nous sommes actuellement à 40 000$, en un an. On prévoit devoir mettre 25 000$ en 2018.

Finalement, l’Univers a décidé que plutôt que de prendre 5 ans pour rénover complètement la maison, on ferait ça en 2 ans.

Tiens-toé, mange d’la misère

Quand l'Univers te fait des misères...

Actuellement, le total combiné de nos soldes est de 42 000$.

Nous visions à maintenir celles-ci proche du 25 000$. C’est un échec cuisant.

Nico a même dû aller demander une augmentation de sa marge pour ingénieur pour absorber la dernière phase des rénos en mai dernier. Ça, ce n’est encore pas si pire.

Le pire, c’est quand, en voulant changer certaines fenêtres, le revêtement extérieur d’une partie de la maison est littéralement tombé du mur, nous obligeant à entreprendre ces travaux qui n’étaient pas prévus avant… 3 ans! Nous devrons donc prendre le montant encore disponible sur les marges au printemps prochains pour entamer ces travaux.

Entre vous et moi…

On peut se parler franchement vous et moi?

Merveilleux!

Entre vous et moi et le poêle à bois, j’ai honte.

Honte du fait que nous sommes tombés dans le piège des  »tant qu’à »

Honte d’avoir payé la maison environ 10 000$ de trop.

Honte de ne pas avoir prévu 17 000$ de rénovations.

Honte que la maison ne soit toujours pas finie.

Honte qu’une partie de l’extérieur soit sur le papier de construction parce que nous n’avons pas eu le temps (ni l’argent!) de refaire l’extérieur avant l’automne.

Honte que ce mois-ci, nous devions mettre une partie des achats  »rénos » sur la marge.

Honte d’avoir à dire: je pense qu’on a fait une gaffe.

Même si, chaque jour, je me rappelle que l’argent que nous devons a été utilisé dans l’amélioration et l’entretien d’un bien durable et pas en futilités, j’ai mal au coeur.

Même si le montant de remboursement exigible est loin de nous prendre à la gorge, j’angoisse.

Même si la valeur de la maison, une fois tous les travaux terminés, passera de 170 000$ à 260 000$, je reste très anxieuse.

En trois mots: j’ai échoué. 

En quatre mots: j’ai échoué lamentablement.

On se relève les manches

Nous savons que le taux d’intérêts associés aux marges est variable et la hausse des taux est commencée, nous avons donc décidé, en juin dernier, de mettre toutes nos liquidités au remboursement de notre dette. Pour un total de presque 2000$ par mois.

Ça marche! Nous sommes passés de presque 50 000$ à 42 000$ aujourd’hui, le tout en continuant de faire quelques rénos ici et là, dont les plus grosses ont été de 3000$. Si nous n’avions pas eu à refaire l’extérieur si tôt, nous aurions remboursé nos dettes en 2 ans.

Nous avons la chance d’avoir deux emplois stables, bien rémunérés, ce qui nous permet de faire ce genre de remboursement.

C’est difficile. Nous avons dû retourner à un budget d’étudiants, après avoir goûté au p’tit lousse, c’est franchement pas facile.

Par contre, ça me donne au moins l’impression de faire quelque chose.

Syndrome de l’imposteur

On s’entend une blogueuse en finances perso qui se ramasse avec 50 000$ en un an, c’est pas glorieux.

Le pire, c’est que je me sentais à l’aise avec ce montant de dettes, jusqu’à ce que l’extérieur se mette à tomber. Là, je me suis vue, obligée de vendre à perte à cause des rénovations trop importantes et du manque de liquidité et j’ai paniqué. Je sais qu’à moins d’une immense badluck (touche du bois, touche du bois!) je ne serai pas dans cette situation, mais il n’en reste pas moins que mon bilan est pouiche ces temps-ci.

Je vais lui faire une beauté cette année, promis. L’an prochain, tout ira mieux, j’en rirai et j’en ferai un article « 10 choses à ne pas faire quand on rénove ».

Mon mantra pour cette année: une fois que l’extérieur est fini, on est ok!

Répétez avec moi 😉

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Réparer ou changer d’auto: comment décider?

Vient un moment dans la vie de tout propriétaire de voiture où il aura à faire un choix déchirant: continuer de réparer sa minoune ou tirer la plug? Comment faire ce choix de manière objective? Quand le coeur balance entre neuf et économies, voici une façon de faire un choix objectif!

Chez nous, nous avons un fonds  »voiture » qui s’accumule au rythme de 250$ par mois. Ce fonds est dédié à l’entretien, réparations, immatriculation et permis de conduire, bref, tout ce qui se rattache à nos deux autos.  Après avoir eu longtemps une seule voiture, nous avons dû passé au typique « une voiture par perosnne » quand Nico s’est retrouvé à Drummondville le temps d’un stage. Et puis maintenant, difficile de se passer de la confortable XC70 qui nous permet de tirer une remorque et de voyager en tout confort.

On covoiture le matin, ce qui rend la 2e voiture redondante, mais comme la Volvo est gourmande en essence sur les trajets citadins, on garde la petite Kia pour nos déplacements quotidiens.

Tsé, le gros luxe.

Sauf que cette année, il se trouve que les deux voitures réclament beaucoup d’entretien et de réparations. La Kia a atteint 120 000 km et si vous connaissez un peu les voitures, vous savez ce que ça signifie… La Volvo, elle, a atteint les 280 000 km! En gros, plusieurs réparations se succèdent depuis quelques mois à un rythme qui ferait peur au plus économe d’entre nous.

Presque 4000$ en 6 mois.

1000$ de plus le mois prochain.

J’ai des sueurs froides rien qu’à y penser, mais en même temps, ça ne me dérange pas (tant que ça) de payer. Voici pourquoi 😉

Réparer ou changer sa voiture

Réparer sa voiture, ça vaut la peine!

La Kia nous a coûté 7000$ il y a 4 ans. Elle roulera encore au moins pour 100 000 km, n’a pas de rouille (vive l’antirouille diligent!) et nous a coûté moins de 500$ par année d’entretien en 3 ans. Cette année, ça a atteint 1000$ et je présume que ce sera comme ça pour les prochaines années.

Les grosses réparations ont été faites dessus, rien de majeur ne sera à refaire avant la clutch (700$) ou l’alternateur (500$). Je suis tranquille pour un p’tit bout.

Pour valider que j’ai raison de continuer de la faire réparer malgré ses nombreux petits bobos (c’est une Kia après tout…) j’ai fait le calcul suivant:

  • J’aimerais la garder encore 5 ans.
  • Dans 5 ans, elle vaudra 800$.
  • Elle me coûte 500$ d’entretien par année.

Donc, sur toute la durée de la possession (9 ans), elle m’aura coûté:

7000$+(500$*3)+(1000*6)-800$=14 700$

Soit 1633$ par année ou encore, 136$/mois.

Réparer ou remplacer sa voiture usagée?

La preuve est dans le pudding!

Sachant qu’une voiture de la même catégorie (sous-compact) coûte au moins 200$, plus taxes, plus frais, par mois, je pense que je suis gagnante. Et on ne parle que de l’achat à ce prix-là, pas d’entretien, ni de réparations.

Par contre, si le montant de réparations devait se mettre à augmenter et dépasser 1000$ par année, je pense que je n’hésiterais pas trop longtemps.

Réparer un véhicule  »de luxe »

Contrairement à notre Kia, la Volvo est un gros luxe que nous nous offrons; nous savons qu’elle nous coûte un peu plus cher à réparer qu’un véhicule semblable, mais d’une marque milieu de gamme. Sauf que mon père nous l’a donné. Ouin, je suis chanceuse de même, moi. Ou je faisais très pitié. Un peu des deux, je crois.

Elle nous est indispensable. Elle nous permet d’aller chercher les matériaux pour nos rénos, tirer des charges importantes et bien franchement, voyager un peu plus confortable. Sauf qu’elle date quand même de 2006 et que les frais de réparations grimpent vite. On se demande souvent jusqu’à quand on continuera d’y mettre des sous.

Alors, voici l’analyse:

  • Elle ne m’a rien coûté, mais disons pour les fins de l’analyse que je l’ai payé 3500$ (valeur marchande)
  • Nous avons investi 4000$ dedans en réparations.
  • Elle me coûtera probablement 1500$ par année en réparations et entretien.
  • Je veux la conserver encore 3 ans, 4 si possible et nous l’avons depuis 1 an et demi.
  • Elle vaudra 500$ à la fin.

3500$+4000$+(1500$*3)-500$=11 500$

Soit 2555$ par an ou encore, 213$ par mois.

Je suis sûre et certaine que je suis incapable d’avoir un véhicule de la même catégorie que la XC70 pour 213$ par mois.  Même si je sors du véhicule  »de luxe » (pas certaine qu’un XC70 de 2006 se classe encore comme véhicule de luxe 😉 ) et que je prends un VUS milieu de gamme, je suis incapable d’arriver en-bas de 300$ par mois, juste pour payer le véhicule. En fait, j’arrive à presque 700$ par mois.

Réparer ou remplacer sa voiture usagée?

Allez-y, faites le calcul!

Avant de publier chacun des articles sur Cennes Habitudes, j’en parle avec Nico. Parce qu’on s’entend, il est bien souvent au coeur de mes histoires (dans mon coeur aussi 😉 ). Donc, hier soir, on en jasait ensemble. Disons que Nico, il est plus de la team « d’la marde, on répare plus »  que moi. Malheureusement (ou heureusement, selon le point de vue!) la vie a fait en sorte que nous avons toujours dû réparer que racheter. Nous ne changions de véhicules que quand la durée de vie espérée était sous les 12 mois.

Bref, disons qu’il est un peu plus partial vers la nouvelle voiture que moi.

Malgré sa partialité, il a été forcé de reconnaître que de continuer à réparer nos véhicules, surtout le gros, ça valait vraiment le coup. Même si on devra augmenter notre budget  »auto ».

Comme il l’a dit lui-même:

500$ de différence pour l’odeur de char neuf, je suis pas sûr que je suis prêt à payer ça!

Bien dit chéri!

Pour ceux qui seraient intéressés, voici un fichier excel pour faire les calculs. Il est simple et clair, mais si vous avez des questions, n’hésitez-pas, je suis là. Pour le fichier, cliquez-ici!

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Les chiffres et les filles

Si vous êtes une fille et n’avez jamais vécu une situation où votre habilité de compter a été remise en question parce que vous êtes une fille, vous êtes probablement une visiteuse du futur. Du vendeur de voiture au prof d’université, en passant par les monsieur-tout-le-monde qui pense être fins en t’expliquant quelque chose que tu comprends déjà, les occasions sont nombreuses de se faire dire qu’une fille et les chiffres, c’est pas sensé faire bon ménage.

La semaine dernière, j’ai voulu avoir les avis de pairs dans le domaine de l’immobilier. Ma question était simple et demandait simplement leur vécu avec une situation précise concernant le comportement d’un locataire. En gros, j’ai un locataire dont le logement est à rénover au complet, j’aimerais lui proposer un arrangement pour qu’il quitte de lui-même, avec compensation, plutôt que de passer par l’aspect poche de la régie (pour lui et moi). J’ai eu le malheur d’écrire des chiffres dans ma mise en contexte; en gros, que je comptais mettre 10 000$ dans la rénovation, que ce 10 000$ avait un potentiel de valeur de 20 000$ pour le bloc entier.

Vous auriez dû voir les réponses que j’ai eu:

« Avant d’investir, tu devrais faire des calculs » 

¨Ça vaut ben plus la peine de vendre le bloc que d’investir ce montant là »

Et autres réponses tout aussi paternalistes.

Comme si je n’avais pas fait mes calculs! Avant d’investir 10 000$ de mes liquidités, tu peux être CERTAIN que j’ai fait mes devoirs. J’ai fait des scénarios, j’ai planifié selon différents horizons, j’ai validé les lois et règlements, bref, crois-moi je suis blindée. Non seulement, j’ai pris la meilleure décision, au mieux de mes compétences, mais je suis aussi allée chercher l’avis d’autres experts.

Ce que je trouvais vraiment fumant, c’était que ces réponses-là, aucun gars n’y aurait eu droit. Deux jours avant que je pose ma question, un gars posait une question qui allait comme suit: comment déterminez-vous quel immeuble vaut la peine d’être acheté.  Une des réponses en top de liste: ceux qui ont des logements qui peuvent facilement être rénovés pour être reloués plus cher et faire augmenter la valeur du bloc.

Faque moi, la nounoune, je devrais vendre mon bloc, pour que des experts mâles puissent l’acheter et faire de l’argent. Parce que clairement, moi, je sais pas comment ça marche. Je sais pas compter, tout le monde sait que les filles et les chiffres, c’est pas un bon mélange.

les filles et les chiffres

Le stéréotype de la blonde et des chiffres

L’image est imprimé dans notre subconscient: la fille nouille, pas capable de compter. On se le fait répéter depuis le primaire: les filles sont bonnes en français, les gars en maths. Tu en viens à l’accepter.

Tu vas à la banque avec ton chum et le conseiller explique les choses plus à ton chum qu’à toi. Il fait un effort pour t’inclure, tu peux au moins lui donner ça, mais quand vient le temps de parler de rendement, automatiquement, ça devient un boy’s club.

Récemment, j’étais à un événement et un homme me dit à la blague, au détour d’une conversation:

« Les seuls chiffres qu’une femme comprend, c’est son numéro de téléphone »

Oui, c’était une blague, je le sais. Sauf que même quand tu comprends les chiffres et que tu le sais que tu es douée, à voir le monde douter que tu puisses l’être, tu te mets à douter toi aussi.

Reprenons les chiffres!

Pas besoin d’un bac en maths pour comprendre et maîtriser ses finances (dieu merci!), alors reprenons confiance! Réapproprions-nous les chiffres!! Exigeons que le conseiller nous explique si on ne comprend pas. Arrêtons de se dire qu’on ne peut pas comprendre parce que les maths, c’est pas pour les filles. Et quand quelqu’un se met à vous expliquer un concept que vous maîtrisez déjà (manplaining) arrêtez-le gentiment en lui disant: merci, je suis au courant. Si ce n’est pas pour nous, ça sera pour les prochaines.

Et disons aux emmerdeurs des groupes Facebook:

« Toi, retourne faire tes calculs »

#girlpower

 

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Les chicanes d’argent dans votre couple: 3 trucs pour les éviter

L’argent, c’est le nerf de la guerre. Y compris la source de bien des chicanes de couple. L’un cigale et l’autre fourmi. L’un trippant budget et ordre, l’autre, bohème et liberté. Chaque couple est différent et surtout, tous ou presque, se chicane un jour ou l’autre à propos d’argent.  C’est normal. Par contre,  si c’est normal d’avoir quelques prises de bec à ce sujet, ce n’est pas normal que la moindre mention à vos finances déclenchent une guerre froide entre vous deux.

J’ai (l’immense) chance de pouvoir dire que Nico et moi, nous n’avons jamais eu de melt-down nucléaire à ce sujet. Les gens s’étonnent souvent de ce fait, mais la réalité et quand même là: même dans nos moments les plus glauques au niveau des finances, comme quand je ne trouvais pas d’emploi suite à ma fin d’études ou quand les rénos ont doublé de prix,on a pu en discuter calmement,
comme les adultes  que nous sommes qu’on essaie d’être.

Peu importe la méthode de partage des dépenses que vous utilisez dans votre couple, ces trois conseils presque niaiseux peuvent vraiment faire une différence dans la façon dont vous discuter d’argent. Je le sais parce que je l’utilise dans le mien et que je l’utilise dans ma pratique professionnelle auprès des entrepreneurs (une paire d’entrepreneurs, c’est comme un couple!)

Si vous êtes francs, que vous établissez des objectifs communs et que vous vous parlez régulièrement, vous devriez être en business!

Éviter les chicanes d'argent dans votre couple

Mettre cartes sur table

On peut bien essayer de discuter finances, mais si nous ne sommes pas sur la même longueur d’ondes, c’est voué à l’échec. Soyez franc avec votre partenaire: quelles sont les choses importantes pour vous? Quelles sont vos priorités? Où vous voyez vous dans 5 ans, financièrement ou autre? Quelle est votre situation financière actuelle?

J’ai lu un moment donné une statistique qui disait qu’au États-Unis, presque la moitié des couples n’avaient pas parlé d’argent avant le mariage. Ça, ça  veut dire qu’avant d’emménager avec l’autre, un bonne proportion des couples n’ont pas parlé d’argent entre eux.

Comment voulez-vous vous comprendre si vous ne connaissez pas l’autre?!

Je me souviens quand Nico et moi, encore au Cégep, étions passé devant un duplex en vente. Je m’étais exclamée:

« Mautadine que je l’achèterais si je pouvais »

Nico m’avait fait toute une face. Lui, il ne se voyait TELLEMENT pas propriétaire d’immeubles à revenu. 6 ans plus tard, je tape ces mots et lui est en train de réparer un bris au triplex. En mettant cartes sur table dès le début de notre idylle, on a pu en arriver à un compromis, à un juste milieu, selon les limites de chacun.

Autrement dit, j’ai gagné et on a acheté un bloc.

Dans un couple, il faut faire des compromis

Non, sans blague. On a pu discuter de nos objectifs de vies. Je lui ai expliqué pourquoi, pour moi, l’achat d’un petit parc immobilier me tenait à coeur et il m’a partagé ses craintes.

Autrement dit, n’ayez pas peur de partager vos objectifs, financiers ou autres, même si vous pensez qu’ils risquent d’être en dissonance avec ceux de votre moitié. De toute façon, vaut mieux le savoir plus tôt que tard…

Établir des objectifs communs

Pas facile de travailler ensemble sans une orientation concrète, non? Voulez-vous acheter une maison dans les prochaines années? Changer d’auto? Prendre une sabbatique? Retourner au études? Partir à New Delhi?

Si vous compter le faire comme couple, va falloir travailler ensemble! À un moment donné, je-toi doit devenir nous et on doit se mettre à ramer dans la même direction si on veut arriver quelque part.

Nico et moi établissons nos objectifs régulièrement et on se challenge pour les atteindre. À deux, c’est toujours plus facile.

Faire un meeting mensuel

Si, comme moi, vous gérez les finances du couple, vous savez à quel point ça peut devenir échevelant. Les factures fusent de toute part, les décisions s’enchaînent et les comptes se vident plus vite que l’éclair.

En plus de tenir au courant Nico lors de notre petite balade matinale, a.k.a le covoiturage jusqu’au travail, nous essayons de maintenir la tradition de faire notre budget mensuel en déjeunant le premier samedi du mois. On sort les ordinateurs et on balance les choses à deux. On coche les objectifs atteints. On révise les tirs pour les autres.

Bref, on prend le temps de se parler.

Je pourrais résumer ces trois conseils en un seul dans le fond:

Parlez-vous!

 Éviter les chicanes d'argent dans votre couple

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Quand acheter un véhicule usagé n’est pas une si bonne idée…

Vous pensiez qu’en achetant un véhicule usagé vous déjouiez les concessionnaires? Pas si vite…  Malheureusement, le discours des vendeurs est parfois tellement compliqué que c’est difficile de s’y retrouver. Y’a même des fois où on se fait endormir avec des beaux discours et où la meilleure décision nous échappe. En voici un exemple…

J’ai longuement hésité avant de publié un article sur les véhicules usagés.

Parce que je suis consciente qu’il y plusieurs écoles de pensée et que,  toi qui me lis, tu n’auras probablement pas le même point de vue que moi.

Moi, je suis de celles qui pensent qu’un véhicule neuf, c’est payer pour l’odeur ‘ »de char neuf ».

Tiens, c’est dit.

Je suis convaincue que dans la majorité des cas, acheter (ou louer, encore pire) une voiture neuve, au niveau financier ça ne fait pas de sens. Tu paies pour la dévaluation, les taxes, le fla-fla, etc. Et les statistiques démontrent que les défauts de fabrication sortent en majorité dans les 2 premières années de vie de la voiture, alors les chances d’acheter un citron usagé, c’est plutôt marginal.

Et pour ceux qui disent:

« Ouin, mais ça coûte cher de réparations! »

Pas tant! En fait, un véhicule de 5-9 ans, ça coûte 1000$ en moyenne par année. Soit moins de 3 paiements mensuels pour un véhicule neuf.

Mais ça, ça sera le sujet du prochain article. 😉

Là, je veux vous parler de l’exception à la règle…

Acheter une voiture usagée n'est peut-être pas la meilleure idée

La  »gamique » a.k.a la garanti de valeur à neuf

J’entends parler d’un passe-passe pratiqué par les vendeurs de véhicules usagés dans les concessionnaires.

Tout le monde sait qu’une voiture, ça coûte cher. Alors bien des gens, vous comprendrez, n’ont pas l’argent pour payer cash un véhicule dont le prix dépasse 5000$.

Là,vous allez me dire:

« Mais, c’est à ça que sert le financement! »

Même si je pense qu’un véhicule, ça devrait se payer cash, je suis consciente que souvent, c’est juste pas possible! Alors oui, le financement est là pour ça.

Sauf que, attachez votre tuque les copinots! Le taux de financement pour un véhicule usagé, ça tourne aux alentours de 11%.

11 freaking pourcent!

Y’a des cartes de crédit qui coûte moins cher que ça en intérêts!!

Vous aurez compris que les vendeurs de voitures usagés aussi, ils ont bien réalisés ça.

Alors ils vous proposent un ‘ »deal ».

Si tu prends leur garanti, assurance, peu importe comment ils ont choisi d’appeler ça cette semaine, ils t’offrent une réduction de taux.

Sont fins de même!

D’à peu près 11%, tu peux arriver à 4-5%.

C’est le fun en titi ça, que tu te dis!

Wô minute papillon!

Combien elle coûte ta garantie/assurance?

CHER.

Pour un véhicule de 12 000$, la garanti  »valeur à neuf » nécessaire pour conclure un prêt dans un concessionnaire où j’ai appelé, c’était 3500$

Oui madame!

Mais tsé, ils savent que tu peux pas payer ça cash, 3500$, donc ils vont te l’ajouter à ton financement. Ta facture totale passe donc à 16 250$.

Pour un véhicule de 4 ans.

Le même véhicule (Yaris 2013, pour ceux qui seraient curieux), coûte 18 859$, neuf. Sauf que financer un véhicule neuf, ça ne coûte que 0,99% d’intérêts.

Combien ça coûte un véhicule usagé vs un neuf?

Voici un petit comparatif:

Yaris 2013 Yaris 2013 Yaris 2017
Prix affiché 12 750 $ 16 250 $ 18 859 $
Taux 11% 5% 0,99%
Terme 60 mois 60 mois 60 mois
Paiement mensuel 259,45 $ 301,56 $ 326,93 $
Intérêts payés 3 790,00 $ 2 093 $ 726 $
Prix total 16 540 $ 18 093 $ 19 615 $

La différence entre 11% et 4% de taux d’intérêts

Comme vous pouvez le voir, entre le véhicule usagé garanti et le  »non-garanti », on parle de 1553$ de différence au final… en faveur du véhicule non-garanti avec le taux d’intérêts plus élevé.

Ils te vendent la garanti/assurance sous le couvert que :

1. Ça te coûte moins cher d’intérêt, ce qui est vrai, mais la garanti fait augmenter le prix total, donc ça s’annule et même que ça fini par te coûter plus cher.

2. Ils te disent que de cette façon-là tu vas être protéger en cas d’accident qualifié de perte totale. Sauf que ça ne te protège pas toi. Ils ne te redonneront pas un nouveau béhicule. Nenon!
Ils vont ‘ »effacer » ta balance de prêt.  C’est-à-dire que comme ton véhicule dévalue plus vite que la vitesse à laquelle tu rembourses ton prêt, s’il devait arriver que tu scrappes ton char avant d’avoir fini de le payer, tu devrais de l’argent au concessionnaire même si tu n’as plus l’auto. Là, la garanti va venir te sauver (c’est ce qu’ils disent) et effacer ta dette. Ta plus de char, mais au moins, ta plus de dette non plus.

Mettons que c’est pas ta meilleure option. Surtout en sachant que bien des assurances proposent la valeur à neuf quand un véhicule à moins de 5 ans, pour quelques dollars de plus par mois!

Soudainement, ce qui t’était vendu comme le remède à un taux d’intérêts faramineux est plus un pogne qu’autre chose. Les garantis après-vente, c’est souvent plus cher que ce que ça vaut réellement…

La différence entre l’usagé et le neuf

Et entre le véhicule usagé ‘ »non-garanti » et le neuf, il y a 3151$ de différence sur 5 ans. Or, après 5 ans, vous avez dans un cas, un véhicule de 10 ans d’âge… contre un véhicule de 5 ans d’âge. Le véhicule usagé vaudra environ 3000$, car n’oubliez pas, il aura maintenant 10 ans.

L’autre voiture, elle, vaut encore 12 000$, car elle n’en a que 5! Sauf qu’au lieu de devoir racheter un véhicule 12 000$, tu vas simplement continuer de rouler avec le tiens pendant encore 5 ans et les 5 années supplémentaires ne t’auront coûter que 3151$.  De la façon dont je le vois, quand tu achètes la voiture neuve, ça te coûte 3151$ pour une « autre auto » après 5 ans.

Dans ce cas précis, quand vous devez absolument avoir CE véhicule et que vous n’avez pas d’autre façon que d’emprunter au concessionnaire pour se faire, alors acheter un véhicule neuf peut être votre meilleure option. En fait, de mon humble avis, c’est la meilleure façon de procéder.

Devrais-tu quand même acheter un véhicule usagé?

Dans le cas présenté ci-haut, non! Pourquoi payer à peine moins cher pour un véhicule usagé? Ce serait ridicule.

Est-ce que ça veut dire que d’acheter usagé, ça ne vaut jamais la peine? NON!

Par contre, il faut savoir compter!

PS: J’ai fait tous mes calculs avant taxes. Je raconte ici une pratique que j’ai vécu lors de notre dernier achat en 2013 et dont j’ai eu vent à nouveau récemment. J’ai appelé un concessionnaire pour des précisions. Ça peut varier selon votre région. Je veux simplement vous rappeler de faire vos devoirs! 😉 

Acheter une voiture usagée n'est peut-être pas la meilleure idée-

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5 clefs de succès pour réussir un investissement immobilier

On a discuté dans l’article précédent de l’engouement pour l’immobilier dans les dernières années. Cette fois-ci, on discute de comment placer ses billes si on veut réussir notre investissement immobilier. Et en disant réussir, je veux dire: comment faire pour s’assurer que ce soit le plus près possible d’une passe de cash.

Quand on parle d’investissement immobilier, on peut parler de plusieurs choses. On peut parler de l’achat d’un immeuble pour la location,  générant des pflux financiers qu’on espère positifs à chaque mois.

On peut faire référence au si populaire flip, qui consiste en l’achat d’un immeuble sous sa valeur marchande pour le retaper (parfois des petits travaux, parfois des très gros) et le revendre à profit.

On peut aussi simplement faire référence à l’achat d’un immeuble sous sa valeur marchande, pour le retaper et le faire réévaluer pour utiliser sa plus-value pour financer l’achat des prochains.

Ça peut également être uniquement de la spéculation foncière.

Ça peut aussi être un mix and match de tout ça.

Quand on a acheté la maison en janvier dernier, c’était clair dans notre tête que ce n’était pas un flip. On voulait (et veut toujours)  y habiter à long-terme, mais on désirait une maison avec un potentiel de prise de valeur important.

Pourquoi? Parce que le but, c’est de financer le prochain immeuble à revenu avec la plus-value de la maison.

Même si on a commis quelques erreurs dans la réalisation du projet, on est quand même encore sur la track. Oui, on aurait peut-être dû la payer moins chère (j’estime qu’on a payé 10 000$ de trop), mais entre le moment où on a fait l’offre et le moment où l’on a acheté, deux projets commerciaux ce sont annoncés tout près de la maison, ce qui a fait augmenter sa valeur. Faque tsé… 😉

Les conditions de succès d'un investissement immobilier

Conditions de succès pour un réussir un investissement immobilier:

1-S’y connaître / être bien entouré

Y’a pas de honte à ne pas tout connaître, mais il faut le reconnaître et savoir bien s’entourer. Jamais je n’aurais acheter le triplex sans Nico et encore moins la maison et vice-versa. Je suis celle qui suit le marché, les prix, les tendances, les règlements. Appelez-moi Mme Admin (ou pas, c’est atroce comme nom!) Lui, c’est la planification des travaux, la réalisation et l’entretien. On a la chance d’avoir aussi un entourage qui sait nous donner de bons conseils.

En cas de doute, n’hésitez pas à faire appel à un professionnel.

Et pour l’amour du ciel, faites inspecter!!

2-Analyser le marché visé

Vous devez connaître votre secteur et ses tendances sur le bout de vos doigts. Quels sont les clients qui loueront/acheteront l’unité que vous voulez achetez? Que recherchent-ils? Quels sont les éléments non-négociables? Quel est leur budget?

Le quartier a aussi un impact important. Certains quartiers ont plus de valeur que d’autres, ce qui rend la revente/location beaucoup plus facile. On peut presque tout changer à un immeuble, mais le quartier, ça, on est pris avec. Soyez donc certain de l’emplacement! Restez à l’affût des projets de développement domiciliaire, de construction d’école, de projets commerciaux qui viendraient dynamiser un quartier pouiche.

Notre triplex a été acheté dans le ghetto et c’est maintenant un quartier en croissance, ce qui facilite la location. On est rendus in.

3-Ne pas acheter trop cher

Certaines rénovations, comme refaire l’électricité, la plomberie, changer la fournaise, etc., ne sont pas des rénovations payantes en terme de valeur marchande. Vous devrez considérer ces aspects dans le calcul du prix offert pour l’immeuble. Si vous payez trop cher en partant, ce sera difficile d’avoir un retour sur investissement positif.

Autrement dit, calculer votre prix maximum et tenez-vous y, parce  que payer trop cher, c’est mettre un clou dans le cercueil du projet dès le départ.

 

4-Bien planifier son budget rénovations, plus contingence.

Misez sur les éléments qui apportent le plus  »wow pour le dollar » (traduction libre de bang for your buck). Dans le logement récemment rénové du triplex, on a misé sur un plancher chauffant de céramique, de nouveaux planchers flottants « haut de gamme » et de nouvelles armoires dans la salle de bain. De notre recherche, c’était ce que les locataires recherchaient le plus comme éléments dans un logement.

Les planchers ont coûté 5000$ et les armoires 500$.  Le plancher de céramique à une durée de vie de 20 ans, alors on va pouvoir l’amortir longtemps et les armoires ont sérieusement rafraîchi le look de la salle de bain. Résultat? On a loué l’appartement en 1 visite.

Il est aussi important de se demander si vous serez  capable de faire financer les rénovations. Devrez-vous le payer de votre poche? Parce que ça peut sérieusement changer un projet!

Quels seront les délais? Aurez-vous les liquidités pour maintenir le projet à flot si les rénovations devaient s’éterniser?

Toutes des questions auxquelles vous devriez prendre le temps de répondre en sirotant un p’tit verre, à tête reposée. Pas sur le coin du comptoir en faisant une offre d’achat.

Just sayin’

5-Être prêt à vivre des moments de stress

Oh. Que. Oui.

Dois-en dire plus?

Chaque projet, aussi bien planifié soit-il, rencontre un moment de stress.

La Ville tarde à approuver le projet.

Le contracteur choisi doit repousser le chantier.

La couleur choisie est discontinuée.

Le sous-plancher est pourri et doit être refait.

Si certains s’imaginent que l’investissement immobilier est moins stressant que d’investir ses sous « à la Bourse » (ce qui soit dit en passant, ne veut pas dire grand chose 😉 ) ils seront amèrement déçu. L’immobilier, ce n’est pas sans stress! Non seulement vous y serez confronté, mais vous serez au coeur des décisions.

Quelles sont les conditions de succès d'un investissement immobilier

Malgré tout ça, bien souvent, le « bon coup » en immobilier ça se joue sur le guts. On accumule les infos sur le quartier, les prix, le financement et un jour, on voit NOTRE immeuble en vente. Et on le SAIT que celui-là vaut la peine qu’on s’y intéresse d’un peu plus près.

Quand on a fait nos deux achats, notre entourage étaient (et sont encore) découragés. Sauf que c’est nous qui avons investi notre temps et notre énergie dans la réalisation de ses projets et qui aujourd’hui récoltent les bénéfices. On savait qu’il y avait un potentiel incroyable à chaque fois. Oui, on est épuisés, mais heureux.

Prends ça dans les gencives, p’tit mononcle fendant.

Passez le mot!
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L’immobilier,une passe de cash?

Vous pensez que d’investir dans l’immobilier représente la voie du salut  et que c’est une manière rapide de devenir riche? Ce n’est peut-être pas exactement ce que vous pensiez…

Dans les dernières années, il y a eu comme une montée de l’engouement pour l’immobilier. C’est probablement dû à une foule de facteurs, des émissions comme Propriétaires et prospères, à des taux hypothécaires historiquement bas, jumelés à un espèce de prophétie auto-révélatrice concernant le prix des maison constamment en hausse.

Une chose est certaine, on vit dans une espèce de frénésie/besoin d’acheter à tout prix.

Faites simplement regarder le nombre d’articles qui sortent à chaque mois concernant le fait que les 25-35 ans se font éjecter du marché immobilier et que c’est la mort de l’accès à la propriété telle qu’on l’a connue. Malgré une tendance émergente du retour à la location, la plupart des gens veulent encore être propriétaire.

Si je ne dis pas que je ce n’est pas une bonne chose (hey! après tout, je suis dedans jusqu’au yeux, avec un triplex et une unifamiliale) je pense qu’on doit défaire le mythe que l’immobilier, c’est toujours un investissement rentable, payant et rapide. Une passe de cash, quoi!

'investissement immobilier

C’est quoi, un investissement?

En premier, définissons c’est quoi un investissement. Je disais dans mon article Investir, par où commencer, que l’investissement c’est:

« …créer de la valeur avec vos dollar. Si vous achetez des actions d’une compagnie, elle se servira de l’argent recueilli ainsi pour financer l’achat d’actifs ou le lancement d’un nouveau produit, ou encore, pour relancer ses opérations. Si vous achetez des obligations municipales, la municipalité se servira des sous recueilli pour financer des infrastructures qui bénéficieront à tous ses citoyens.

En échange de leur prêter des sous, vous aurez accès à un certain rendement. Les obligations verseront un coupon (intérêts). Les actions pourraient verser un dividende, mais surtout, elles croîtront. Si vous investissez dans votre entreprise, vous vous verserez un dividende. Si vous achetez un bien immobilier, vous devriez voir sa valeur augmenter au fil du temps. »

Bam, je viens de m’autociter. Je me fais penser à un de mes profs d’université.

Faque, en gros, pour considérer qu’un achat immobilier est un investissement, vous devriez faire de l’argent entre le moment de son achat et le moment de sa vente.

Par exemple, vous achetez une maison unifamilial avec une mise de fonds de 10 000$. Six mois plus tard, vous la revendez 15 000$ de plus, après y avoir mis 5000$ de rénos et avoir payé 5000$ de frais divers (intérêts, mutation, notaire, etc).

Votre profit (avant impôt) est de 5000$ et votre rendement sur investissement est de 50%.

La réalité, c’est que la plupart des gens malgré une hausse du prix des maisons, ne feront jamais de l’argent à la vente. Oui, ils la vendront plus cher qu’ils l’ont payé, mais en considérant tous les frais et l’inflation, ils auront fait à peine plus qu’un CPG (ark). Une maison, c’est d’abord et avant tout, pour la plupart des gens, une forme d’épargne forcée.

Mais ils restent des gens qui en tirent réellement un profit, alors…

Est-ce facile?

Oui … et non.

Techniquement, vous achetez un bien immobilier, vous l’améliorer et vous le mettez en vente/location, pour en tirer un profit.

Sauf que si c’était si facile, tout le monde le ferait. Dans la réalité, y’a un paquet de facteurs qui jouent, certains qu’on peut contrôler et d’autres pas.

C’est un projet complexe à gérer où plusieurs intervenants viennent jouer. Du courtier à l’inspecteur, de l’entrepreneur à l’urbaniste en charge de votre demande de permis à la Ville, il y a un tas de gens qui auront leur mot à dire dans votre projet.

Sans oublié le financement. C’est un gros montant que vous allez essayer de faire financer et il y a des risques d’associées pour la banque. Ça implique qu’elle pourrait demander de bonnes garanties. Ça peut avoir un impact sur votre capacité de financement pour les années à venir!

Par contre, bien monté et réfléchi, c’est certain que ça se fait et même très bien!

Ce n’est pas un  »revenu passif »

Et puis l’immobilier locatif, ce n’est pas un revenu passif.

immobilier

Eh oui, va falloir se lever!

Autrement dit, oui, l’achat d’un immeuble peut être une façon d’acquérir un actif qui pourrait s’apprécier au fil du temps et jouer le rôle de réservoir de valeur. Un peu comme le fait d’acheter une livre d’or. Sauf que la livre d’or, vous n’aurez pas à l’entretenir, payer des taxes dessus, refaire le toit, etc. Vous ne découvrirez pas non plus que l’ancien proprio a caché un puisard sous le plancher d’un logement (#histoirevraie).

Vous n’aurez pas à vivre avec les affres d’un marché du logement donnant beaucoup de droit aux locataires ou à homestager votre livre d’or.

Les flips non plus, c’est loin d’être passif! Même si vous ne faites pas vous-mêmes les travaux, les coordonner demande beaucoup de temps et d’énergie.

Sommes toutes…

Quant à faire une  »passe de cash », j’ai des doutes. Des professionnels, armés de suffisamment de liquidités et de contacts peuvent effectivement faire augmenter rapidement la valeur d’un immeuble pour le refinancer et passer au prochain. Je n’ai aucun doute là-dessus. La clef du succès repose dans la rapidité du délai entre l’achat et la mise en vente/ location.

Un couple qui met toutes ses économies dans la mise de fonds et qui lèvent les coussins du divan pour payer le notaire risquent de trouver l’expérience plus stressante. Stressante, mais possible! Sans faire une passe de cash, il leur sera possible de faire augmenter sensiblement la valeur de leur immeuble.

Par contre, pour que l’immobilier soit  »payant » il faut soit:

  • Le vendre et encaisser la plus-value
  • Utiliser la plus-value généré sur un immeuble en le ré-hypothéquant et la réinvestir
  • Pouvoir augmenter les loyers en conséquence

Autrement, vous avez simplement fait augmenter la valeur de votre bien et le montant des taxes qui vient avec. #paspayant

En passant, saviez-vous que vous pouvez vous servir de votre marge de crédit hypothécaire pour investir et que les intérêts de celle-ci deviennent déductibles? C’est une des façon d’investir la plus-value d’un immeuble sans le vendre.

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Les dépenses passerelles

Ne rien dépenser, c’est impossible. Il faut bien vivre! Par contre, il faut reconnaître que malgré toute la bonne volonté du monde, il arrive qu’une toute petit dépense, planifiée ou non, s’enfle jusqu’à devenir presque monstrueuse. Ces dépenses, on les appelle les dépenses passerelles, parce que quand vous en faites une, les autres suivent presque instantanément. 

Voici une petite histoire pour vous:

En 2012, Nico et moi, on est aux études, sans revenus autre que les prêts et bourse. Non, ce n’était pas planifié comme ça, j’étais sensée travailler 20h/semaine, j’avais même un emploi! Puis, j’ai eu à reprendre un cours au Cégep… en plus d’avoir un horaire temps plein à l’université. On est aussi tout juste après la grève étudiante, ce qui fait que Nico n’a pas commencé les cours avant octobre et donc, pas de prêts et bourses pour lui avant octobre.

Pas de panique, on s’est concertés pour voir comment économiser et nous en sommes venu à une conclusion: l’alcool ça coûte cher.

Et puis, ben à l’université, tu en bois beaucoup.

Donc, l’équation logique pour nous a été de commencé à faire notre propre alcool. Bière, vin et toute la gamme.

Oui, ça revient moins cher: 2$ une bouteille de vin et 25 sous la bouteille de bière.

Par contre, avec les années, c’est devenu un hobby, ce qui fait qu’on a investi dans notre équipement.

À ce jour, on atteint le 1000$ d’équipement et si j’écoute Nico, on en a encore pour un joli paquet à  »investir ».

Donnez-leur la main, ils prendront le bras…

Voici mon exemple de dépense passerelle!

Les dépenses passerelles- celles qui vous font dépenser encore et encore!

Les dépenses passerelles

En anglais, ces dépenses sont appelées  »gateway expenses ». Les dépenses passerelles. Vous achetez un premier truc, qui vous amène à en acheter un autre et un autre et un autre… Attention, elles ne sont pas nécessairement mauvaises! Simplement, elles sont rarement comptabilisées dans le coût de départ et peuvent jouer de mauvaises suprises!

Voici quelques exemples:

Loisirs

Vous avez décidé que vous vous lanciez en grand dans la fabrication de sacs en tissus et soudainement, votre machine à coudre de seconde main ne suffit plus. Et puis, tant qu’à y être, vous aurez aussi besoin d’un plus grand inventaire de boutons… mais aussi de fils, tissus, etc.

C’est avec la vision de nous rendre le brassage plus facile que nous avons investi presque 1000$ en 3 ans dans notre brasserie maison. Je viens encore d’ajouter pour 100$ d’équipement cette semaine… mais qu’est-ce que vous voulez, ça nous le prenait si on voulait faire mieux!

Sport

Vous commencez la course à pied avec vos vieux souliers de course et franchement ce n’est pas super pour les genoux, alors vous investissez dans une bonne paire, y’a pas de mal à ça! Sauf que maintenant, vous vous rendez compte à quel point avoir le bon équipement, ça facilite la pratique du sport. Et vous voilà propriétaire d’une garde-robe complète 4 saisons pour la course… alors que vous en faites depuis moins d’un mois.

Levez la main les coupables! (On l’a tous déjà fait!)

Rénovations

Ok, c’est ici qu’on parle des  »tant qu’à ». Les dangereux  »tant qu’à’‘, ceux qui font exploser le budget, parce que, tant qu’à y être, aussi bien le faire tout de suite…

Nous sommes actuellement pris dans une spirale du  »tant qu’à » chez moi. Avec les dernières rénovations, on s’est laissé entraîner et on en a pris un peu plus large qu’on aurait dû. Résultat? La marge est pleine (on travaille fort pour ramener ça à 0 d’ici 2 ans) , mais uniquement le 2 tiers des travaux prévus ont effectivement eu lieu. Les  »tant qu’à » ont pris le tiers du budget.

C’est certain que certaines choses, je suis contente de les avoir fait, comme l’isolation des fondations en même temps que leur étanchéisation. Oui, c’était 1800$ de plus, mais on va l’économiser en chauffage sur 5 ans.

D’autre, je suis moins certaines.

Mais tsé, on peut pas tout savoir dans la vie. Sinon ça serait plate à vivre!

Nouvelle maison/appartement

Oh, le décor. La peinture. Les nouveaux rideaux. Un nouveau couvre-lit.

Une tondeuse.

Des vivaces, du pavé-uni.

C’est pas parce qu’on aménage qu’on a fini de dépenser les amis!

Animaux

Tu achètes un mignon petit chien. 200$

Tu lui achètes sa première poche de croquette. 25$

Sa première laisse. 10$

Son premier panier. 50$

Ses premiers vaccins. 120$

Sa première visite à l’urgence après avoir mangé tes pilules. 250$

La stérilisation (parce que si tu stérilises pas ton animal, tu mérites pas d’en avoir. Point barre.) 400$

En plus, si tu l’avais adopté dans un refuge, il aurait déjà été stérilisé. Et tu aurais sauvé deux animaux, celui que tu adoptes et celui qui prend sa place.

Les animaux sont, malgré leur mignonitude, des dépenses qui font dépenser. Et comme ce sont des êtres vivants et sensibles, tu n’as pas le choix de le faire pour leur assurer un bien-être. C’est à bien y penser avant d’adopter.

Parce que quand on adopte, C’EST POUR LA VIE.

(J’ai vraiment une corde sensible pour les animaux abandonnés. Ils ne méritent pas ça.)

Les automobiles

Tout dépendant si vous êtes un maniaque de voiture ou un simple  »point A- point B » comme moi, les dépenses associées à une voiture varient. On a cependant quelque chose en commun: ce n’est pas parce qu’on l’a acheté qu’on a fini de payer!

Les dépenses passerelles- celles qui vous font dépenser encore et encore!

Réduire les dépenses passerelles

Je vous ai convaincu et vous êtes horrifiés de voir l’emprise qu’ont les dépenses passerelle sur votre vie? Ben y’a deux moyens simples de les réduire!

1- Reconnaître qu’elles existent.

Certains liront la liste ci-haut et vont se dire:

« Pfft, t’as juste à pas dépenser plus et c’est tout… »

Je vous garanti que ce seront les premiers à se faire avoir.

La stratégie de la dépense passerelle, c’est de passer inaperçu jusqu’au dernier moment.  Si vous savez reconnaître les achats qui vont inéluctablement menés à d’autres achats, vous pourrez mieux prévoir le coup.

Une dépense passerelle qui est planifiée, ce n’est plus une dépense passerelle!

2-Retarder les achats

Avant d’acheter, prenez un petit recul! Avez-vous pensé à tout? Est-ce qu’il n’y a pas un morceau, une patente que vous devrez acheter en plus? Pourriez-vous l’emprunter le temps de voir? L’acheter usagé?

Pis tsé,  en as-tu vraiment besoin?

😉

 

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J’ai parié sur ma mort: l’assurance-vie

Ils disent que dans la vie, il y a deux choses de certaines: les impôts et la mort. Ce qui fait qu’on devrait arrêter de se cacher la tête dans le sable et affronter la vérité: si vous êtes en couple, c’est certain que l’un de vous deux mourra avant l’autre. Et si vous avez des enfants, la probabilité est forte que vous décédiez avant eux. Et c’est pour les protéger, ceux qui restent après nous, qu’on devrait prendre une assurance-vie. Mais laquelle?

Je laissais traîner ça depuis un petit moment. C’est Nico qui a ramené le sujet sur le tapis. On avait commencé des recherches en novembre dernier, quand on a acheté la maison, mais on avait décroché. Après tout, on a TELLEMENT de choses à penser. La maison, la famille, les chats, l’épicerie, le triplex, les rénovations, l’auto qui fait un drôle de bruit, le budget qui débalance

Et puis, l’assurance-vie, c’est un peu parié sur le fait qu’on va mourir. Techniquement, tu verses des sous à une compagnie, si tu vis plus longtemps que tu avais dit, tu perds tes sous. Si tu meurs avant, tu « gagnes » et tu récoltes un petit pactole.

Glauque…

C’est notre budget qui a incité Nico à remettre ça au coeur de nos priorités. On ne se le cachera pas, ma tendre moitié gagne le 2/3 de notre revenu familial. Et c’est grâce à lui que notre bloc est toujours bien entretenu et que notre maison est rénovée comme elle l’est. Je fais, bien entendu, ma part, je suis capable de peinturer comme pas une et même de changer un luminaire, mais c’est lui le pro de la plomberie et de la charpenterie.

Autrement dit, sans lui, je devrais payer quelqu’un pour tout ce qu’il fait, avec 66% moins d’argent.

Parier sur sa mort: l'assurance-vie

Quand devient-il nécessaire de souscrire à une assurance-vie?

La réponse simple: quand quelqu’un dépend de nos revenus, quand on veut protéger ceux qui vont rester après nous.

On va le dire simplement et brutalement:

Sans Nico, je deviens incapable d’assumer les dépenses d’entretien et d’hypothèques de nos immeubles. Je dois vendre. Et vite. 

D’un autre côté, lui, sans moi, il doit trouver de l’aide pour assumer tout ce que moi je fais dans notre couple. Il aurait probablement aussi de la difficulté à  assumer toutes les dépenses seul.

Pour certains, comme nous, l’objectif d’une assurance-vie est de protéger son conjoint d’une perte de revenu. Pour d’autres, c’est pour protéger le futur de sa progéniture, même si on n’est plus là pour la guider.

Ça paraît calculé et froid de même, mais c’est mieux de prévoir maintenant, que d’être dans le néant financier dans un des moments les plus durs de nos vies. On avait eu le même raisonnement quand on avait fait faire nos testaments.

Quel type d’assurance?

Assurance-vie hypothécaire

On savait qu’on ne voulait pas de l’assurance-vie hypothécaire proposée par la banque. C’est le genre de produits qui vous est vendu sous la couverture de vous protéger vous, mais qui en réalité, profite plus à l’institution qui vous la vend.

C’est vendu sensiblement au même taux qu’une bonne assurance-vie temporaire, mais contrairement à celle-ci, votre montant de protection descend au fur et à mesure que vous repayez la maison. Et vos primes augmentent parce que vous vieillissez. Pour être honnête, elles sont aussi sensée baisser parce que le solde de votre hypothèque baisse, mais les deux effets semblent s’annuler et les primes restent sensiblement au même niveau.

Et en plus, c’est plein de restrictions. Bref, tant mieux si vous êtes convaincus que c’est LE produit que vous jugiez le mieux pour vous, mais je vais passer mon tour.

Assurance-vie permanente

Ce genre d’assurance-vie est souvent un petit montant, sous les 100 000$. On la paie pendant un certains nombre d’années et on obtient une police d’assurance-vie qui va durer toute notre vie. Autrement dit, qu’on meurt à 45 ans ou à 101 ans, le montant versé sera le même.

Ça vous apparaît super? Pensez-y encore un peu.

À 45 ans, votre plus jeune sera peut-être encore au secondaire. La maison ne sera peut-être pas toute payée. La deuxième voiture sera peut-être neuve et encore à payer. Votre plus vieux sera peut-être à l’université. Vous en avez encore pour 20 ans à travailler et donc, à contribuer à vos REER et au budget du ménage avec vos revenus.

Vous aurez probablement besoin de plus que 100 000$. Et encore, la plupart des assurances-vie permanente sont des montants beaucoup moindres, car très chères. Pour vous donner un exemple, à 22 ans, j’avais été contacté par un vendeur d’assurances de ce type. Il me proposait  une assurance-vie permanente de 50 000$, qui m’aurait coûté 36$ par mois.

50 000$, c’est pas grand chose quand vient le temps d’organiser des funérailles, de rester à la maison avec les enfants pendant quelque mois, de subir un perte de revenu de presque la moitié…

Et à 101 ans, les besoins de ceux qui restent après vous sont probablement minimes, à moins de vouloir laisser un héritage…

Bref, encore une fois, c’était pas notre produit.

Assurance-vie universelle

C’est loin d’être un produit d’assurance qui est fait pour tout le monde, en fait certains experts disent que moins de 2% des gens devraient avoir ce type de contrat d’assurance. Et il n’est pas facile à comprendre, ce qui fait que je n’aurais pas tendance à y souscrire sans les conseils d’un expert en planification financière.

Cette assurance comprend une portion assurance-vie et une portion épargne-placement. C’est un produit qui est souvent vendu pour cette dernière portion, la portion assurance-vie devenant comme un bonus, alors qu’en réalité, c’est le principal objectif! Les frais associés aux placements sont souvent refilés aux assurés (15% de la portion  »placement », annuellement) et une taxe de 3,48% est aussi associée à ce produit.

Renseignez-vous comme il faut sur ce produit avant d’y investir de gros sous…

Assurance-vie temporaire

Une assurance-vie temporaire est exactement ce qu’elle dit être: une assurance-vie, qui vous couvre pendant une période prédéterminée, souvent présentée en terme de 5, 10, 20 ans.

Oui, vous payiez sans jamais savoir si vous allez en avoir besoin. C’est le principe même de l’assurance. L’assureur assure tout un groupe de personne et fait le pari que seulement une petite partie d’entre eux vont mourir durant le terme de leur assurance. Comme le risque est plus faible (on sait qu’on va mourir, mais les chances sont plus grandes de mourir passé les 65 ans, une fois que vous ne serez plus assuré) les prix sont BEAUCOUP plus abordables.

Genre pour une protection de 50 000$, comme l’exemple plus-haut, ça me coûterait 1,44$ par mois. Et j’ai maintenant presque 27 ans, plus 22!

Ça permet de prendre des protections beaucoup plus élevées qu’avec l’assurance-vie permanente. Le but d’une assurance-vie temporaire est d’assurer le même train de vie à nos proches même si nous ne sommes plus là.

Finalement, on a conclu qu’un montant de 400 000$ pour lui et 350 000$ pour moi, c’était suffisant. Ça couvre les besoins immédiats (funérailles, factures à payer), la perte de salaire, un long congé sans solde, les études des potentiels enfants, de l’aide à la maison et le solde des hypothèques.

Nous sommes maintenant protégés pour 28$ avec les taxes par mois. #zenitude

La règle du jeu

La clef quand on cherche un produit d’assurance pour se protéger:

KISS

Keep it simple stupid. 

Si vous ne comprenez pas le produit, c’est probablement pas celui que ça vous prend. Oui, certains produits d’assurances complexes sont bénéfiques dans certaines situations, mais bien souvent c’est dans des cas de planification successorale ou d’optimisation fiscale.

Imaginez-vous, l’assurance-vie universelle ne s’adresse en réalité qu’à 1-2% de la population, alors que c’est presque 30% de tous les contrats d’assurances qui sont signés!! Assurez-vous de ne payer que pour quelque chose qui est le plus adapté à votre situation.

Dans la très grande majorité des cas, une bonne assurance-vie temporaire est amplement suffisante, en plus d’être suffisamment abordable pour que n’importe qui soit capable de fitter ça dans son budget.

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4 bonnes raisons d’avoir un fonds d’urgence de 1000$

Si demain matin votre voiture avait besoin d’une réparation urgente, auriez-vous l’argent de disponible pour la faire réparer? Pour le quart des Canadiens, ce n’est pas le cas. Et pourtant, en bâtissant un simple fonds d’urgence, tout le monde pourrait s’éviter la panique!

Hier matin, je me lève en remarquant une chose étrange; Achille, mon chat réveille-matin, n’est pas à son poste habituel. Je descends préparer le café, pas de trace de mon chat. C’est en tirant une chaise pour prendre mon café que je trouve ma boulette de poil, prostrée sur la chaise et immobile. Style position foetale, mais pour un chat.

Ok, que je me dis, Achille a peut-être fait la rumba toute la nuit. Sauf qu’il ne bouge presque pas, même quand je le pousse. Louche. Je l’examine et je me rends compte que Monsieur Chichi a mangé du fil à coudre et que maintenant, ça dépasse de son illustre derrière.

Ce n’est pas la première fois, mais là, il grogne si on approche notre main pour tirer délicatement. Pas normal. Il ne mange pas. Pas normal. Il va se mettre en boule dans un coin de pièce. Pas normal.

Direction vétérinaire. On est jeudi. Le vétérinaire ouvre à 8h.  Appel au bureau pour signifier mon retard. Consultation du vétérinaire, 60$. Pour me faire dire qu’il devra avoir une échographie… à 105$. Pour confirmer ou non, la nécessité d’une opération à 800$.

Crétin de chat d’amour.

Nous sommes maintenant 24h plus tard, et Achille, malgré les laxatifs, les antidouleurs et hydratation sous-cutanée, n’a toujours pas passé son fil. C’est l’opération ce matin pour lui.

Et la facture pour moi.

4 bonnes raisons d'avoir une fonds d'urgence

Voici combien coûte un chat ayant avalé 5 pieds de fil.

J’ai paniqué un bref moment. Genre, mautadit chat que j’aime tant, qu’est-ce que tu as fait, tu sabotes tous mes efforts de remboursement de dettes!

Jusqu’à ce que je me rappelle qu’en début de mois, on a fini de remplir notre fonds d’urgence de 1000$.

#zénitude

 bonnes raisons 4 bonnes raisons d'avoir un fonds d'urgence

C’est quoi, un fonds d’urgence?

Le nom le dit, pour les urgences. 😉

Un fonds d’urgence c’est pour les choses non-planifiées qui semblent toujours nous tomber dessus au pire moment. Je ne parle pas ici des choses comme:

« J’avais pas planifié ce voyage à Cuba, mais c’est important que j’y sois »

Je parle des calamités de la vie qui font juste rajouter une couche sur la marde qu’on vie déjà. La batterie du char qui meurt alors que vous êtes en recherche d’emploi. Le chauffe-eau qui lâche alors que vous venez de resserrer votre budget. Le chat qui avale de la ficelle alors que vous êtes en plein remboursement de dettes.

L’idée du fonds d’urgence, c’est d’avoir 1000$ de disponible en tout temps pour les calamités et d’éviter de devoir creuser encore plus creux son trou, alors qu’on tente d’en sortir. On met de côté le 1000$ dans un compte à part (oui, tout seul) et on n’y touche que pour les vraies urgences.

Pourquoi 1000$?

La plupart des gens vont se demander pourquoi 1000$. Pourquoi pas 2000$? Ou 3000$ ??

En plus, la plupart des conseillers financiers recommandent un montant équivalent à 3 à 6 mois de vos dépenses. On est loin de 1000$!

Sauf que, quand on y pense, 1000$ c’est suffisant pour 99% des vraies urgences. Pensez à toutes les fois où vous vous êtes dit:

« Ah, schnoutte, c’est pas vrai »

Et que vous avez dû sortir la carte de crédit et resserrer votre budget, manger des bines et où le stress de savoir comment vous alliez rembourser ça vous a fait faire un ulcère.

C’est certain qu’en cas de perte d’emploi ou d’invalidité prolongé, vous voudriez avoir plus que 1000$, mais arriver à 18 000$ d’économies ne se fera pas en criant « Bines au ketchup« , alors considérez que 1000$ est la première étape vers votre plus gros fonds d’urgence.

4 bonnes raisons d'avoir un fonds d'urgence

 4 bonnes raisons d’avoir un fonds d’urgence de 1000$

1- Éviter le mode crise

La panique n’est jamais bonne conseillère que me disait mon père. Sans fonds d’urgence, à chaque fois qu’une dépense inattendue se pointe, la lumière rouge allume, votre beau budget tout balancé prend le bord et vous tombez en mode crise.

C’est stressant et inutile. Vous êtes déjà en train d’essayer de prendre vos finances en main, on pourrait peut-être s’éviter des difficultés, non?

Si vous savez que vous avez 1000$ de mis de côté SPÉCIFIQUEMENT pour les urgences, une urgence n’en est plus une. Vous avez de quoi la couvrir et les mois suivants, vous n’avez qu’à regarnir votre fonds d’urgence.

2-Éviter de perdre son momentum

Vous êtes en plein marathon, vous êtes concentrés, vous avez un rythme de croisière, vous ne perdez pas des yeux la ligne d’arrivée et… boum patatrac, vous glissez sur une pelure de banane. Quand on est en plein remboursement de dettes, une urgence peut  venir casser votre momentum facilement. Surtout si vous n’arrivez pas à trouver les fonds pour la payer et que vous devez la payer à crédit.

Vous travaillez fort pour voir baisser vos dettes et voilà qu’elles augmentent pareil! Y’a de quoi décourager n’importe qui!

Idem pour les gens qui commencent à suivre un budget. Une urgence, ça vient te virer tout ça à l’envers et vite. Ça donne envie de tout arrêter ça là.

Tandis qu’avec un 1000$ de fonds d’urgence, on peut éviter la pelure de bananes et rester concentré sur son objectifs,

3-Éviter de devoir emprunter

C’est souvent avec une urgence que les gens commencent à s’endetter. J’ai connu des gens qui n’avaient pas de quoi faire réparer leur voiture, alors ils sont allés en acheter une nouvelle à 0% d’intérêts et 0$ de mise de fonds.

Contre-intuitif, n’est-ce pas?

Les emprunts, c’est utile quand on achète quelque chose qui va prendre de la valeur. Une maison, un immeuble à revenu, une éducation (et encore là…), mais une urgence, ça ne devrait jamais être une raison d’emprunter.

4-Éviter que tout finisse par vous coûter plus cher

Imaginez le scénario:

Vous n’avez pas les sous maintenant pour réparer la plomberie qui fuit tranquillement. 6 mois plus tard, ce n’est plus que la plomberie qu’il faut réparer, mais aussi le plancher et les murs.

Ou alors, vous n’avez pas les sous pour  faire réparer votre radiateur de voiture et 50 km plus loin, le moteur surchauffe et saisit.

Vous avez compris l’idée… 😉

Tout ça pour dire qu’un fonds d’urgence de 1000$, ça devrait être votre priorité numéro 1 en finances personnelles. En avez-vous déjà un? Est-ce qu’il vous a déjà servi?

 

Passez le mot!
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