Quand acheter un véhicule usagé n’est pas une si bonne idée…

Vous pensiez qu’en achetant un véhicule usagé vous déjouiez les concessionnaires? Pas si vite…  Malheureusement, le discours des vendeurs est parfois tellement compliqué que c’est difficile de s’y retrouver. Y’a même des fois où on se fait endormir avec des beaux discours et où la meilleure décision nous échappe. En voici un exemple…

J’ai longuement hésité avant de publié un article sur les véhicules usagés.

Parce que je suis consciente qu’il y plusieurs écoles de pensée et que,  toi qui me lis, tu n’auras probablement pas le même point de vue que moi.

Moi, je suis de celles qui pensent qu’un véhicule neuf, c’est payer pour l’odeur ‘ »de char neuf ».

Tiens, c’est dit.

Je suis convaincue que dans la majorité des cas, acheter (ou louer, encore pire) une voiture neuve, au niveau financier ça ne fait pas de sens. Tu paies pour la dévaluation, les taxes, le fla-fla, etc. Et les statistiques démontrent que les défauts de fabrication sortent en majorité dans les 2 premières années de vie de la voiture, alors les chances d’acheter un citron usagé, c’est plutôt marginal.

Et pour ceux qui disent:

« Ouin, mais ça coûte cher de réparations! »

Pas tant! En fait, un véhicule de 5-9 ans, ça coûte 1000$ en moyenne par année. Soit moins de 3 paiements mensuels pour un véhicule neuf.

Mais ça, ça sera le sujet du prochain article. 😉

Là, je veux vous parler de l’exception à la règle…

Acheter une voiture usagée n'est peut-être pas la meilleure idée

La  »gamique » a.k.a la garanti de valeur à neuf

J’entends parler d’un passe-passe pratiqué par les vendeurs de véhicules usagés dans les concessionnaires.

Tout le monde sait qu’une voiture, ça coûte cher. Alors bien des gens, vous comprendrez, n’ont pas l’argent pour payer cash un véhicule dont le prix dépasse 5000$.

Là,vous allez me dire:

« Mais, c’est à ça que sert le financement! »

Même si je pense qu’un véhicule, ça devrait se payer cash, je suis consciente que souvent, c’est juste pas possible! Alors oui, le financement est là pour ça.

Sauf que, attachez votre tuque les copinots! Le taux de financement pour un véhicule usagé, ça tourne aux alentours de 11%.

11 freaking pourcent!

Y’a des cartes de crédit qui coûte moins cher que ça en intérêts!!

Vous aurez compris que les vendeurs de voitures usagés aussi, ils ont bien réalisés ça.

Alors ils vous proposent un ‘ »deal ».

Si tu prends leur garanti, assurance, peu importe comment ils ont choisi d’appeler ça cette semaine, ils t’offrent une réduction de taux.

Sont fins de même!

D’à peu près 11%, tu peux arriver à 4-5%.

C’est le fun en titi ça, que tu te dis!

Wô minute papillon!

Combien elle coûte ta garantie/assurance?

CHER.

Pour un véhicule de 12 000$, la garanti  »valeur à neuf » nécessaire pour conclure un prêt dans un concessionnaire où j’ai appelé, c’était 3500$

Oui madame!

Mais tsé, ils savent que tu peux pas payer ça cash, 3500$, donc ils vont te l’ajouter à ton financement. Ta facture totale passe donc à 16 250$.

Pour un véhicule de 4 ans.

Le même véhicule (Yaris 2013, pour ceux qui seraient curieux), coûte 18 859$, neuf. Sauf que financer un véhicule neuf, ça ne coûte que 0,99% d’intérêts.

Combien ça coûte un véhicule usagé vs un neuf?

Voici un petit comparatif:

Yaris 2013 Yaris 2013 Yaris 2017
Prix affiché 12 750 $ 16 250 $ 18 859 $
Taux 11% 5% 0,99%
Terme 60 mois 60 mois 60 mois
Paiement mensuel 259,45 $ 301,56 $ 326,93 $
Intérêts payés 3 790,00 $ 2 093 $ 726 $
Prix total 16 540 $ 18 093 $ 19 615 $

La différence entre 11% et 4% de taux d’intérêts

Comme vous pouvez le voir, entre le véhicule usagé garanti et le  »non-garanti », on parle de 1553$ de différence au final… en faveur du véhicule non-garanti avec le taux d’intérêts plus élevé.

Ils te vendent la garanti/assurance sous le couvert que :

1. Ça te coûte moins cher d’intérêt, ce qui est vrai, mais la garanti fait augmenter le prix total, donc ça s’annule et même que ça fini par te coûter plus cher.

2. Ils te disent que de cette façon-là tu vas être protéger en cas d’accident qualifié de perte totale. Sauf que ça ne te protège pas toi. Ils ne te redonneront pas un nouveau béhicule. Nenon!
Ils vont ‘ »effacer » ta balance de prêt.  C’est-à-dire que comme ton véhicule dévalue plus vite que la vitesse à laquelle tu rembourses ton prêt, s’il devait arriver que tu scrappes ton char avant d’avoir fini de le payer, tu devrais de l’argent au concessionnaire même si tu n’as plus l’auto. Là, la garanti va venir te sauver (c’est ce qu’ils disent) et effacer ta dette. Ta plus de char, mais au moins, ta plus de dette non plus.

Mettons que c’est pas ta meilleure option. Surtout en sachant que bien des assurances proposent la valeur à neuf quand un véhicule à moins de 5 ans, pour quelques dollars de plus par mois!

Soudainement, ce qui t’était vendu comme le remède à un taux d’intérêts faramineux est plus un pogne qu’autre chose. Les garantis après-vente, c’est souvent plus cher que ce que ça vaut réellement…

La différence entre l’usagé et le neuf

Et entre le véhicule usagé ‘ »non-garanti » et le neuf, il y a 3151$ de différence sur 5 ans. Or, après 5 ans, vous avez dans un cas, un véhicule de 10 ans d’âge… contre un véhicule de 5 ans d’âge. Le véhicule usagé vaudra environ 3000$, car n’oubliez pas, il aura maintenant 10 ans.

L’autre voiture, elle, vaut encore 12 000$, car elle n’en a que 5! Sauf qu’au lieu de devoir racheter un véhicule 12 000$, tu vas simplement continuer de rouler avec le tiens pendant encore 5 ans et les 5 années supplémentaires ne t’auront coûter que 3151$.  De la façon dont je le vois, quand tu achètes la voiture neuve, ça te coûte 3151$ pour une « autre auto » après 5 ans.

Dans ce cas précis, quand vous devez absolument avoir CE véhicule et que vous n’avez pas d’autre façon que d’emprunter au concessionnaire pour se faire, alors acheter un véhicule neuf peut être votre meilleure option. En fait, de mon humble avis, c’est la meilleure façon de procéder.

Devrais-tu quand même acheter un véhicule usagé?

Dans le cas présenté ci-haut, non! Pourquoi payer à peine moins cher pour un véhicule usagé? Ce serait ridicule.

Est-ce que ça veut dire que d’acheter usagé, ça ne vaut jamais la peine? NON!

Par contre, il faut savoir compter!

PS: J’ai fait tous mes calculs avant taxes. Je raconte ici une pratique que j’ai vécu lors de notre dernier achat en 2013 et dont j’ai eu vent à nouveau récemment. J’ai appelé un concessionnaire pour des précisions. Ça peut varier selon votre région. Je veux simplement vous rappeler de faire vos devoirs! 😉 

Acheter une voiture usagée n'est peut-être pas la meilleure idée-

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5 clefs de succès pour réussir un investissement immobilier

On a discuté dans l’article précédent de l’engouement pour l’immobilier dans les dernières années. Cette fois-ci, on discute de comment placer ses billes si on veut réussir notre investissement immobilier. Et en disant réussir, je veux dire: comment faire pour s’assurer que ce soit le plus près possible d’une passe de cash.

Quand on parle d’investissement immobilier, on peut parler de plusieurs choses. On peut parler de l’achat d’un immeuble pour la location,  générant des pflux financiers qu’on espère positifs à chaque mois.

On peut faire référence au si populaire flip, qui consiste en l’achat d’un immeuble sous sa valeur marchande pour le retaper (parfois des petits travaux, parfois des très gros) et le revendre à profit.

On peut aussi simplement faire référence à l’achat d’un immeuble sous sa valeur marchande, pour le retaper et le faire réévaluer pour utiliser sa plus-value pour financer l’achat des prochains.

Ça peut également être uniquement de la spéculation foncière.

Ça peut aussi être un mix and match de tout ça.

Quand on a acheté la maison en janvier dernier, c’était clair dans notre tête que ce n’était pas un flip. On voulait (et veut toujours)  y habiter à long-terme, mais on désirait une maison avec un potentiel de prise de valeur important.

Pourquoi? Parce que le but, c’est de financer le prochain immeuble à revenu avec la plus-value de la maison.

Même si on a commis quelques erreurs dans la réalisation du projet, on est quand même encore sur la track. Oui, on aurait peut-être dû la payer moins chère (j’estime qu’on a payé 10 000$ de trop), mais entre le moment où on a fait l’offre et le moment où l’on a acheté, deux projets commerciaux ce sont annoncés tout près de la maison, ce qui a fait augmenter sa valeur. Faque tsé… 😉

Les conditions de succès d'un investissement immobilier

Conditions de succès pour un réussir un investissement immobilier:

1-S’y connaître / être bien entouré

Y’a pas de honte à ne pas tout connaître, mais il faut le reconnaître et savoir bien s’entourer. Jamais je n’aurais acheter le triplex sans Nico et encore moins la maison et vice-versa. Je suis celle qui suit le marché, les prix, les tendances, les règlements. Appelez-moi Mme Admin (ou pas, c’est atroce comme nom!) Lui, c’est la planification des travaux, la réalisation et l’entretien. On a la chance d’avoir aussi un entourage qui sait nous donner de bons conseils.

En cas de doute, n’hésitez pas à faire appel à un professionnel.

Et pour l’amour du ciel, faites inspecter!!

2-Analyser le marché visé

Vous devez connaître votre secteur et ses tendances sur le bout de vos doigts. Quels sont les clients qui loueront/acheteront l’unité que vous voulez achetez? Que recherchent-ils? Quels sont les éléments non-négociables? Quel est leur budget?

Le quartier a aussi un impact important. Certains quartiers ont plus de valeur que d’autres, ce qui rend la revente/location beaucoup plus facile. On peut presque tout changer à un immeuble, mais le quartier, ça, on est pris avec. Soyez donc certain de l’emplacement! Restez à l’affût des projets de développement domiciliaire, de construction d’école, de projets commerciaux qui viendraient dynamiser un quartier pouiche.

Notre triplex a été acheté dans le ghetto et c’est maintenant un quartier en croissance, ce qui facilite la location. On est rendus in.

3-Ne pas acheter trop cher

Certaines rénovations, comme refaire l’électricité, la plomberie, changer la fournaise, etc., ne sont pas des rénovations payantes en terme de valeur marchande. Vous devrez considérer ces aspects dans le calcul du prix offert pour l’immeuble. Si vous payez trop cher en partant, ce sera difficile d’avoir un retour sur investissement positif.

Autrement dit, calculer votre prix maximum et tenez-vous y, parce  que payer trop cher, c’est mettre un clou dans le cercueil du projet dès le départ.

 

4-Bien planifier son budget rénovations, plus contingence.

Misez sur les éléments qui apportent le plus  »wow pour le dollar » (traduction libre de bang for your buck). Dans le logement récemment rénové du triplex, on a misé sur un plancher chauffant de céramique, de nouveaux planchers flottants « haut de gamme » et de nouvelles armoires dans la salle de bain. De notre recherche, c’était ce que les locataires recherchaient le plus comme éléments dans un logement.

Les planchers ont coûté 5000$ et les armoires 500$.  Le plancher de céramique à une durée de vie de 20 ans, alors on va pouvoir l’amortir longtemps et les armoires ont sérieusement rafraîchi le look de la salle de bain. Résultat? On a loué l’appartement en 1 visite.

Il est aussi important de se demander si vous serez  capable de faire financer les rénovations. Devrez-vous le payer de votre poche? Parce que ça peut sérieusement changer un projet!

Quels seront les délais? Aurez-vous les liquidités pour maintenir le projet à flot si les rénovations devaient s’éterniser?

Toutes des questions auxquelles vous devriez prendre le temps de répondre en sirotant un p’tit verre, à tête reposée. Pas sur le coin du comptoir en faisant une offre d’achat.

Just sayin’

5-Être prêt à vivre des moments de stress

Oh. Que. Oui.

Dois-en dire plus?

Chaque projet, aussi bien planifié soit-il, rencontre un moment de stress.

La Ville tarde à approuver le projet.

Le contracteur choisi doit repousser le chantier.

La couleur choisie est discontinuée.

Le sous-plancher est pourri et doit être refait.

Si certains s’imaginent que l’investissement immobilier est moins stressant que d’investir ses sous « à la Bourse » (ce qui soit dit en passant, ne veut pas dire grand chose 😉 ) ils seront amèrement déçu. L’immobilier, ce n’est pas sans stress! Non seulement vous y serez confronté, mais vous serez au coeur des décisions.

Quelles sont les conditions de succès d'un investissement immobilier

Malgré tout ça, bien souvent, le « bon coup » en immobilier ça se joue sur le guts. On accumule les infos sur le quartier, les prix, le financement et un jour, on voit NOTRE immeuble en vente. Et on le SAIT que celui-là vaut la peine qu’on s’y intéresse d’un peu plus près.

Quand on a fait nos deux achats, notre entourage étaient (et sont encore) découragés. Sauf que c’est nous qui avons investi notre temps et notre énergie dans la réalisation de ses projets et qui aujourd’hui récoltent les bénéfices. On savait qu’il y avait un potentiel incroyable à chaque fois. Oui, on est épuisés, mais heureux.

Prends ça dans les gencives, p’tit mononcle fendant.

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L’immobilier,une passe de cash?

Vous pensez que d’investir dans l’immobilier représente la voie du salut  et que c’est une manière rapide de devenir riche? Ce n’est peut-être pas exactement ce que vous pensiez…

Dans les dernières années, il y a eu comme une montée de l’engouement pour l’immobilier. C’est probablement dû à une foule de facteurs, des émissions comme Propriétaires et prospères, à des taux hypothécaires historiquement bas, jumelés à un espèce de prophétie auto-révélatrice concernant le prix des maison constamment en hausse.

Une chose est certaine, on vit dans une espèce de frénésie/besoin d’acheter à tout prix.

Faites simplement regarder le nombre d’articles qui sortent à chaque mois concernant le fait que les 25-35 ans se font éjecter du marché immobilier et que c’est la mort de l’accès à la propriété telle qu’on l’a connue. Malgré une tendance émergente du retour à la location, la plupart des gens veulent encore être propriétaire.

Si je ne dis pas que je ce n’est pas une bonne chose (hey! après tout, je suis dedans jusqu’au yeux, avec un triplex et une unifamiliale) je pense qu’on doit défaire le mythe que l’immobilier, c’est toujours un investissement rentable, payant et rapide. Une passe de cash, quoi!

'investissement immobilier

C’est quoi, un investissement?

En premier, définissons c’est quoi un investissement. Je disais dans mon article Investir, par où commencer, que l’investissement c’est:

« …créer de la valeur avec vos dollar. Si vous achetez des actions d’une compagnie, elle se servira de l’argent recueilli ainsi pour financer l’achat d’actifs ou le lancement d’un nouveau produit, ou encore, pour relancer ses opérations. Si vous achetez des obligations municipales, la municipalité se servira des sous recueilli pour financer des infrastructures qui bénéficieront à tous ses citoyens.

En échange de leur prêter des sous, vous aurez accès à un certain rendement. Les obligations verseront un coupon (intérêts). Les actions pourraient verser un dividende, mais surtout, elles croîtront. Si vous investissez dans votre entreprise, vous vous verserez un dividende. Si vous achetez un bien immobilier, vous devriez voir sa valeur augmenter au fil du temps. »

Bam, je viens de m’autociter. Je me fais penser à un de mes profs d’université.

Faque, en gros, pour considérer qu’un achat immobilier est un investissement, vous devriez faire de l’argent entre le moment de son achat et le moment de sa vente.

Par exemple, vous achetez une maison unifamilial avec une mise de fonds de 10 000$. Six mois plus tard, vous la revendez 15 000$ de plus, après y avoir mis 5000$ de rénos et avoir payé 5000$ de frais divers (intérêts, mutation, notaire, etc).

Votre profit (avant impôt) est de 5000$ et votre rendement sur investissement est de 50%.

La réalité, c’est que la plupart des gens malgré une hausse du prix des maisons, ne feront jamais de l’argent à la vente. Oui, ils la vendront plus cher qu’ils l’ont payé, mais en considérant tous les frais et l’inflation, ils auront fait à peine plus qu’un CPG (ark). Une maison, c’est d’abord et avant tout, pour la plupart des gens, une forme d’épargne forcée.

Mais ils restent des gens qui en tirent réellement un profit, alors…

Est-ce facile?

Oui … et non.

Techniquement, vous achetez un bien immobilier, vous l’améliorer et vous le mettez en vente/location, pour en tirer un profit.

Sauf que si c’était si facile, tout le monde le ferait. Dans la réalité, y’a un paquet de facteurs qui jouent, certains qu’on peut contrôler et d’autres pas.

C’est un projet complexe à gérer où plusieurs intervenants viennent jouer. Du courtier à l’inspecteur, de l’entrepreneur à l’urbaniste en charge de votre demande de permis à la Ville, il y a un tas de gens qui auront leur mot à dire dans votre projet.

Sans oublié le financement. C’est un gros montant que vous allez essayer de faire financer et il y a des risques d’associées pour la banque. Ça implique qu’elle pourrait demander de bonnes garanties. Ça peut avoir un impact sur votre capacité de financement pour les années à venir!

Par contre, bien monté et réfléchi, c’est certain que ça se fait et même très bien!

Ce n’est pas un  »revenu passif »

Et puis l’immobilier locatif, ce n’est pas un revenu passif.

immobilier

Eh oui, va falloir se lever!

Autrement dit, oui, l’achat d’un immeuble peut être une façon d’acquérir un actif qui pourrait s’apprécier au fil du temps et jouer le rôle de réservoir de valeur. Un peu comme le fait d’acheter une livre d’or. Sauf que la livre d’or, vous n’aurez pas à l’entretenir, payer des taxes dessus, refaire le toit, etc. Vous ne découvrirez pas non plus que l’ancien proprio a caché un puisard sous le plancher d’un logement (#histoirevraie).

Vous n’aurez pas à vivre avec les affres d’un marché du logement donnant beaucoup de droit aux locataires ou à homestager votre livre d’or.

Les flips non plus, c’est loin d’être passif! Même si vous ne faites pas vous-mêmes les travaux, les coordonner demande beaucoup de temps et d’énergie.

Sommes toutes…

Quant à faire une  »passe de cash », j’ai des doutes. Des professionnels, armés de suffisamment de liquidités et de contacts peuvent effectivement faire augmenter rapidement la valeur d’un immeuble pour le refinancer et passer au prochain. Je n’ai aucun doute là-dessus. La clef du succès repose dans la rapidité du délai entre l’achat et la mise en vente/ location.

Un couple qui met toutes ses économies dans la mise de fonds et qui lèvent les coussins du divan pour payer le notaire risquent de trouver l’expérience plus stressante. Stressante, mais possible! Sans faire une passe de cash, il leur sera possible de faire augmenter sensiblement la valeur de leur immeuble.

Par contre, pour que l’immobilier soit  »payant » il faut soit:

  • Le vendre et encaisser la plus-value
  • Utiliser la plus-value généré sur un immeuble en le ré-hypothéquant et la réinvestir
  • Pouvoir augmenter les loyers en conséquence

Autrement, vous avez simplement fait augmenter la valeur de votre bien et le montant des taxes qui vient avec. #paspayant

En passant, saviez-vous que vous pouvez vous servir de votre marge de crédit hypothécaire pour investir et que les intérêts de celle-ci deviennent déductibles? C’est une des façon d’investir la plus-value d’un immeuble sans le vendre.

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Les dépenses passerelles

Ne rien dépenser, c’est impossible. Il faut bien vivre! Par contre, il faut reconnaître que malgré toute la bonne volonté du monde, il arrive qu’une toute petit dépense, planifiée ou non, s’enfle jusqu’à devenir presque monstrueuse. Ces dépenses, on les appelle les dépenses passerelles, parce que quand vous en faites une, les autres suivent presque instantanément. 

Voici une petite histoire pour vous:

En 2012, Nico et moi, on est aux études, sans revenus autre que les prêts et bourse. Non, ce n’était pas planifié comme ça, j’étais sensée travailler 20h/semaine, j’avais même un emploi! Puis, j’ai eu à reprendre un cours au Cégep… en plus d’avoir un horaire temps plein à l’université. On est aussi tout juste après la grève étudiante, ce qui fait que Nico n’a pas commencé les cours avant octobre et donc, pas de prêts et bourses pour lui avant octobre.

Pas de panique, on s’est concertés pour voir comment économiser et nous en sommes venu à une conclusion: l’alcool ça coûte cher.

Et puis, ben à l’université, tu en bois beaucoup.

Donc, l’équation logique pour nous a été de commencé à faire notre propre alcool. Bière, vin et toute la gamme.

Oui, ça revient moins cher: 2$ une bouteille de vin et 25 sous la bouteille de bière.

Par contre, avec les années, c’est devenu un hobby, ce qui fait qu’on a investi dans notre équipement.

À ce jour, on atteint le 1000$ d’équipement et si j’écoute Nico, on en a encore pour un joli paquet à  »investir ».

Donnez-leur la main, ils prendront le bras…

Voici mon exemple de dépense passerelle!

Les dépenses passerelles- celles qui vous font dépenser encore et encore!

Les dépenses passerelles

En anglais, ces dépenses sont appelées  »gateway expenses ». Les dépenses passerelles. Vous achetez un premier truc, qui vous amène à en acheter un autre et un autre et un autre… Attention, elles ne sont pas nécessairement mauvaises! Simplement, elles sont rarement comptabilisées dans le coût de départ et peuvent jouer de mauvaises suprises!

Voici quelques exemples:

Loisirs

Vous avez décidé que vous vous lanciez en grand dans la fabrication de sacs en tissus et soudainement, votre machine à coudre de seconde main ne suffit plus. Et puis, tant qu’à y être, vous aurez aussi besoin d’un plus grand inventaire de boutons… mais aussi de fils, tissus, etc.

C’est avec la vision de nous rendre le brassage plus facile que nous avons investi presque 1000$ en 3 ans dans notre brasserie maison. Je viens encore d’ajouter pour 100$ d’équipement cette semaine… mais qu’est-ce que vous voulez, ça nous le prenait si on voulait faire mieux!

Sport

Vous commencez la course à pied avec vos vieux souliers de course et franchement ce n’est pas super pour les genoux, alors vous investissez dans une bonne paire, y’a pas de mal à ça! Sauf que maintenant, vous vous rendez compte à quel point avoir le bon équipement, ça facilite la pratique du sport. Et vous voilà propriétaire d’une garde-robe complète 4 saisons pour la course… alors que vous en faites depuis moins d’un mois.

Levez la main les coupables! (On l’a tous déjà fait!)

Rénovations

Ok, c’est ici qu’on parle des  »tant qu’à ». Les dangereux  »tant qu’à’‘, ceux qui font exploser le budget, parce que, tant qu’à y être, aussi bien le faire tout de suite…

Nous sommes actuellement pris dans une spirale du  »tant qu’à » chez moi. Avec les dernières rénovations, on s’est laissé entraîner et on en a pris un peu plus large qu’on aurait dû. Résultat? La marge est pleine (on travaille fort pour ramener ça à 0 d’ici 2 ans) , mais uniquement le 2 tiers des travaux prévus ont effectivement eu lieu. Les  »tant qu’à » ont pris le tiers du budget.

C’est certain que certaines choses, je suis contente de les avoir fait, comme l’isolation des fondations en même temps que leur étanchéisation. Oui, c’était 1800$ de plus, mais on va l’économiser en chauffage sur 5 ans.

D’autre, je suis moins certaines.

Mais tsé, on peut pas tout savoir dans la vie. Sinon ça serait plate à vivre!

Nouvelle maison/appartement

Oh, le décor. La peinture. Les nouveaux rideaux. Un nouveau couvre-lit.

Une tondeuse.

Des vivaces, du pavé-uni.

C’est pas parce qu’on aménage qu’on a fini de dépenser les amis!

Animaux

Tu achètes un mignon petit chien. 200$

Tu lui achètes sa première poche de croquette. 25$

Sa première laisse. 10$

Son premier panier. 50$

Ses premiers vaccins. 120$

Sa première visite à l’urgence après avoir mangé tes pilules. 250$

La stérilisation (parce que si tu stérilises pas ton animal, tu mérites pas d’en avoir. Point barre.) 400$

En plus, si tu l’avais adopté dans un refuge, il aurait déjà été stérilisé. Et tu aurais sauvé deux animaux, celui que tu adoptes et celui qui prend sa place.

Les animaux sont, malgré leur mignonitude, des dépenses qui font dépenser. Et comme ce sont des êtres vivants et sensibles, tu n’as pas le choix de le faire pour leur assurer un bien-être. C’est à bien y penser avant d’adopter.

Parce que quand on adopte, C’EST POUR LA VIE.

(J’ai vraiment une corde sensible pour les animaux abandonnés. Ils ne méritent pas ça.)

Les automobiles

Tout dépendant si vous êtes un maniaque de voiture ou un simple  »point A- point B » comme moi, les dépenses associées à une voiture varient. On a cependant quelque chose en commun: ce n’est pas parce qu’on l’a acheté qu’on a fini de payer!

Les dépenses passerelles- celles qui vous font dépenser encore et encore!

Réduire les dépenses passerelles

Je vous ai convaincu et vous êtes horrifiés de voir l’emprise qu’ont les dépenses passerelle sur votre vie? Ben y’a deux moyens simples de les réduire!

1- Reconnaître qu’elles existent.

Certains liront la liste ci-haut et vont se dire:

« Pfft, t’as juste à pas dépenser plus et c’est tout… »

Je vous garanti que ce seront les premiers à se faire avoir.

La stratégie de la dépense passerelle, c’est de passer inaperçu jusqu’au dernier moment.  Si vous savez reconnaître les achats qui vont inéluctablement menés à d’autres achats, vous pourrez mieux prévoir le coup.

Une dépense passerelle qui est planifiée, ce n’est plus une dépense passerelle!

2-Retarder les achats

Avant d’acheter, prenez un petit recul! Avez-vous pensé à tout? Est-ce qu’il n’y a pas un morceau, une patente que vous devrez acheter en plus? Pourriez-vous l’emprunter le temps de voir? L’acheter usagé?

Pis tsé,  en as-tu vraiment besoin?

😉

 

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J’ai parié sur ma mort: l’assurance-vie

Ils disent que dans la vie, il y a deux choses de certaines: les impôts et la mort. Ce qui fait qu’on devrait arrêter de se cacher la tête dans le sable et affronter la vérité: si vous êtes en couple, c’est certain que l’un de vous deux mourra avant l’autre. Et si vous avez des enfants, la probabilité est forte que vous décédiez avant eux. Et c’est pour les protéger, ceux qui restent après nous, qu’on devrait prendre une assurance-vie. Mais laquelle?

Je laissais traîner ça depuis un petit moment. C’est Nico qui a ramené le sujet sur le tapis. On avait commencé des recherches en novembre dernier, quand on a acheté la maison, mais on avait décroché. Après tout, on a TELLEMENT de choses à penser. La maison, la famille, les chats, l’épicerie, le triplex, les rénovations, l’auto qui fait un drôle de bruit, le budget qui débalance

Et puis, l’assurance-vie, c’est un peu parié sur le fait qu’on va mourir. Techniquement, tu verses des sous à une compagnie, si tu vis plus longtemps que tu avais dit, tu perds tes sous. Si tu meurs avant, tu « gagnes » et tu récoltes un petit pactole.

Glauque…

C’est notre budget qui a incité Nico à remettre ça au coeur de nos priorités. On ne se le cachera pas, ma tendre moitié gagne le 2/3 de notre revenu familial. Et c’est grâce à lui que notre bloc est toujours bien entretenu et que notre maison est rénovée comme elle l’est. Je fais, bien entendu, ma part, je suis capable de peinturer comme pas une et même de changer un luminaire, mais c’est lui le pro de la plomberie et de la charpenterie.

Autrement dit, sans lui, je devrais payer quelqu’un pour tout ce qu’il fait, avec 66% moins d’argent.

Parier sur sa mort: l'assurance-vie

Quand devient-il nécessaire de souscrire à une assurance-vie?

La réponse simple: quand quelqu’un dépend de nos revenus, quand on veut protéger ceux qui vont rester après nous.

On va le dire simplement et brutalement:

Sans Nico, je deviens incapable d’assumer les dépenses d’entretien et d’hypothèques de nos immeubles. Je dois vendre. Et vite. 

D’un autre côté, lui, sans moi, il doit trouver de l’aide pour assumer tout ce que moi je fais dans notre couple. Il aurait probablement aussi de la difficulté à  assumer toutes les dépenses seul.

Pour certains, comme nous, l’objectif d’une assurance-vie est de protéger son conjoint d’une perte de revenu. Pour d’autres, c’est pour protéger le futur de sa progéniture, même si on n’est plus là pour la guider.

Ça paraît calculé et froid de même, mais c’est mieux de prévoir maintenant, que d’être dans le néant financier dans un des moments les plus durs de nos vies. On avait eu le même raisonnement quand on avait fait faire nos testaments.

Quel type d’assurance?

Assurance-vie hypothécaire

On savait qu’on ne voulait pas de l’assurance-vie hypothécaire proposée par la banque. C’est le genre de produits qui vous est vendu sous la couverture de vous protéger vous, mais qui en réalité, profite plus à l’institution qui vous la vend.

C’est vendu sensiblement au même taux qu’une bonne assurance-vie temporaire, mais contrairement à celle-ci, votre montant de protection descend au fur et à mesure que vous repayez la maison. Et vos primes augmentent parce que vous vieillissez. Pour être honnête, elles sont aussi sensée baisser parce que le solde de votre hypothèque baisse, mais les deux effets semblent s’annuler et les primes restent sensiblement au même niveau.

Et en plus, c’est plein de restrictions. Bref, tant mieux si vous êtes convaincus que c’est LE produit que vous jugiez le mieux pour vous, mais je vais passer mon tour.

Assurance-vie permanente

Ce genre d’assurance-vie est souvent un petit montant, sous les 100 000$. On la paie pendant un certains nombre d’années et on obtient une police d’assurance-vie qui va durer toute notre vie. Autrement dit, qu’on meurt à 45 ans ou à 101 ans, le montant versé sera le même.

Ça vous apparaît super? Pensez-y encore un peu.

À 45 ans, votre plus jeune sera peut-être encore au secondaire. La maison ne sera peut-être pas toute payée. La deuxième voiture sera peut-être neuve et encore à payer. Votre plus vieux sera peut-être à l’université. Vous en avez encore pour 20 ans à travailler et donc, à contribuer à vos REER et au budget du ménage avec vos revenus.

Vous aurez probablement besoin de plus que 100 000$. Et encore, la plupart des assurances-vie permanente sont des montants beaucoup moindres, car très chères. Pour vous donner un exemple, à 22 ans, j’avais été contacté par un vendeur d’assurances de ce type. Il me proposait  une assurance-vie permanente de 50 000$, qui m’aurait coûté 36$ par mois.

50 000$, c’est pas grand chose quand vient le temps d’organiser des funérailles, de rester à la maison avec les enfants pendant quelque mois, de subir un perte de revenu de presque la moitié…

Et à 101 ans, les besoins de ceux qui restent après vous sont probablement minimes, à moins de vouloir laisser un héritage…

Bref, encore une fois, c’était pas notre produit.

Assurance-vie universelle

C’est loin d’être un produit d’assurance qui est fait pour tout le monde, en fait certains experts disent que moins de 2% des gens devraient avoir ce type de contrat d’assurance. Et il n’est pas facile à comprendre, ce qui fait que je n’aurais pas tendance à y souscrire sans les conseils d’un expert en planification financière.

Cette assurance comprend une portion assurance-vie et une portion épargne-placement. C’est un produit qui est souvent vendu pour cette dernière portion, la portion assurance-vie devenant comme un bonus, alors qu’en réalité, c’est le principal objectif! Les frais associés aux placements sont souvent refilés aux assurés (15% de la portion  »placement », annuellement) et une taxe de 3,48% est aussi associée à ce produit.

Renseignez-vous comme il faut sur ce produit avant d’y investir de gros sous…

Assurance-vie temporaire

Une assurance-vie temporaire est exactement ce qu’elle dit être: une assurance-vie, qui vous couvre pendant une période prédéterminée, souvent présentée en terme de 5, 10, 20 ans.

Oui, vous payiez sans jamais savoir si vous allez en avoir besoin. C’est le principe même de l’assurance. L’assureur assure tout un groupe de personne et fait le pari que seulement une petite partie d’entre eux vont mourir durant le terme de leur assurance. Comme le risque est plus faible (on sait qu’on va mourir, mais les chances sont plus grandes de mourir passé les 65 ans, une fois que vous ne serez plus assuré) les prix sont BEAUCOUP plus abordables.

Genre pour une protection de 50 000$, comme l’exemple plus-haut, ça me coûterait 1,44$ par mois. Et j’ai maintenant presque 27 ans, plus 22!

Ça permet de prendre des protections beaucoup plus élevées qu’avec l’assurance-vie permanente. Le but d’une assurance-vie temporaire est d’assurer le même train de vie à nos proches même si nous ne sommes plus là.

Finalement, on a conclu qu’un montant de 400 000$ pour lui et 350 000$ pour moi, c’était suffisant. Ça couvre les besoins immédiats (funérailles, factures à payer), la perte de salaire, un long congé sans solde, les études des potentiels enfants, de l’aide à la maison et le solde des hypothèques.

Nous sommes maintenant protégés pour 28$ avec les taxes par mois. #zenitude

La règle du jeu

La clef quand on cherche un produit d’assurance pour se protéger:

KISS

Keep it simple stupid. 

Si vous ne comprenez pas le produit, c’est probablement pas celui que ça vous prend. Oui, certains produits d’assurances complexes sont bénéfiques dans certaines situations, mais bien souvent c’est dans des cas de planification successorale ou d’optimisation fiscale.

Imaginez-vous, l’assurance-vie universelle ne s’adresse en réalité qu’à 1-2% de la population, alors que c’est presque 30% de tous les contrats d’assurances qui sont signés!! Assurez-vous de ne payer que pour quelque chose qui est le plus adapté à votre situation.

Dans la très grande majorité des cas, une bonne assurance-vie temporaire est amplement suffisante, en plus d’être suffisamment abordable pour que n’importe qui soit capable de fitter ça dans son budget.

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4 bonnes raisons d’avoir un fonds d’urgence de 1000$

Si demain matin votre voiture avait besoin d’une réparation urgente, auriez-vous l’argent de disponible pour la faire réparer? Pour le quart des Canadiens, ce n’est pas le cas. Et pourtant, en bâtissant un simple fonds d’urgence, tout le monde pourrait s’éviter la panique!

Hier matin, je me lève en remarquant une chose étrange; Achille, mon chat réveille-matin, n’est pas à son poste habituel. Je descends préparer le café, pas de trace de mon chat. C’est en tirant une chaise pour prendre mon café que je trouve ma boulette de poil, prostrée sur la chaise et immobile. Style position foetale, mais pour un chat.

Ok, que je me dis, Achille a peut-être fait la rumba toute la nuit. Sauf qu’il ne bouge presque pas, même quand je le pousse. Louche. Je l’examine et je me rends compte que Monsieur Chichi a mangé du fil à coudre et que maintenant, ça dépasse de son illustre derrière.

Ce n’est pas la première fois, mais là, il grogne si on approche notre main pour tirer délicatement. Pas normal. Il ne mange pas. Pas normal. Il va se mettre en boule dans un coin de pièce. Pas normal.

Direction vétérinaire. On est jeudi. Le vétérinaire ouvre à 8h.  Appel au bureau pour signifier mon retard. Consultation du vétérinaire, 60$. Pour me faire dire qu’il devra avoir une échographie… à 105$. Pour confirmer ou non, la nécessité d’une opération à 800$.

Crétin de chat d’amour.

Nous sommes maintenant 24h plus tard, et Achille, malgré les laxatifs, les antidouleurs et hydratation sous-cutanée, n’a toujours pas passé son fil. C’est l’opération ce matin pour lui.

Et la facture pour moi.

4 bonnes raisons d'avoir une fonds d'urgence

Voici combien coûte un chat ayant avalé 5 pieds de fil.

J’ai paniqué un bref moment. Genre, mautadit chat que j’aime tant, qu’est-ce que tu as fait, tu sabotes tous mes efforts de remboursement de dettes!

Jusqu’à ce que je me rappelle qu’en début de mois, on a fini de remplir notre fonds d’urgence de 1000$.

#zénitude

 bonnes raisons 4 bonnes raisons d'avoir un fonds d'urgence

C’est quoi, un fonds d’urgence?

Le nom le dit, pour les urgences. 😉

Un fonds d’urgence c’est pour les choses non-planifiées qui semblent toujours nous tomber dessus au pire moment. Je ne parle pas ici des choses comme:

« J’avais pas planifié ce voyage à Cuba, mais c’est important que j’y sois »

Je parle des calamités de la vie qui font juste rajouter une couche sur la marde qu’on vie déjà. La batterie du char qui meurt alors que vous êtes en recherche d’emploi. Le chauffe-eau qui lâche alors que vous venez de resserrer votre budget. Le chat qui avale de la ficelle alors que vous êtes en plein remboursement de dettes.

L’idée du fonds d’urgence, c’est d’avoir 1000$ de disponible en tout temps pour les calamités et d’éviter de devoir creuser encore plus creux son trou, alors qu’on tente d’en sortir. On met de côté le 1000$ dans un compte à part (oui, tout seul) et on n’y touche que pour les vraies urgences.

Pourquoi 1000$?

La plupart des gens vont se demander pourquoi 1000$. Pourquoi pas 2000$? Ou 3000$ ??

En plus, la plupart des conseillers financiers recommandent un montant équivalent à 3 à 6 mois de vos dépenses. On est loin de 1000$!

Sauf que, quand on y pense, 1000$ c’est suffisant pour 99% des vraies urgences. Pensez à toutes les fois où vous vous êtes dit:

« Ah, schnoutte, c’est pas vrai »

Et que vous avez dû sortir la carte de crédit et resserrer votre budget, manger des bines et où le stress de savoir comment vous alliez rembourser ça vous a fait faire un ulcère.

C’est certain qu’en cas de perte d’emploi ou d’invalidité prolongé, vous voudriez avoir plus que 1000$, mais arriver à 18 000$ d’économies ne se fera pas en criant « Bines au ketchup« , alors considérez que 1000$ est la première étape vers votre plus gros fonds d’urgence.

4 bonnes raisons d'avoir un fonds d'urgence

 4 bonnes raisons d’avoir un fonds d’urgence de 1000$

1- Éviter le mode crise

La panique n’est jamais bonne conseillère que me disait mon père. Sans fonds d’urgence, à chaque fois qu’une dépense inattendue se pointe, la lumière rouge allume, votre beau budget tout balancé prend le bord et vous tombez en mode crise.

C’est stressant et inutile. Vous êtes déjà en train d’essayer de prendre vos finances en main, on pourrait peut-être s’éviter des difficultés, non?

Si vous savez que vous avez 1000$ de mis de côté SPÉCIFIQUEMENT pour les urgences, une urgence n’en est plus une. Vous avez de quoi la couvrir et les mois suivants, vous n’avez qu’à regarnir votre fonds d’urgence.

2-Éviter de perdre son momentum

Vous êtes en plein marathon, vous êtes concentrés, vous avez un rythme de croisière, vous ne perdez pas des yeux la ligne d’arrivée et… boum patatrac, vous glissez sur une pelure de banane. Quand on est en plein remboursement de dettes, une urgence peut  venir casser votre momentum facilement. Surtout si vous n’arrivez pas à trouver les fonds pour la payer et que vous devez la payer à crédit.

Vous travaillez fort pour voir baisser vos dettes et voilà qu’elles augmentent pareil! Y’a de quoi décourager n’importe qui!

Idem pour les gens qui commencent à suivre un budget. Une urgence, ça vient te virer tout ça à l’envers et vite. Ça donne envie de tout arrêter ça là.

Tandis qu’avec un 1000$ de fonds d’urgence, on peut éviter la pelure de bananes et rester concentré sur son objectifs,

3-Éviter de devoir emprunter

C’est souvent avec une urgence que les gens commencent à s’endetter. J’ai connu des gens qui n’avaient pas de quoi faire réparer leur voiture, alors ils sont allés en acheter une nouvelle à 0% d’intérêts et 0$ de mise de fonds.

Contre-intuitif, n’est-ce pas?

Les emprunts, c’est utile quand on achète quelque chose qui va prendre de la valeur. Une maison, un immeuble à revenu, une éducation (et encore là…), mais une urgence, ça ne devrait jamais être une raison d’emprunter.

4-Éviter que tout finisse par vous coûter plus cher

Imaginez le scénario:

Vous n’avez pas les sous maintenant pour réparer la plomberie qui fuit tranquillement. 6 mois plus tard, ce n’est plus que la plomberie qu’il faut réparer, mais aussi le plancher et les murs.

Ou alors, vous n’avez pas les sous pour  faire réparer votre radiateur de voiture et 50 km plus loin, le moteur surchauffe et saisit.

Vous avez compris l’idée… 😉

Tout ça pour dire qu’un fonds d’urgence de 1000$, ça devrait être votre priorité numéro 1 en finances personnelles. En avez-vous déjà un? Est-ce qu’il vous a déjà servi?

 

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Objectifs 2017: mise à jour

En janvier dernier, je vous présentais mes objectifs pour cette année et comme nous sommes maintenant à la moitié de l’année (et oui, déjà!) il est de mise de présenter une mise à jour!

Mes objectifs pour l’année était nombreux, 15 en tout! Ils couvraient plein d’aspects de mon année, ils étaient d’ordre financier ou personnel, c’était un peu ma bucket list de 2017.

Objectifs pour 2017:

  1. Ne pas dépasser mon budget pour le voyage en Grande-Bretagne
  2. Rembourser la marge de crédit avant de commencer les rénovations
  3. Rembourser la moitié de la mise de fonds avant l’an prochain
  4. Magasiner et négocier ma nouvelle cuisine
  5. Négocier le drainage des fondations
  6. Garder les rénovations sous la barre des 40 000 $
  7. Négocier les nouvelles assurances
  8. Ouvrir un compte de courtage en ligne pour Nico
  9. Déposer 500 $ par mois en épargne-retraite.
  10. Économiser pour le prochain voyage
  11. Maîtriser mon nouveau budget
  12. Réussir à louer le logement vacant du triplex pour juillet 2017
  13. Finir un cours sur les actions à dividendes
  14. Analyser et acheter mes premières actions
  15. Devenir meilleure à ce qu’on appelle « la vie adulte »

Mes objectifs pour 2017-Mise à jour de mi-parcours

Ceux que j’ai réussi

Louer notre logement vacant

En mars, j’ai répondu à une annonce de quelqu’un se cherchant un logement pour juillet dans mon secteur. J’ai simplement pris quelques photos de notre appartement, écrit quelques lignes sur ses caractéristiques et indiqué que nous changerions les planchers avant l’entrée du potentiel locataire.

Quelqu’un a vu mon commentaire, m’a écrit pour visiter et une semaine plus tard, c’était loué! Ça nous a enlevé un gros poids. Ce logement est super, avec ses planchers (chauffants) neufs et son grand balcon, il est charmant. Par contre il est situé dans un rez-de-jardin, avec un mur sous-terre, ce qui le qualifie comme un demi sous-sol. Difficile à louer.  Le fait de n’avoir eu a faire qu’une seule visite est presque miraculeux. Son prix compétitif aide aussi, mais au moins c’est loué!

Démarrer les rénos avec une marge à zéro

Avant même d’acheter la maison, notre marge était à zéro. En fait, elle l’a été entre novembre et le 26 janvier (date de l’achat de la maison). Woup woup! Ce n’est plus le cas, loin de là, mais au moins, j’ai accompli cet objectif.

Dépenser moins de 3000$ pour notre voyage

Du 12 au 22 janvier, nous étions en voyage en Grande-Bretagne. En tout, billets d’avion compris, notre voyage nous a coûté 2600$, moins un crédit voyage Boni-dollar de 300$, donc 2300$. Sérieux, je me suis impressionnée. Avec AirBnB, on a pu payer presque rien pour notre hébergement (56$ la nuit en moyenne). On a cuisiné tous nos repas sauf ceux de Londres, pour 15$ par jour en moyenne. La voiture a été louée avec une promotion qui a réduit le prix à 200$ environ et l’essence nous a coûté 100$.  Nos  »attractions » avaient été réservées à l’avance pour moins cher.  On a fait un magnifique roadtrip le long de la côte galloise pour  admirer des châteaux médiévaux et les moutons, tout en pique-niquant, seuls en-haut de la colline, en janvier. Malade.

Je planifie maintenant prendre ma retraite in Wales, parler Welsh et appeler mes futurs marmots « Cadwgan » et « Caerwyn » (ok, probablement pas).

Varia

J’ai négocié notre cuisine, non sans peine. Le prix est passé de 12 000$ à 8000$, installée.

Le prix du drainage a été négocié, j’y étais presque quand Nico a décidé qu’on devrait aussi les faire isoler. Il avait raison et donc, ça nous a coûté 25 000$ au total, taxes comprises. Disons que j’ai quand même réussi.

J’ai fini le cours sur les actions à dividendes. Est-ce que j’ai droit à mon collant maintenant?

J’ai négocié nos nouvelles assurances, peut-être pas assez, mais j’ai une soumission qui m’attend l’an prochain chez une autre compagnie.

 

Ceux qui ont pris le bord

Garder les rénovations sous les 40 000$

À celle-là, nous avons lamentablement échoué.

Mes objectifs de 2017: ceux qui ont foirés

Pas par caprice, mais vraiment par surprises (coûteuses) et peut-être par une planification douteuse de nos rénos.  Quand on est arrivé, on s’est aperçu que la fournaise, même si fonctionnelle, était brisée. On aurait pu attendre l’automne suivant pour la changer, mais en pesant le pour et le contre, on a choisi de la remplacer pour 3200$ .  On a obtenu un remboursement du gouvernement de 1250$, mais n’empêche…  Aussi, toutes les prises du rez-de-chaussé ou presque ont dû avoir du nouveau filage. La tapisserie ne s’enlevait pas des murs sans tout arracher, donc on a dû replâtrer le rez-de-chaussé au complet. Bref, en comptabilisant les factures, j’arrive à presque 50 000$ de rénovations.

Avec la mise de fonds qu’on a mis sur la marge, le notaire et la taxe de bienvenue, nous en sommes à des frais 68 000$. On a eu aussi le logement qui a coûté le double du montant prévu, soit 8000$. Nous avons dû faire augmenter la marge de Nico en avril pour palier à la situation.

En date d’aujourd’hui nous avons ramener les marges à un solde combiné de 45 000$. On a donc payé plus de 31 000$  entre février et aujourd’hui.  J’y ai mis tout notre retour d’impôts, mon p’tit change, mes revenus d’appoints, la ristourne de la caisse et l’argent récolté par mes ventes sur Kijiji sur nos marges et notre budget nous aide beaucoup.

L’achat d’action/500$ pour la retraite

Un, avec quel argent? Non, on blague. Mon nouveau budget comprend quand même un (riquiqui) 120$ par mois qui s’en va sur mon compte Questrade, mais j’ai décidé que les FNB, c’était super pour moi pour l’instant.

Faut savoir se mettre des priorités!

Ceux qui sont en bonne voie

Maîtriser le nouveau budget

Je maîtrise presque mon budget! On s’est assis, Nico et moi, et on a discuté de ce qui était le plus important pour nous d’accomplir cette année. Avec nos marges de crédit qui sont dangereusement proches de leur limite, même si c’était prévu, on sent que la priorité devrait être de les ramener à un niveau normal. On a donc refait notre budget et dirigé 2300$ vers nos dettes, soit 36% de nos revenus. Depuis 2 mois, soit la fin des gros travaux, nous parvenons à respecter notre budget et rembourser nos dettes!

Si tout va bien, nous devrions réussir à mettre à mort presque 72 000$ de dettes en 2 ans.

Ouvrir un compte de courtage pour Nico

Je suis aussi en train de faire les démarches pour ouvrir un compte de courtage à Nico d’ici septembre. Avec son augmentation et un projet que je veux mettre sur pied, on devrait avoir de quoi y mettre quelques sous d’ici là fin de 2017.

On ne se le cachera pas, les rénovations qui semblent toujours sans fin et les marges qui gonflent sans arrêt, ça me fait peur. Je garde cependant les yeux sur la ligne d’arrivée parce que je sais qu’on va réussir. La maison a pris de la valeur et continuera d’en prendre et notre situation financière est loin d’être désespérée. Juste un peu serré!

Et pour me changer les idées, parlez-moi donc de vos objectifs! 🙂

 

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6 mythes sur les finances personnelles dans la vingtaine

Les finances personnelles sont un sujet nébuleux pour pas mal de gens. Le fléau n’épargne personne, mais les milléniaux sont les plus touchés. On débute pour la plupart notre vie d’adulte (oui, la trentaine compte encore comme un « jeune adulte »)  et on est au moment clef de nos vie pour prendre en main nos finances. Si au moins on pouvait éviter les mythes qui les entourent! 

Devenir adulte, ce n’est pas facile. Quand on pensait échapper aux règles et restrictions propres à l’enfance et  à l’adolescence, on se retrouve soudainement submergé par les attentes.  En plus tout le monde nous donne son avis, qu’on le demande ou pas et contribuent à nourrir les mythes.  C’est le temps de démêler tout ça!

6 mythes sur les finances personnelles et la vingtaine

5 mythes sur les finances personnelles dans la vingtaine

Mythe #1

Une fois que tu feras plus d’argent, tu n’auras plus besoin d’un budget

On aurait tellement envie d’y croire à celle-là; fini les restrictions ! Après 3,4,5 ans passés à regarder avec angoisse notre solde bancaire et calculer le nombre de jour restant au mois et le nombre de paquets de ramen dans l’armoire, on se dit que le pire est derrière nous.

Le pire est peut-être derrière toi, mais si tu veux éviter de t’y retrouver à nouveau, ton budget reste ton ami.

5 mythes sur les finan5 mythe sur les finances personnelles et la vingtaine

Je commence à avoir l’impression d’être un disque rayé, mais un budget, ça t’empêchera jamais de vivre. Ton budget, tu le fais selon TES priorités. Celles-ci vont changer en fonction d’où tu es rendu dans la vie, mais ton budget devrait toujours être avec toi. Il permet de maîtriser son argent et de savoir où il va. Parce que, crois-moi, même si tu en fais plus, si tu le maîtrises pas, ça sert à rien!

Mythe #2

Un budget, c’est plate, ça t’empêche d’acheter quoique ce soit.

Budget. Le mot est brun-beige. Le genre de couleur qu’on associe au fisc, aux comptables et aux files d’attente.

Sauf que, même si un budget, ce n’est techniquement que des additions et soustractions, rien ne t’empêche de le jazzer un peu! Mint peut t’aider ou simplement des crayons de couleur.

Maintenant qu’on a adressé la partie plate, je vais t’expliquer pourquoi le budget ne t’empêche pas d’acheter quoi que ce soit.

Un budget, c’est une feuille de papier/chiffrier électronique.

Toi, tu mets les chiffres dedans et tu détermines ce que tu dois/veux dépenser/épargner dans les mois qui viennent.

Si tu décides que tu veux acheter une nouvelle patente qui ne rentre pas dans ton budget sans l’envoyer dans le rouge, le problème, c’est pas le budget!

Le problème, c’est que tu n’as pas assez d’argent! Quand bien même que tu n’aurais pas de budget, tu ne serais quand même pas en mesure de l’acheter. En fait, sans budget, tu l’aurais peut-être acheté, mais tu te serais retrouver avec une dette sur une carte de crédit/marge de crédit.

Le budget fait simplement l’inventaire de ce que tu as de disponible et de tes obligations. C’est pas être plate ça, c’est être responsable.

La nouvelle patente attendra un peu, le temps que tu épargnes pour!

Mythe #3

Tu as besoin d’un conseiller financier.

Au risque de me faire tirer des roches, je vais vous raconter une petite anecdote qui m’est arrivée la semaine dernière. Ma mère s’est faite appeler par sa conseillère financière. Celle-ci lui demande:

– Est-ce que tu pourrais me refiler les coordonnées de ta fille pour que je la contacte et que lui propose mes services? 

Ma mère lui dit que ce n’est pas nécessaire, parce que je me gère très bien toute seule. La conseillère insiste.

-Oui, mais elle a bien besoin que quelqu’un lui trouve ses placements? Si elle veut avoir de l’argent à la retraite, elle doit en mettre dans des REER! 

Cette dame, elle a accompagné mes parents dans leurs investissements depuis 15 ans, je suis sûre qu’elle est respectablement compétente, mais, malgré ça, je ne veux pas confier à quelqu’un d’autre le choix de mes placements et me retirer de la décision. Surtout quelqu’un qui juge mes connaissances en finances sans jamais m’avoir rencontré.

Oui, un jour, je veux inclure dans l’équation un planificateur financier pour m’aider à prévoir les impacts fiscaux de mes décisions, mais d’ici là, je vais éviter les frais et investir mes sous moi-même. Après tout, ma technique ne semble pas si mal! 

Quand on est dans la vingtaine et qu’on commence à avoir des sous, ce dont on a réellement besoin, c’est d’être informé. Et pas informé par quelqu’un qui cherche à atteindre des quotas de vente ou à nous fidéliser. On a besoin d’informations claires et simples sur le REER, le CELI, les REEE, le RAP, les hypothèques, les congés parentaux, notre dossier de crédit, etc.

Si vous n’êtes pas informés, comment voulez-vous vous assurez que la personne en face de vous vous propose les bonnes choses? Le meilleur moyen d’optimiser sa situation financière, c’est d’être aux commandes. Alors commencez donc par lire le manuel 😉 !

Mythe #4

Les dettes sont un passage obligé, tout le monde en a.

Comme dirait votre mère:

Si tout le monde se jetait en bas du pont le ferais-tu?

C’est pas parce que l’on est matraqué de publicités sur les petits paiements de la nouvelle voiture de l’année, que c’est obligatoire pour vous aussi d’avoir un prêt auto. Qui dit petit paiement dit tu paies longtemps et parfois, c’est un cercle vicieux.

Les dettes, c’est de l’argent qu’on emprunte à nous-même dans le futur. On accepte d’avoir plus maintenant pour avoir moins plus tard. Parfois, le jeu en vaut la chandelle, comme avec les dettes d’études (on obtient un plus haut revenu en investissant dans notre éducation via le prêt) ou avec une hypothèque pour un bien immobilier (qui on espère, vaudra plus dans le futur).

Si on débutait notre vie d’adulte avec l’idée que les dettes, ce n’est pas normal et que ce n’est pas la seule solution, on serait étonné des résultats selon moi.

6 mythes sur les finances personnelles dans la vingtaine

Mythe #5

Faire plus d’argent, c’est impossible.

La mentalité du petit pain, c’est vraiment difficile à déboulonner. On dirait qu’on se dit qu’on est incapable de faire plus que ce qu’on gagne et on fini par accepter la réalité.

Ce qui fait que quand les gens sont dans une situation moins facile, ou veulent simplement mettre plus d’argent de côté, la première chose qu’ils font, c’est de couper dans leurs dépenses.

Quand il n’y a plus rien à couper, c’est là que la panique/sentiment d’impuissance s’installe. On est pris. On ne peut pas rien faire de plus!

Or, il y a deux façons d’impacter sur le surplus dans un budget. La première: réduire les dépenses. La deuxième? Faire plus d’argent.

Vous pouvez négocier votre augmentation!

Votre talent peut devenir une petite entreprise!

Vous avez une tondeuse et des voisins qui ont du gazon? Bam, vous faites 50$ de plus par semaine.

Vous savez repérer les bargains sur Kijiji? Flipper des objets peut être super payant!

Faire plus d’argent, ce n’est pas impossible. Ça demande un effort, mais c’est à votre portée!

Mythe #6

Si tu n’as pas de REER, tu vas mourir pauvre après une retraite à manger des ramens.

oui, vous devez épargner pour la retraite, parce que si vous ne le faites pas, personne ne le fera pour vous. Moins de 42% des Québécois ont un régime de retraite par l’employeur et le nombre est en décroissance perpétuelle. À moins d’être de la fonction publique, vous DEVEZ mettre des sous de côté en prévision de la retraite.

Mais ce ne veut pas dire de les placer automatiquement dans un REER!

Dans les dernières années, les spécialistes sont montés au micro pour nous rappeler quelque chose de bien important: contrairement à ce que votre banque essaie de vous dire depuis leur création en 2009, le CELI, ce n’est pas qu’un compte-épargne pour les projets à court-terme.

C’est aussi un excellent véhicule de placement pour la retraite.

Surtout pour les jeunes professionnels qui veulent profiter de l’effet de l’intérêt composé sans contribuer à un REER beaucoup plus contraignant. En plus, comme on y contribue avec de l’argent déjà imposé, il n’est pas imposé à la sortie, ce qui simplifie la gestion des retraits rendu au moment de dire  »bye-bye boss! » Ça ne veut pas dire que le REER est mort, il reste un bel outil pour les niveaux de revenu plus élevés.

Pour ma part, je bypass le REER pour encore quelques années.

Vive le CELI!

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Rembourser ses dettes: la méthode Avalanche

Quand on a une déjà un budget serré, rembourser ses dettes peut sembler un objectif inatteignable pour bien des gens, mais avec de la volonté, la bonne stratégie et une méthode, c’est plus accessible qu’on pourrait penser!

On continue la série Rembourser ses dettes avec un troisième article. Cette semaine, on discute de la méthode Avalanche, qui est une autre méthode qui pourrait vous permettre de kickstarter votre remboursement de dettes en 5e vitesse.

Les autres articles de la série:

Rembourser  ses dettes ou épargner: telle est la question

Rembourser ses dettes: les critères à connaître

Rembourser ses dette avec la méthode Snowball

Rappel: Pourquoi devez-vous avoir un plan?

J’aime tellement cette maxime que je vous la répète encore dernière fois (ou pas… 😉 )

Who fails to plan, plan to fail.

Sans plan, vous risquez pas mal plus d’arriver dans un cul-de-sac financier. Le saupoudrage d’argent sur toutes vos dettes, c’est inefficace, démotivant et coûteux. Alors, aussi bien avoir un plan qui vous dira où mettre votre argent en priorité pour atteindre la liberté le plus rapidement possible!

Rembourser ses dettes avec la méthode Avalanche

La méthode Avalanche

On l’appelle la méthode Avalanche parce que contrairement à la méthode Snowball, qui cible les plus petits montants en premier, la méthode Avalanche cible les plus haut taux d’intérêts en premier. C’est la méthode « logique », c’est celle qui, sur toute la durée de votre remboursement de dettes, vous permet d’économiser le plus de frais d’intérêts et donc, de réduire au maximum la durée.

Comment ça réussit à vous offrir ça?

En ciblant la dette avec le taux d’intérêt le plus élevé au départ, indépendamment du solde de celle-ci. Une dette ayant un taux d’intérêts élevé, est une dette qui vous coûte plus cher proportionnellement, qu’une dette avec un taux d’intérêts moins élevé. Et comme la plupart des dettes ont comme caractéristique de voir leur intérêts calculés de manière composée, plus d’intérêts veut dire une durée de remboursement plus longue.

Comment la mettre en application?

Encore une fois, ça commence par faire la liste de nos dettes, mais cette fois-ci, on les classe selon leur taux d’intérêt, du plus grand au plus petit.

Et on s’attaque avec hargne à celle qui se retrouve dans le haut de la liste.

Et quand je dis hargne, je veux en réalité dire d’y mettre tout ce que vous pouvez y mettre comme argent: les canettes que vous retournez à l’épicerie, les heures supplémentaires, les ventes de vêtements du petit dernier sur Kijiji, le retour d’impôt, le 5$ que vous trouvez sur la rue.

Remboursez ses dettes avec hargne, c’est faire des sacrifices, ne pas juste y mettre  »ce qui reste à la fin du mois ». C’est étirer l’épicerie pour pouvoir mettre 20$ de plus sur les dettes, c’est couper Vidéotron, c’est amener son  lunch, c’est vendre la 2e auto qui ne sert presque pas.

Dans la hargne, il y a toute les fois où vous n’avez pas bien dormi à cause de votre fardeau financier.

Toute votre gêne pour les fois où vous avez reçu un avis de la banque parce que vous dépassiez votre limite.

Toute votre déception parce que votre crédit était trop pourri pour faire ce que vous vouliez faire.

Si votre budget vous dit: tu peux mettre 50$ de plus ce mois-ci, essayez d’arriver à 60$. Soulevez les coussins du divan. Tondez des gazons. Vendez de la scrap de métal! Soyez créatif et vous le trouverez le 10$ de plus, j’en suis certaine.

Un exemple

Julie (encore elle!) a les dettes suivantes:

-Une visa à 1000$, à 19%, paiement min. 30$
-Un prêt style Accord D de 2000$, à 4%, paiement min. 150$
-Un prêt personnel de 3000$, à 7%, paiement min. 250$
-Une Mastercard à 6000$, à 22%, paiement min. 180$
-Une marge de crédit de 10 000$, à 2,7%, paiement min. 61$

Elle commence par les mettre en ordre décroissant selon leur taux d’intérêts:

-Une Mastercard à 6000$, à 22%
-Une visa à 1000$, à 19%
-Un prêt personnel de 3000$, à 7%
-Un prêt style Accord D de 2000$, à 4%
-Une marge de crédit de 10 000$, à 2,7%

Ensuite, elle concentre ses efforts sur la Mastercard, tout en continuant de payer le minimum sur les autres. De son budget, elle dégage 150$ supplémentaire par mois pour rembourser ses dettes, qu’elle applique donc en priorité sur la Mastercard. Si elle réussit à trouver des sous supplémentaires, ils vont sur cette dette jusqu’à ce que celle-ci soit vaincue.

Elle poursuit ensuite ses efforts sur le Visa, cette fois en appliquant non seulement le minimum (30$), mais aussi le 150$ supplémentaire et le paiement minimum de la Mastercard (180$), en plus de tout ce qu’elle peut trouver en dessous des coussins du divan.

Ainsi de suite jusqu’à ce que la dernière dette rende l’âme (et vous rende la vôtre!)

Rembourser ses dettes avec la méthode Avalanche

Pour

C’est une technique simple, très cartésienne, qui mise sur le fait que si vous payez moins d’intérêts, vous finirez de rembourser vos dettes plus rapidement et en payant moins d’intérêts.

Juste ça, c’est suffisant!

Contre

Qu’est-ce qui ce passe si votre dette avec le plus haut taux d’intérêts est aussi celle avec votre solde le plus élevé? Ça pourrait vous prendre des années à rembourser et en attendant, vous ne voyez pas le nombre de dettes diminuer. Ça peut être décourageant pour plusieurs personnes!

Et puis, qu’arrive-t-il si vos taux d’intérêts sont variables…?

Mon grain de sel

Je suis attirée par la méthode Snowball, je ne vous le cacherai pas. L’idée de créer un momentum me parle. Par contre, je suis cartésienne de nature. Si je peux épargner des frais, je vais le faire. En conséquence, quand j’ai mis en place mon plan de remboursement de dettes, j’ai choisi un hybride. J’ai remboursé les plus petites dettes avant et ensuite, pour les autres, j’y vais selon les taux d’intérêts.

C’est permis d’adapter les méthodes à nos besoins!

 

 

Passez le mot!
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Rembourser ses dettes: la méthode Snowball

Voici le deuxième article de la série Rembourser ses dettes, une série d’articles visant à rendre digestible le remboursement des dettes. On ne se mentira pas: ça ne sera probablement pas facile, mais en comprenant mieux ce qui importe dans un plan de remboursement de dettes, on peut se donner une meilleure chance au départ.

Les articles précédents de la série Rembourser ses dettes:

Rembourser ses dettes ou épargner : telle est la question

Rembourser ses dettes: quels critères connaître?

Aujourd’hui je m’attaque à la méthode, le plan d’attaque. Plus précisément un plan d’attaque basé sur la méthode dite « Snowball ». Cette méthode a été popularisée par Dave Ramsey, un gourou des finances personnelles aux États-Unis et tire son nom de l’image suivante: si vous lancez une petite balle de neige en haut d’une montagne, en dévalant la pente, la balle de neige grossit, grossit, grossit, accumule de l’inertie et fini par dévaler la pente à 100 miles à l’heure.

Pourquoi vous devez choisir une méthode

Avez-vous déjà entendu: qui coure 10 lièvres à la fois n’en attrape aucun? Ou encore l’expression anglophone: Who fail to plan, plan to fail ?

Ben c’est ça.

Pas de plan, pas d’actions concrètes. Pas d’actions concrètes, pas de résultats.

Vous voulez des résultats, vous êtes en train de lire cette article, vous faites déjà un pas par en avant! Vous avez fait la liste de vos dettes, vous savez que leur remboursement draine chaque mois une grosse partie de vos revenus et, là, C’EST ASSEZ. Vous voulez les rembourser, mais par quel bout commencer?

Il existe plusieurs méthodes, la snowball, l’avalanche et l’émotive, pour ne parlez que de celles-ci. Je traite aujourd’hui de la snowball, mais restez proche, parce que la semaine prochaine, c’est l’avalanche et l’émotive suivra sous peu.

Peu importe la méthode choisie, toute ont une chose en commun:

Priorisez une dette et payez le minimum sur les autres.

Arrêtez de saupoudrer votre argent partout!

On va reprendre l’analogie de la neige. Imaginez que vous avez un espace à déneiger (c’est pas si loin à votre mémoire, j’imagine 😉 ) Est-ce que vous allez enlever une première couche de neige partout, puis revenir au point de départ et enlever une autre couche à la grandeur et ainsi de suite jusqu’à ce que se soit vide? Non, vous allez vous épuiser en faisant des pas inutiles et repasser sans cesse au même endroit.

Vous commencerez probablement par vous concentrer sur un endroit à la fois. Les marches, l’entrée, le tour de la voiture et finalement, le bordage.

C’est la même chose avec le remboursement de vos dettes, vous concentrez toute votre énergie et vos sous de disponibles sur une dette. Quand celle-ci est réglée, on passe à la prochaine.

Rembourser ses dettes- Utilisez la méthode Snowball

Qu’est-ce que la méthode Snowball?

Comme je vous le disais plus-haut, Snowball illustre une petite boule de neige qui amasse de l’inertie en roulant. La technique snowball :

1.  On fait la liste des dettes, du plus petit solde jusqu’au plus grand.

2. On fait le paiement minimum sur toutes nos dettes, TOUJOURS. On ne saute aucun paiement.

3. On prend tout l’argent de surplus qu’on a et on l’applique au solde de la plus petite dette.

4. Quand la première dette est remboursée, on prend ce que versait sur elle (paiement minimum+surplus) et on l’applique à la suivante. Le but, c’est que le montant versé à chaque mois sur la dette en cours de remboursement augmente à chaque fois qu’on fini d’en rembourser une, c’est  »l’inertie » de la technique.

Un exemple?

Julie a 5 dettes qui la turlupine:

-Une visa à 1000$
-Un prêt style Accord D de 2000$
-Un prêt personnel de 3000$
-Une Mastercard à 6000$
-Une marge de crédit de 10 000$

Les paiement minimum sont respectivement de:

-30$
-150$
-250$
-180$
-61$

À chaque mois, Julie peut se permettre de mettre 150$ de plus sur ses dettes (ce qui correspond à son surplus dans son budget)

Comme la Visa est sa plus petite dette, elle obtient le statut de « dette-vedette » et se trouvera liquidée en premier. Le plan de Julie aurait donc l’air de ça:

-Visa: 30$ + 150$
-Prêt Accord D: 150$
-Prêt Personnel: 250$
-Mastercard: 60$
-Marge de crédit: 61$

Au 6e mois, Julie finit de repayer sa Visa. Elle fait d’abord une petite danse de la joie:

Puis avec vigueur et volonté, recommence la même tactique, mais cette fois, le montant qu’elle peut payer  sur la prochaine dette-vedette est de 180$ (30$ de la Visa+150$ de surplus) en plus du montant minimum associé à la dette. Ça ressemble donc à ceci:

-Prêt Accord D: 150$+180$
-Prêt Personnel: 250$
-Mastercard: 60$
-Marge de crédit: 61$

Quand elle finit de rembourser son Prêt Accord D, elle applique le montant libéré (150$+180$) à la prochaine dette-vedette:

-Prêt Personnel: 250$+330$
-Mastercard: 60$
-Marge de crédit: 61$

Et ainsi de suite. Commencez-vous à voir la boule de neige émerger? Chaque fois qu’une dette est finie de payer, la prochaine voit son remboursement augmenter de manière exponentielle. Au final, le montant total que vous payiez en remboursement de dettes n’augmente pas, mais le montant que vous payiez sur la dette-vedette, lui, augmente.

Méthode Snowball- payez vos dettes avec vengeance!

Vous pouvez constater mes grands talents en création visuelle 😉

Les avantages de la techniques

Si on compare cette méthode au saupoudrage traditionnelle, elle fait économiser des frais d’intérêts, mais selon moi (et plusieurs autres), son principal avantage vient du momentum qu’elle crée.

Comme vous focusez sur la plus petite dette en premier, rapidement vous l’éliminerez.

Hasta la vista, baby!

Une dette de moins, c’est encourageant! Vous venez d’accomplir le premier pas (et le plus important), vous risquez d’être encore plus motivé à continuer. C’est comme être au régime et perdre le premières 5 livres, ça justifie les efforts, mettons!

C’est une méthode simple et efficace, qui, en plus, est intuitive.

Les inconvénients

Selon bien des gens, la logique voudrait que tu paies la dette qui te coûte le plus cher en terme d’intérêts en premier et avec la technique Snowball, ce n’est pas toujours le cas. Au final, tu finis donc par par payer un peu plus en frais d’intérêts qu’avec la technique Avalanche, par exemple.

Aussi, qu’est-ce que tu fais si tu as deux dettes avec exactement le même montant? (Réponse: paie celle avec le taux d’intérêt le plus élevé des deux.)

Rembourser ses dettes avec la méthode Snowball

Comment appliquer la technique

Faites comme Julie 😉

Non, sans blague, c’est assez facile. Vous identifiez les dettes qui vous ralentissent, ce sont habituellement les dettes associées à aucun actif ou à des actifs qui se déprécient rapidement, comme des dettes de cartes de crédit, des dettes de  »achetez maintenant, payez pour longtemps » et des prêts auto qui ont ballounés.

Il suffit ensuite de les mettre en ordre croissant et de commencer à liquider la première.

N’oubliez pas la petite danse de la joie entre chaque.

Est-ce la bonne méthode pour moi?

C’est la bonne méthode pour vous si vous voulez voir des résultats et vite. Si vous êtes comme moi, vous n’êtes pas patient, vous voulez voir des changements à votre situation rapidement. Cette méthode est faite exactement pour du monde comme nous!

Dave Ramsey, le fameux gourou, dit d’attaquer ses dettes avec vengeance et intensité. Plus vous démarrez le processus avec un sprint, plus vite les résultats vont venir et vous resterez motivés. Son site regorgent d’exemple de gens supra-endettés qui ont choisi de presque tout vendre leur bébelles de surplus pour mettre plus d’argent sur leurs dettes.

Machine à crème glacé vendue sur Kijiji, voiture de luxe remplacée par une Corolla 2003, vente de garage massive, déménagement dans plus petit, deuxième job, tous les moyens sont bons pour libérer des fonds pour repayer plus vite les dettes. L’idée c’est que chaque dollar de surplus doit être dirigé vers la  »mission ultime »: la liberté financière.

C’est peut-être extrême pour certains d’entre nous, mais ça peut en inspirer plusieurs! Jusqu’où iriez-vous pour rembourser vos dettes et vous libérez des paiements?

 

Passez le mot!
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