4 bonnes raisons d’avoir un fonds d’urgence de 1000$

Si demain matin votre voiture avait besoin d’une réparation urgente, auriez-vous l’argent de disponible pour la faire réparer? Pour le quart des Canadiens, ce n’est pas le cas. Et pourtant, en bâtissant un simple fonds d’urgence, tout le monde pourrait s’éviter la panique!

Hier matin, je me lève en remarquant une chose étrange; Achille, mon chat réveille-matin, n’est pas à son poste habituel. Je descends préparer le café, pas de trace de mon chat. C’est en tirant une chaise pour prendre mon café que je trouve ma boulette de poil, prostrée sur la chaise et immobile. Style position foetale, mais pour un chat.

Ok, que je me dis, Achille a peut-être fait la rumba toute la nuit. Sauf qu’il ne bouge presque pas, même quand je le pousse. Louche. Je l’examine et je me rends compte que Monsieur Chichi a mangé du fil à coudre et que maintenant, ça dépasse de son illustre derrière.

Ce n’est pas la première fois, mais là, il grogne si on approche notre main pour tirer délicatement. Pas normal. Il ne mange pas. Pas normal. Il va se mettre en boule dans un coin de pièce. Pas normal.

Direction vétérinaire. On est jeudi. Le vétérinaire ouvre à 8h.  Appel au bureau pour signifier mon retard. Consultation du vétérinaire, 60$. Pour me faire dire qu’il devra avoir une échographie… à 105$. Pour confirmer ou non, la nécessité d’une opération à 800$.

Crétin de chat d’amour.

Nous sommes maintenant 24h plus tard, et Achille, malgré les laxatifs, les antidouleurs et hydratation sous-cutanée, n’a toujours pas passé son fil. C’est l’opération ce matin pour lui.

Et la facture pour moi.

4 bonnes raisons d'avoir une fonds d'urgence

Voici combien coûte un chat ayant avalé 5 pieds de fil.

J’ai paniqué un bref moment. Genre, mautadit chat que j’aime tant, qu’est-ce que tu as fait, tu sabotes tous mes efforts de remboursement de dettes!

Jusqu’à ce que je me rappelle qu’en début de mois, on a fini de remplir notre fonds d’urgence de 1000$.

#zénitude

 bonnes raisons 4 bonnes raisons d'avoir un fonds d'urgence

C’est quoi, un fonds d’urgence?

Le nom le dit, pour les urgences. 😉

Un fonds d’urgence c’est pour les choses non-planifiées qui semblent toujours nous tomber dessus au pire moment. Je ne parle pas ici des choses comme:

« J’avais pas planifié ce voyage à Cuba, mais c’est important que j’y sois »

Je parle des calamités de la vie qui font juste rajouter une couche sur la marde qu’on vie déjà. La batterie du char qui meurt alors que vous êtes en recherche d’emploi. Le chauffe-eau qui lâche alors que vous venez de resserrer votre budget. Le chat qui avale de la ficelle alors que vous êtes en plein remboursement de dettes.

L’idée du fonds d’urgence, c’est d’avoir 1000$ de disponible en tout temps pour les calamités et d’éviter de devoir creuser encore plus creux son trou, alors qu’on tente d’en sortir. On met de côté le 1000$ dans un compte à part (oui, tout seul) et on n’y touche que pour les vraies urgences.

Pourquoi 1000$?

La plupart des gens vont se demander pourquoi 1000$. Pourquoi pas 2000$? Ou 3000$ ??

En plus, la plupart des conseillers financiers recommandent un montant équivalent à 3 à 6 mois de vos dépenses. On est loin de 1000$!

Sauf que, quand on y pense, 1000$ c’est suffisant pour 99% des vraies urgences. Pensez à toutes les fois où vous vous êtes dit:

« Ah, schnoutte, c’est pas vrai »

Et que vous avez dû sortir la carte de crédit et resserrer votre budget, manger des bines et où le stress de savoir comment vous alliez rembourser ça vous a fait faire un ulcère.

C’est certain qu’en cas de perte d’emploi ou d’invalidité prolongé, vous voudriez avoir plus que 1000$, mais arriver à 18 000$ d’économies ne se fera pas en criant « Bines au ketchup« , alors considérez que 1000$ est la première étape vers votre plus gros fonds d’urgence.

4 bonnes raisons d'avoir un fonds d'urgence

 4 bonnes raisons d’avoir un fonds d’urgence de 1000$

1- Éviter le mode crise

La panique n’est jamais bonne conseillère que me disait mon père. Sans fonds d’urgence, à chaque fois qu’une dépense inattendue se pointe, la lumière rouge allume, votre beau budget tout balancé prend le bord et vous tombez en mode crise.

C’est stressant et inutile. Vous êtes déjà en train d’essayer de prendre vos finances en main, on pourrait peut-être s’éviter des difficultés, non?

Si vous savez que vous avez 1000$ de mis de côté SPÉCIFIQUEMENT pour les urgences, une urgence n’en est plus une. Vous avez de quoi la couvrir et les mois suivants, vous n’avez qu’à regarnir votre fonds d’urgence.

2-Éviter de perdre son momentum

Vous êtes en plein marathon, vous êtes concentrés, vous avez un rythme de croisière, vous ne perdez pas des yeux la ligne d’arrivée et… boum patatrac, vous glissez sur une pelure de banane. Quand on est en plein remboursement de dettes, une urgence peut  venir casser votre momentum facilement. Surtout si vous n’arrivez pas à trouver les fonds pour la payer et que vous devez la payer à crédit.

Vous travaillez fort pour voir baisser vos dettes et voilà qu’elles augmentent pareil! Y’a de quoi décourager n’importe qui!

Idem pour les gens qui commencent à suivre un budget. Une urgence, ça vient te virer tout ça à l’envers et vite. Ça donne envie de tout arrêter ça là.

Tandis qu’avec un 1000$ de fonds d’urgence, on peut éviter la pelure de bananes et rester concentré sur son objectifs,

3-Éviter de devoir emprunter

C’est souvent avec une urgence que les gens commencent à s’endetter. J’ai connu des gens qui n’avaient pas de quoi faire réparer leur voiture, alors ils sont allés en acheter une nouvelle à 0% d’intérêts et 0$ de mise de fonds.

Contre-intuitif, n’est-ce pas?

Les emprunts, c’est utile quand on achète quelque chose qui va prendre de la valeur. Une maison, un immeuble à revenu, une éducation (et encore là…), mais une urgence, ça ne devrait jamais être une raison d’emprunter.

4-Éviter que tout finisse par vous coûter plus cher

Imaginez le scénario:

Vous n’avez pas les sous maintenant pour réparer la plomberie qui fuit tranquillement. 6 mois plus tard, ce n’est plus que la plomberie qu’il faut réparer, mais aussi le plancher et les murs.

Ou alors, vous n’avez pas les sous pour  faire réparer votre radiateur de voiture et 50 km plus loin, le moteur surchauffe et saisit.

Vous avez compris l’idée… 😉

Tout ça pour dire qu’un fonds d’urgence de 1000$, ça devrait être votre priorité numéro 1 en finances personnelles. En avez-vous déjà un? Est-ce qu’il vous a déjà servi?

 

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Objectifs 2017: mise à jour

En janvier dernier, je vous présentais mes objectifs pour cette année et comme nous sommes maintenant à la moitié de l’année (et oui, déjà!) il est de mise de présenter une mise à jour!

Mes objectifs pour l’année était nombreux, 15 en tout! Ils couvraient plein d’aspects de mon année, ils étaient d’ordre financier ou personnel, c’était un peu ma bucket list de 2017.

Objectifs pour 2017:

  1. Ne pas dépasser mon budget pour le voyage en Grande-Bretagne
  2. Rembourser la marge de crédit avant de commencer les rénovations
  3. Rembourser la moitié de la mise de fonds avant l’an prochain
  4. Magasiner et négocier ma nouvelle cuisine
  5. Négocier le drainage des fondations
  6. Garder les rénovations sous la barre des 40 000 $
  7. Négocier les nouvelles assurances
  8. Ouvrir un compte de courtage en ligne pour Nico
  9. Déposer 500 $ par mois en épargne-retraite.
  10. Économiser pour le prochain voyage
  11. Maîtriser mon nouveau budget
  12. Réussir à louer le logement vacant du triplex pour juillet 2017
  13. Finir un cours sur les actions à dividendes
  14. Analyser et acheter mes premières actions
  15. Devenir meilleure à ce qu’on appelle « la vie adulte »

Mes objectifs pour 2017-Mise à jour de mi-parcours

Ceux que j’ai réussi

Louer notre logement vacant

En mars, j’ai répondu à une annonce de quelqu’un se cherchant un logement pour juillet dans mon secteur. J’ai simplement pris quelques photos de notre appartement, écrit quelques lignes sur ses caractéristiques et indiqué que nous changerions les planchers avant l’entrée du potentiel locataire.

Quelqu’un a vu mon commentaire, m’a écrit pour visiter et une semaine plus tard, c’était loué! Ça nous a enlevé un gros poids. Ce logement est super, avec ses planchers (chauffants) neufs et son grand balcon, il est charmant. Par contre il est situé dans un rez-de-jardin, avec un mur sous-terre, ce qui le qualifie comme un demi sous-sol. Difficile à louer.  Le fait de n’avoir eu a faire qu’une seule visite est presque miraculeux. Son prix compétitif aide aussi, mais au moins c’est loué!

Démarrer les rénos avec une marge à zéro

Avant même d’acheter la maison, notre marge était à zéro. En fait, elle l’a été entre novembre et le 26 janvier (date de l’achat de la maison). Woup woup! Ce n’est plus le cas, loin de là, mais au moins, j’ai accompli cet objectif.

Dépenser moins de 3000$ pour notre voyage

Du 12 au 22 janvier, nous étions en voyage en Grande-Bretagne. En tout, billets d’avion compris, notre voyage nous a coûté 2600$, moins un crédit voyage Boni-dollar de 300$, donc 2300$. Sérieux, je me suis impressionnée. Avec AirBnB, on a pu payer presque rien pour notre hébergement (56$ la nuit en moyenne). On a cuisiné tous nos repas sauf ceux de Londres, pour 15$ par jour en moyenne. La voiture a été louée avec une promotion qui a réduit le prix à 200$ environ et l’essence nous a coûté 100$.  Nos  »attractions » avaient été réservées à l’avance pour moins cher.  On a fait un magnifique roadtrip le long de la côte galloise pour  admirer des châteaux médiévaux et les moutons, tout en pique-niquant, seuls en-haut de la colline, en janvier. Malade.

Je planifie maintenant prendre ma retraite in Wales, parler Welsh et appeler mes futurs marmots « Cadwgan » et « Caerwyn » (ok, probablement pas).

Varia

J’ai négocié notre cuisine, non sans peine. Le prix est passé de 12 000$ à 8000$, installée.

Le prix du drainage a été négocié, j’y étais presque quand Nico a décidé qu’on devrait aussi les faire isoler. Il avait raison et donc, ça nous a coûté 25 000$ au total, taxes comprises. Disons que j’ai quand même réussi.

J’ai fini le cours sur les actions à dividendes. Est-ce que j’ai droit à mon collant maintenant?

J’ai négocié nos nouvelles assurances, peut-être pas assez, mais j’ai une soumission qui m’attend l’an prochain chez une autre compagnie.

 

Ceux qui ont pris le bord

Garder les rénovations sous les 40 000$

À celle-là, nous avons lamentablement échoué.

Mes objectifs de 2017: ceux qui ont foirés

Pas par caprice, mais vraiment par surprises (coûteuses) et peut-être par une planification douteuse de nos rénos.  Quand on est arrivé, on s’est aperçu que la fournaise, même si fonctionnelle, était brisée. On aurait pu attendre l’automne suivant pour la changer, mais en pesant le pour et le contre, on a choisi de la remplacer pour 3200$ .  On a obtenu un remboursement du gouvernement de 1250$, mais n’empêche…  Aussi, toutes les prises du rez-de-chaussé ou presque ont dû avoir du nouveau filage. La tapisserie ne s’enlevait pas des murs sans tout arracher, donc on a dû replâtrer le rez-de-chaussé au complet. Bref, en comptabilisant les factures, j’arrive à presque 50 000$ de rénovations.

Avec la mise de fonds qu’on a mis sur la marge, le notaire et la taxe de bienvenue, nous en sommes à des frais 68 000$. On a eu aussi le logement qui a coûté le double du montant prévu, soit 8000$. Nous avons dû faire augmenter la marge de Nico en avril pour palier à la situation.

En date d’aujourd’hui nous avons ramener les marges à un solde combiné de 45 000$. On a donc payé plus de 31 000$  entre février et aujourd’hui.  J’y ai mis tout notre retour d’impôts, mon p’tit change, mes revenus d’appoints, la ristourne de la caisse et l’argent récolté par mes ventes sur Kijiji sur nos marges et notre budget nous aide beaucoup.

L’achat d’action/500$ pour la retraite

Un, avec quel argent? Non, on blague. Mon nouveau budget comprend quand même un (riquiqui) 120$ par mois qui s’en va sur mon compte Questrade, mais j’ai décidé que les FNB, c’était super pour moi pour l’instant.

Faut savoir se mettre des priorités!

Ceux qui sont en bonne voie

Maîtriser le nouveau budget

Je maîtrise presque mon budget! On s’est assis, Nico et moi, et on a discuté de ce qui était le plus important pour nous d’accomplir cette année. Avec nos marges de crédit qui sont dangereusement proches de leur limite, même si c’était prévu, on sent que la priorité devrait être de les ramener à un niveau normal. On a donc refait notre budget et dirigé 2300$ vers nos dettes, soit 36% de nos revenus. Depuis 2 mois, soit la fin des gros travaux, nous parvenons à respecter notre budget et rembourser nos dettes!

Si tout va bien, nous devrions réussir à mettre à mort presque 72 000$ de dettes en 2 ans.

Ouvrir un compte de courtage pour Nico

Je suis aussi en train de faire les démarches pour ouvrir un compte de courtage à Nico d’ici septembre. Avec son augmentation et un projet que je veux mettre sur pied, on devrait avoir de quoi y mettre quelques sous d’ici là fin de 2017.

On ne se le cachera pas, les rénovations qui semblent toujours sans fin et les marges qui gonflent sans arrêt, ça me fait peur. Je garde cependant les yeux sur la ligne d’arrivée parce que je sais qu’on va réussir. La maison a pris de la valeur et continuera d’en prendre et notre situation financière est loin d’être désespérée. Juste un peu serré!

Et pour me changer les idées, parlez-moi donc de vos objectifs! 🙂

 

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6 mythes sur les finances personnelles dans la vingtaine

Les finances personnelles sont un sujet nébuleux pour pas mal de gens. Le fléau n’épargne personne, mais les milléniaux sont les plus touchés. On débute pour la plupart notre vie d’adulte (oui, la trentaine compte encore comme un « jeune adulte »)  et on est au moment clef de nos vie pour prendre en main nos finances. Si au moins on pouvait éviter les mythes qui les entourent! 

Devenir adulte, ce n’est pas facile. Quand on pensait échapper aux règles et restrictions propres à l’enfance et  à l’adolescence, on se retrouve soudainement submergé par les attentes.  En plus tout le monde nous donne son avis, qu’on le demande ou pas et contribuent à nourrir les mythes.  C’est le temps de démêler tout ça!

6 mythes sur les finances personnelles et la vingtaine

5 mythes sur les finances personnelles dans la vingtaine

Mythe #1

Une fois que tu feras plus d’argent, tu n’auras plus besoin d’un budget

On aurait tellement envie d’y croire à celle-là; fini les restrictions ! Après 3,4,5 ans passés à regarder avec angoisse notre solde bancaire et calculer le nombre de jour restant au mois et le nombre de paquets de ramen dans l’armoire, on se dit que le pire est derrière nous.

Le pire est peut-être derrière toi, mais si tu veux éviter de t’y retrouver à nouveau, ton budget reste ton ami.

5 mythes sur les finan5 mythe sur les finances personnelles et la vingtaine

Je commence à avoir l’impression d’être un disque rayé, mais un budget, ça t’empêchera jamais de vivre. Ton budget, tu le fais selon TES priorités. Celles-ci vont changer en fonction d’où tu es rendu dans la vie, mais ton budget devrait toujours être avec toi. Il permet de maîtriser son argent et de savoir où il va. Parce que, crois-moi, même si tu en fais plus, si tu le maîtrises pas, ça sert à rien!

Mythe #2

Un budget, c’est plate, ça t’empêche d’acheter quoique ce soit.

Budget. Le mot est brun-beige. Le genre de couleur qu’on associe au fisc, aux comptables et aux files d’attente.

Sauf que, même si un budget, ce n’est techniquement que des additions et soustractions, rien ne t’empêche de le jazzer un peu! Mint peut t’aider ou simplement des crayons de couleur.

Maintenant qu’on a adressé la partie plate, je vais t’expliquer pourquoi le budget ne t’empêche pas d’acheter quoi que ce soit.

Un budget, c’est une feuille de papier/chiffrier électronique.

Toi, tu mets les chiffres dedans et tu détermines ce que tu dois/veux dépenser/épargner dans les mois qui viennent.

Si tu décides que tu veux acheter une nouvelle patente qui ne rentre pas dans ton budget sans l’envoyer dans le rouge, le problème, c’est pas le budget!

Le problème, c’est que tu n’as pas assez d’argent! Quand bien même que tu n’aurais pas de budget, tu ne serais quand même pas en mesure de l’acheter. En fait, sans budget, tu l’aurais peut-être acheté, mais tu te serais retrouver avec une dette sur une carte de crédit/marge de crédit.

Le budget fait simplement l’inventaire de ce que tu as de disponible et de tes obligations. C’est pas être plate ça, c’est être responsable.

La nouvelle patente attendra un peu, le temps que tu épargnes pour!

Mythe #3

Tu as besoin d’un conseiller financier.

Au risque de me faire tirer des roches, je vais vous raconter une petite anecdote qui m’est arrivée la semaine dernière. Ma mère s’est faite appeler par sa conseillère financière. Celle-ci lui demande:

– Est-ce que tu pourrais me refiler les coordonnées de ta fille pour que je la contacte et que lui propose mes services? 

Ma mère lui dit que ce n’est pas nécessaire, parce que je me gère très bien toute seule. La conseillère insiste.

-Oui, mais elle a bien besoin que quelqu’un lui trouve ses placements? Si elle veut avoir de l’argent à la retraite, elle doit en mettre dans des REER! 

Cette dame, elle a accompagné mes parents dans leurs investissements depuis 15 ans, je suis sûre qu’elle est respectablement compétente, mais, malgré ça, je ne veux pas confier à quelqu’un d’autre le choix de mes placements et me retirer de la décision. Surtout quelqu’un qui juge mes connaissances en finances sans jamais m’avoir rencontré.

Oui, un jour, je veux inclure dans l’équation un planificateur financier pour m’aider à prévoir les impacts fiscaux de mes décisions, mais d’ici là, je vais éviter les frais et investir mes sous moi-même. Après tout, ma technique ne semble pas si mal! 

Quand on est dans la vingtaine et qu’on commence à avoir des sous, ce dont on a réellement besoin, c’est d’être informé. Et pas informé par quelqu’un qui cherche à atteindre des quotas de vente ou à nous fidéliser. On a besoin d’informations claires et simples sur le REER, le CELI, les REEE, le RAP, les hypothèques, les congés parentaux, notre dossier de crédit, etc.

Si vous n’êtes pas informés, comment voulez-vous vous assurez que la personne en face de vous vous propose les bonnes choses? Le meilleur moyen d’optimiser sa situation financière, c’est d’être aux commandes. Alors commencez donc par lire le manuel 😉 !

Mythe #4

Les dettes sont un passage obligé, tout le monde en a.

Comme dirait votre mère:

Si tout le monde se jetait en bas du pont le ferais-tu?

C’est pas parce que l’on est matraqué de publicités sur les petits paiements de la nouvelle voiture de l’année, que c’est obligatoire pour vous aussi d’avoir un prêt auto. Qui dit petit paiement dit tu paies longtemps et parfois, c’est un cercle vicieux.

Les dettes, c’est de l’argent qu’on emprunte à nous-même dans le futur. On accepte d’avoir plus maintenant pour avoir moins plus tard. Parfois, le jeu en vaut la chandelle, comme avec les dettes d’études (on obtient un plus haut revenu en investissant dans notre éducation via le prêt) ou avec une hypothèque pour un bien immobilier (qui on espère, vaudra plus dans le futur).

Si on débutait notre vie d’adulte avec l’idée que les dettes, ce n’est pas normal et que ce n’est pas la seule solution, on serait étonné des résultats selon moi.

6 mythes sur les finances personnelles dans la vingtaine

Mythe #5

Faire plus d’argent, c’est impossible.

La mentalité du petit pain, c’est vraiment difficile à déboulonner. On dirait qu’on se dit qu’on est incapable de faire plus que ce qu’on gagne et on fini par accepter la réalité.

Ce qui fait que quand les gens sont dans une situation moins facile, ou veulent simplement mettre plus d’argent de côté, la première chose qu’ils font, c’est de couper dans leurs dépenses.

Quand il n’y a plus rien à couper, c’est là que la panique/sentiment d’impuissance s’installe. On est pris. On ne peut pas rien faire de plus!

Or, il y a deux façons d’impacter sur le surplus dans un budget. La première: réduire les dépenses. La deuxième? Faire plus d’argent.

Vous pouvez négocier votre augmentation!

Votre talent peut devenir une petite entreprise!

Vous avez une tondeuse et des voisins qui ont du gazon? Bam, vous faites 50$ de plus par semaine.

Vous savez repérer les bargains sur Kijiji? Flipper des objets peut être super payant!

Faire plus d’argent, ce n’est pas impossible. Ça demande un effort, mais c’est à votre portée!

Mythe #6

Si tu n’as pas de REER, tu vas mourir pauvre après une retraite à manger des ramens.

oui, vous devez épargner pour la retraite, parce que si vous ne le faites pas, personne ne le fera pour vous. Moins de 42% des Québécois ont un régime de retraite par l’employeur et le nombre est en décroissance perpétuelle. À moins d’être de la fonction publique, vous DEVEZ mettre des sous de côté en prévision de la retraite.

Mais ce ne veut pas dire de les placer automatiquement dans un REER!

Dans les dernières années, les spécialistes sont montés au micro pour nous rappeler quelque chose de bien important: contrairement à ce que votre banque essaie de vous dire depuis leur création en 2009, le CELI, ce n’est pas qu’un compte-épargne pour les projets à court-terme.

C’est aussi un excellent véhicule de placement pour la retraite.

Surtout pour les jeunes professionnels qui veulent profiter de l’effet de l’intérêt composé sans contribuer à un REER beaucoup plus contraignant. En plus, comme on y contribue avec de l’argent déjà imposé, il n’est pas imposé à la sortie, ce qui simplifie la gestion des retraits rendu au moment de dire  »bye-bye boss! » Ça ne veut pas dire que le REER est mort, il reste un bel outil pour les niveaux de revenu plus élevés.

Pour ma part, je bypass le REER pour encore quelques années.

Vive le CELI!

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Rembourser ses dettes: la méthode Avalanche

Quand on a une déjà un budget serré, rembourser ses dettes peut sembler un objectif inatteignable pour bien des gens, mais avec de la volonté, la bonne stratégie et une méthode, c’est plus accessible qu’on pourrait penser!

On continue la série Rembourser ses dettes avec un troisième article. Cette semaine, on discute de la méthode Avalanche, qui est une autre méthode qui pourrait vous permettre de kickstarter votre remboursement de dettes en 5e vitesse.

Les autres articles de la série:

Rembourser  ses dettes ou épargner: telle est la question

Rembourser ses dettes: les critères à connaître

Rembourser ses dette avec la méthode Snowball

Rappel: Pourquoi devez-vous avoir un plan?

J’aime tellement cette maxime que je vous la répète encore dernière fois (ou pas… 😉 )

Who fails to plan, plan to fail.

Sans plan, vous risquez pas mal plus d’arriver dans un cul-de-sac financier. Le saupoudrage d’argent sur toutes vos dettes, c’est inefficace, démotivant et coûteux. Alors, aussi bien avoir un plan qui vous dira où mettre votre argent en priorité pour atteindre la liberté le plus rapidement possible!

Rembourser ses dettes avec la méthode Avalanche

La méthode Avalanche

On l’appelle la méthode Avalanche parce que contrairement à la méthode Snowball, qui cible les plus petits montants en premier, la méthode Avalanche cible les plus haut taux d’intérêts en premier. C’est la méthode « logique », c’est celle qui, sur toute la durée de votre remboursement de dettes, vous permet d’économiser le plus de frais d’intérêts et donc, de réduire au maximum la durée.

Comment ça réussit à vous offrir ça?

En ciblant la dette avec le taux d’intérêt le plus élevé au départ, indépendamment du solde de celle-ci. Une dette ayant un taux d’intérêts élevé, est une dette qui vous coûte plus cher proportionnellement, qu’une dette avec un taux d’intérêts moins élevé. Et comme la plupart des dettes ont comme caractéristique de voir leur intérêts calculés de manière composée, plus d’intérêts veut dire une durée de remboursement plus longue.

Comment la mettre en application?

Encore une fois, ça commence par faire la liste de nos dettes, mais cette fois-ci, on les classe selon leur taux d’intérêt, du plus grand au plus petit.

Et on s’attaque avec hargne à celle qui se retrouve dans le haut de la liste.

Et quand je dis hargne, je veux en réalité dire d’y mettre tout ce que vous pouvez y mettre comme argent: les canettes que vous retournez à l’épicerie, les heures supplémentaires, les ventes de vêtements du petit dernier sur Kijiji, le retour d’impôt, le 5$ que vous trouvez sur la rue.

Remboursez ses dettes avec hargne, c’est faire des sacrifices, ne pas juste y mettre  »ce qui reste à la fin du mois ». C’est étirer l’épicerie pour pouvoir mettre 20$ de plus sur les dettes, c’est couper Vidéotron, c’est amener son  lunch, c’est vendre la 2e auto qui ne sert presque pas.

Dans la hargne, il y a toute les fois où vous n’avez pas bien dormi à cause de votre fardeau financier.

Toute votre gêne pour les fois où vous avez reçu un avis de la banque parce que vous dépassiez votre limite.

Toute votre déception parce que votre crédit était trop pourri pour faire ce que vous vouliez faire.

Si votre budget vous dit: tu peux mettre 50$ de plus ce mois-ci, essayez d’arriver à 60$. Soulevez les coussins du divan. Tondez des gazons. Vendez de la scrap de métal! Soyez créatif et vous le trouverez le 10$ de plus, j’en suis certaine.

Un exemple

Julie (encore elle!) a les dettes suivantes:

-Une visa à 1000$, à 19%, paiement min. 30$
-Un prêt style Accord D de 2000$, à 4%, paiement min. 150$
-Un prêt personnel de 3000$, à 7%, paiement min. 250$
-Une Mastercard à 6000$, à 22%, paiement min. 180$
-Une marge de crédit de 10 000$, à 2,7%, paiement min. 61$

Elle commence par les mettre en ordre décroissant selon leur taux d’intérêts:

-Une Mastercard à 6000$, à 22%
-Une visa à 1000$, à 19%
-Un prêt personnel de 3000$, à 7%
-Un prêt style Accord D de 2000$, à 4%
-Une marge de crédit de 10 000$, à 2,7%

Ensuite, elle concentre ses efforts sur la Mastercard, tout en continuant de payer le minimum sur les autres. De son budget, elle dégage 150$ supplémentaire par mois pour rembourser ses dettes, qu’elle applique donc en priorité sur la Mastercard. Si elle réussit à trouver des sous supplémentaires, ils vont sur cette dette jusqu’à ce que celle-ci soit vaincue.

Elle poursuit ensuite ses efforts sur le Visa, cette fois en appliquant non seulement le minimum (30$), mais aussi le 150$ supplémentaire et le paiement minimum de la Mastercard (180$), en plus de tout ce qu’elle peut trouver en dessous des coussins du divan.

Ainsi de suite jusqu’à ce que la dernière dette rende l’âme (et vous rende la vôtre!)

Rembourser ses dettes avec la méthode Avalanche

Pour

C’est une technique simple, très cartésienne, qui mise sur le fait que si vous payez moins d’intérêts, vous finirez de rembourser vos dettes plus rapidement et en payant moins d’intérêts.

Juste ça, c’est suffisant!

Contre

Qu’est-ce qui ce passe si votre dette avec le plus haut taux d’intérêts est aussi celle avec votre solde le plus élevé? Ça pourrait vous prendre des années à rembourser et en attendant, vous ne voyez pas le nombre de dettes diminuer. Ça peut être décourageant pour plusieurs personnes!

Et puis, qu’arrive-t-il si vos taux d’intérêts sont variables…?

Mon grain de sel

Je suis attirée par la méthode Snowball, je ne vous le cacherai pas. L’idée de créer un momentum me parle. Par contre, je suis cartésienne de nature. Si je peux épargner des frais, je vais le faire. En conséquence, quand j’ai mis en place mon plan de remboursement de dettes, j’ai choisi un hybride. J’ai remboursé les plus petites dettes avant et ensuite, pour les autres, j’y vais selon les taux d’intérêts.

C’est permis d’adapter les méthodes à nos besoins!

 

 

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Rembourser ses dettes: la méthode Snowball

Voici le deuxième article de la série Rembourser ses dettes, une série d’articles visant à rendre digestible le remboursement des dettes. On ne se mentira pas: ça ne sera probablement pas facile, mais en comprenant mieux ce qui importe dans un plan de remboursement de dettes, on peut se donner une meilleure chance au départ.

Les articles précédents de la série Rembourser ses dettes:

Rembourser ses dettes ou épargner : telle est la question

Rembourser ses dettes: quels critères connaître?

Aujourd’hui je m’attaque à la méthode, le plan d’attaque. Plus précisément un plan d’attaque basé sur la méthode dite « Snowball ». Cette méthode a été popularisée par Dave Ramsey, un gourou des finances personnelles aux États-Unis et tire son nom de l’image suivante: si vous lancez une petite balle de neige en haut d’une montagne, en dévalant la pente, la balle de neige grossit, grossit, grossit, accumule de l’inertie et fini par dévaler la pente à 100 miles à l’heure.

Pourquoi vous devez choisir une méthode

Avez-vous déjà entendu: qui coure 10 lièvres à la fois n’en attrape aucun? Ou encore l’expression anglophone: Who fail to plan, plan to fail ?

Ben c’est ça.

Pas de plan, pas d’actions concrètes. Pas d’actions concrètes, pas de résultats.

Vous voulez des résultats, vous êtes en train de lire cette article, vous faites déjà un pas par en avant! Vous avez fait la liste de vos dettes, vous savez que leur remboursement draine chaque mois une grosse partie de vos revenus et, là, C’EST ASSEZ. Vous voulez les rembourser, mais par quel bout commencer?

Il existe plusieurs méthodes, la snowball, l’avalanche et l’émotive, pour ne parlez que de celles-ci. Je traite aujourd’hui de la snowball, mais restez proche, parce que la semaine prochaine, c’est l’avalanche et l’émotive suivra sous peu.

Peu importe la méthode choisie, toute ont une chose en commun:

Priorisez une dette et payez le minimum sur les autres.

Arrêtez de saupoudrer votre argent partout!

On va reprendre l’analogie de la neige. Imaginez que vous avez un espace à déneiger (c’est pas si loin à votre mémoire, j’imagine 😉 ) Est-ce que vous allez enlever une première couche de neige partout, puis revenir au point de départ et enlever une autre couche à la grandeur et ainsi de suite jusqu’à ce que se soit vide? Non, vous allez vous épuiser en faisant des pas inutiles et repasser sans cesse au même endroit.

Vous commencerez probablement par vous concentrer sur un endroit à la fois. Les marches, l’entrée, le tour de la voiture et finalement, le bordage.

C’est la même chose avec le remboursement de vos dettes, vous concentrez toute votre énergie et vos sous de disponibles sur une dette. Quand celle-ci est réglée, on passe à la prochaine.

Rembourser ses dettes- Utilisez la méthode Snowball

Qu’est-ce que la méthode Snowball?

Comme je vous le disais plus-haut, Snowball illustre une petite boule de neige qui amasse de l’inertie en roulant. La technique snowball :

1.  On fait la liste des dettes, du plus petit solde jusqu’au plus grand.

2. On fait le paiement minimum sur toutes nos dettes, TOUJOURS. On ne saute aucun paiement.

3. On prend tout l’argent de surplus qu’on a et on l’applique au solde de la plus petite dette.

4. Quand la première dette est remboursée, on prend ce que versait sur elle (paiement minimum+surplus) et on l’applique à la suivante. Le but, c’est que le montant versé à chaque mois sur la dette en cours de remboursement augmente à chaque fois qu’on fini d’en rembourser une, c’est  »l’inertie » de la technique.

Un exemple?

Julie a 5 dettes qui la turlupine:

-Une visa à 1000$
-Un prêt style Accord D de 2000$
-Un prêt personnel de 3000$
-Une Mastercard à 6000$
-Une marge de crédit de 10 000$

Les paiement minimum sont respectivement de:

-30$
-150$
-250$
-180$
-61$

À chaque mois, Julie peut se permettre de mettre 150$ de plus sur ses dettes (ce qui correspond à son surplus dans son budget)

Comme la Visa est sa plus petite dette, elle obtient le statut de « dette-vedette » et se trouvera liquidée en premier. Le plan de Julie aurait donc l’air de ça:

-Visa: 30$ + 150$
-Prêt Accord D: 150$
-Prêt Personnel: 250$
-Mastercard: 60$
-Marge de crédit: 61$

Au 6e mois, Julie finit de repayer sa Visa. Elle fait d’abord une petite danse de la joie:

Puis avec vigueur et volonté, recommence la même tactique, mais cette fois, le montant qu’elle peut payer  sur la prochaine dette-vedette est de 180$ (30$ de la Visa+150$ de surplus) en plus du montant minimum associé à la dette. Ça ressemble donc à ceci:

-Prêt Accord D: 150$+180$
-Prêt Personnel: 250$
-Mastercard: 60$
-Marge de crédit: 61$

Quand elle finit de rembourser son Prêt Accord D, elle applique le montant libéré (150$+180$) à la prochaine dette-vedette:

-Prêt Personnel: 250$+330$
-Mastercard: 60$
-Marge de crédit: 61$

Et ainsi de suite. Commencez-vous à voir la boule de neige émerger? Chaque fois qu’une dette est finie de payer, la prochaine voit son remboursement augmenter de manière exponentielle. Au final, le montant total que vous payiez en remboursement de dettes n’augmente pas, mais le montant que vous payiez sur la dette-vedette, lui, augmente.

Méthode Snowball- payez vos dettes avec vengeance!

Vous pouvez constater mes grands talents en création visuelle 😉

Les avantages de la techniques

Si on compare cette méthode au saupoudrage traditionnelle, elle fait économiser des frais d’intérêts, mais selon moi (et plusieurs autres), son principal avantage vient du momentum qu’elle crée.

Comme vous focusez sur la plus petite dette en premier, rapidement vous l’éliminerez.

Hasta la vista, baby!

Une dette de moins, c’est encourageant! Vous venez d’accomplir le premier pas (et le plus important), vous risquez d’être encore plus motivé à continuer. C’est comme être au régime et perdre le premières 5 livres, ça justifie les efforts, mettons!

C’est une méthode simple et efficace, qui, en plus, est intuitive.

Les inconvénients

Selon bien des gens, la logique voudrait que tu paies la dette qui te coûte le plus cher en terme d’intérêts en premier et avec la technique Snowball, ce n’est pas toujours le cas. Au final, tu finis donc par par payer un peu plus en frais d’intérêts qu’avec la technique Avalanche, par exemple.

Aussi, qu’est-ce que tu fais si tu as deux dettes avec exactement le même montant? (Réponse: paie celle avec le taux d’intérêt le plus élevé des deux.)

Rembourser ses dettes avec la méthode Snowball

Comment appliquer la technique

Faites comme Julie 😉

Non, sans blague, c’est assez facile. Vous identifiez les dettes qui vous ralentissent, ce sont habituellement les dettes associées à aucun actif ou à des actifs qui se déprécient rapidement, comme des dettes de cartes de crédit, des dettes de  »achetez maintenant, payez pour longtemps » et des prêts auto qui ont ballounés.

Il suffit ensuite de les mettre en ordre croissant et de commencer à liquider la première.

N’oubliez pas la petite danse de la joie entre chaque.

Est-ce la bonne méthode pour moi?

C’est la bonne méthode pour vous si vous voulez voir des résultats et vite. Si vous êtes comme moi, vous n’êtes pas patient, vous voulez voir des changements à votre situation rapidement. Cette méthode est faite exactement pour du monde comme nous!

Dave Ramsey, le fameux gourou, dit d’attaquer ses dettes avec vengeance et intensité. Plus vous démarrez le processus avec un sprint, plus vite les résultats vont venir et vous resterez motivés. Son site regorgent d’exemple de gens supra-endettés qui ont choisi de presque tout vendre leur bébelles de surplus pour mettre plus d’argent sur leurs dettes.

Machine à crème glacé vendue sur Kijiji, voiture de luxe remplacée par une Corolla 2003, vente de garage massive, déménagement dans plus petit, deuxième job, tous les moyens sont bons pour libérer des fonds pour repayer plus vite les dettes. L’idée c’est que chaque dollar de surplus doit être dirigé vers la  »mission ultime »: la liberté financière.

C’est peut-être extrême pour certains d’entre nous, mais ça peut en inspirer plusieurs! Jusqu’où iriez-vous pour rembourser vos dettes et vous libérez des paiements?

 

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Remboursement de dettes: les critères à connaître

Disons que vous avez décidé de redorer votre bilan et vous voulez rembourser vos dettes. (Yé, bravo!) Vous savez que dans votre cas, entre épargner ou rembourser vos dettes, c’est la dernière option qui est la plus payante, mais  comment choisi-t-on par où commencer? Un plan de remboursement de dettes, ça se réfléchi, ça s’optimise et ça se met en place! Cet article est le premier d’une série sur le remboursement des dettes, au courant des prochaines semaines, j’aborderai les autres aspects qui influencent un plan d’attaque pour le remboursement de nos dettes.

Les critères à connaître

On a souvent plusieurs  »opportunités » de nous endetter, et ça, même aux balbutiements de notre vie d’adulte. À 18 ans, j’avais ma première carte de crédit, à 19 ans, j’ai une première marge. À 20 ans, j’ai failli me laisser tenter par l’achat à crédit d’une voiture neuve (imaginez-vous, je n’aurais pas encore fini de la payer!) À 22 ans, je prenais des prêts gouvernementaux pour les études. Et maintenant, à 26 ans, je multiplie les marges, carte de crédit et hypothèques. J’ai pas encore 30 ans et je suis attachée au crédit, même si tout est encore très sain dans notre relation.

Je reste convaincue que le crédit peut être un outil, une rampe d’accès si on l’utilise pour investir, mais ça peut aussi être une arme à double tranchant: il nous permet l’accès à des biens maintenant, mais on repaie avec nos revenus du futurs+intérêts.  À la longue, les  »petits paiements » peuvent devenir la corde avec laquelle on se pend.

Et une fois qu’on a profité de ces « opportunités » et qu’on commence à sentir la corde autour de notre cou, comment repaie-t-on le tout? Pour le déterminer, il faut bien connaître ce qui constitue notre dette, c’est-à-dire nos différents emprunts. Chaque emprunt aura des conditions différentes et ce sont ces conditions qui influencent sur vos remboursement.

Rembourser ses dettes- les critères à connaître

Le terme et l’échéance

Certains outils de crédit, comme la carte de crédit et la marge de crédit, n’ont pas de terme et d’échéance, si ce n’est que la date limite pour faire son paiement avant que les intérêts commencent à se calculer.

D’autres, comme les prêts personnels, les achats à crédit (36 paiements pour un sofa par exemple), les prêts étudiants et les prêts hypothécaire, ont une terme et une échéance. Un terme, c’est une période de temps à l’intérieur de laquelle les conditions que vous avez négociés sont fixes. L’échéance, c’est le temps qu’il reste jusqu’à ce que le capital soit entièrement remboursé. Dans certains cas, terme et échéance se confondent.

Par exemple, quand j’ai commencé à repayer mon prêt étudiant, la durée de mon prêt (terme) était de 3 ans, mais l’échéance de 10 ans. Comme j’ai récemment réduit mes paiements à cette dette, ma durée c’est allongé, mais l’échéance reste la même. En réduisant mes paiements, j’ai redistribué le montant restant sur les années restantes avant l’échéance. C’est souvent une tactique utilisée dans les plans de repaiement de dette quand on a un dette à très faible taux/ ou dont les intérêts sont déductibles d’impôts.

Solde

Combien devez-vous encore sur votre prêt? Ce solde contient habituellement le capital, et les intérêts accumulés depuis le dernier versement. Le solde va habituellement en diminuant, sauf si vous réempruntez régulièrement sans rembourser.

Fréquence de paiement

Au mois? À la semaine? Une fois par an? Règle général, avec un prêt dont l’intérêt est calculé quotidiennement, plus votre fréquence de paiement est élevé, plus vous rembourserez rapidement.

Taux d’intérêts

Quel est le taux d’intérêts que vous assumez sur votre dette? À quelle fréquence se capitalise-t-il? Plus les intérêts sont calculés (capitalisés) régulièrement, plus le facteur de l’intérêt composé joue son rôle.

Conditions de grâce

On appelle ça  »de grâce », mais ne vous faites pas prendre, ce n’est pas un cadeau qu’ils vous font. Les prêteurs offrent parfois à leur clients de suspendre leurs paiements pendant un certain temps, ou de le diminuer (parfois juste les intérêts devront être payés). Le fameux  »paiement minimum » des cartes de crédit pourrait être compté comme une condition de grâce.

Pour les prêts étudiants, le six de congé de paiement à la fin des études, c’est une condition de grâce.

Restrictions et pénalités

Un bon exemple de restrictions serait un prêt qui vous empêcherait de changer votre fréquence de paiement. Ou encore, avec mon hypothèque, je peux doubler le paiement, mais je ne pourrais pas le tripler.

Les pénalités se présentent quand, par exemple, vous finissez de rembourser plutôt une dette, vous aurez des frais. Ou si vous voulez renégocier votre prêt avant la fin du terme. Ou céder votre prêt auto.

Il est important de connaître les restrictions et les pénalités entourant un prêt avant de commencer un régime  »mort aux dettes ».

Intérêts déductibles d’impôt ou pas?

Pour certaines dettes, les intérêts seront déductibles d’impôt, comme les prêts étudiants, les prêts servant à l’investissement dans une entreprise et les prêts pour l’immobilier locatif.

Les intérêts payés sont alors enlevés (déduits) du revenu imposable. Il est donc moins intéressant de rembourser rapidement ces dettes par rapport à une autre avec des conditions semblables, mais dont les intérêts ne seraient pas déductibles.

Et maintenant?

Faites la liste de vos dettes et associez-leur leurs critères propres à chacune. Vous devriez le faire pour toutes, y compris , les prêts auto, les prêts étudiants et l’hypothèque. Les gens ont souvent tendance à laisser celles-ci de côté parce que ce sont des dettes  »propres », des  »bonnes » dettes, mais toute dette exige un paiement mensuel et c’est ce paiement qui gruge votre revenu disponible à chaque mois.

Vous pouvez utiliser ce fichier pour faire la liste des emprunts 🙂

La prochaine étape est de déterminer le montant que vous pouvez  »pitcher » sur vos dettes pour les faire disparaître le plus vite possible. Et ça, il suffit de rester à l’écoute, parce que l’article sera disponible sous peu!

Rembourser ses dettes- quels critères devez-vous connaître?

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3 bonnes raisons d’acheter un plex laid

Pour commencer dans l’immobilier locatif, il faut avoir l’œil pour reconnaître le potentiel d’un immeuble. S’il est bien placé, qu’il offre des logements intéressants et qu’il ne demande pas de travaux majeurs (structure, électricité, plomberie) le fait qu’il soit laid ne devrait pas être un frein. Voici comment j’en suis arrivée à cette conclusion, mais aussi 3 bonnes raisons pour considérer l’achat d’un immeuble à revenu qui demande un peu d’amour. 

Récemment, on faisait faire un estimé pour l’installation de planchers chauffants dans notre logement du rez-de-jardin et l’entrepreneur nous dit, juste après nous avoir dit bonjour:

« Les rénovations, est-ce que c’est parce que vous voulez vendre, parce que si vous voulez vendre… »

Il faut comprendre ici qu’il nous signifiait son intérêt pour le triplex.

Ça m’a comme fait un petit velours. Ce bloc-là, quand on l’a acheté, le monde nous traitaient de fous. Même mes parents, qui sont toujours un très grand soutien, m’avaient dit:

« Faut commencer quelque part, hein? »

On va se le dire franchement, le bloc, il était LAID. Les poubelles débordaient en-avant, les balcons n’avaient jamais été entretenus, le terrain en arrière était une jungle. Un de nos locataires barricadaient son balcon avec du polythène à chaque hiver et ne l’enlevaient qu’en juin. Il était HORRIBLE.

3-bonnes-raisons-acheter-immeuble-laid

 

Et c’est pour ça qu’on l’a acheté. En fait, je devrais dire que comme son aspect extérieur laissait à désirer, les acheteurs ne se bousculaient pas au portillon et il a attendu plus de 6 mois sur le marché. La banque qui le détenait était plus-que-prête à s’en débarrasser et on l’a eu à un prix qui faisait du sens. Autrement dit, comme il était laid, personne n’en voulait et le prix a diminué en conséquence.

La loi de l’offre et la demande, ça vous dit quelque chose? 😉

 

3-bonnes-raisons-acheter-immeuble-laid

Épinglez sur Pinterest pour retrouver l’article plus facilement 🙂

Alors pourquoi acheter un immeuble laid?

On a refait évaluer le triplex cette année, pour l’achat de notre maison. L’immeuble a pris 45 000$ de valeur en 3 ans!  Avec le recul, je suis en mesure de mettre des mots sur mon intuition du départ et de vous donner trois bonnes raisons d’acheter un plex laid.

Ils coûtent moins cher à l’achat

Qui dit prix plus-bas, dit plus petite hypothèque et dit plus petits paiements mensuel (duh!) Ça peut permettre à certaines personnes, disons, ahem, deux étudiants pauvres, mais motivés, d’acquérir une propriété, même avec leur mise de fonds est limitée. C’est un excellent moyen de se  mettre les pieds dans le merveilleux monde de l’investissement immobilier.

De plus, toute chose étant égale par ailleurs, un immeuble avec un prix plus-bas génère techniquement plus de cash-flow (parce que plus petits paiements hypothécaires).

Aussi, votre endettement sera moindre au départ, et éventuellement, votre valeur nette plus grande.

Leur plus-value/l’équité potentielle est plus grande

Un immeuble fraîchement rénové, à moins d’une demande exceptionnellement forte (pensez Toronto, ou le Plateau y’a 5 ans), ne prendra pas plus de valeur que l’inflation (théoriquement). Dans notre cas, on a payé l’immeuble 190 000$ en 2014. On y a investi 20 000$ (en date de 2016), pour un total de 210 000$. En novembre 2016, il a été évalué à 235 000$. Chaque dollar investi est allé chercher 1,25$ de plus-value.

Si j’avais acheté un immeuble rénové en 2014, jamais il n’aurait pris autant de valeur en 2016. C’est avec cette équité que nous avons pu financer l’achat de la nouvelle maison (après avoir tâté le marché du plex pendant quelques temps), on a décidé d’attendre un peu). Quand on veut investir en immobilier, il est commun (et conseillé) d’utiliser l’équité qui découle du premier immeuble comme mise de fonds pour l’achat du suivant.

Sans plus-value/équité, pas de mise de fonds et pas de nouvel immeuble.

Les logements à rénover peuvent être augmentés de prix

Ok, avant qu’on crie à l’embourgeoisement, il faut savoir que:

  1. C’est normal que les prix augmentent
  2. Un proprio ne peut pas mettre dehors un locataire pour faire des rénovations et augmenter ses loyers unilatéralement.

Quand on a acheté, j’avais fait une vérification du loyer moyen que les logements pouvaient nous rapporter sans les rénover. Environ 470$. Pour des 5 1/2. Par contre, dans le quartier où l’on achetait, un logement bien entretenu se louait 550$/mois.

Après des rénovations de 5000$ dans le logement du haut, nous le louons maintenant 560$. Notre logement du bas, celui que nous occupions, a fait l’objet de 3000$ de réno en 2014. Il est déjà loué pour juillet (et un autre objectif à cocher!) pour 540$. Comme c’est un petit 5 1/2 dans un rez-de-jardin, sans ces améliorations, je n’aurais pas pu demander plus de 450$. Le seul logement dont l’intérieur n’a pas été touché a quand même été augmenté de 505$ à 535$, grâce aux améliorations extérieures.

Autrement dit, pour 20 000$ en rénovations, je récupère 210$ de plus par mois. 2520$ par an. Et mes loyers sont exactement sur la médiane du prix des loyers dans mon secteur. Je pourrais louer plus cher, mais je préfère avoir des locataires de qualité qui apprécient leur logement et qui y restent.

On s’entend ici que je ne parle que de travaux esthétiques et pas d’éléments majeurs, comme, entre autre, de l’infiltration d’eau et des problèmes de structure. Simplement, parfois, il faut voir au-delà des premières impression et de la crasse pour apercevoir le potentiel qui s’y cache. Et ne pas avoir peur de l’ouvrage… beaucoup d’ouvrage!

Pourquoi-acheter-immeuble-laid

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Quel est le meilleur outil pour faire son budget?

Vous avez décidé que vous aviez besoin d’un budget et vous avez choisi la méthode mais maintenant vous vous demandez comment le faire? Papier-crayon? Un beau fichier Excel, comme celui qu’Eille la cheap propose? La dernière application que tout le monde vante? C’est vrai que les outils sont multiples et les avis, nombreux.  Il faut simplement se rappeler que chaque façon de faire à ses avantages et ses inconvénients.

Le bon vieux papier-crayon

On s’entend que c’est la base, on commence tous par là, j’en suis convaincue! Que ce soit dans un agenda, sur une napkin, ou dans un cahier dédié, le budget papier est l’Alpha. Pas de fla-fla ou de gros investissements nécessaires. À la limite, une calculatrice pourrait être utile, de même qu’une règle.

Nico et moi avons des meetings budgétaires durant le souper assez régulièrement, et on utilise le budget papier pour illustrer nos idées en attendant de les entrer dans Mint ou dans Excel.

Il suffit d’indiquer ses revenus dans le haut de la feuille et d’en faire le total. Ensuite, on fait simplement la liste de ses dépenses et le montant qu’on doit allouer en épargne. La mécanique est la même pour toutes les méthodes!

Le budget papier s’utilise surtout pour représenter un budget, beaucoup moins pour suivre ses entrées et sorties d’argent dans le mois. Le fait de devoir écrire chaque dépense, puis de l’effacer pour réécrire le nouveau chiffre quand on dépense à nouveau dans la catégorie est, selon moi, l’un de ses pires défauts.

Pour: ultra-simple, peut se faire partout, on peut même le décorer avec des crayons de couleurs!

Contre: presque impossible à utiliser pour suivre ses dépenses, doit être recopier à chaque mois

Chiffrier numérique, type Excel

Il a y de nombreux avantages à se faire un budget avec Excel. Les modèles sont nombreux et gratuits, le logiciel en lui-même est accessible et parfois, gratuit (Google sheets ou Open Office, par exemple) et le budget peut être adapté à la situation de presque tous, simple ou complexe. On peut y faire plusieurs scénarios en copiant simplement la feuille et en y modifiant les données.

On peut aussi y faire des graphiques et qui n’aime pas un bon vieux graphique pointe-de-tarte?

Faire son budget avec Excel: le bonus est un graphique en pointe de tarte!

Ce que j’aime moins avec un chiffrier, c’est que l’on doit constamment aller y reporter ses dépenses et entrées de fonds. C’est l’une des raisons pour lesquels les gens n’adhèrent pas au budget: garder les maudites factures!

J’utilise beaucoup le budget Excel lors de situations extraordinaires, comme des rénovations ou un voyage. Ce genre de situation bouscule le budget habituel.Le faire avec Excel me permet de bidouiller pour voir la situation réelle, plutôt que le portrait sanglant que me renverrait mon budget normal (ça fait trois mois que mon budget ne balance absolument pas, mais grâce à un chiffrier spécial réno, je sais que la situation est loin d’être aussi grave qu’elle n’y paraît!).

Pour: gratuit, nombreux modèles gratuits, flexibilité, peut permettre de présenter le bilan, graphiques en bonus

Contre: une bonne connaissance d’Excel est nécessaire, les transactions doivent être ajoutée une par une.

Meilleur-outil-budget-excel-mint

Mint

Mint est, de loin, l’outil que j’utilise le plus. On l’utilise depuis 2011!

Je trouve qu’il est le mieux intégré et le plus complet. Est-ce qu’il est parfait? Non, comme tous les outils qui existent, il a des défauts. Il est offert uniquement en anglais et il peut être complexe à comprendre au début. De plus, la gestion de l’épargne est faite d’une manière un peu étrange.

Par contre, le fait qu’il synchronise TOUS mes comptes en un seul endroit et qu’il offre un bilan en temps réel est pour moi le summum. Comme tous vos comptes sont synchronisés au même endroit, vos transactions y sont automatiquement affichées, pas besoin de les retranscrire. Il suffit de bâtir son budget, et le premier mois, d’y classer vos transaction selon les catégories. Les mois suivants, Mint les classera automatiquement dans les bonnes catégories.

Son fonctionnement est assez intuitif, mais quand il commence à compter les remboursements de carte de crédit comme une dépense, ça peut s’avérer moins facile. Il suffit simplement de le ramener à l’ordre et d’indiquer le tout comme un transfert.

Pour ceux qui seraient craintifs à l’idée de lier tout leurs comptes au même endroit, il est bon de savoir que Mint est mis en ligne par Intuit, une compagnie qui fait la production de logiciel d’impôt et que les données sont très très bien encryptées et sécurisées.

Pour: gratuit, peut synchroniser tous vos comptes, plus besoin de classer les dépenses, permet de suivre au jour le jour ses dépenses et de les contrôler, présente un bilan

Contre: en anglais, peut être complexe, propose de la publicité pour du crédit

Alors, quel outil est le mieux?

Si vous avez suivi jusqu’ici, vous aurez compris qu’il n’y a pas de meilleur outil. Il n’y a que le meilleur outil selon la situation.

Vous voulez dresser rapidement le portrait de votre situation pour en prendre le pouls? Papier-crayon est une excellente option.

Vous voulez faire plusieurs scénarios en modifiant certains éléments, mais en gardant la structure générale? Un chiffrier est possiblement ce qu’il vous faut (graphiques en prime!)

Vous voulez suivre, contrôler et visualiser vos dépenses et vos revenus? Une application mobile qui télécharge vos transactions vous aidera grandement.

Et vous, quel outil utilisez-vous? Utilisez-vous d’autres outils que ceux nommés?  Pourquoi?

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Quand tout ne va pas comme prévu: la technique pour reprendre le contrôle

Je fais souvent des articles où j’essaie de rendre des sujets sérieux et beiges, légers et plaisants. Je pense que je réussis plutôt bien, mais la réalité, c’est que parfois, je me plante moi aussi. J’ai parfois l’impression que je perds royalement le contrôle.

Comme vous savez peut-être, j’ai acheté une maison récemment. Superbe, grande, bien localisée et avec un potentiel de prise de valeur vraiment intéressant. J’avais tout préparé: l’argent pour la mise de fonds, l’argent pour les rénos, le budget pour les rénos, les bons entrepreneurs, etc.

J’avais pensé aux frais de clôture.

En fait, je pensais l’avoir fait.

Quand nous avions acheté le triplex, la taxe de Bienvenue nous avait été envoyée en juin, 4 mois après l’achat et nous avions jusqu’en août pour la payer. Apparemment, ce n’est pas pareil dans toutes les municipalités. Le compte de taxes est rentré ce mois-ci… et est payable avant le 26 avril. Je pensais avoir jusqu’en juin. Tout aurait été ok en juin, j’avais prévu les liquidités pour ça.

Mais pas maintenant.

Surtout, que grâce à des vendeurs pas très collaboratifs, notre notaire a dû nous charger presque 400$ de plus pour l’acte de vente.

Et que finalement, on a dû changer la fournaise parce que, contrairement à ce que les vendeurs prétendaient, elle n’avait pas été en fonction depuis 3 ans et a brisé dans les premiers jours de possession, envoyant dans l’air une odeur prononcée de jetfuel.

Avant que vous me disiez: t’avais juste à faire inspecter, je tiens à préciser qu’une fournaise, un inspecteur en bâtiment, ça inspecte pas ça.

La fournaise nous a donc coûté 3000$. Le gouvernement donne actuellement une subvention pour la conversion mazout-électricité, mais l’évaluateur de notre dossier brette et exige une facture de chauffe-eau (on n’a pas changé le chauffe-eau).

On a dû refaire la plomberie complète d’une salle de bain, parce que après avoir rouvert l’eau, on s’est rendus compte que les joints avaient séchés et fuyaient. 300$

Tout ça, c’est sans compter les nombreux petits achats qui s’accumulent et que je n’avais pas compté. Tsé des boîtes de vis à 5$ et des cannes d’uréthane à 10$, ça fini par faire un beau petit montant. Comme le sous-planchers qu’on a dû refaire.

Vous comprendrez donc qu’en ce moment, j’hyperventile un petit peu. J’essaie toujours de voir venir le pire et j’avais prévu un coussin, mais là, j’ai l’impression d’avoir donné la main et qu’ils ont pris le bras… avec un chausson en prime.

tout-va-être-ok

Si le Doctor le dit, c’est que c’est vrai… right?

Actuellement, on est chanceux. Nico fait de l’overtime depuis 4 semaines, ce qui lui donne de très belles paies et me permet de patcher les trous, mais j’ai la désagréable impression que ça ne sera pas assez et je pense de plus en plus à aller faire une demande pour augmenter notre marge.

Les grosses dépenses s’en viennent et je ne veux pas qu’on soit pris à la gorge ou pire, devoir demander de l’aide à nos parents.

#lahonte

On a toujours fait seuls au niveau financier. Même dans les pires moments avec le bloc, on s’est arrangés. Là, j’ai l’impression d’avoir essayé de jouer à l’adulte et d’avoir échoué lamentablement. J’ai gaffé et j’en paie le prix (littéralement).

Je sais que je ne suis pas la seule dans une situation semblable, où tu te fais surprendre par des dépenses et des imprévus qui grugent ta détermination à te battre et à faire les meilleurs choix. Je suis épuisée, physiquement et mentalement. Ce matin je devais appeler mon cuisiniste parce que mes armoires sont en retard d’une semaine déjà et ne seront pas installée avant le 18 avril, soit dans 2 semaines… Je prévoyais mettre mon pied à terre et demander un rabais. J’ai appelé, j’ai écouté leurs excuses plates et j’ai juste laissé planer un silence plein de jugement… sans demander de rabais.

En gros, je suis dépassée.

tout-ne-va-pas-comme-prévu

Quoi faire quand on est dépassé.

Faire un pas en arrière

Prendre une grande respiration. Ouvrir une bière ou siroter un thé. Sortez-vous de la situation. Un peu comme quand ils disent aux parents à bout de souffle de reposer leur bébé hurlant dans sa bassinette et de fermer la porte derrière eux pour éviter de commettre le pire.

Laissez le problème dans sa bassinette et allez décanter plus loin.

Évaluer la situation objectivement

Faire une liste des choses qui posent problème. Faire une autre liste des choses qui vont bien (croyez-moi, il y en a, c’est sûr!) Qu’est-ce qui va le plus mal? Pourquoi?

Hier, je suis arrivée à la nouvelle maison après que les sableurs soient partis. Ils avaient teint les planchers… et c’était ROUGE. Je les paies 3100$, et mes planchers sont ROUGES?! Ils étaient sensés être dorés!

Crying mode activated.

Je vous jure j’ai appelé ma mère en braillant.

Ensuite, je suis retournée en-dedans et j’ai regardé plus attentivement. Est-ce que c’était vraiment rouge? Est-ce que c’est si pire que ça?  J’ai appelé le gars des planchers et je lui ai demandé calmement des explications et on a discuté des options.

 

éviter-décisions-importantes-argent-émotions

Trouver les solutions possibles

Il y a TOUJOURS une solution. Parfois ce n’est pas celle qui nous conviendrait le plus, mais il y a toujours une solution. Faites en la liste. Identifiez-les celles avec le plus de potentiel. Explorez les options.

Dans le cas de mon manque de liquidités, j’ai 2 options:

1-Faire augmenter la marge
2-Retarder certains travaux pour prendre le temps d’économiser/rembourser la marge.

J’ai choisi la deuxième option. Les fenêtres devront attendre. De même que la chambre du bas. Et la salle de bain du rez-de-chaussé. Mais au moins, mon ulcère va rester tranquille.

Faire un plan court-court-terme

Oubliez les grands plans. Oui, je sais que dans 8 mois, mes finances seront mieux, j’aurai à nouveau les liquidités et que ça va aller, mais demain, quand je devrai mettre le chèque à la poste pour 3100$ , c’est là que ça ira moins bien.

En attendant, je me fais un plan pour la semaine. J’appel ça « patcher les trous dans le bateau ».

Qu’est-ce que je dois faire d’ici demain pour éviter de couler?

Est-ce que j’ai besoin d’argent pour l’épicerie? Payer le loyer? Mettre de l’essence dans l’auto?

Comment j’y arrive?

Bref, vous voyez où je veux en venir? Souvent, on se laisse ensevelir par les plans en 46 étapes simples et on fini par être plus découragées par la solution que par le problème.

Prenez la solution qui fait le plus de sens pour vous, qui est réaliste et faisable et donnez-vous des directives simples à faire pour sa mise en place.

Pour ma part, j’ai fait une liste des choses restant à faire dans la maison, du plus urgent au « cosmétique ». J’ai ensuite accolé un montant à chose jusqu’à ce que j’atteigne la fin de mes liquidités (petite confidence: ce moment est arrivé vite). Ça m’a permis de faire deux choses: confirmer que j’avais l’argent pour les choses plus urgentes (comme éviter d’inonder le sous-sol à la moindre averse avec un nouveau drain de fondation), et réaliser que le reste n’était pas si urgent et pouvait bien attendre.

Une dernier truc: parlez-en

Vous seriez étonné de voir le réseau que vous avez autour de vous et le support dont vous bénéficiez sans le savoir. En parler permet aussi de relativiser la situation avec le regard des autres. Ça peut faire des miracles.

Est-ce que cette technique est miraculeuse? Non, certainement pas. Par contre, elle permet de faire le petit chien. Vous savez, la technique de nage super élégante? Celle qui permet de garder la tête hors de l’eau? Celle-là. Ça permet de faire le point, de reculer pour mieux reprendre le contrôle.

 

 

 

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Investir: par où commencer?

Je suis allée récemment à une conférence donnée par Julien Brault, fondateur d’Hardbacon, une entreprise québécoise qui veut démocratiser l’investissement au Québec. Cette conférence portait sur … l’investissement (mais quel suspense!)

J’y assistais, parce que malgré le fait que je m’y intéresse, je ne suis absolument pas une experte. Je veux en apprendre plus pour être en mesure de mieux gérer mes finances et mieux comprendre les choix qui s’offrent à moi, parce qu’on se le cachera pas, dès que tu rentres dans le bureau d’un conseiller financier, tu as beau être une personne intelligente et fonctionnelle en-dehors, en-dedans, tu te transformes en une patate. Une patate qui comprend juste que l’argent va bouger de ton compte-chèque à ton REER/CELI et  »fructifier » (non, tu seras pas obligé d’aller aux pommes avec ta blonde pour fructifier… la pognes-tu? 😉 ) Même quand tu te prépares et poses des questions, tu ressors quand même en te sentant comme une patate.

Lors de la conférence, on était de tous les niveaux à la formation: newbies à taponneux. C’était super. Démystifier un peu l’investissement, lever le voile sur la magie de la chose. Maintenant, je vais être moins une patate (et vous aussi!)

Investir, c’est quoi?

Investir, c’est prendre son argent et le prêter à une entité quelconque en échange d’un rendement. That’s it, that’s all.

L’entité quelconque peut-être une banque, un gouvernement, une municipalité, une compagnie, vous-même, etc.

L’idée, c’est de créer de la valeur avec vos dollar. Si vous achetez des actions d’une compagnie, elle se servira de l’argent recueilli ainsi pour financer l’achat d’actifs ou le lancement d’un nouveau produit, ou encore, pour relancer ses opérations. Si vous achetez des obligations municipales, la municipalité se servira des sous recueilli pour financer des infrastructures qui bénéficieront à tous ses citoyens.

En échange de leur prêter des sous, vous aurez accès à un certain rendement. Les obligations verseront un coupon (intérêts). Les actions pourraient verser un dividende, mais surtout, elles croîtront. Si vous investissez dans votre entreprise, vous vous verserez un dividende. Si vous achetez un bien immobilier, vous devriez voir sa valeur augmenter au fil du temps.

Investir- par où commencer.

Pourquoi investir plutôt qu’épargner?

La plupart des gens vous diront que vous devez épargner pour votre retraite et ils ont un peu tort.

Épargner, c’est mettre de l’argent de côté. Tout simplement. Un peu comme si vous retireriez 100$ du guichet automatique, que vous en dépensiez 80$ et rangiez le 20$ restant dans le tiroir de votre table de chevet.

Si vous faites ça à chaque semaine, vous aurez 1040$ dans votre tiroir de table de chevet. Vous n’auriez rien de plus,

Essayer de financer le tiers de votre vie avec le cinquième de votre salaire. Vous n’y arriverez pas, c’est arithmétique. En plus d’épargner, il faut investir!

C’est dans cette logique, que quand j’ai commencé à avoir des sous à mettre de côté, vers mes 18 ans, j’ai voulu les  »investir ». Parce que, tsé, qui n’a jamais voulu être riche? J’entendais parler de rendement de 7-8%, alors que ma banque ne me proposait que des CPG à 3% (ah! c’était le bon temps, maintenant, si elles offrent du 1,5%, c’est bon…).

J’avais bien sûr entendu parler de la bourse et de l’achat d’actions, mais je n’avais aucune idée comment on achète ça des actions… Clairement pas à l’épicerie ou à la Caisse Pop!

Investir, mais dans quoi?

Certains vont répondre:

« Mais dans un REER pardi! »

(Je suis certaine que personne ne dit plus  »pardi », mais c’est plutôt comique de l’imaginer tout de même)

Pour ceux qui répondent ça, je suis désolé de vous répondre que le REER n’est pas un investissement… c’est un véhicule financier.

Pensez au REER comme une sacoche; à l’intérieur de la sacoche, on peut retrouver plusieurs articles: porte-monnaie, téléphone, poignée de change, une barre tendre au cas-où, etc. Le REER permet de prendre plusieurs produits financiers: actions, FNB, CPG, métaux, immobilier, fonds communs de placements et de les mettre à l’abri de l’impôt jusqu’à votre retraite. Au passage, le gouvernement vous redonne l’impôt payé sur votre argent (parce qu’il sera imposé à la sortie, donc on vous redonne l’impôt payé à l’entrée), ce qui explique l’engouement pour le REER (entre autres choses!).

Par contre, à l’intérieur du REER, on peut placer différents investissements! Pareil pour le CELI.

Pour plus d’info sur ces deux véhicules financiers, consultez mes précédents articles: REER et CELI.

Celui que vous choisissez doit l’être en fonction d’une planification financière solide. Le REER permet de réduire le revenu maintenant, mais augmente le revenu au retrait. Le CELI ne change rien à votre revenu, mais tous les intérêts échappent à l’imposition. (pour vous aider à faire un choix: REER ou CELI, lequel choisir?)

En 2009, mon jeune moi avait penché vers le CELI, nouvel outil du moment, entre autre pour la facilité d’utilisation. Et comme je ne comprenais rien à l’investissement, j’avais placé à l’intérieur de mon nouveau et rutilant CELI… un compte-épargne.

Pwomp pwomp pwoooomp…

C’est l’an dernier que j’ai eu envie de me pencher plus sérieusement sur le rendement généré par notre épargne. La bourse m’a toujours intéressée, mais, on va se le dire franchement, je suis paresseuse. La taxe paresse, ça s’applique souvent dans mon cas. Je fais souvent le calcul entre la somme d’efforts et le rendement et j’essaie d’optimiser le tout. Et disons que d’apprendre les rouages de la Bourse, ça ne m’apparaît pas assez simple pour la paresseuse que je suis (mais qui sait, peut-être avec la formation de Hardbacon, je vais m’y mettre…)

C’est cette simple réflexion qui m’a amené à me penché sur deux types d’investissement: le fonds commun de placement et le fonds négocié en bourse.

C’est quoi un fonds?

Expliqué simplement, c’est une salade de fruit.

Vous prenez des pommes, des bananes, des raisins, des bleuets, de kiwi et vous mélangez tout ça.

Vous vous prenez un bol de votre salade de fruits et vous aurez dedans un peu de tout. Si vous aviez voulu goûter à tous ces fruits, vous auriez dû en manger plus d’un kilo. Là, avec un petit bol, vous avez le plaisir de déguster l’arc-en-ciel sans éclater.

fonds-commun-fnb-arc-en-ciel

Même principe pour un fonds (qu’il soit commun ou négocié en bourse). Un gestionnaire de portefeuille chevronné fait une sélection de plein plein plein de compagnies qu’il juge intéressante et qui correspondent aux critères du fonds et réparti leur poids (%) selon des calculs précis pour atteindre  un certain niveau de risque.  Il s’occupe ensuite de maintenir le fonds et de veiller à une bonne répartition du poids de chaque action. Il divise ensuite le fonds en plein de petits bouts, qu’il vous revend.

Vous êtes maintenant propriétaires de plein de compagnies via le petit bout du fonds que vous avez acheté.

La grande force d’un fonds c’est sa diversification, inhérente à sa constitution et aussi le pouvoir commun. Tout seul, vous ne pourriez pas acheter 20% de Shell, mais avec le poids de milliers d’autres investisseurs, le fonds peut l’être et par ricochet, vous aussi!

Fonds commun de placement

J’ai tout d’abord investigué du côté des Fonds communs de placement. C’est vieux comme le monde, mes parents connaissaient ça et toute les banques en vendent. L’affaire était gorlo, non?

Non.

Attention aux frais les amis. Chez Desjardins, les frais de gestion (ce qu’il vous chargent pour gérez votre argent) pour leurs différents fonds varient entre 1.7% et 2,3%. Chez certaines institutions financières, certains fonds flyés peuvent atteindre les 3-4%!

Moi, je suis allergique aux frais. Quand on investi, on prête son argent à quelqu’un pour qu’il créé de la valeur avec. Je ne suis pas prête à le payer pour ça, en tout cas, certainement pas 2-3% par année.

Avec les recherches, j’ai décidé d’investir malgré tout 500$ réparti entre un fonds de travailleurs et un fonds de Tangerine, juste pour essayer. (Si c’était à refaire, j’oublierais le fonds de travailleurs)

L’avantage d’un Fonds commun de placement, c’est la simplicité des choses: un simple clic pour Tangerine et vous êtes propriétaire d’une part du fonds.  Le désavantage d’un fonds commun de placement, ce sont les frais souvent élevés qui l’accompagnent, mais aussi la rigidité des choses.

C’est selon mon observation de consommatrice/épargnante un bon outil si on choisit un fonds avec des frais pas trop élevé. C’est pas pour rien que c’est le produit le plus connu de tous. Jusqu’à récemment, c’était l’un des seuls moyens pour un épargnant lambda d’investir en bourse. Cependant, faites attention, demander le rendement NET du fonds dans les dernières années. Certains, à cause des frais de gestion, ont été négatifs…

Fonds négociés en Bourse

C’est quand Nico est revenu tout crinqué d’une présentation de la Banque Nationale aux étudiants de génie (Nico était là pour la pizza, free food, en bon étudiant paumé) en me parlant de FNB et de comment ça serait cool que je regarde ça pour  »nos hypothétiques REER » (ils sont toujours hypothétiques…) que j’ai découvert le monde merveilleux des FNB.

C’est comme un fonds commun, mais en bourse!

Avec des frais très bas, car pas d’intermédiaire entre le fonds et toi. Le tout est transigé en bourse, d’où une facilité d’achat et de vente. L’avantage principal pour moi, c’est que je pouvais acheter des parts de fonds précis selon mon profil d’investisseur, le tout sans intermédiaire et délais, en plus d’avoir le feeling  »d’être en bourse ».

L’avantage d’un FNB, c’est vraiment son coût de détention très faible (frais très bas: 0.25% vs 2%). Son désavantage, selon moi, c’est que vous devez avoir un compte de courtage pour en acheter, mais aussi apprendre à vous en servir et comprendre les dizaines de FNB qui s’offrent à vous.

Moneysense propose un portfolio super simple, le CouchPotato portfolio. L’idée c’est d’acheter des fonds avec les frais de gestion bas, qui ont fait leur preuves et avec une répartition qui correspond à votre profil d’investisseur. J’aime aussi beaucoup ce modèle. J’aime l’idée que je réparti mon risque de la même façon que le fonds commun le ferait, mais au lieu de payer quelqu’un pour le faire (et me le vendre…), je le fais moi-même pour moitié moins cher.

Et vous, comment avez-vous fait vos premiers pas dans le monde de l’investissement?

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