Rembourser ses dettes: la méthode Avalanche

Quand on a une déjà un budget serré, rembourser ses dettes peut sembler un objectif inatteignable pour bien des gens, mais avec de la volonté, la bonne stratégie et une méthode, c’est plus accessible qu’on pourrait penser!

On continue la série Rembourser ses dettes avec un troisième article. Cette semaine, on discute de la méthode Avalanche, qui est une autre méthode qui pourrait vous permettre de kickstarter votre remboursement de dettes en 5e vitesse.

Les autres articles de la série:

Rembourser  ses dettes ou épargner: telle est la question

Rembourser ses dettes: les critères à connaître

Rembourser ses dette avec la méthode Snowball

Rappel: Pourquoi devez-vous avoir un plan?

J’aime tellement cette maxime que je vous la répète encore dernière fois (ou pas… 😉 )

Who fails to plan, plan to fail.

Sans plan, vous risquez pas mal plus d’arriver dans un cul-de-sac financier. Le saupoudrage d’argent sur toutes vos dettes, c’est inefficace, démotivant et coûteux. Alors, aussi bien avoir un plan qui vous dira où mettre votre argent en priorité pour atteindre la liberté le plus rapidement possible!

Rembourser ses dettes avec la méthode Avalanche

La méthode Avalanche

On l’appelle la méthode Avalanche parce que contrairement à la méthode Snowball, qui cible les plus petits montants en premier, la méthode Avalanche cible les plus haut taux d’intérêts en premier. C’est la méthode « logique », c’est celle qui, sur toute la durée de votre remboursement de dettes, vous permet d’économiser le plus de frais d’intérêts et donc, de réduire au maximum la durée.

Comment ça réussit à vous offrir ça?

En ciblant la dette avec le taux d’intérêt le plus élevé au départ, indépendamment du solde de celle-ci. Une dette ayant un taux d’intérêts élevé, est une dette qui vous coûte plus cher proportionnellement, qu’une dette avec un taux d’intérêts moins élevé. Et comme la plupart des dettes ont comme caractéristique de voir leur intérêts calculés de manière composée, plus d’intérêts veut dire une durée de remboursement plus longue.

Comment la mettre en application?

Encore une fois, ça commence par faire la liste de nos dettes, mais cette fois-ci, on les classe selon leur taux d’intérêt, du plus grand au plus petit.

Et on s’attaque avec hargne à celle qui se retrouve dans le haut de la liste.

Et quand je dis hargne, je veux en réalité dire d’y mettre tout ce que vous pouvez y mettre comme argent: les canettes que vous retournez à l’épicerie, les heures supplémentaires, les ventes de vêtements du petit dernier sur Kijiji, le retour d’impôt, le 5$ que vous trouvez sur la rue.

Remboursez ses dettes avec hargne, c’est faire des sacrifices, ne pas juste y mettre  »ce qui reste à la fin du mois ». C’est étirer l’épicerie pour pouvoir mettre 20$ de plus sur les dettes, c’est couper Vidéotron, c’est amener son  lunch, c’est vendre la 2e auto qui ne sert presque pas.

Dans la hargne, il y a toute les fois où vous n’avez pas bien dormi à cause de votre fardeau financier.

Toute votre gêne pour les fois où vous avez reçu un avis de la banque parce que vous dépassiez votre limite.

Toute votre déception parce que votre crédit était trop pourri pour faire ce que vous vouliez faire.

Si votre budget vous dit: tu peux mettre 50$ de plus ce mois-ci, essayez d’arriver à 60$. Soulevez les coussins du divan. Tondez des gazons. Vendez de la scrap de métal! Soyez créatif et vous le trouverez le 10$ de plus, j’en suis certaine.

Un exemple

Julie (encore elle!) a les dettes suivantes:

-Une visa à 1000$, à 19%, paiement min. 30$
-Un prêt style Accord D de 2000$, à 4%, paiement min. 150$
-Un prêt personnel de 3000$, à 7%, paiement min. 250$
-Une Mastercard à 6000$, à 22%, paiement min. 180$
-Une marge de crédit de 10 000$, à 2,7%, paiement min. 61$

Elle commence par les mettre en ordre décroissant selon leur taux d’intérêts:

-Une Mastercard à 6000$, à 22%
-Une visa à 1000$, à 19%
-Un prêt personnel de 3000$, à 7%
-Un prêt style Accord D de 2000$, à 4%
-Une marge de crédit de 10 000$, à 2,7%

Ensuite, elle concentre ses efforts sur la Mastercard, tout en continuant de payer le minimum sur les autres. De son budget, elle dégage 150$ supplémentaire par mois pour rembourser ses dettes, qu’elle applique donc en priorité sur la Mastercard. Si elle réussit à trouver des sous supplémentaires, ils vont sur cette dette jusqu’à ce que celle-ci soit vaincue.

Elle poursuit ensuite ses efforts sur le Visa, cette fois en appliquant non seulement le minimum (30$), mais aussi le 150$ supplémentaire et le paiement minimum de la Mastercard (180$), en plus de tout ce qu’elle peut trouver en dessous des coussins du divan.

Ainsi de suite jusqu’à ce que la dernière dette rende l’âme (et vous rende la vôtre!)

Rembourser ses dettes avec la méthode Avalanche

Pour

C’est une technique simple, très cartésienne, qui mise sur le fait que si vous payez moins d’intérêts, vous finirez de rembourser vos dettes plus rapidement et en payant moins d’intérêts.

Juste ça, c’est suffisant!

Contre

Qu’est-ce qui ce passe si votre dette avec le plus haut taux d’intérêts est aussi celle avec votre solde le plus élevé? Ça pourrait vous prendre des années à rembourser et en attendant, vous ne voyez pas le nombre de dettes diminuer. Ça peut être décourageant pour plusieurs personnes!

Et puis, qu’arrive-t-il si vos taux d’intérêts sont variables…?

Mon grain de sel

Je suis attirée par la méthode Snowball, je ne vous le cacherai pas. L’idée de créer un momentum me parle. Par contre, je suis cartésienne de nature. Si je peux épargner des frais, je vais le faire. En conséquence, quand j’ai mis en place mon plan de remboursement de dettes, j’ai choisi un hybride. J’ai remboursé les plus petites dettes avant et ensuite, pour les autres, j’y vais selon les taux d’intérêts.

C’est permis d’adapter les méthodes à nos besoins!

 

 

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Rembourser ses dettes: la méthode Snowball

Voici le deuxième article de la série Rembourser ses dettes, une série d’articles visant à rendre digestible le remboursement des dettes. On ne se mentira pas: ça ne sera probablement pas facile, mais en comprenant mieux ce qui importe dans un plan de remboursement de dettes, on peut se donner une meilleure chance au départ.

Les articles précédents de la série Rembourser ses dettes:

Rembourser ses dettes ou épargner : telle est la question

Rembourser ses dettes: quels critères connaître?

Aujourd’hui je m’attaque à la méthode, le plan d’attaque. Plus précisément un plan d’attaque basé sur la méthode dite « Snowball ». Cette méthode a été popularisée par Dave Ramsey, un gourou des finances personnelles aux États-Unis et tire son nom de l’image suivante: si vous lancez une petite balle de neige en haut d’une montagne, en dévalant la pente, la balle de neige grossit, grossit, grossit, accumule de l’inertie et fini par dévaler la pente à 100 miles à l’heure.

Pourquoi vous devez choisir une méthode

Avez-vous déjà entendu: qui coure 10 lièvres à la fois n’en attrape aucun? Ou encore l’expression anglophone: Who fail to plan, plan to fail ?

Ben c’est ça.

Pas de plan, pas d’actions concrètes. Pas d’actions concrètes, pas de résultats.

Vous voulez des résultats, vous êtes en train de lire cette article, vous faites déjà un pas par en avant! Vous avez fait la liste de vos dettes, vous savez que leur remboursement draine chaque mois une grosse partie de vos revenus et, là, C’EST ASSEZ. Vous voulez les rembourser, mais par quel bout commencer?

Il existe plusieurs méthodes, la snowball, l’avalanche et l’émotive, pour ne parlez que de celles-ci. Je traite aujourd’hui de la snowball, mais restez proche, parce que la semaine prochaine, c’est l’avalanche et l’émotive suivra sous peu.

Peu importe la méthode choisie, toute ont une chose en commun:

Priorisez une dette et payez le minimum sur les autres.

Arrêtez de saupoudrer votre argent partout!

On va reprendre l’analogie de la neige. Imaginez que vous avez un espace à déneiger (c’est pas si loin à votre mémoire, j’imagine 😉 ) Est-ce que vous allez enlever une première couche de neige partout, puis revenir au point de départ et enlever une autre couche à la grandeur et ainsi de suite jusqu’à ce que se soit vide? Non, vous allez vous épuiser en faisant des pas inutiles et repasser sans cesse au même endroit.

Vous commencerez probablement par vous concentrer sur un endroit à la fois. Les marches, l’entrée, le tour de la voiture et finalement, le bordage.

C’est la même chose avec le remboursement de vos dettes, vous concentrez toute votre énergie et vos sous de disponibles sur une dette. Quand celle-ci est réglée, on passe à la prochaine.

Rembourser ses dettes- Utilisez la méthode Snowball

Qu’est-ce que la méthode Snowball?

Comme je vous le disais plus-haut, Snowball illustre une petite boule de neige qui amasse de l’inertie en roulant. La technique snowball :

1.  On fait la liste des dettes, du plus petit solde jusqu’au plus grand.

2. On fait le paiement minimum sur toutes nos dettes, TOUJOURS. On ne saute aucun paiement.

3. On prend tout l’argent de surplus qu’on a et on l’applique au solde de la plus petite dette.

4. Quand la première dette est remboursée, on prend ce que versait sur elle (paiement minimum+surplus) et on l’applique à la suivante. Le but, c’est que le montant versé à chaque mois sur la dette en cours de remboursement augmente à chaque fois qu’on fini d’en rembourser une, c’est  »l’inertie » de la technique.

Un exemple?

Julie a 5 dettes qui la turlupine:

-Une visa à 1000$
-Un prêt style Accord D de 2000$
-Un prêt personnel de 3000$
-Une Mastercard à 6000$
-Une marge de crédit de 10 000$

Les paiement minimum sont respectivement de:

-30$
-150$
-250$
-180$
-61$

À chaque mois, Julie peut se permettre de mettre 150$ de plus sur ses dettes (ce qui correspond à son surplus dans son budget)

Comme la Visa est sa plus petite dette, elle obtient le statut de « dette-vedette » et se trouvera liquidée en premier. Le plan de Julie aurait donc l’air de ça:

-Visa: 30$ + 150$
-Prêt Accord D: 150$
-Prêt Personnel: 250$
-Mastercard: 60$
-Marge de crédit: 61$

Au 6e mois, Julie finit de repayer sa Visa. Elle fait d’abord une petite danse de la joie:

Puis avec vigueur et volonté, recommence la même tactique, mais cette fois, le montant qu’elle peut payer  sur la prochaine dette-vedette est de 180$ (30$ de la Visa+150$ de surplus) en plus du montant minimum associé à la dette. Ça ressemble donc à ceci:

-Prêt Accord D: 150$+180$
-Prêt Personnel: 250$
-Mastercard: 60$
-Marge de crédit: 61$

Quand elle finit de rembourser son Prêt Accord D, elle applique le montant libéré (150$+180$) à la prochaine dette-vedette:

-Prêt Personnel: 250$+330$
-Mastercard: 60$
-Marge de crédit: 61$

Et ainsi de suite. Commencez-vous à voir la boule de neige émerger? Chaque fois qu’une dette est finie de payer, la prochaine voit son remboursement augmenter de manière exponentielle. Au final, le montant total que vous payiez en remboursement de dettes n’augmente pas, mais le montant que vous payiez sur la dette-vedette, lui, augmente.

Méthode Snowball- payez vos dettes avec vengeance!

Vous pouvez constater mes grands talents en création visuelle 😉

Les avantages de la techniques

Si on compare cette méthode au saupoudrage traditionnelle, elle fait économiser des frais d’intérêts, mais selon moi (et plusieurs autres), son principal avantage vient du momentum qu’elle crée.

Comme vous focusez sur la plus petite dette en premier, rapidement vous l’éliminerez.

Hasta la vista, baby!

Une dette de moins, c’est encourageant! Vous venez d’accomplir le premier pas (et le plus important), vous risquez d’être encore plus motivé à continuer. C’est comme être au régime et perdre le premières 5 livres, ça justifie les efforts, mettons!

C’est une méthode simple et efficace, qui, en plus, est intuitive.

Les inconvénients

Selon bien des gens, la logique voudrait que tu paies la dette qui te coûte le plus cher en terme d’intérêts en premier et avec la technique Snowball, ce n’est pas toujours le cas. Au final, tu finis donc par par payer un peu plus en frais d’intérêts qu’avec la technique Avalanche, par exemple.

Aussi, qu’est-ce que tu fais si tu as deux dettes avec exactement le même montant? (Réponse: paie celle avec le taux d’intérêt le plus élevé des deux.)

Rembourser ses dettes avec la méthode Snowball

Comment appliquer la technique

Faites comme Julie 😉

Non, sans blague, c’est assez facile. Vous identifiez les dettes qui vous ralentissent, ce sont habituellement les dettes associées à aucun actif ou à des actifs qui se déprécient rapidement, comme des dettes de cartes de crédit, des dettes de  »achetez maintenant, payez pour longtemps » et des prêts auto qui ont ballounés.

Il suffit ensuite de les mettre en ordre croissant et de commencer à liquider la première.

N’oubliez pas la petite danse de la joie entre chaque.

Est-ce la bonne méthode pour moi?

C’est la bonne méthode pour vous si vous voulez voir des résultats et vite. Si vous êtes comme moi, vous n’êtes pas patient, vous voulez voir des changements à votre situation rapidement. Cette méthode est faite exactement pour du monde comme nous!

Dave Ramsey, le fameux gourou, dit d’attaquer ses dettes avec vengeance et intensité. Plus vous démarrez le processus avec un sprint, plus vite les résultats vont venir et vous resterez motivés. Son site regorgent d’exemple de gens supra-endettés qui ont choisi de presque tout vendre leur bébelles de surplus pour mettre plus d’argent sur leurs dettes.

Machine à crème glacé vendue sur Kijiji, voiture de luxe remplacée par une Corolla 2003, vente de garage massive, déménagement dans plus petit, deuxième job, tous les moyens sont bons pour libérer des fonds pour repayer plus vite les dettes. L’idée c’est que chaque dollar de surplus doit être dirigé vers la  »mission ultime »: la liberté financière.

C’est peut-être extrême pour certains d’entre nous, mais ça peut en inspirer plusieurs! Jusqu’où iriez-vous pour rembourser vos dettes et vous libérez des paiements?

 

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Remboursement de dettes: les critères à connaître

Disons que vous avez décidé de redorer votre bilan et vous voulez rembourser vos dettes. (Yé, bravo!) Vous savez que dans votre cas, entre épargner ou rembourser vos dettes, c’est la dernière option qui est la plus payante, mais  comment choisi-t-on par où commencer? Un plan de remboursement de dettes, ça se réfléchi, ça s’optimise et ça se met en place! Cet article est le premier d’une série sur le remboursement des dettes, au courant des prochaines semaines, j’aborderai les autres aspects qui influencent un plan d’attaque pour le remboursement de nos dettes.

Les critères à connaître

On a souvent plusieurs  »opportunités » de nous endetter, et ça, même aux balbutiements de notre vie d’adulte. À 18 ans, j’avais ma première carte de crédit, à 19 ans, j’ai une première marge. À 20 ans, j’ai failli me laisser tenter par l’achat à crédit d’une voiture neuve (imaginez-vous, je n’aurais pas encore fini de la payer!) À 22 ans, je prenais des prêts gouvernementaux pour les études. Et maintenant, à 26 ans, je multiplie les marges, carte de crédit et hypothèques. J’ai pas encore 30 ans et je suis attachée au crédit, même si tout est encore très sain dans notre relation.

Je reste convaincue que le crédit peut être un outil, une rampe d’accès si on l’utilise pour investir, mais ça peut aussi être une arme à double tranchant: il nous permet l’accès à des biens maintenant, mais on repaie avec nos revenus du futurs+intérêts.  À la longue, les  »petits paiements » peuvent devenir la corde avec laquelle on se pend.

Et une fois qu’on a profité de ces « opportunités » et qu’on commence à sentir la corde autour de notre cou, comment repaie-t-on le tout? Pour le déterminer, il faut bien connaître ce qui constitue notre dette, c’est-à-dire nos différents emprunts. Chaque emprunt aura des conditions différentes et ce sont ces conditions qui influencent sur vos remboursement.

Rembourser ses dettes- les critères à connaître

Le terme et l’échéance

Certains outils de crédit, comme la carte de crédit et la marge de crédit, n’ont pas de terme et d’échéance, si ce n’est que la date limite pour faire son paiement avant que les intérêts commencent à se calculer.

D’autres, comme les prêts personnels, les achats à crédit (36 paiements pour un sofa par exemple), les prêts étudiants et les prêts hypothécaire, ont une terme et une échéance. Un terme, c’est une période de temps à l’intérieur de laquelle les conditions que vous avez négociés sont fixes. L’échéance, c’est le temps qu’il reste jusqu’à ce que le capital soit entièrement remboursé. Dans certains cas, terme et échéance se confondent.

Par exemple, quand j’ai commencé à repayer mon prêt étudiant, la durée de mon prêt (terme) était de 3 ans, mais l’échéance de 10 ans. Comme j’ai récemment réduit mes paiements à cette dette, ma durée c’est allongé, mais l’échéance reste la même. En réduisant mes paiements, j’ai redistribué le montant restant sur les années restantes avant l’échéance. C’est souvent une tactique utilisée dans les plans de repaiement de dette quand on a un dette à très faible taux/ ou dont les intérêts sont déductibles d’impôts.

Solde

Combien devez-vous encore sur votre prêt? Ce solde contient habituellement le capital, et les intérêts accumulés depuis le dernier versement. Le solde va habituellement en diminuant, sauf si vous réempruntez régulièrement sans rembourser.

Fréquence de paiement

Au mois? À la semaine? Une fois par an? Règle général, avec un prêt dont l’intérêt est calculé quotidiennement, plus votre fréquence de paiement est élevé, plus vous rembourserez rapidement.

Taux d’intérêts

Quel est le taux d’intérêts que vous assumez sur votre dette? À quelle fréquence se capitalise-t-il? Plus les intérêts sont calculés (capitalisés) régulièrement, plus le facteur de l’intérêt composé joue son rôle.

Conditions de grâce

On appelle ça  »de grâce », mais ne vous faites pas prendre, ce n’est pas un cadeau qu’ils vous font. Les prêteurs offrent parfois à leur clients de suspendre leurs paiements pendant un certain temps, ou de le diminuer (parfois juste les intérêts devront être payés). Le fameux  »paiement minimum » des cartes de crédit pourrait être compté comme une condition de grâce.

Pour les prêts étudiants, le six de congé de paiement à la fin des études, c’est une condition de grâce.

Restrictions et pénalités

Un bon exemple de restrictions serait un prêt qui vous empêcherait de changer votre fréquence de paiement. Ou encore, avec mon hypothèque, je peux doubler le paiement, mais je ne pourrais pas le tripler.

Les pénalités se présentent quand, par exemple, vous finissez de rembourser plutôt une dette, vous aurez des frais. Ou si vous voulez renégocier votre prêt avant la fin du terme. Ou céder votre prêt auto.

Il est important de connaître les restrictions et les pénalités entourant un prêt avant de commencer un régime  »mort aux dettes ».

Intérêts déductibles d’impôt ou pas?

Pour certaines dettes, les intérêts seront déductibles d’impôt, comme les prêts étudiants, les prêts servant à l’investissement dans une entreprise et les prêts pour l’immobilier locatif.

Les intérêts payés sont alors enlevés (déduits) du revenu imposable. Il est donc moins intéressant de rembourser rapidement ces dettes par rapport à une autre avec des conditions semblables, mais dont les intérêts ne seraient pas déductibles.

Et maintenant?

Faites la liste de vos dettes et associez-leur leurs critères propres à chacune. Vous devriez le faire pour toutes, y compris , les prêts auto, les prêts étudiants et l’hypothèque. Les gens ont souvent tendance à laisser celles-ci de côté parce que ce sont des dettes  »propres », des  »bonnes » dettes, mais toute dette exige un paiement mensuel et c’est ce paiement qui gruge votre revenu disponible à chaque mois.

Vous pouvez utiliser ce fichier pour faire la liste des emprunts 🙂

La prochaine étape est de déterminer le montant que vous pouvez  »pitcher » sur vos dettes pour les faire disparaître le plus vite possible. Et ça, il suffit de rester à l’écoute, parce que l’article sera disponible sous peu!

Rembourser ses dettes- quels critères devez-vous connaître?

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3 bonnes raisons d’acheter un plex laid

Pour commencer dans l’immobilier locatif, il faut avoir l’œil pour reconnaître le potentiel d’un immeuble. S’il est bien placé, qu’il offre des logements intéressants et qu’il ne demande pas de travaux majeurs (structure, électricité, plomberie) le fait qu’il soit laid ne devrait pas être un frein. Voici comment j’en suis arrivée à cette conclusion, mais aussi 3 bonnes raisons pour considérer l’achat d’un immeuble à revenu qui demande un peu d’amour. 

Récemment, on faisait faire un estimé pour l’installation de planchers chauffants dans notre logement du rez-de-jardin et l’entrepreneur nous dit, juste après nous avoir dit bonjour:

« Les rénovations, est-ce que c’est parce que vous voulez vendre, parce que si vous voulez vendre… »

Il faut comprendre ici qu’il nous signifiait son intérêt pour le triplex.

Ça m’a comme fait un petit velours. Ce bloc-là, quand on l’a acheté, le monde nous traitaient de fous. Même mes parents, qui sont toujours un très grand soutien, m’avaient dit:

« Faut commencer quelque part, hein? »

On va se le dire franchement, le bloc, il était LAID. Les poubelles débordaient en-avant, les balcons n’avaient jamais été entretenus, le terrain en arrière était une jungle. Un de nos locataires barricadaient son balcon avec du polythène à chaque hiver et ne l’enlevaient qu’en juin. Il était HORRIBLE.

3-bonnes-raisons-acheter-immeuble-laid

 

Et c’est pour ça qu’on l’a acheté. En fait, je devrais dire que comme son aspect extérieur laissait à désirer, les acheteurs ne se bousculaient pas au portillon et il a attendu plus de 6 mois sur le marché. La banque qui le détenait était plus-que-prête à s’en débarrasser et on l’a eu à un prix qui faisait du sens. Autrement dit, comme il était laid, personne n’en voulait et le prix a diminué en conséquence.

La loi de l’offre et la demande, ça vous dit quelque chose? 😉

 

3-bonnes-raisons-acheter-immeuble-laid

Épinglez sur Pinterest pour retrouver l’article plus facilement 🙂

Alors pourquoi acheter un immeuble laid?

On a refait évaluer le triplex cette année, pour l’achat de notre maison. L’immeuble a pris 45 000$ de valeur en 3 ans!  Avec le recul, je suis en mesure de mettre des mots sur mon intuition du départ et de vous donner trois bonnes raisons d’acheter un plex laid.

Ils coûtent moins cher à l’achat

Qui dit prix plus-bas, dit plus petite hypothèque et dit plus petits paiements mensuel (duh!) Ça peut permettre à certaines personnes, disons, ahem, deux étudiants pauvres, mais motivés, d’acquérir une propriété, même avec leur mise de fonds est limitée. C’est un excellent moyen de se  mettre les pieds dans le merveilleux monde de l’investissement immobilier.

De plus, toute chose étant égale par ailleurs, un immeuble avec un prix plus-bas génère techniquement plus de cash-flow (parce que plus petits paiements hypothécaires).

Aussi, votre endettement sera moindre au départ, et éventuellement, votre valeur nette plus grande.

Leur plus-value/l’équité potentielle est plus grande

Un immeuble fraîchement rénové, à moins d’une demande exceptionnellement forte (pensez Toronto, ou le Plateau y’a 5 ans), ne prendra pas plus de valeur que l’inflation (théoriquement). Dans notre cas, on a payé l’immeuble 190 000$ en 2014. On y a investi 20 000$ (en date de 2016), pour un total de 210 000$. En novembre 2016, il a été évalué à 235 000$. Chaque dollar investi est allé chercher 1,25$ de plus-value.

Si j’avais acheté un immeuble rénové en 2014, jamais il n’aurait pris autant de valeur en 2016. C’est avec cette équité que nous avons pu financer l’achat de la nouvelle maison (après avoir tâté le marché du plex pendant quelques temps), on a décidé d’attendre un peu). Quand on veut investir en immobilier, il est commun (et conseillé) d’utiliser l’équité qui découle du premier immeuble comme mise de fonds pour l’achat du suivant.

Sans plus-value/équité, pas de mise de fonds et pas de nouvel immeuble.

Les logements à rénover peuvent être augmentés de prix

Ok, avant qu’on crie à l’embourgeoisement, il faut savoir que:

  1. C’est normal que les prix augmentent
  2. Un proprio ne peut pas mettre dehors un locataire pour faire des rénovations et augmenter ses loyers unilatéralement.

Quand on a acheté, j’avais fait une vérification du loyer moyen que les logements pouvaient nous rapporter sans les rénover. Environ 470$. Pour des 5 1/2. Par contre, dans le quartier où l’on achetait, un logement bien entretenu se louait 550$/mois.

Après des rénovations de 5000$ dans le logement du haut, nous le louons maintenant 560$. Notre logement du bas, celui que nous occupions, a fait l’objet de 3000$ de réno en 2014. Il est déjà loué pour juillet (et un autre objectif à cocher!) pour 540$. Comme c’est un petit 5 1/2 dans un rez-de-jardin, sans ces améliorations, je n’aurais pas pu demander plus de 450$. Le seul logement dont l’intérieur n’a pas été touché a quand même été augmenté de 505$ à 535$, grâce aux améliorations extérieures.

Autrement dit, pour 20 000$ en rénovations, je récupère 210$ de plus par mois. 2520$ par an. Et mes loyers sont exactement sur la médiane du prix des loyers dans mon secteur. Je pourrais louer plus cher, mais je préfère avoir des locataires de qualité qui apprécient leur logement et qui y restent.

On s’entend ici que je ne parle que de travaux esthétiques et pas d’éléments majeurs, comme, entre autre, de l’infiltration d’eau et des problèmes de structure. Simplement, parfois, il faut voir au-delà des premières impression et de la crasse pour apercevoir le potentiel qui s’y cache. Et ne pas avoir peur de l’ouvrage… beaucoup d’ouvrage!

Pourquoi-acheter-immeuble-laid

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Quel est le meilleur outil pour faire son budget?

Vous avez décidé que vous aviez besoin d’un budget et vous avez choisi la méthode mais maintenant vous vous demandez comment le faire? Papier-crayon? Un beau fichier Excel, comme celui qu’Eille la cheap propose? La dernière application que tout le monde vante? C’est vrai que les outils sont multiples et les avis, nombreux.  Il faut simplement se rappeler que chaque façon de faire à ses avantages et ses inconvénients.

Le bon vieux papier-crayon

On s’entend que c’est la base, on commence tous par là, j’en suis convaincue! Que ce soit dans un agenda, sur une napkin, ou dans un cahier dédié, le budget papier est l’Alpha. Pas de fla-fla ou de gros investissements nécessaires. À la limite, une calculatrice pourrait être utile, de même qu’une règle.

Nico et moi avons des meetings budgétaires durant le souper assez régulièrement, et on utilise le budget papier pour illustrer nos idées en attendant de les entrer dans Mint ou dans Excel.

Il suffit d’indiquer ses revenus dans le haut de la feuille et d’en faire le total. Ensuite, on fait simplement la liste de ses dépenses et le montant qu’on doit allouer en épargne. La mécanique est la même pour toutes les méthodes!

Le budget papier s’utilise surtout pour représenter un budget, beaucoup moins pour suivre ses entrées et sorties d’argent dans le mois. Le fait de devoir écrire chaque dépense, puis de l’effacer pour réécrire le nouveau chiffre quand on dépense à nouveau dans la catégorie est, selon moi, l’un de ses pires défauts.

Pour: ultra-simple, peut se faire partout, on peut même le décorer avec des crayons de couleurs!

Contre: presque impossible à utiliser pour suivre ses dépenses, doit être recopier à chaque mois

Chiffrier numérique, type Excel

Il a y de nombreux avantages à se faire un budget avec Excel. Les modèles sont nombreux et gratuits, le logiciel en lui-même est accessible et parfois, gratuit (Google sheets ou Open Office, par exemple) et le budget peut être adapté à la situation de presque tous, simple ou complexe. On peut y faire plusieurs scénarios en copiant simplement la feuille et en y modifiant les données.

On peut aussi y faire des graphiques et qui n’aime pas un bon vieux graphique pointe-de-tarte?

Faire son budget avec Excel: le bonus est un graphique en pointe de tarte!

Ce que j’aime moins avec un chiffrier, c’est que l’on doit constamment aller y reporter ses dépenses et entrées de fonds. C’est l’une des raisons pour lesquels les gens n’adhèrent pas au budget: garder les maudites factures!

J’utilise beaucoup le budget Excel lors de situations extraordinaires, comme des rénovations ou un voyage. Ce genre de situation bouscule le budget habituel.Le faire avec Excel me permet de bidouiller pour voir la situation réelle, plutôt que le portrait sanglant que me renverrait mon budget normal (ça fait trois mois que mon budget ne balance absolument pas, mais grâce à un chiffrier spécial réno, je sais que la situation est loin d’être aussi grave qu’elle n’y paraît!).

Pour: gratuit, nombreux modèles gratuits, flexibilité, peut permettre de présenter le bilan, graphiques en bonus

Contre: une bonne connaissance d’Excel est nécessaire, les transactions doivent être ajoutée une par une.

Meilleur-outil-budget-excel-mint

Mint

Mint est, de loin, l’outil que j’utilise le plus. On l’utilise depuis 2011!

Je trouve qu’il est le mieux intégré et le plus complet. Est-ce qu’il est parfait? Non, comme tous les outils qui existent, il a des défauts. Il est offert uniquement en anglais et il peut être complexe à comprendre au début. De plus, la gestion de l’épargne est faite d’une manière un peu étrange.

Par contre, le fait qu’il synchronise TOUS mes comptes en un seul endroit et qu’il offre un bilan en temps réel est pour moi le summum. Comme tous vos comptes sont synchronisés au même endroit, vos transactions y sont automatiquement affichées, pas besoin de les retranscrire. Il suffit de bâtir son budget, et le premier mois, d’y classer vos transaction selon les catégories. Les mois suivants, Mint les classera automatiquement dans les bonnes catégories.

Son fonctionnement est assez intuitif, mais quand il commence à compter les remboursements de carte de crédit comme une dépense, ça peut s’avérer moins facile. Il suffit simplement de le ramener à l’ordre et d’indiquer le tout comme un transfert.

Pour ceux qui seraient craintifs à l’idée de lier tout leurs comptes au même endroit, il est bon de savoir que Mint est mis en ligne par Intuit, une compagnie qui fait la production de logiciel d’impôt et que les données sont très très bien encryptées et sécurisées.

Pour: gratuit, peut synchroniser tous vos comptes, plus besoin de classer les dépenses, permet de suivre au jour le jour ses dépenses et de les contrôler, présente un bilan

Contre: en anglais, peut être complexe, propose de la publicité pour du crédit

Alors, quel outil est le mieux?

Si vous avez suivi jusqu’ici, vous aurez compris qu’il n’y a pas de meilleur outil. Il n’y a que le meilleur outil selon la situation.

Vous voulez dresser rapidement le portrait de votre situation pour en prendre le pouls? Papier-crayon est une excellente option.

Vous voulez faire plusieurs scénarios en modifiant certains éléments, mais en gardant la structure générale? Un chiffrier est possiblement ce qu’il vous faut (graphiques en prime!)

Vous voulez suivre, contrôler et visualiser vos dépenses et vos revenus? Une application mobile qui télécharge vos transactions vous aidera grandement.

Et vous, quel outil utilisez-vous? Utilisez-vous d’autres outils que ceux nommés?  Pourquoi?

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Quand tout ne va pas comme prévu: la technique pour reprendre le contrôle

Je fais souvent des articles où j’essaie de rendre des sujets sérieux et beiges, légers et plaisants. Je pense que je réussis plutôt bien, mais la réalité, c’est que parfois, je me plante moi aussi. J’ai parfois l’impression que je perds royalement le contrôle.

Comme vous savez peut-être, j’ai acheté une maison récemment. Superbe, grande, bien localisée et avec un potentiel de prise de valeur vraiment intéressant. J’avais tout préparé: l’argent pour la mise de fonds, l’argent pour les rénos, le budget pour les rénos, les bons entrepreneurs, etc.

J’avais pensé aux frais de clôture.

En fait, je pensais l’avoir fait.

Quand nous avions acheté le triplex, la taxe de Bienvenue nous avait été envoyée en juin, 4 mois après l’achat et nous avions jusqu’en août pour la payer. Apparemment, ce n’est pas pareil dans toutes les municipalités. Le compte de taxes est rentré ce mois-ci… et est payable avant le 26 avril. Je pensais avoir jusqu’en juin. Tout aurait été ok en juin, j’avais prévu les liquidités pour ça.

Mais pas maintenant.

Surtout, que grâce à des vendeurs pas très collaboratifs, notre notaire a dû nous charger presque 400$ de plus pour l’acte de vente.

Et que finalement, on a dû changer la fournaise parce que, contrairement à ce que les vendeurs prétendaient, elle n’avait pas été en fonction depuis 3 ans et a brisé dans les premiers jours de possession, envoyant dans l’air une odeur prononcée de jetfuel.

Avant que vous me disiez: t’avais juste à faire inspecter, je tiens à préciser qu’une fournaise, un inspecteur en bâtiment, ça inspecte pas ça.

La fournaise nous a donc coûté 3000$. Le gouvernement donne actuellement une subvention pour la conversion mazout-électricité, mais l’évaluateur de notre dossier brette et exige une facture de chauffe-eau (on n’a pas changé le chauffe-eau).

On a dû refaire la plomberie complète d’une salle de bain, parce que après avoir rouvert l’eau, on s’est rendus compte que les joints avaient séchés et fuyaient. 300$

Tout ça, c’est sans compter les nombreux petits achats qui s’accumulent et que je n’avais pas compté. Tsé des boîtes de vis à 5$ et des cannes d’uréthane à 10$, ça fini par faire un beau petit montant. Comme le sous-planchers qu’on a dû refaire.

Vous comprendrez donc qu’en ce moment, j’hyperventile un petit peu. J’essaie toujours de voir venir le pire et j’avais prévu un coussin, mais là, j’ai l’impression d’avoir donné la main et qu’ils ont pris le bras… avec un chausson en prime.

tout-va-être-ok

Si le Doctor le dit, c’est que c’est vrai… right?

Actuellement, on est chanceux. Nico fait de l’overtime depuis 4 semaines, ce qui lui donne de très belles paies et me permet de patcher les trous, mais j’ai la désagréable impression que ça ne sera pas assez et je pense de plus en plus à aller faire une demande pour augmenter notre marge.

Les grosses dépenses s’en viennent et je ne veux pas qu’on soit pris à la gorge ou pire, devoir demander de l’aide à nos parents.

#lahonte

On a toujours fait seuls au niveau financier. Même dans les pires moments avec le bloc, on s’est arrangés. Là, j’ai l’impression d’avoir essayé de jouer à l’adulte et d’avoir échoué lamentablement. J’ai gaffé et j’en paie le prix (littéralement).

Je sais que je ne suis pas la seule dans une situation semblable, où tu te fais surprendre par des dépenses et des imprévus qui grugent ta détermination à te battre et à faire les meilleurs choix. Je suis épuisée, physiquement et mentalement. Ce matin je devais appeler mon cuisiniste parce que mes armoires sont en retard d’une semaine déjà et ne seront pas installée avant le 18 avril, soit dans 2 semaines… Je prévoyais mettre mon pied à terre et demander un rabais. J’ai appelé, j’ai écouté leurs excuses plates et j’ai juste laissé planer un silence plein de jugement… sans demander de rabais.

En gros, je suis dépassée.

tout-ne-va-pas-comme-prévu

Quoi faire quand on est dépassé.

Faire un pas en arrière

Prendre une grande respiration. Ouvrir une bière ou siroter un thé. Sortez-vous de la situation. Un peu comme quand ils disent aux parents à bout de souffle de reposer leur bébé hurlant dans sa bassinette et de fermer la porte derrière eux pour éviter de commettre le pire.

Laissez le problème dans sa bassinette et allez décanter plus loin.

Évaluer la situation objectivement

Faire une liste des choses qui posent problème. Faire une autre liste des choses qui vont bien (croyez-moi, il y en a, c’est sûr!) Qu’est-ce qui va le plus mal? Pourquoi?

Hier, je suis arrivée à la nouvelle maison après que les sableurs soient partis. Ils avaient teint les planchers… et c’était ROUGE. Je les paies 3100$, et mes planchers sont ROUGES?! Ils étaient sensés être dorés!

Crying mode activated.

Je vous jure j’ai appelé ma mère en braillant.

Ensuite, je suis retournée en-dedans et j’ai regardé plus attentivement. Est-ce que c’était vraiment rouge? Est-ce que c’est si pire que ça?  J’ai appelé le gars des planchers et je lui ai demandé calmement des explications et on a discuté des options.

 

éviter-décisions-importantes-argent-émotions

Trouver les solutions possibles

Il y a TOUJOURS une solution. Parfois ce n’est pas celle qui nous conviendrait le plus, mais il y a toujours une solution. Faites en la liste. Identifiez-les celles avec le plus de potentiel. Explorez les options.

Dans le cas de mon manque de liquidités, j’ai 2 options:

1-Faire augmenter la marge
2-Retarder certains travaux pour prendre le temps d’économiser/rembourser la marge.

J’ai choisi la deuxième option. Les fenêtres devront attendre. De même que la chambre du bas. Et la salle de bain du rez-de-chaussé. Mais au moins, mon ulcère va rester tranquille.

Faire un plan court-court-terme

Oubliez les grands plans. Oui, je sais que dans 8 mois, mes finances seront mieux, j’aurai à nouveau les liquidités et que ça va aller, mais demain, quand je devrai mettre le chèque à la poste pour 3100$ , c’est là que ça ira moins bien.

En attendant, je me fais un plan pour la semaine. J’appel ça « patcher les trous dans le bateau ».

Qu’est-ce que je dois faire d’ici demain pour éviter de couler?

Est-ce que j’ai besoin d’argent pour l’épicerie? Payer le loyer? Mettre de l’essence dans l’auto?

Comment j’y arrive?

Bref, vous voyez où je veux en venir? Souvent, on se laisse ensevelir par les plans en 46 étapes simples et on fini par être plus découragées par la solution que par le problème.

Prenez la solution qui fait le plus de sens pour vous, qui est réaliste et faisable et donnez-vous des directives simples à faire pour sa mise en place.

Pour ma part, j’ai fait une liste des choses restant à faire dans la maison, du plus urgent au « cosmétique ». J’ai ensuite accolé un montant à chose jusqu’à ce que j’atteigne la fin de mes liquidités (petite confidence: ce moment est arrivé vite). Ça m’a permis de faire deux choses: confirmer que j’avais l’argent pour les choses plus urgentes (comme éviter d’inonder le sous-sol à la moindre averse avec un nouveau drain de fondation), et réaliser que le reste n’était pas si urgent et pouvait bien attendre.

Une dernier truc: parlez-en

Vous seriez étonné de voir le réseau que vous avez autour de vous et le support dont vous bénéficiez sans le savoir. En parler permet aussi de relativiser la situation avec le regard des autres. Ça peut faire des miracles.

Est-ce que cette technique est miraculeuse? Non, certainement pas. Par contre, elle permet de faire le petit chien. Vous savez, la technique de nage super élégante? Celle qui permet de garder la tête hors de l’eau? Celle-là. Ça permet de faire le point, de reculer pour mieux reprendre le contrôle.

 

 

 

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Investir: par où commencer?

Je suis allée récemment à une conférence donnée par Julien Brault, fondateur d’Hardbacon, une entreprise québécoise qui veut démocratiser l’investissement au Québec. Cette conférence portait sur … l’investissement (mais quel suspense!)

J’y assistais, parce que malgré le fait que je m’y intéresse, je ne suis absolument pas une experte. Je veux en apprendre plus pour être en mesure de mieux gérer mes finances et mieux comprendre les choix qui s’offrent à moi, parce qu’on se le cachera pas, dès que tu rentres dans le bureau d’un conseiller financier, tu as beau être une personne intelligente et fonctionnelle en-dehors, en-dedans, tu te transformes en une patate. Une patate qui comprend juste que l’argent va bouger de ton compte-chèque à ton REER/CELI et  »fructifier » (non, tu seras pas obligé d’aller aux pommes avec ta blonde pour fructifier… la pognes-tu? 😉 ) Même quand tu te prépares et poses des questions, tu ressors quand même en te sentant comme une patate.

Lors de la conférence, on était de tous les niveaux à la formation: newbies à taponneux. C’était super. Démystifier un peu l’investissement, lever le voile sur la magie de la chose. Maintenant, je vais être moins une patate (et vous aussi!)

Investir, c’est quoi?

Investir, c’est prendre son argent et le prêter à une entité quelconque en échange d’un rendement. That’s it, that’s all.

L’entité quelconque peut-être une banque, un gouvernement, une municipalité, une compagnie, vous-même, etc.

L’idée, c’est de créer de la valeur avec vos dollar. Si vous achetez des actions d’une compagnie, elle se servira de l’argent recueilli ainsi pour financer l’achat d’actifs ou le lancement d’un nouveau produit, ou encore, pour relancer ses opérations. Si vous achetez des obligations municipales, la municipalité se servira des sous recueilli pour financer des infrastructures qui bénéficieront à tous ses citoyens.

En échange de leur prêter des sous, vous aurez accès à un certain rendement. Les obligations verseront un coupon (intérêts). Les actions pourraient verser un dividende, mais surtout, elles croîtront. Si vous investissez dans votre entreprise, vous vous verserez un dividende. Si vous achetez un bien immobilier, vous devriez voir sa valeur augmenter au fil du temps.

Investir- par où commencer.

Pourquoi investir plutôt qu’épargner?

La plupart des gens vous diront que vous devez épargner pour votre retraite et ils ont un peu tort.

Épargner, c’est mettre de l’argent de côté. Tout simplement. Un peu comme si vous retireriez 100$ du guichet automatique, que vous en dépensiez 80$ et rangiez le 20$ restant dans le tiroir de votre table de chevet.

Si vous faites ça à chaque semaine, vous aurez 1040$ dans votre tiroir de table de chevet. Vous n’auriez rien de plus,

Essayer de financer le tiers de votre vie avec le cinquième de votre salaire. Vous n’y arriverez pas, c’est arithmétique. En plus d’épargner, il faut investir!

C’est dans cette logique, que quand j’ai commencé à avoir des sous à mettre de côté, vers mes 18 ans, j’ai voulu les  »investir ». Parce que, tsé, qui n’a jamais voulu être riche? J’entendais parler de rendement de 7-8%, alors que ma banque ne me proposait que des CPG à 3% (ah! c’était le bon temps, maintenant, si elles offrent du 1,5%, c’est bon…).

J’avais bien sûr entendu parler de la bourse et de l’achat d’actions, mais je n’avais aucune idée comment on achète ça des actions… Clairement pas à l’épicerie ou à la Caisse Pop!

Investir, mais dans quoi?

Certains vont répondre:

« Mais dans un REER pardi! »

(Je suis certaine que personne ne dit plus  »pardi », mais c’est plutôt comique de l’imaginer tout de même)

Pour ceux qui répondent ça, je suis désolé de vous répondre que le REER n’est pas un investissement… c’est un véhicule financier.

Pensez au REER comme une sacoche; à l’intérieur de la sacoche, on peut retrouver plusieurs articles: porte-monnaie, téléphone, poignée de change, une barre tendre au cas-où, etc. Le REER permet de prendre plusieurs produits financiers: actions, FNB, CPG, métaux, immobilier, fonds communs de placements et de les mettre à l’abri de l’impôt jusqu’à votre retraite. Au passage, le gouvernement vous redonne l’impôt payé sur votre argent (parce qu’il sera imposé à la sortie, donc on vous redonne l’impôt payé à l’entrée), ce qui explique l’engouement pour le REER (entre autres choses!).

Par contre, à l’intérieur du REER, on peut placer différents investissements! Pareil pour le CELI.

Pour plus d’info sur ces deux véhicules financiers, consultez mes précédents articles: REER et CELI.

Celui que vous choisissez doit l’être en fonction d’une planification financière solide. Le REER permet de réduire le revenu maintenant, mais augmente le revenu au retrait. Le CELI ne change rien à votre revenu, mais tous les intérêts échappent à l’imposition. (pour vous aider à faire un choix: REER ou CELI, lequel choisir?)

En 2009, mon jeune moi avait penché vers le CELI, nouvel outil du moment, entre autre pour la facilité d’utilisation. Et comme je ne comprenais rien à l’investissement, j’avais placé à l’intérieur de mon nouveau et rutilant CELI… un compte-épargne.

Pwomp pwomp pwoooomp…

C’est l’an dernier que j’ai eu envie de me pencher plus sérieusement sur le rendement généré par notre épargne. La bourse m’a toujours intéressée, mais, on va se le dire franchement, je suis paresseuse. La taxe paresse, ça s’applique souvent dans mon cas. Je fais souvent le calcul entre la somme d’efforts et le rendement et j’essaie d’optimiser le tout. Et disons que d’apprendre les rouages de la Bourse, ça ne m’apparaît pas assez simple pour la paresseuse que je suis (mais qui sait, peut-être avec la formation de Hardbacon, je vais m’y mettre…)

C’est cette simple réflexion qui m’a amené à me penché sur deux types d’investissement: le fonds commun de placement et le fonds négocié en bourse.

C’est quoi un fonds?

Expliqué simplement, c’est une salade de fruit.

Vous prenez des pommes, des bananes, des raisins, des bleuets, de kiwi et vous mélangez tout ça.

Vous vous prenez un bol de votre salade de fruits et vous aurez dedans un peu de tout. Si vous aviez voulu goûter à tous ces fruits, vous auriez dû en manger plus d’un kilo. Là, avec un petit bol, vous avez le plaisir de déguster l’arc-en-ciel sans éclater.

fonds-commun-fnb-arc-en-ciel

Même principe pour un fonds (qu’il soit commun ou négocié en bourse). Un gestionnaire de portefeuille chevronné fait une sélection de plein plein plein de compagnies qu’il juge intéressante et qui correspondent aux critères du fonds et réparti leur poids (%) selon des calculs précis pour atteindre  un certain niveau de risque.  Il s’occupe ensuite de maintenir le fonds et de veiller à une bonne répartition du poids de chaque action. Il divise ensuite le fonds en plein de petits bouts, qu’il vous revend.

Vous êtes maintenant propriétaires de plein de compagnies via le petit bout du fonds que vous avez acheté.

La grande force d’un fonds c’est sa diversification, inhérente à sa constitution et aussi le pouvoir commun. Tout seul, vous ne pourriez pas acheter 20% de Shell, mais avec le poids de milliers d’autres investisseurs, le fonds peut l’être et par ricochet, vous aussi!

Fonds commun de placement

J’ai tout d’abord investigué du côté des Fonds communs de placement. C’est vieux comme le monde, mes parents connaissaient ça et toute les banques en vendent. L’affaire était gorlo, non?

Non.

Attention aux frais les amis. Chez Desjardins, les frais de gestion (ce qu’il vous chargent pour gérez votre argent) pour leurs différents fonds varient entre 1.7% et 2,3%. Chez certaines institutions financières, certains fonds flyés peuvent atteindre les 3-4%!

Moi, je suis allergique aux frais. Quand on investi, on prête son argent à quelqu’un pour qu’il créé de la valeur avec. Je ne suis pas prête à le payer pour ça, en tout cas, certainement pas 2-3% par année.

Avec les recherches, j’ai décidé d’investir malgré tout 500$ réparti entre un fonds de travailleurs et un fonds de Tangerine, juste pour essayer. (Si c’était à refaire, j’oublierais le fonds de travailleurs)

L’avantage d’un Fonds commun de placement, c’est la simplicité des choses: un simple clic pour Tangerine et vous êtes propriétaire d’une part du fonds.  Le désavantage d’un fonds commun de placement, ce sont les frais souvent élevés qui l’accompagnent, mais aussi la rigidité des choses.

C’est selon mon observation de consommatrice/épargnante un bon outil si on choisit un fonds avec des frais pas trop élevé. C’est pas pour rien que c’est le produit le plus connu de tous. Jusqu’à récemment, c’était l’un des seuls moyens pour un épargnant lambda d’investir en bourse. Cependant, faites attention, demander le rendement NET du fonds dans les dernières années. Certains, à cause des frais de gestion, ont été négatifs…

Fonds négociés en Bourse

C’est quand Nico est revenu tout crinqué d’une présentation de la Banque Nationale aux étudiants de génie (Nico était là pour la pizza, free food, en bon étudiant paumé) en me parlant de FNB et de comment ça serait cool que je regarde ça pour  »nos hypothétiques REER » (ils sont toujours hypothétiques…) que j’ai découvert le monde merveilleux des FNB.

C’est comme un fonds commun, mais en bourse!

Avec des frais très bas, car pas d’intermédiaire entre le fonds et toi. Le tout est transigé en bourse, d’où une facilité d’achat et de vente. L’avantage principal pour moi, c’est que je pouvais acheter des parts de fonds précis selon mon profil d’investisseur, le tout sans intermédiaire et délais, en plus d’avoir le feeling  »d’être en bourse ».

L’avantage d’un FNB, c’est vraiment son coût de détention très faible (frais très bas: 0.25% vs 2%). Son désavantage, selon moi, c’est que vous devez avoir un compte de courtage pour en acheter, mais aussi apprendre à vous en servir et comprendre les dizaines de FNB qui s’offrent à vous.

Moneysense propose un portfolio super simple, le CouchPotato portfolio. L’idée c’est d’acheter des fonds avec les frais de gestion bas, qui ont fait leur preuves et avec une répartition qui correspond à votre profil d’investisseur. J’aime aussi beaucoup ce modèle. J’aime l’idée que je réparti mon risque de la même façon que le fonds commun le ferait, mais au lieu de payer quelqu’un pour le faire (et me le vendre…), je le fais moi-même pour moitié moins cher.

Et vous, comment avez-vous fait vos premiers pas dans le monde de l’investissement?

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Sauvez votre budget, devenez un écureuil.

J’ai toujours été surnommée ”l’écureuil”. Mes parents faisaient des blagues en disant qu’à force d’épargner comme je le faisais, je paierais cash ma première maison (spoiler: ce n’est pas arrivé). Mon chum dit à la blague que  Scratch dans Ère de Glace est inspiré de moi.

écureuil-économe

 

J’étais le genre de petite fille qui déposait religieusement l’argent reçu pour sa fête dans son compte-épargne avec la caisse scolaire. Je pense que c’est de là que vient mon amour des comptes-épargne.

Un compte-épargne, ça peut changer une vie.

Pour de  vrai là!

C’est un endroit, loin des yeux et des cartes de guichet, qui met ton argent à l’abri de toi-même. La journée où tu en as besoin, il est là,  tout prêt à être dépensé pour une dépense soigneusement planifiée.

Tout ça pour dire que j’ai toujours eu un compte-épargne et je me disais:

“MOI JE L’AI L’AFFAIRE, J’ÉPARGNE!”

Et puis arrivait une dépense que j’avais pas vu venir, pas une urgence, mais un oh-ho, genre les plaques de ton char. Ça revient à chaque année et pourtant, je réussis à les oublier à chaque année. Ce qui faisait que chaque année en octobre et janvier, je paniquais et on mangeait du riz pendant 3 semaines pour équilibrer le budget. Et ce mois-là, je n’épargnais pas.

Bref, j’avais perdu de vue mon écureuil intérieur…

devenir-écureuil-budget

Comment devenir un écureuil fait-il du sens?

Un écureuil, ça fait quoi?

Ça ramasse des noix/glands/champignons/etc, et ça les cache en vue de l’hiver. Ça reporte donc sa consommation présente dans le futur, on peut dont dire qu’il épargne.

Sauf qu’il ne met pas tout à la même place! Oh non, il éparpille ses réserves un peu partout et divise pour mieux régner.

Si à la place d’avoir un seul compte-épargne, on faisait comme l’écureuil et qu’on avait plusieurs comptes pour mieux gérer nos finances, qu’est-ce qui se passerait?

La magie des comptes-épargne

Un jour, Nico et moi avons ouvert un compte-conjoint, en se disant qu’on était prêts pour le semi-commun, mais rapidement, on a migré vers la gestion commune et le compte-conjoint s’est vu inutilisé. J’ai pris l’habitude d’y virer le montant mensuel que Mint me disait de mettre de côté pour les plaques: 48$.

Après un an, surprise! J’ai pu payer les plaques sans problèmes.

Encouragée, j’ai commencé à faire pareil pour les taxes municipales: 3 300$/an. Avec les taxes scolaires, c’est presque 350$/mois à mettre de côté. J’ai donc utilisé pour le mettre de côté le compte-épargne conjoint qu’on n’utilisait pas.

Petit à petit, j’ai appliqué la technique  des fonds à toute mes dépenses annuels, sporadiques et potentielles (les réparations pour l’auto, nouveaux vêtements, entretien du triplex). Maintenant, c’est 5 comptes-épargne qui se sont ajoutés à mon portail Tangerine.

Cette façon de faire a changé ma vie. Avant, même si je gérais mon argent de manière serrée et consciente, j’étais toujours prise par surprise par les grosses dépenses et je détestais devoir sortir de l’épargne pour les payer.

J’étais même reconnue pour m’endetter plutôt que d’utiliser mon épargne tellement je n’aimais pas voir descendre mon pécule.

#irrationnelle

Maintenant, j’épargne tout simplement pour les payer avec l’idée que l’argent que je mets de côté ne peut servir qu’à ça, parce que je la mets dans un fonds qui porte le nom de la dépense!

Présentement, on épargne 150$/mois pour couvrir tout ce qui touche aux voitures: plaques, réparations, pneus, permis de conduire. Quand on a eu a faire faire la timing belt sur la voiture en octobre, l’argent était là et ça n’a pas fait une vague dans mon budget.

En plus, ça permet de diriger mes paies directement au bon endroit à chaque jeudi matin. Je fais travailler chaque dollar pour moi, parce que je leur donne une job précise dans mon plan de vie. Aucun dollar n’est laissé derrière et ça me permet d’épargner à chaque mois le montant que j’ai dit que j’épargnerais.

Liste des dépenses qui se prêtent bien au système des fonds:

-Les dépenses reliées à la voiture

Pensez-y, on peut jamais prévoir les réparations (ou presque). On peut prévoir l’entretien, mais c’est plus difficile de savoir exactement quand et combien et les plaques nous surprennent toujours même si on sait quand c’est sensé arrivé. Mon truc? Je calcule combien je penses dépenser pour ses items et je divise par 12. Je mets ensuite ce montant de côté par mois.
Dans mon cas:
Plaques: 300$ x 2 =600$
Permis: 100$ x 2= 200$
4 changements  d’huiles = 150$
2 réparations à 400$= 800$

Total: 1750$, soit 145$ par mois. Je mets 150$, juste pour être certaine.

-Les taxes municipales

Ça c’est facile, on prend simplement le montant annuel et on divise par 12. Rien à estimer (si ce n’est que la potentielle augmentation), juste à diviser et épargner!

-Les frais de loisirs

Voyage, billets de ski, remplacement d’équipement, cours et formations, etc. On estime au mieux et on divise par 12 et on épargne.

-L’entretien de la maison

Tout ce qui est entretien normal, comme le déneigement, la tonte de pelouse, les petites réparations ici et là, etc. On pourrait calculer les grosses rénos, mais si vous comptez épargner 20 000$ pour le revêtement extérieur en un an, c’est peut-être un peu raide.  Ça se fait (tout dépend du salaire!), mais prenez-vous à l’avance.

-Les frais payables une fois par année

Frais de cartes de crédit, forfait bancaires, carte Costco, école, etc. Je me fais toujours avoir par ma carte Costco, c’est immanquable, alors j’ai maintenant un fonds où je mets 20$ par mois pour ce type de frais. Problème réglé!

-Les dépenses en vêtements et équipements de sport/loisir

Celle-là je mentirais si je disais que j’avais un fonds pour ça. Par contre, c’est dans mes plans pour 2017. On essaie d’acheter des choses de meilleure qualité pour éviter d’avoir racheter constamment, mais nécessairement, c’est plus cher. Si on avait un fonds pour ça, on pourrait mieux planifier nos achats et avoir le meilleur rendement pour notre dollar.

Est-ce que j’en oublie? Avez-vous d’autres fonds?

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Le secret pour devenir riche

J’ai eu une conversation intéressante aujourd’hui avec une collègue de bureau. Elle me disait vouloir s’acheter une maison, mais qu’avec le prix exorbitant que celles-ci sont, c’est impossible pour elle, avec son salaire. Venant tout juste d’acheter une maison, je comprenais son point, mais je ne le partageais pas. Après avoir échanger quelques minutes, elle a conclu en disant:

« Ouin ben tu dois avoir compris le secret pour devenir riche, parce qu’avec nos salaires, je te dis que c’est impossible. »

Ça m’a un peu bousculé. Je suis habituée que les gens pensent que  »je l’ai eu facile », qu’ils présument que mes études ont été payées par mes parents (ce qui est faux, j’ai tout payé seule) et que ceux-ci paient aussi pour mes achats immobiliers (encore faux), mais là, son intervention touchait un autre niveau.  C’était comme si j’étais une autre classe de personne. Les  »riches », les capitalistes, parce que j’avais compris le  »secret ».

Ce qui fait que je me suis demandée si, effectivement, je connaissais le secret pour devenir riche sans le savoir. Après réflexion, j’ai réalisé deux choses:

1- Je connais effectivement le secret
2-Le secret n’est pas le secret. Le secret, c’est de l’appliquer!

secret-pour-devenir-riche

Le secret pour devenir riche.

Je vous apprends rien si je vous dis:

Revenus – dépenses= surplus

En science économique, on dira:

Rd – C = E

Où Rd est le revenu disponible, C est la consommation et E est l’épargne.

On peut aussi dire:

Rd= C+E

Autrement dit, le revenu se partage entre deux éléments, l’épargne et la consommation.

Si on ne peut jamais tout mettre en épargne, par contre, il est possible de tout dépenser!

L’épargne, c’est de la consommation reportée. Pensez-y, quand vous vous dites: j’ai 1$ aujourd’hui et je vais l’utiliser demain pour acheter un café, vous épargner 1$ aujourd’hui pour le consommer demain. Si au lieu de laisser votre dollar dans votre portefeuille, vous le prêtiez à un ami qui vous le rendrait le lendemain avec 25 sous supplémentaire, vous seriez plus riche de 25 sous!

Vous pouvez consommer aujourd’hui 1$ ou avoir 1,25$ demain, c’est ça le secret.

Le secret, c’est que si on dépense tout notre argent aujourd’hui, il n’y en a plus. Si on ne dépense pas tout, on peut mettre de côté et investir notre argent et le voir croître. C’est pas de la magie, ni un passe-passe de comptable!

En épargnant, vous pourrez mettre votre argent à votre service en l’investissant. Que ce soit en bourse, dans l’immobilier ou encore, en créant une entreprise, chaque dollar sera appelé à créer de la valeur.

Ark, tu es pas sérieuse?

Oui, oui, je suis sérieuse. Le seul truc dans la vie, pour devenir riche, c’est de créer de la valeur.

Les entrepreneurs le font avec leurs idées de start-up.

Les financiers de ce monde le font en investissant dans les projets des start-up.

Les Hells le font en offrant « des solutions » à leurs clients (ça n’a pas besoin d’être légal pour créer de la valeur).

Vous le faites en travaillant (plus).

Vous le faites quand vous investissez un dollar.

Et malheureusement, on ne peut pas passer à côté de l’épargne si vous voulez investir.  Et pour épargner, vous avez deux choix:

1- Réduire C

2-Augmenter Rd

Réduire C implique de couper les dépenses, trouver les opportunités d’épargner (en voici 5 faciles) et apprendre à ne pas toujours satisfaire toutes ses envies (ce qui est plutôt sain, si vous voulez mon avis!). Le problème avec le fait de réduire la consommation, c’est que malheureusement, y’a une limite, on ne pourra jamais épargner 100% de son salaire.

Augmenter le revenu est souvent repoussé du dos de la main par la plupart des gens.

Voyons dont! Comment on peut gagner plus que son salaire? Impossible!

En fait, c’est plutôt simple, mais ça demande souvent plus d’efforts que la première option. On peut demander une augmentation. On peut faire des heures supplémentaires, on peut lancer une entreprise à temps perdu, on peut trouver un 2e emploi,etc. La seule limite, c’est vous!

À notre première session d’université, y’a fallu qu’on fasse des choix pas faciles. Les prêts et bourse d’une seule personne, c’est limite en titi pour tout payer! Après avoir tout coupé ce qu’on pouvait couper et vendu tout ce qu’on pouvait vendre (bye bye 2e voiture!), y’a fallu se rendre à l’évidence: il fallait faire plus d’argent si on voulait avoir l’espoir d’épargner!

C’est à ce moment que j’ai (re)démarré mes activités de gardienne. Ça vous paraît stupide qu’à 21 ans, une fille garde encore des enfants pour 5$/heure?

Pas moi.

J’étais une mautadite bonne gardienne. Tsé celle qui arrive des activités trippantes et qui est capable d’endormir les bébés à coliques. J’étais rendue pas mal en demande. J’ai gardé de 21 ans à 23 ans de façon active et de 23 à 25 de façon sporadique. En moyenne de 2012 à 2014, je faisais presque 250$/mois supplémentaire! En fait, j’ai calculé que la mise de fonds du bloc a été bâtie à 25% par mes activités de gardienne.

Le secret pour devenir riche: faire travailler son argent pour soi.

Le secret du secret

Maintenant qu’on sait que le secret pour devenir riche, c’est de dépenser moins qu’on gagne pour dégager un surplus qu’on pourra investir, c’est simple non?

Pas si simple que ça. Sinon, tout le monde serait riche et il n’y aurait pas de secret!

Le secret, c’est d’accepter de vivre avec moins et de faire des efforts.

Ça veut pas dire de vivre dans une boîte de carton et de manger des ramen secs. Ça veut juste dire de laisser le Xième petit haut cute du mois sur la tablette et de tougher son  »cell de marde »  (à chaque fois que j’entends ça, je griche des dents) un an de plus. Ça veut aussi dire de garder toutes les fins de semaines ou presque, à la St-Valentin et lors de la période des party de bureau, même quand tu voudrais être chez vous.

Faut dégager le surplus et le mettre de côté.

La deuxième partie est aussi importante que la première, sinon, je vous garanti que le surplus disparaît. Calculer votre montant de  »surplus » et à chaque paie, le jeudi matin, virez-le sur un compte-épargne.

Ensuite à la fin du mois, virez votre compte-épargne vers votre compte de courtage en ligne/ fonds communs de placement.

C’est comme ça qu’on fait travailler notre argent pour nous.

Passez le mot!
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Les finances et le couple: 5 méthodes pour gérer son argent.

Je m’attaque cette semaine à un sujet épineux: la gestion des finances personnelles dans un couple. Bien franchement, je trouve ce sujet excessivement personnel, bien plus que mes dettes, mon salaire ou mon budget.

Vous remarquerez que je suis assez transparente quand vient le temps de divulguer mon bilan personnel. Vous connaissez ma situation et mes objectifs pour 2017. Ce que vous ne savez peut-être pas, c’est que mon bilan personnel et mon bilan familial, c’est la même chose.

Oui, vous avez bien lu, chez nous, tout va dans le même pot.

C’est la méthode que nous avons choisi après des années de vies de couple et c’est une méthode qui s’est installée tranquillement, au fil du temps. Est-ce que c’est parfait? Pour nous, oui, totalement, mais ce n’est pas le cas pour tous!

J’ai la chance d’avoir quelqu’un dans ma vie qui partage mes objectifs et ma vision de l’argent, ce qui facilite grandement, selon moi, la gestion de nos finances.

Bien franchement, on ne sait jamais vraiment posé la question, parce qu’on a juste dérivé tranquillement vers la gestion intégrée de nos finances. Cependant, avec les années, j’ai compris que chaque couple est différent et de facto, gérera les choses différemment.

Voici donc  5 méthodes que j’ai observé à l’oeuvre. Est-ce que ça veut dire qu’il n’y a en a que 5?

Oh que non!! Mais, je donne ici les principales sur lesquelles les variations s’exercent.

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1-Church and State

C’est la méthode où vous gérez vos finances à vous et l’autre gère ses propres finances. Vous n’avez aucune idée de combien l’autre gagne ou dépense ou épargne. Chacun paie sa part des dépenses conjointes (s’il y en a), mais le partage s’arrête là. C’est souvent la première méthode qui est utilisée par les nouveaux couples, parce que soyons franc, personne aime parler d’argent. Si on en fait pas assez, on est gêné, si on en fait trop, on est gêné aussi.

Avantages:
Simple, genre, super méga simple. Vous n’avez même pas besoin d’un compte conjoint.
Privée, l’autre n’aura jamais le nez dans vos affaires. Vous conservez une totale indépendance.
Limite les risques en cas de rupture. C’est fini? Y’a rien d’autre à faire que d’enlever son nom du bail.

Désavantages:
Projet de couple? C’est plus difficile de faire des projets de couple de la moindre envergure. Imaginez: vous voulez aller en voyage dans le Sud, mais l’autre arrive à peine à tout payer ses factures, vous risquez d’attendre longtemps qu’il épargne sa part, ou pire, il pourrait le mettre sur la carte. Quand on ne connaît pas la capacité financière de l’autre, toute planification devient laborieuse.
Y’a aucune synergie. On se le cachera pas, l’un des gros avantages d’être en couple, c’est la synergie financière, 1+1=3. En utilisant cette méthode, vous êtes plus des colocs qu’un couple (juste au niveau financier là, ça change rien à l’amour).

J’ai essayé cette méthode mais je suis trop curieuse et ouverte pour que ça dure . Nico et moi, on a utilisé cette méthode pendant… 3 mois? La minute que nous nous sommes mis à habiter ensemble, dans un glorieux studio hors-de-prix, on a utilisé la deuxième méthode.

2- Le 50-50

C’est la chute du Mur. Chacun met encore 50-50 des dépenses, mais on est ouvert sur notre situation personnelle. L’autre commence à connaître nos habitudes de cigale ou de fourmi. On connait les habitudes de l’autre. Sauf que ne vous tromper pas, chacun gère encore ses dépenses personnelles comme il veut et reste maître de son budget au final, c’est encore mon argent-ton argent.

Avec cette méthode, planifier des projets communs devient plus facile, orienter nos finances personnelles vers une direction commune aussi.

Je trouve cette méthode super quand les dépenses sont encore très distinctes ou facilement séparables moitié-moitié. Sauf que dès qu’on rentre dans des gros achats communs, c’est peut-être plus compliqué. Exemple, vous partagez une voiture. Un des deux l’utilise plus que l’autre, mais la voiture sert aussi aux déplacements de la famille; allez-vous vous mettre à compter le kilométrage? Un autre exemple, monsieur veut une plus grande télé et se l’achète. Si madame écoute aussi la télé, devrait-elle contribuer?

Autrement dit, malgré l’apparente simplicité, c’est une méthode qui doit être rodée pour chaque couple. En plus si les revenus sont vraiment inégaux, ça peut rapidement devenir injuste.

3-L’équitable

Si tu fais 30 000$ par an et que l’autre fait 100 000$, c’est peut-être pas juste de penser que les dépenses doivent être 50-50, pour eux, comme pour l’autre. Si tu fais 30 000$ par an et tu es obligé de contribuer à 50% du train de vie de quelqu’un qui fait 100 000%, tu risques d’y passer tes paies au complet. D’un autre côté, si tu fais 100 000$ par an, tu as peut-être envie d’avoir un train de vie supérieur à celui de ton conjoint. Le partage des dépenses se fait alors en proportion du salaire.  Dans cet exemple-ci, la personne qui fait 30 000$ par an contribue à 23% du revenu et donc, devrait contribuer à 23% des dépenses.

Cette méthode ne touche que la répartition des charges financières à l’intérieur du couple. Pour le reste, c’est comme la méthode 50-50.

4- Le semi-commun

Vous connaissez cette méthode, c’est certain. C’est la méthode où l’argent est versé en  »grande partie » dans un compte conjoint et où chaque conjoint garde de  »l’argent de poche » + son épargne dans son compte. Autrement dit, l’argent pour les dépenses communes, l’épargne commune (mise de fonds pour une maison, épargne pour un voyage, REEE, etc) et le budget discrétionnaire de couple se retrouve sur le compte conjoint, qui est alors géré à deux.  Seulement, chacun garde une autonomie avec sa portion  »personnelle ». On peut aussi ajouter à cette méthode la carte de crédit commune, pour éviter les histoires de  »j’ai payé ça, tu as payé ça, combien on se doit ».

C’est l’entre-deux.

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5- Le commun

Ce qui est à moi est à toi et vice-versa. Cette méthode est loin d’être pour tout le monde. De un, elle demande une confiance presque absolue dans l’autre et des valeurs partagées pour la gestion et la dépense de l’argent. De deux, les deux partenaires doivent être ouverts et comprendre les implications que faire compte-commun imposent. À moins d’être l’exception qui confirme la règle, tu n’arrives pas à cette méthode après 2 mois de vie de couple.

Pour nous, la transition vers le tout commun à commencer en 2012. En juillet 2012, nous nous sommes mariés, en grande partie pour les prêts et bourses, mais ça faisait déjà 3 ans qu’on s’endurait s’aimait profondément.  Avec le budget riquiqui des prêts et bourses, on s’est vite rendu compte que de tout mettre en commun serait vraiment plus optimal. En plus, on se disait qui si l’autre était pas là, on n’aurait pas cet argent, donc c’était autant à nous deux qu’à l’individu.

Rapidement, on a adapté les choses au fur et à mesure que de nouvelles situations se présentaient pour arriver aujourd’hui à une gestion centralisée (moi) qui fait une reddition de compte journalière au conseil (lui et moi). On fait le budget ensemble et on se donne des objectifs que les deux approuvent. Comme je disais, nous sommes tout deux très ouverts avec notre argent et on discute régulièrement. Toute dépense dépassant 20$ est approuvée/discutée avec l’autre, simplement parce qu’on aime s’en parler, pas parce que je suis la Gestapo.

L’avantage principal est pour moi la simplicité de gestion. Plus de niaisage de transferts entre les comptes, je gère tout en direct. En plus, avec un chum ingénieur, il a plein d’avantages (carte de crédit avantageuse, marge de crédit à bas taux) dont je peux profiter de cette manière. Et il profite de mon talent pour la gestion financière.

Je n’utiliserai pas cette méthode si j’avais le moindre doute quant à la confiance que je porte à Nico. Mettre en commun ses avoirs, c’est toute une décision.

5-Votre méthode

Je pourrais écrire pendant des jours, je pourrais ne jamais décrire complètement votre méthode. Chaque couple est unique et votre situation peut aussi faire varier les choses. Il n’y a pas une réponse absolue. Et puis, on peut évoluer au travers de ça, il n’y a pas de règles.

La plupart des gens vont utiliser Church-and-State au tout début, quand ils n’habitent pas encore ensemble. Après tout, ça fait du sens, pourquoi partager des données financières à ce stade, l’autre n’en a pas besoin. Automatiquement, en habitant ensemble, la méthode 50-50 va prendre le relais pour la plupart des gens et certains vont utiliser l’Équitable si leur salaire sont vraiment disproportionné. Certains, comme mes beaux-parents vont arrêter là et seront confortables ainsi pour la suite.

Avec le temps certains vont migrer le semi-commun et certains vont continuer vers le commun. Ça dépend des gens et des couples.

L’important, c’est que les deux partenaires soient à l’aise dans le processus. Et ça, ça sera l’objet d’un autre article!

Notes importantes:

Une chose importante à se rappeler, c’est que peu importe la méthode choisie, vous devez épargner. Et même si vous mettez tout en commun, vous devriez aussi avoir de l’épargne sur un compte personnel. De toute façon les comptes enregistrés (CELI, REER) ne peuvent pas être des comptes conjoints.  C’est correct de faire pot commun, mais en cas de séparation, il est impensable que un des deux conjoints aie toute l’épargne du couple à son nom. Vous allez me dire que c’est évident, mais en transférant la mise de fonds pour la maison, je me suis rendue compte que l’un des compte-épargne que j’utilisais pour épargner des sous était seulement à mon nom. Ce n’était pas de la mauvaise foi, et pour moi il était clair que c’était moitié-moitié dès le départ, mais en cas de séparation, j’aurais pu tout garder.

Aussi, en cas de décès, les comptes conjoints sont gelés pendant un certain temps, donc, idéalement chaque personne devrait conserver son propre compte où sa paie est versée. De cette façon, elle pourra continuer de fonctionner jusqu’à ce que la situation soit régularisée par sa banque/caisse.

Un dernier point: si vous êtes mariés, faites attention à la méthode Church-and-State. Étant donné que vous êtes automatiquement solidaires de toutes dettes contractées pour quelque chose qui pourrait ressembler de près ou de loin à du patrimoine familial, vous devez être au courant des comptes de l’autre, un minimum. En plus, pouvez-vous m’expliquer pourquoi vous vous mariez si vous êtes pas capable de vous parler un peu d’argent? Je juge pas, je comprends juste pas!

Et vous, quelle est votre méthode? Comment y êtes-vous arrivé?

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