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Rembourser ses dettes: la méthode Avalanche

Quand on a une déjà un budget serré, rembourser ses dettes peut sembler un objectif inatteignable pour bien des gens, mais avec de la volonté, la bonne stratégie et une méthode, c’est plus accessible qu’on pourrait penser!

On continue la série Rembourser ses dettes avec un troisième article. Cette semaine, on discute de la méthode Avalanche, qui est une autre méthode qui pourrait vous permettre de kickstarter votre remboursement de dettes en 5e vitesse.

Les autres articles de la série:

Rembourser  ses dettes ou épargner: telle est la question

Rembourser ses dettes: les critères à connaître

Rembourser ses dette avec la méthode Snowball

Rappel: Pourquoi devez-vous avoir un plan?

J’aime tellement cette maxime que je vous la répète encore dernière fois (ou pas… 😉 )

Who fails to plan, plan to fail.

Sans plan, vous risquez pas mal plus d’arriver dans un cul-de-sac financier. Le saupoudrage d’argent sur toutes vos dettes, c’est inefficace, démotivant et coûteux. Alors, aussi bien avoir un plan qui vous dira où mettre votre argent en priorité pour atteindre la liberté le plus rapidement possible!

Rembourser ses dettes avec la méthode Avalanche

La méthode Avalanche

On l’appelle la méthode Avalanche parce que contrairement à la méthode Snowball, qui cible les plus petits montants en premier, la méthode Avalanche cible les plus haut taux d’intérêts en premier. C’est la méthode « logique », c’est celle qui, sur toute la durée de votre remboursement de dettes, vous permet d’économiser le plus de frais d’intérêts et donc, de réduire au maximum la durée.

Comment ça réussit à vous offrir ça?

En ciblant la dette avec le taux d’intérêt le plus élevé au départ, indépendamment du solde de celle-ci. Une dette ayant un taux d’intérêts élevé, est une dette qui vous coûte plus cher proportionnellement, qu’une dette avec un taux d’intérêts moins élevé. Et comme la plupart des dettes ont comme caractéristique de voir leur intérêts calculés de manière composée, plus d’intérêts veut dire une durée de remboursement plus longue.

Comment la mettre en application?

Encore une fois, ça commence par faire la liste de nos dettes, mais cette fois-ci, on les classe selon leur taux d’intérêt, du plus grand au plus petit.

Et on s’attaque avec hargne à celle qui se retrouve dans le haut de la liste.

Et quand je dis hargne, je veux en réalité dire d’y mettre tout ce que vous pouvez y mettre comme argent: les canettes que vous retournez à l’épicerie, les heures supplémentaires, les ventes de vêtements du petit dernier sur Kijiji, le retour d’impôt, le 5$ que vous trouvez sur la rue.

Remboursez ses dettes avec hargne, c’est faire des sacrifices, ne pas juste y mettre  »ce qui reste à la fin du mois ». C’est étirer l’épicerie pour pouvoir mettre 20$ de plus sur les dettes, c’est couper Vidéotron, c’est amener son  lunch, c’est vendre la 2e auto qui ne sert presque pas.

Dans la hargne, il y a toute les fois où vous n’avez pas bien dormi à cause de votre fardeau financier.

Toute votre gêne pour les fois où vous avez reçu un avis de la banque parce que vous dépassiez votre limite.

Toute votre déception parce que votre crédit était trop pourri pour faire ce que vous vouliez faire.

Si votre budget vous dit: tu peux mettre 50$ de plus ce mois-ci, essayez d’arriver à 60$. Soulevez les coussins du divan. Tondez des gazons. Vendez de la scrap de métal! Soyez créatif et vous le trouverez le 10$ de plus, j’en suis certaine.

Un exemple

Julie (encore elle!) a les dettes suivantes:

-Une visa à 1000$, à 19%, paiement min. 30$
-Un prêt style Accord D de 2000$, à 4%, paiement min. 150$
-Un prêt personnel de 3000$, à 7%, paiement min. 250$
-Une Mastercard à 6000$, à 22%, paiement min. 180$
-Une marge de crédit de 10 000$, à 2,7%, paiement min. 61$

Elle commence par les mettre en ordre décroissant selon leur taux d’intérêts:

-Une Mastercard à 6000$, à 22%
-Une visa à 1000$, à 19%
-Un prêt personnel de 3000$, à 7%
-Un prêt style Accord D de 2000$, à 4%
-Une marge de crédit de 10 000$, à 2,7%

Ensuite, elle concentre ses efforts sur la Mastercard, tout en continuant de payer le minimum sur les autres. De son budget, elle dégage 150$ supplémentaire par mois pour rembourser ses dettes, qu’elle applique donc en priorité sur la Mastercard. Si elle réussit à trouver des sous supplémentaires, ils vont sur cette dette jusqu’à ce que celle-ci soit vaincue.

Elle poursuit ensuite ses efforts sur le Visa, cette fois en appliquant non seulement le minimum (30$), mais aussi le 150$ supplémentaire et le paiement minimum de la Mastercard (180$), en plus de tout ce qu’elle peut trouver en dessous des coussins du divan.

Ainsi de suite jusqu’à ce que la dernière dette rende l’âme (et vous rende la vôtre!)

Rembourser ses dettes avec la méthode Avalanche

Pour

C’est une technique simple, très cartésienne, qui mise sur le fait que si vous payez moins d’intérêts, vous finirez de rembourser vos dettes plus rapidement et en payant moins d’intérêts.

Juste ça, c’est suffisant!

Contre

Qu’est-ce qui ce passe si votre dette avec le plus haut taux d’intérêts est aussi celle avec votre solde le plus élevé? Ça pourrait vous prendre des années à rembourser et en attendant, vous ne voyez pas le nombre de dettes diminuer. Ça peut être décourageant pour plusieurs personnes!

Et puis, qu’arrive-t-il si vos taux d’intérêts sont variables…?

Mon grain de sel

Je suis attirée par la méthode Snowball, je ne vous le cacherai pas. L’idée de créer un momentum me parle. Par contre, je suis cartésienne de nature. Si je peux épargner des frais, je vais le faire. En conséquence, quand j’ai mis en place mon plan de remboursement de dettes, j’ai choisi un hybride. J’ai remboursé les plus petites dettes avant et ensuite, pour les autres, j’y vais selon les taux d’intérêts.

C’est permis d’adapter les méthodes à nos besoins!

 

 

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Rembourser ses dettes: la méthode Snowball

Voici le deuxième article de la série Rembourser ses dettes, une série d’articles visant à rendre digestible le remboursement des dettes. On ne se mentira pas: ça ne sera probablement pas facile, mais en comprenant mieux ce qui importe dans un plan de remboursement de dettes, on peut se donner une meilleure chance au départ.

Les articles précédents de la série Rembourser ses dettes:

Rembourser ses dettes ou épargner : telle est la question

Rembourser ses dettes: quels critères connaître?

Aujourd’hui je m’attaque à la méthode, le plan d’attaque. Plus précisément un plan d’attaque basé sur la méthode dite « Snowball ». Cette méthode a été popularisée par Dave Ramsey, un gourou des finances personnelles aux États-Unis et tire son nom de l’image suivante: si vous lancez une petite balle de neige en haut d’une montagne, en dévalant la pente, la balle de neige grossit, grossit, grossit, accumule de l’inertie et fini par dévaler la pente à 100 miles à l’heure.

Pourquoi vous devez choisir une méthode

Avez-vous déjà entendu: qui coure 10 lièvres à la fois n’en attrape aucun? Ou encore l’expression anglophone: Who fail to plan, plan to fail ?

Ben c’est ça.

Pas de plan, pas d’actions concrètes. Pas d’actions concrètes, pas de résultats.

Vous voulez des résultats, vous êtes en train de lire cette article, vous faites déjà un pas par en avant! Vous avez fait la liste de vos dettes, vous savez que leur remboursement draine chaque mois une grosse partie de vos revenus et, là, C’EST ASSEZ. Vous voulez les rembourser, mais par quel bout commencer?

Il existe plusieurs méthodes, la snowball, l’avalanche et l’émotive, pour ne parlez que de celles-ci. Je traite aujourd’hui de la snowball, mais restez proche, parce que la semaine prochaine, c’est l’avalanche et l’émotive suivra sous peu.

Peu importe la méthode choisie, toute ont une chose en commun:

Priorisez une dette et payez le minimum sur les autres.

Arrêtez de saupoudrer votre argent partout!

On va reprendre l’analogie de la neige. Imaginez que vous avez un espace à déneiger (c’est pas si loin à votre mémoire, j’imagine 😉 ) Est-ce que vous allez enlever une première couche de neige partout, puis revenir au point de départ et enlever une autre couche à la grandeur et ainsi de suite jusqu’à ce que se soit vide? Non, vous allez vous épuiser en faisant des pas inutiles et repasser sans cesse au même endroit.

Vous commencerez probablement par vous concentrer sur un endroit à la fois. Les marches, l’entrée, le tour de la voiture et finalement, le bordage.

C’est la même chose avec le remboursement de vos dettes, vous concentrez toute votre énergie et vos sous de disponibles sur une dette. Quand celle-ci est réglée, on passe à la prochaine.

Rembourser ses dettes- Utilisez la méthode Snowball

Qu’est-ce que la méthode Snowball?

Comme je vous le disais plus-haut, Snowball illustre une petite boule de neige qui amasse de l’inertie en roulant. La technique snowball :

1.  On fait la liste des dettes, du plus petit solde jusqu’au plus grand.

2. On fait le paiement minimum sur toutes nos dettes, TOUJOURS. On ne saute aucun paiement.

3. On prend tout l’argent de surplus qu’on a et on l’applique au solde de la plus petite dette.

4. Quand la première dette est remboursée, on prend ce que versait sur elle (paiement minimum+surplus) et on l’applique à la suivante. Le but, c’est que le montant versé à chaque mois sur la dette en cours de remboursement augmente à chaque fois qu’on fini d’en rembourser une, c’est  »l’inertie » de la technique.

Un exemple?

Julie a 5 dettes qui la turlupine:

-Une visa à 1000$
-Un prêt style Accord D de 2000$
-Un prêt personnel de 3000$
-Une Mastercard à 6000$
-Une marge de crédit de 10 000$

Les paiement minimum sont respectivement de:

-30$
-150$
-250$
-180$
-61$

À chaque mois, Julie peut se permettre de mettre 150$ de plus sur ses dettes (ce qui correspond à son surplus dans son budget)

Comme la Visa est sa plus petite dette, elle obtient le statut de « dette-vedette » et se trouvera liquidée en premier. Le plan de Julie aurait donc l’air de ça:

-Visa: 30$ + 150$
-Prêt Accord D: 150$
-Prêt Personnel: 250$
-Mastercard: 60$
-Marge de crédit: 61$

Au 6e mois, Julie finit de repayer sa Visa. Elle fait d’abord une petite danse de la joie:

Puis avec vigueur et volonté, recommence la même tactique, mais cette fois, le montant qu’elle peut payer  sur la prochaine dette-vedette est de 180$ (30$ de la Visa+150$ de surplus) en plus du montant minimum associé à la dette. Ça ressemble donc à ceci:

-Prêt Accord D: 150$+180$
-Prêt Personnel: 250$
-Mastercard: 60$
-Marge de crédit: 61$

Quand elle finit de rembourser son Prêt Accord D, elle applique le montant libéré (150$+180$) à la prochaine dette-vedette:

-Prêt Personnel: 250$+330$
-Mastercard: 60$
-Marge de crédit: 61$

Et ainsi de suite. Commencez-vous à voir la boule de neige émerger? Chaque fois qu’une dette est finie de payer, la prochaine voit son remboursement augmenter de manière exponentielle. Au final, le montant total que vous payiez en remboursement de dettes n’augmente pas, mais le montant que vous payiez sur la dette-vedette, lui, augmente.

Méthode Snowball- payez vos dettes avec vengeance!

Vous pouvez constater mes grands talents en création visuelle 😉

Les avantages de la techniques

Si on compare cette méthode au saupoudrage traditionnelle, elle fait économiser des frais d’intérêts, mais selon moi (et plusieurs autres), son principal avantage vient du momentum qu’elle crée.

Comme vous focusez sur la plus petite dette en premier, rapidement vous l’éliminerez.

Hasta la vista, baby!

Une dette de moins, c’est encourageant! Vous venez d’accomplir le premier pas (et le plus important), vous risquez d’être encore plus motivé à continuer. C’est comme être au régime et perdre le premières 5 livres, ça justifie les efforts, mettons!

C’est une méthode simple et efficace, qui, en plus, est intuitive.

Les inconvénients

Selon bien des gens, la logique voudrait que tu paies la dette qui te coûte le plus cher en terme d’intérêts en premier et avec la technique Snowball, ce n’est pas toujours le cas. Au final, tu finis donc par par payer un peu plus en frais d’intérêts qu’avec la technique Avalanche, par exemple.

Aussi, qu’est-ce que tu fais si tu as deux dettes avec exactement le même montant? (Réponse: paie celle avec le taux d’intérêt le plus élevé des deux.)

Rembourser ses dettes avec la méthode Snowball

Comment appliquer la technique

Faites comme Julie 😉

Non, sans blague, c’est assez facile. Vous identifiez les dettes qui vous ralentissent, ce sont habituellement les dettes associées à aucun actif ou à des actifs qui se déprécient rapidement, comme des dettes de cartes de crédit, des dettes de  »achetez maintenant, payez pour longtemps » et des prêts auto qui ont ballounés.

Il suffit ensuite de les mettre en ordre croissant et de commencer à liquider la première.

N’oubliez pas la petite danse de la joie entre chaque.

Est-ce la bonne méthode pour moi?

C’est la bonne méthode pour vous si vous voulez voir des résultats et vite. Si vous êtes comme moi, vous n’êtes pas patient, vous voulez voir des changements à votre situation rapidement. Cette méthode est faite exactement pour du monde comme nous!

Dave Ramsey, le fameux gourou, dit d’attaquer ses dettes avec vengeance et intensité. Plus vous démarrez le processus avec un sprint, plus vite les résultats vont venir et vous resterez motivés. Son site regorgent d’exemple de gens supra-endettés qui ont choisi de presque tout vendre leur bébelles de surplus pour mettre plus d’argent sur leurs dettes.

Machine à crème glacé vendue sur Kijiji, voiture de luxe remplacée par une Corolla 2003, vente de garage massive, déménagement dans plus petit, deuxième job, tous les moyens sont bons pour libérer des fonds pour repayer plus vite les dettes. L’idée c’est que chaque dollar de surplus doit être dirigé vers la  »mission ultime »: la liberté financière.

C’est peut-être extrême pour certains d’entre nous, mais ça peut en inspirer plusieurs! Jusqu’où iriez-vous pour rembourser vos dettes et vous libérez des paiements?

 

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Faire plus d’argent ne changera rien.

Je vais peut-être en surprendre certains en disant ceci:

 

Le secret dans la vie, c’est pas de faire plus d’argent.

Ben oui toi, je m’en vais te dire ça, moi, la fille qui a un blogue sur les finances personnelles pis qui travaille encore les fins de semaine pour faire plus d’argent.

Et en plus, parce que je suis fine de même, je vais t’expliquer pourquoi c’est pas ça qui va te sauver, faire plus d’argent. Je vais même te dire comment j’en suis arrivée à cette réalisation. Et si tu lis jusqu’au bout, tu vas même comprendre c’est quoi, le vrai secret.

 

La p’tite histoire.

Nico, mon super-merveilleux chum, est un (presque) ingénieur. Et quand tu es un futur ingénieur, les banques, ben, elles t’aiment ben gros. Elles te font des mamours, te flattent la bedaine et te donnent des beaux nanannes pour ingénieurs: cartes de crédit, marge de crédit et beaux rabais sur leurs produits financiers. C’est franchement super pour certaines choses, comme la carte de crédit super avantageuse gratuite ( ça ne mord pas si on sait s’en occuper) et la fois où ils ont payé nos frais de notaires.

Sauf que ça a un mauvais côté. D’une part, ils te disent que  »comme ingénieur, tu vas faire la palette », alors ne te préoccupe pas trop de tes dettes d’études, tu auras l’argent en masse pour les repayer et d’une autre part, ils te fournissent la corde pour te pendre: la marge étudiante.

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10 000$/ an pendant 4 ans.

40 000$ à 3,5%, payable dès que ton p’tit jonc est sur ton p’tit doigt.

Si tu as eu accès aux prêts et bourses, c’est maintenant plus de 50 000$ que tu dois en dettes d’études.

Je t’entends déjà me dire:

« Voyons, c’est pas si pire que ça, c’est 12 500$ par année pour vivre! »

Attendez, vous oubliez que les étudiants en génie, ils ont des stages rémunérés. Si je me fies à Nico, c’est presque 20 000$ par an de salaire qui entre. Ça fait un salaire net de près de 33 000$.

Savez-vous ça équivaut à combien en salaire brut ça?

44 000$.

Certains étudiants de génie réussissent à flamber un salaire annuel brut de 44 000$. Je dis flamber, parce qu’ils ont rien, sinon leur diplôme, leurs cernes et leur foie amoché, à montrer en échange de leur dette.

Pas de REER. 

Pas de CELI. 

Peut-être un char neuf (assorti d’un beau prêt, donc…).

 

Pourquoi faire plus d’argent ne change rien

Je sais pas pour vous, mais moi, je ne fais pas 44 000$ par an. Je fais 36 000$, peut-être un peu plus avec les revenus du triplex.

J’ai un CELI (mais pas encore de REER, vous savez pourquoi 😉 )

J’ai un fonds d’urgence.

Mes deux voitures sont payées.

Et j’ai un triplex à mon nom. 

Ce que j’essaie de vous dire, c’est que c’est pas parce qu’on fait beaucoup de sous qu’on sait le gérer.

Donc si on est incapable de bien gérer son argent quand on en a pas, c’est pas parce qu’on se met à en faire plus que soudainement tout va se régler comme par magie.

Reprenons nos étudiants dépensiers. La plupart que j’ai rencontré sont convaincus qu’ils n’ont pas d’argent, n’essayez pas de les convaincre du contraire, leur relevé de compte le leur prouve bien.

Quand Nico et moi les recevions chez nous, ils nous trouvaient ben étranges d’étendre notre linge sur la corde, de chauffer à 19C et de faire notre propre bière pour économiser, ce qui fait qu’ils étaient encore plus perplexes quand on a annoncé qu’on avait acheté un triplex.

Ils ne pouvaient pas voir comment on avait réussi à faire ça.

Entre ça et sortir un lapin d’un chapeau, y’avais pas grande différence, ils cherchaient le truc (et certains cherchent toujours).

 

Ce qui fait qu’ils vont maintenant finir leurs études en décembre et souhaitons-leur de se trouver un emploi sur-le-champ dans leur domaine parce que sinon, la vie sera dure.

La plupart feront entre 55 000$ et 57 000$ par an au début.

43 000$ net.

Leur prêts vont leur coûter 488$ / mois, soit 5856$ par an (50 000$, à 3,5%)

Et maintenant, ils auront l’impression que, comme ils ne sont plus étudiants, ils font beaucoup, beaucoup plus d’argent. Ce qui fait qu’on les verra sur Facebook, dans le Sud, dans leur nouvel appartement, au volant de leur nouvelle acquisition, etc.

Ce qu’on ne verra pas, c’est leur face quand ils réaliseront, tôt ou tard, qu’ils ne sont absolument pas plus riches qu’ils étaient à l’université. Qu’ils sont même plus pauvres.

 

faire-plus-dargent-ne-changera-rien

Quand la réalité te rattrape

Quand on fait plus d’argent, les attentes qu’on a envers nous-mêmes et celles des autres envers nous augmente. Et c’est normal. Personne ne s’attend à ce que vous viviez comme un étudiant toute votre vie, ramen et bazou compris. Vos dépenses peuvent augmenter, et elles le feront sûrement avec les enfants et la minivan de luxe.

Le problème, c’est que si vous vivez déjà au-dessus de vos moyens, le fait de faire plus d’argent ne changera rien à votre situation, ceteris paribus. C’est-à-dire que si demain matin, votre patron vous dit:

« Je t’augmente de 10$/h »

Rien d’autre ne change dans votre vie. Vous revenez le soir, vous dites à votre douce moitié que vous faites plus d’argent et vous commandez du resto comme vous aviez prévu de le faire avant de savoir que vous étiez augmenté.

En fin d’année, vous faites votre rapport d’impôts et vous remarquez que malgré votre augmentation, vous n’avez pas plus dans vos REER que l’année dernière.

D’année en année, vous vous appauvrissez, car vos dettes pèsent lourd dans la balance et votre épargne ne grimpe que très très peu. Vous êtes rendus à faire presque 70 000$ par an et vous êtes toujours incapable de mettre de l’argent de côté.

 

Le secret, c’est quoi?

Le  secret, c’est de changer son état d’esprit par rapport à l’argent. De voir les dettes comme autre chose que quelque chose de normal. De voir son épargne comme une façon de se propulser dans le futur grâce à des investissements judicieux.

De penser à chaque dollar comme un moyen de changer sa vie.

Au lieu de vous dire qu’un budget c’est plate, que ça vous empêche de vivre, dites-vous que ce sont les dettes que vous risquez d’avoir sans budget qui vont vraiment vous empêcher de vivre.

Reprenez le contrôle de votre argent!

Un budget, ça vous dit pas  ni oui ni non. Ça vous rappelle juste la réalité.

Si vous êtes conscient de votre argent et de vos dépenses, de vos rêves et de vos projets, vous pourrez mettre à profit votre augmentation salariale. Sinon, elle va disparaître dans une pluie de petites dépenses niaiseuses dont vous n’aurez aucun souvenir dans un an.

Changer votre façon de traiter votre argent. Soyez conscient de son impact dans votre vie. Payez-vous en premier!

 

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Sinon, vous allez finir comme un étudiant en génie: un paquet de dettes avec une bague 😉

PS: Je fais allusions à des étudiants de génie, mais ils sont loin d’être tous sur ce modèle. La plupart sont très responsables et studieux et feront d’excellents payeurs de taxes! J’utilise simplement un exemple que j’ai vu se répéter beaucoup, car ils font partis des étudiants les plus courtisés par les banques.

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Quoi choisir: rembourser ses dettes ou épargner?

J’ai reçu d’une lectrice la question suivante: quelle est la marche à suivre en cas de dettes, est-ce plus avantageux de seulement rembourser les dettes ou d’épargner au même rythme? J’adooooore recevoir des questions comme ça, ça rend la tâche d’écriture tellement plus simple, car je n’ai pas à trop chercher de sujet. 😉

 

La grande question: rembourser ou épargner?

Personne n’aime les dettes. Même quand c’est des « bonnes » dettes, comme l’hypothèque ou les dettes d’étude. À moins de vivre dans un monde différent du reste de l’humanité, vous êtes en mesure de reconnaître que, peu importe si c’est une bonne dette ou une mauvaise dette, les dettes coûtent chères.

Une jambe, un bras et une partie de votre âme, pour être précise.

Vous restez attaché au créditeur pendant un nombre d’années incroyables et ils en profitent pour vous bombarder de publicités pendant encore 10 ans après la fin de votre prêt. J’ai un locataire qui s’est acheté des meubles chez Léon. Eh bien, ça fait maintenant 1 an qu’il a déménagé et ma boîte à mail est toujours pleine de prospectus qui essaient de lui vendre encore plus de stock.

C’est facile de se ré-endetter quand le démon vous appelle par votre p’tit nom et vous propose 36 petits paiements sur votre divan!

Sauf que la question demeure, quand on a des dettes, devrait-on les liquider au plus vite possible ou alors épargner? Plusieurs aspects pèsent dans la balance quand vient le temps de répondre à cette question épineuse.

 

 

rembourser-ses-dettes-ou-epargner

 

La logique

La logique veut que vous placiez vos dettes du plus haut taux d’intérêts annuel au plus petit et que vous vérifiez si, quand vous épargnez (et idéalement investissez) vous obtenez un rendement égal ou supérieur au taux que vous payez sur votre prêt.

Je vous donne un exemple:

Votre carte de crédit vous coûte 20% annuellement, avec un solde de 5000$

Le meilleur certificat de placement ( ou certificat de pauvreté comme certains l’appellent) que vous pourriez acheter vous rapporterait 3% annuellement (et encore…).

Si vous aviez 1000$ de disponible pour soit rembourser vos dettes ou épargner, voici ce que ça donnerait:

J’ai calculé ici que vous remboursiez 155$ par mois sur votre carte de crédit. Si vous prenez votre carte de crédit, avec un solde de 5000$ et que vous y appliquez un paiement de 155$ à chaque mois, vous aurez terminé de rembourser dans 47 mois, tout en ayant payé plus de 2230$ d’intérêts.

Si vous prenez le 1000$, et que vous l’appliquiez sur votre solde en même temps que votre premier paiement de 155$, vous aurez fini de payer en 34 mois et aurez payez 1160$ d’intérêts.

Entre les deux situations, vous pourriez épargner 1070$ d’intérêts.

Si vous placiez 1000$ à 3%, composé annuellement, vous obtiendrez presque 1093$ à la fin du 36e mois. Un gain de 93$.

1070$ vs 93$.

Il est dès lors facile de voir qu’en payant sa carte de crédit, on est beaucoup plus gagnant qu’en épargnant. C’est habituellement le cas pour les dettes qui ont des taux d’intérêts élevés, disons plus de 10%. Je dis 10% de façon assez arbitraire, mais selon moi, rares sont les placements générant plus de 10% annuellement avec un risque faible, en fait, je pense que les licornes ont plus de chance d’exister que ces placements. 😉

Pour résumer, la logique nous dit: on devrait rembourser nos prêts si ceux-ci nous coûtent plus cher que ce qu’on pourrait obtenir en plaçant un montant d’argent équivalent dans un placement de risque équivalent (soit très très faible).

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Les exceptions

Cependant, si vous avez une hypothèque à 2,89%, comme moi, la ligne est plus floue entre les options. Surtout si on commence à tenir compte de la fiscalité dans tout ça.

Par exemple, dans mon cas, comme je possède un triplex, je peux déduire de mon revenu 66% de mes frais d’intérêts que me coûte mon hypothèque. Comme mes revenus de location ne sont pas imposés à la source, je trouve très chouette le fait de pouvoir déduire mes frais d’intérêts au moment des impôts. Donc, compte tenu du très faible taux d’intérêts attaché à mon hypothèque et du fait que si je repaie plus vite mon hypothèque, je réduis mes déductions possibles, c’est loin d’être avantageux de vouloir réduire mon hypothèque.

Il en est de même pour les prêts étudiants, car les intérêts sont entièrement déductibles d’impôts et ces déductions sont reportables dans le temps.

Les prêts à 0% pour les meubles et les autos sont aussi une exception. C’est l’inflation vient jouer dans ce cas. En ce moment, l’inflation pour le Canada est estimé à 1,8%. Donc, si vous avez un prêt de 1000$ pour des meubles à 0% d’intérêt, cela veut dire que vous aurez payiez moins de 1000$ au bout de votre prêt en terme réel, car le dollar d’aujourd’hui vaut plus que celui de demain. Votre taux d’intérêt réel est de -1,8%. En le remboursant plus vite, vous perdez de l’argent. Vous devriez quand même chercher à éviter ces prêts de prime abord, car ils sont rarement réellement à 0%…

 

Quand les sentiments s’en mêlent…

Dans la théorie économique, on fait l’hypothèse que les agents (c’est nous ça!) sont rationnels, mais depuis quelques décennies, on se rend compte que la réalité est toute autre. Les agents ne sont pas si rationnels que ça. Parfois, leur actions économiques ne font aucun sens, surtout quand on tient compte de la nature éminemment humaine de l’homo economicus.

Un bon exemple de ceci? Tout le monde sait que le fait de vendre en période baissière à la bourse est une mauvaise idée (sauf dans certains cas de figures). Le prix commencent à baisser, quelques personnes vendent, les prix baissent encore plus pour réfleter le stock d’actions qui augmente, encore plus de gens vendent, les prix baissent encore plus, et voilà, c’est la débandade. La règle veut donc que quand les marchés se font promener sans aucune raison (je parle pas de Nortel ici…),tu t’assoies sur tes mains pis tu attends. C’est la chose rationnelle à faire, celle que tout le monde sait qu’ils doivent faire, mais la plupart des gens ont de la difficulté à laisser leur émotions à la maison quand on parle de finances et de leur argent.

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Un autre bon exemple est moi qui rembourse mes prêts étudiants plus vite que le 10 ans prescrit par la banque. Je ne devrais pas, ce n’est pas rentable, c’est complètement illogique, mais qu’est-ce que tu veux, le poids d’avoir 13 000$ qui me suit pendant 10 ans m’était insoutenable. J’en ai littéralement fait un ulcère (moi et le stress financier, ça ne fait pas bon ménage). Avec Nico, on a pris la décision d’accélérer nos versements pour finir de rembourser en mai 2018 mon prêt. J’avais aussi un 3000$ qui m’avait été versé en provenance d’un REEE qu’une grande-tante avait placé pour moi et j’avais beaucoup de scrupules à ne pas utiliser ses sous pour mon éducation. En remboursant une partie de mon prêt avec, j’avais l’impression de remettre les choses à la bonne place.

On s’entend tout ça est loin d’être logique. Ce n’est pas payant de rembourser plus vite, même que c’est pénalisant.

Sauf que…

Je me sens mieux. Je n’ai plus d’ulcère, ce qui en soi, est franchement fantastique (et débile, pour commencer…) et j’ai l’impression d’avoir le choix. Et ça, pour moi, ça n’a pas de prix. Je n’ai jamais été quelqu’un qui ne fait que le minimum, et donc, de payer un petit peu en-haut du minimum demandé, ça me rassure.

Certaines dettes sont chargées d’un poids émotif plus lourd que d’autres. Par exemple, si vous avez empruntés des sous à votre grand-mère, même si celle-ci ne vous charge aucun intérêt, vous voulez probablement la rembourser avant de mettre des sous de côté pour votre retraite!

Comme dirait l’autre, le coeur à ses raisons que la raison ignore.

 

Donc, on rembourse ou on épargne?

Ma réponse à moi est en 3 parties:

1- Rembourser les cartes de crédit et autre prêts à taux élevés.

2-Mettre de côté en même temps 1000$ pour se constituer un fonds d’urgence.

3-Pour le reste, faire moitié-moitié.

Alors disons que vous avez 500$ de  »surplus » par mois à attribuer à vos dettes ou votre épargne, je pitcherais la moitié sur mes cartes de crédit et l’autre moitié, je la mettrais dans mon fonds d’urgence de 1000$.

Quand mon fonds d’urgence atteint 1000$ après 4 mois, je prends le 500$ au complet et je le mets sur mes cartes crédit (et/ou autres prêts à intérêts élevés).

Une fois les cartes de  crédit vides, j’épargnerais la moitié du 500$ et l’autre moitié, je rembourserais mes autres dettes si elles me coûtaient plus chères que ce que me rapporteraient mon épargne, ou si leur charge émotive était élevée (aka ulcère).

Voici un exemple, avec une carte de crédit avec un solde 1500$. En suivant ce plan, on la vide en 7 mois, tout en se constituant un fonds d’urgence.

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De cette façon, on équilibre nos finances et on regarde vers l’avenir. Parce que l’épargne, c’est notre revenu de demain!

L’idée ici est de se départir le plus vite possible des prêts qui génèrent des frais d’intérêts exorbitants et de ramener la situation sous contrôle rapidement. Ensuite, on peut ralentir la cadence et redresser son bilan à une vitesse moins élevée.

Vous avez aussi maintenant un fonds d’urgence de 1000$ pour éviter les cartes de crédit à l’avenir. Vous avez fait un pas dans la bonne direction! Quand j’ai constitué mon premier fonds d’urgence, c’est fou la liberté que j’ai ressenti, fini les urgences qui déglinguent un budget, vous êtes maintenant votre propre banque.

 

L’impact sur sa situation financière

Réduire son endettement est essentiel pour améliorer votre indice de faillite si vous voulez faire des gros achats, comme une maison, prochainement. Cependant, il est important de se rappeler que pour garder son crédit le plus beau possible, il faut éviter de fermer ses plus vieilles cartes de crédit. Autrement dit, remboursez-les, diminuez le montant disponible pour empruntez, mais ne les fermez pas.

Pour l’achat d’une maison et l’obtention d’une hypothèque, il faut démontrer que notre ratio d’endettement brut est sous la barre des 40%, c’est alors une excellente chose que d’abaisser le montant général de nos dettes, car ceci fait diminuer les paiements minimum.

Il faut aussi noter que non seulement, notre bilan s’améliore quand on rembourse nos dettes, mais on libère aussi du cashflow. Une fois qu’une dette est entièrement remboursée, le montant qui auparavant servait à faire le paiement mensuel est maintenant libre d’être attribué à autre chose.

On peut ainsi travailler à augmenter notre épargne et éviter les dettes dans le futur en payant cash pour nos gros achats, où au moins, augmenter la mise de fonds qu’on met à l’achat.

Une dernière note, il faut faire attention aux frais que peuvent occasionner un remboursement anticipé d’un prêt, surtout ceux associés à l’hypothèque. Tenez-en compte dans le calcul de rendement!

Passez le mot!
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L’hypothèque en 6 points faciles

 

L’immobilier, ce monde merveilleux, rempli de propriétaires, de taxes municipales et de rénovations.

Ça vous tente? Oui moi aussi ça me tentait telleeeeeemeeeent en 2014. L’idée d’investir dans de quoi de solide me chatouillait, mais une chose me faisait peur:

L’hypothèque.

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C’est une étape dans la vie qu’il peut être épeurant de passer. Pourquoi? Parce que les gens qui vendent l’hypothèque, ben eux autres ils comprennent tellement bien leur produit qu’ils peuvent avoir de la misère à l’expliquer avec des mots simples et puis, toi tu es là, a essayer de comprendre et puis tu paniques parce que tu comprends rien aux explications.

Aussi, bien, dites-vous qu’autant que les conseillers sont des personnes humaines avec de l’empathie, ben elles ne vous connaissent pas (ni votre projet) et ce qui sort de l’ordinaire peut être difficile à comprendre pour elles. Quand on a voulu acheter à 22 ans, on a rencontré un conseillère qui a appelé ma mère après la rencontre pour lui demander si elle était au courant de notre projet!

Genre, confidentialité zéro pis une barre. (Oui, ma mère était au courant 😉 )

Et comme la plupart d’entre nous osent pas poser plus de questions, de peur de pas comprendre, on se fait souvent conseiller du 25 ans, 5 ans fermé, taux fixe. That’s it, signe ici et voilà ton prêt.

Mais comprenez-vous réellement ce qu’est une hypothèque? Moi, je sais que j’ai dû faire quelques recherches sur des points plus obscurs. Je vous ai donc réuni  toute l’information en 6 points faciles à comprendre, juste pour vous, parce que je sais que la vie ça fait peur des fois.

 

L'hypothèque en 6 points f

1.L’hypothèque, c’est un prêt adossé à un immeuble/bien immobilier

En partant, vous ne pouvez pas demander une hypothèque pour financer n’importe quoi. C’est spécifiquement pour l’immobilier. Tout ce qui est maisons unifamiliales, condos et immeubles à revenu en-bas de 5 logements, ça rentre dans le prêt hypothécaire dit  »résidentiel ». En-haut de six logements, les immeubles à revenus rentrent dans le prêt commercial, de même que les maisons de chambres, les bâtisses commerciales, les terrains à vocations commerciales et les terres agricoles (qui ont aussi leurs propres règles). Ici, nous ne parleront que du prêt résidentiel, parce qu’on pourrait parler longtemps du commercial!

Les cas spéciaux inclus les prêts pour des terrains résidentiels et les maisons non-construites. Les conditions entourant le prêt seront alors légèrement différentes selon les projets, mais sont tout de même inclues dans la catégorie résidentielle.

Les banques offrent des taux d’intérêts plus-bas pour les hypothèques que pour les prêts personnels, parce que le prêt est garanti par un actif solide, votre maison. Si ça ne fonctionne pas, ils peuvent reprendre la maison, et ça, ça sécurise les banques!

 

2. Le montant que vous pouvez emprunter est proportionnel à vos revenus et votre niveau d’endettement

Plus vous faites de sous, plus vous pourrez emprunter d’argent pour acheter votre maison. Les banques se fient énormément aux revenus pour déterminer ce que vous serez ou non capable de rembourser. Par exemple en 2014, nos revenus sont ce qui nous a posé problème, car ils étaient trop bas pour la banque. Nous avons dû demander que mes parents signent l’hypothèque avec nous. Nous sommes responsables, mais ils cautionnent le prêt avec leurs revenus (et nous leur en sommes éternellement reconnaissants!)

Si vous achetez un immeuble à revenu, les revenus actuels  de l’immeuble seront aussi comptabilisés. Pour nous, 1 des 3 logements étaient loués à 505$/mois et cela a joué en notre faveur sur notre approbation.

Les banques se fient aussi à votre ratio (niveau) d’endettement total pour calculer le montant qu’elles peuvent vous accorder. Ce ratio est plutôt rigide. Si vous tombez dans la zone rouge, vous devrez baisser vos dettes avant de réappliquer pour un prêt. La plupart des banques aiment voir ce ratio sous la barre des  40%.  Faire votre bilan pour voir se situe votre endettement et le diminuer advenant le cas ou votre ratio est trop élevé!

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3. Vous devez montrer que vous pouvez contribuer aussi

Au Canada, la mise de fonds minimal pour acheter un logement de moins de 500 000$ est de 5%. En-haut de 500 000$, vous devrez verser 10% du montant supérieure à 500 000$. C’est la loi.

Partons du principe que votre première maison sera de moins de 500 000$.

Les banques veulent un minimum de 20% de mise de fonds, car cela la rassure sur le fait que vous êtes sérieux avec votre prêt. Elle sont cependant prêtes à accepter moins (jusqu’à 5%) si quelqu’un leur assure qu’elles ne seront responsable que pour 80% du prêt. C’est là que la SCHL entre en jeu. Elle assure votre prêt et donne l’assurance à la banque que le prêt sera remboursé.

Mais attention! La SCHL ( et autres assureurs, comme Wenworth) ne fait pas ça à cause de la bonté de son coeur. Elle vous charge pour ça. Et c’est coûteux, mais comme la banque ajoute la prime à votre prêt et vous fait un beau package avec une boucle sur le dessus, vous ne le voyez pas trop passer.

Aussi pour, les immeubles à revenu de 3 à 5 logements, la mise de fonds minimale est de 10%.

Pour nous, le prix de l’immeuble était de 190 000$, nous avons versé une mise de fonds de 21 400$, et notre prêt à l’origine était de 176 000$, ce qui comprenait un prêt de 5000$ pour des rénos urgentes et… la prime SCHL de 3750$ .

C’est un bon montant, qu’on a dû payer parce qu’on avait pas économiser  »suffisamment » pour une mise de fonds de 20%.

En plus, les banques vous demanderont de démontrer que vous avez l’argent pour la mise de fonds depuis plus de 3 mois en votre possession. C’est pour éviter la fraude. Alors, si quelqu’un vous donne de l’argent pour la maison, vous aurez peut-être à démontrer que c’était réellement un don, donc soyez prêt.

 

4. Un bon crédit est essentiel à l’achat d’une maison

En-bas de 650, oubliez les taux avantageux. En-bas de 600, oubliez les prêts traditionnels. 550 et moins et c’est à oublier pour le moment.

Votre indice de faillite doit aussi être spick and span. Cette indice est moins connu que la cote de crédit, mais est vraiment important dans l’attribution de crédit non-renouvelable, comme l’hypothèque. C’est ce qui s’appelle INF dans votre dossier de crédit.

En 6 mois, on peut faire remonter suffisamment un crédit pour passer de 600 à 650. C’est plus raide pour les 550, mais tout ce fait. (Je vais faire un article prochainement à ce sujet, envoyez-moi vos questions!)

L'hypothèque en 6 points facile: le dossier de crédit

5. Durée, termes et versements

La durée de votre hypothèque, c’est l’horizon de votre prêt. La plupart des gens le prennent sur 25 ans, ce qui est le maximum, car les paiement sont ainsi plus petit que si vous étaliez le prêt sur, disons, 15 ans. Vous payiez pas mal plus d’intérêts, mais c’est le choix le plus populaire tout de même.

Le terme, c’est la durée de votre contrat avec votre institution bancaire pour votre prêt. Vous prenez une hypothèque sur 25 ans, vous voulez être capable de renégocier les conditions si jamais les taux baissent et votre banque veut pouvoir le faire si les taux montent. Vous prenez alors un contrat entre vous et convenez de renégocier à chaque X ans. Le terme le plus populaire est 5 ans. Ça peut aller de 10 ans à 6 mois. 6 mois, c’est si vous prévoyiez vendre ou déménager votre prêt ailleurs, car vous n’êtes pas attaché à la banque trop longtemps.

Si vos prenez 5 ans, et que vous décidez de vendre votre maison à la 3e année, vous aurez des frais pour bris de contrat (à moins que votre prêt soient transférable sur la nouvelle maison) qui équivalent habituellement à 3 mois d’intérêts. Il faut être attentif quand on signe son hypothèque, y’a pas juste le taux qui compte, mais aussi les conditions!

Les versements quant à eux, peuvent être mensuels, bi-mensuels, bi-mensuels accélérés, hebdomadaires et hebdomadaires accélérés. Mensuel, c’est une fois par mois. Bi-mensuel: aux deux semaine et hebdomadaires, aux semaines. Le versement hebdomadaire accéléré est établi en présumant qu’il n’y a que 4 semaines dans un mois. En divisant le paiement mensuel par 4, on obtient ce que vous payerez par semaine, mais puisque vous devrez faire ce paiement 52 fois par année, vous aurez versez un mois complet de plus. Ce plan de remboursement accéléré permet  d’économiser des milliers de dollars en intérêts, pour quelques dizaines de dollars de plus par mois! En plus, vous finissez de payer plus tôt, yééé!

 

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L’avantage de faire des paiements plus fréquents et accélérés, c’est que vous repayez plus rapidement le capital, donc payez moins d’intérêts, et ainsi remboursez plus vite votre hypothèque. Pour notre part, nous avons choisi les bi-mensuels accélérés et au lieu de rembourser notre prêt sur 25 ans, nous finirons de le payer 3 ans plus tôt et économiserons presque  7000$ en intérêts. En plus, les paiements matchent nos paies (et le 1ier du mois, pour les loyers).

 

6. Variable ou fixe, la différence

Un prêt à taux fixe, c’est un prêt qui  à un taux qui ne bouge pas pour toute la durée du terme. Disons que vous prenez une hypothèque avec un terme de 5 ans avec un taux de 3%, ça ne bougera pas. Que ça monte ou que ça baisse pour les autres, vous, vous êtes garanti que votre prêt sera au taux de 3%.

Un prêt à taux variable signifie que votre taux peut varier du jour au lendemain. C’est habituellement pas le cas, ça suit habituellement les annonces de la Banque du Canada concernant l’état de l’économie et le taux directeur. Donc, à chaque six semaines, plus ou moins, votre taux peut varier. Ça peut aussi bouger selon certains cues de l’économie, mais c’est pas super fréquent.

Il faut être à l’aise avec l’idée que nos versements peuvent varier selon les mois. Quand ça baisse, yéééé! Quand ça monte,  faut être prêt.

Les études démontrent que sur 25 ans, les taux variables sont toujours plus gagnants, mais faut avoir le coeur et les reins financiers solides. La plupart des institutions vous proposeront une clause pour fixer votre taux variable, alors si ça bouge trop à votre goût, vous prenez le téléphone et dites à la banque de vous fixer ça. Certains frais s’appliquent et le taux pourrait être plus élevé, mais ça se fait.

Le truc pour le variable, c’est de toujours payer le même montant, même si ça baisse. Comme ça vous diminuez votre capital plus vite et finissez de payer votre maison ASAP. En plus, si le taux monte, les intérêts payés seront plus petits, parce que le capital est plus petit.

Certains produits combinent une partie du prêt en taux fixe et une partie en taux variable, donc vous pouvez avoir un peu de tranquillité d’esprit avec la portion fixe et avoir les avantages du variables.

D’autres, comme le 5 en 1 de Desjardins, proposent de revisiter votre taux à chaque année.

C’est ce que nous avons, car la première année, le taux était VRAIMENT avantageux et comme nous étions déjà précaire après avoir acheté le bloc, nous ne voulions pas subir de variations la première année. Notre choix a payé à date par rapport au taux fixe à cause des rabais importants sur le taux, mais le prochain immeuble sera à taux variable. Si nous avions pris du variable en 2014, notre taux n’aurait presque jamais augmenté, et même alors, très peu, et nous aurions en ce moment du 1,89% par rapport à 2,89%.  Comme nos intérêts sont déductibles d’impôts (parce que nous avons un immeuble à revenu), ça nous dérange un peu moins, mais pour une maison, ça ferait une énorme différence!

 

Avez-vous acheté une maison récemment? Comment ça s’est passé pour vous, je veux savoir!

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5 erreurs d’argent qui se corrigent en 1h top chrono

Quand on commence le processus de prendre en main ses finances, ou même quand on est dedans depuis un petit bout, le nombre de choses à faire peut paraître impressionnant. Tout le monde y va de ses conseils et vous, vous essayez de suivre le rythme en courant après votre queue. On se lance dans le gros remue-ménage, on vire notre vie de bord et on fini à bout de souffle en se disant que c’est d’la marde. 

Cependant, il existe des petites erreurs d’argent que presque tout le monde font qui peuvent se corriger rapidement et sans trop vous demander d’effort.

C’est certain que vous voulez faire les plus grosses économies et le plus vite possible, mais il ne faudrait pas laisser de côté les petits gains. Dites-vous que chaque dollar qui reste dans vos poches est un dollar de plus pour votre futur et un de moins à gagner! C’est souvent ces petits gains qui sont le plus valorisants, car on voit les résultats tout de suite. Et disons que dans notre société, où la gratification immédiate est valorisée, c’est pas mal ça qui nous motive.

J’ai donc fait la liste des 5 petites erreurs d’argent qui se corrigent rapidement, juste pour vous (ok, ok, vous pouvez partager!) Si vous vous donnez l’objectif d’en rayer une de la liste par soir, vous aurez fini en moins d’une semaine et vous pourriez épargner quelques centaines de dollars par année!

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5 erreurs d’argent qui se corrigent en 1h top chrono:

  1. Votre compte-épargne vous rapporte-t-il des peanuts?

    Dans la plupart des grandes banques en ce moment, les comptes-épargne vous rapporte, tenez-vous bien:

    0,75%.

    Oui, vous avez bien lu. Moins de 1%. Ce qui veut dire qu’avec une inflation tournant autour de 1,6% au Canada dans les derniers mois, vous perdez des sous chaque fois que vous en mettez de côté, car votre pouvoir d’achat diminue. C’est pas énorme, mais quand même!

    La solution? Épargnez dans un compte qui vous rapporte plus. Pour ma part, je suis avec Tangerine (anciennement ING Direct). Je n’ai pas de frais et le taux qui m’est offert en ce moment est de 2,73%.  En plus, ils offrent en ce moment un bonus à l’ouverture d’un compte de 50$, en plus d’un taux d’intérêt de 2,4%. Ce qui veut dire que si vous ouvrez un compte-épargne avec la clef orange d’un(e) ami(e), vous obtenez tous les deux 50$. En passant, voici ma clef: 34466077S1 ;).

    En épargnant dans un compte à intérêt élevé plutôt qu’à 0,75%, sur 1000$, vous ferez annuellement 20$ de plus. C’est pas les gros char, mais c’est mieux que de perdre son pouvoir d’achat. Et ouvrir un compte prend moins d’une heure. En fait, 30 minutes!

  2. Payez-vous des frais administratifs?

    Ici, ça dépend de plusieurs facteurs, mais on ne perd rien à essayer! Par exemple, l’année dernière avec Vidéotron, je me suis rendue compte après 4 mois, qu’ils ne prenaient pas le versements sur ma carte de crédit, comme ils disaient qu’ils le faisaient sur ma facture. En fait, ils avaient le mauvais dernier chiffre et le paiement ne pouvait donc se prendre. Inutile de dire qu’en plus de me monter une facture de fou (467,12$!!), j’avais des frais de presque 100$ pour retard et administration de mon compte! J’étais abasourdie et j’ai donc appelée poliment le service à la clientèle pour payer ma facture. En discutant gentiment avec l’agent, je lui fais remarquer que ce n’est pas ma faute (j’avais appelé 4 mois auparavant pour changer mon numéro de carte) et que je serais vraiment contente de ne pas avoir à payer les frais. Et bien, 10 minute plus tard, j’avais non seulement obtenu de ne pas avoir à débourser les frais, mais aussi un 10$ de rabais mensuel pendant 6 mois.
    J’ai épargné 60$ (plus 100$ de frais!) en moins de 20 minutes. Pas mal!

    Parfois, on fait des erreurs en payant nos comptes et quand on a été des bons clients dans le passé, un simple coup de fil poli peut amoindrir les frais ou carrément les effacer.

     

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  3. Avez-vous la bonne carte de crédit?

    Certain vont s’étonner que je parle de carte de crédit quand je suis si fortement contre l’endettement. La raison est simple: une carte de crédit devrait seulement servir aux dépenses du mois courant et être repayée en entier à chaque mois, donc, pas de raison de s’endetter. En plus, les cartes de crédit n’occasionnent aucun frais de transactions, ce qui les rend pratique et elles peuvent donner des points/récompenses/remises en argent. Pour ma part, nous avions jusqu’à tout récemment une carte Visa Desjardins Odyssée. Jusqu’à ce que je remarque qu’elle nous coûtait 110$ par an et qu’elle ne nous rapportait que 150$. Beu-bye la Odyssée. On est descendu à la Élégance (qui est gratuite pour Nico, comme il est étudiant en génie).

    J’ai aussi découvert la nouvelle carte de crédit Tangerine. Elle offre 2% sur 3 catégories d’achat au choix et 1% sur le reste. En plus, on obtenait un bonus d’ouverture avec 4% sur les 3 catégories d’achat qu’on avait choisi. En 3 mois, j’ai accumulé plus de 100$, remis mensuellement sur mon compte épargne. Et elle est gratuite! Comme la plupart de nos dépenses sont dans les 3 catégories choisies (essence, épicerie et factures récurrentes) on est gras-dur!

    La plupart des cartes de crédit offrent aussi une assurance voyage, mais certaines sont mieux que d’autres, alors si vous voyagez beaucoup, comme Béatrice de Eille la Cheap,  ça vaut la peine de bien magasiner sa carte et de comprendre l’assurance qui vient avec. On peut souvent s’épargner des assurances-voyage coûteuses!

    Temps requis? 1 heure-ish. Et il existe même des comparateurs pour vous sauver du temps!

  4.  Payez-vous trop cher pour vos services?

    Assurances, câble, internet, cellulaire, netflix, abonnements divers,  name it. J’ai remarqué que souvent, quand on fait face à des paiements récurrents, on a tendance à laisser aller plutôt que de se donner le p’tit coup pied dans le cul qui manque.

    Juste hier, j’ai pu discuter avec un charmant représentant de Ebox pour mon service internet et me rendre compte que j’avais un bloc de données de 200G de trop à chaque mois. Sans bargainer rien, j’économise maintenant 6,24$/mois!

    Allez-vous au gym? Si oui, vous pourriez peut-être discuter avec le gars derrière le comptoir pour avoir un nouveau prix, ils sont souvent ouverts si vous renouvelez tout de suite pour l’année.

    Pour le cellulaire , un échange poli permet bien souvent de trouver des solutions, sinon un cellulaire unlock permet de se promener de compagnie et trouver un meilleur prix ailleurs… 😉 J’ai fait le test plusieurs fois et dans les jours précédents mon débranchement, j’étais appelée avec une offre pour exactement le même forfait que je leur avais demandé.

    Pour les assurances, c’est souvent possible de magasiner ailleurs et d’appeler son assureur par la suite pour tenter de discuter d’une façon de faire baisser votre prime. Profitez aussi des offres d’ouverture de dossier: nous avons déjà obtenu plus de 300$ en remises en plus d’un meilleur prix en acceptant simplement de changer d’assureur. Vous devriez aussi toujours vérifiez avec votre ordre professionnel/université s’il n’existe pas une entente entre eux et un assureur. Nico est avec le réseau des ingénieurs du Québec et nous avons obtenu une prime 50% plus basse avec eux pour le triplex en plus des franchises à 0$.

     

    kijji

  5. Avez-vous des choses qui ne vous servent plus/pas assez qui traînent?

Une fois par année, nous faisons le tour de nos choses pour voir ce qu’on a et ce qui ne nous sert plus. Ça évite deux choses:

a- avoir à racheter quelque chose qu’on a déjà, parce qu’on avait oublié qu’on l’avait.

b- avoir quelque chose qui traîne alors qu’il pourrait être utile à d’autres et nous rapporter quelques sous.

Cette semaine, j’ai profité de mes vacances pour vendre une table et un meuble de rangement qui nous encombraient (pouvez-vous croire que nous avons déménagé la table 2 fois sans jamais s’en resservir!!) pour un total de 45$. Ça m’a pris 10 minutes par objet pour les mettre sur des groupes Facebook et Kijiji. Le lendemain c’était vendu!

J’ai aussi fait l’inventaire de la peinture que nous avions avant de me lancer dans la re-décoration de ma salle de bain. J’ai découvert qu’il me restait deux gallons presque pleins de Peau de jeune phoque et d’Air de jazz ( je niaise pas, ce sont les noms des teintes!). La peinture la moins chère, c’est celle qu’on peut éviter d’acheter! Je compte aussi trouver des petits éléments déco à même ce que j’ai déjà, histoire de continuer sur ma lancée.

Plus dramatiquement, vous pouvez aussi vendre des plus grosses choses. Par exemple, un barbecue qui sert 1 fois par an parce que vous n’aimez pas le partir, une deuxième auto qui rouille dans la cour parce que vous prenez le transport en commun (true story), un set de chambre trop gros, des articles de sports délaissés, etc. Souvent, on garde les choses au cas où, mais dites-vous bien que si un jour vous en avez de besoin à nouveau, vous pourrez le racheter usagé. En attendant, faites de la place et utilisez les sous que vous avez fait pour commencer/bonifier votre fonds d’urgence!

Et vous avez-vous d’autres erreurs faciles à corriger qui vous ont permis d’économiser? Avez-vous déjà réglé certaines de celles-ci? Je veux savoir!

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