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4 bonnes raisons d’avoir un fonds d’urgence de 1000$

Si demain matin votre voiture avait besoin d’une réparation urgente, auriez-vous l’argent de disponible pour la faire réparer? Pour le quart des Canadiens, ce n’est pas le cas. Et pourtant, en bâtissant un simple fonds d’urgence, tout le monde pourrait s’éviter la panique!

Hier matin, je me lève en remarquant une chose étrange; Achille, mon chat réveille-matin, n’est pas à son poste habituel. Je descends préparer le café, pas de trace de mon chat. C’est en tirant une chaise pour prendre mon café que je trouve ma boulette de poil, prostrée sur la chaise et immobile. Style position foetale, mais pour un chat.

Ok, que je me dis, Achille a peut-être fait la rumba toute la nuit. Sauf qu’il ne bouge presque pas, même quand je le pousse. Louche. Je l’examine et je me rends compte que Monsieur Chichi a mangé du fil à coudre et que maintenant, ça dépasse de son illustre derrière.

Ce n’est pas la première fois, mais là, il grogne si on approche notre main pour tirer délicatement. Pas normal. Il ne mange pas. Pas normal. Il va se mettre en boule dans un coin de pièce. Pas normal.

Direction vétérinaire. On est jeudi. Le vétérinaire ouvre à 8h.  Appel au bureau pour signifier mon retard. Consultation du vétérinaire, 60$. Pour me faire dire qu’il devra avoir une échographie… à 105$. Pour confirmer ou non, la nécessité d’une opération à 800$.

Crétin de chat d’amour.

Nous sommes maintenant 24h plus tard, et Achille, malgré les laxatifs, les antidouleurs et hydratation sous-cutanée, n’a toujours pas passé son fil. C’est l’opération ce matin pour lui.

Et la facture pour moi.

4 bonnes raisons d'avoir une fonds d'urgence

Voici combien coûte un chat ayant avalé 5 pieds de fil.

J’ai paniqué un bref moment. Genre, mautadit chat que j’aime tant, qu’est-ce que tu as fait, tu sabotes tous mes efforts de remboursement de dettes!

Jusqu’à ce que je me rappelle qu’en début de mois, on a fini de remplir notre fonds d’urgence de 1000$.

#zénitude

 bonnes raisons 4 bonnes raisons d'avoir un fonds d'urgence

C’est quoi, un fonds d’urgence?

Le nom le dit, pour les urgences. 😉

Un fonds d’urgence c’est pour les choses non-planifiées qui semblent toujours nous tomber dessus au pire moment. Je ne parle pas ici des choses comme:

« J’avais pas planifié ce voyage à Cuba, mais c’est important que j’y sois »

Je parle des calamités de la vie qui font juste rajouter une couche sur la marde qu’on vie déjà. La batterie du char qui meurt alors que vous êtes en recherche d’emploi. Le chauffe-eau qui lâche alors que vous venez de resserrer votre budget. Le chat qui avale de la ficelle alors que vous êtes en plein remboursement de dettes.

L’idée du fonds d’urgence, c’est d’avoir 1000$ de disponible en tout temps pour les calamités et d’éviter de devoir creuser encore plus creux son trou, alors qu’on tente d’en sortir. On met de côté le 1000$ dans un compte à part (oui, tout seul) et on n’y touche que pour les vraies urgences.

Pourquoi 1000$?

La plupart des gens vont se demander pourquoi 1000$. Pourquoi pas 2000$? Ou 3000$ ??

En plus, la plupart des conseillers financiers recommandent un montant équivalent à 3 à 6 mois de vos dépenses. On est loin de 1000$!

Sauf que, quand on y pense, 1000$ c’est suffisant pour 99% des vraies urgences. Pensez à toutes les fois où vous vous êtes dit:

« Ah, schnoutte, c’est pas vrai »

Et que vous avez dû sortir la carte de crédit et resserrer votre budget, manger des bines et où le stress de savoir comment vous alliez rembourser ça vous a fait faire un ulcère.

C’est certain qu’en cas de perte d’emploi ou d’invalidité prolongé, vous voudriez avoir plus que 1000$, mais arriver à 18 000$ d’économies ne se fera pas en criant « Bines au ketchup« , alors considérez que 1000$ est la première étape vers votre plus gros fonds d’urgence.

4 bonnes raisons d'avoir un fonds d'urgence

 4 bonnes raisons d’avoir un fonds d’urgence de 1000$

1- Éviter le mode crise

La panique n’est jamais bonne conseillère que me disait mon père. Sans fonds d’urgence, à chaque fois qu’une dépense inattendue se pointe, la lumière rouge allume, votre beau budget tout balancé prend le bord et vous tombez en mode crise.

C’est stressant et inutile. Vous êtes déjà en train d’essayer de prendre vos finances en main, on pourrait peut-être s’éviter des difficultés, non?

Si vous savez que vous avez 1000$ de mis de côté SPÉCIFIQUEMENT pour les urgences, une urgence n’en est plus une. Vous avez de quoi la couvrir et les mois suivants, vous n’avez qu’à regarnir votre fonds d’urgence.

2-Éviter de perdre son momentum

Vous êtes en plein marathon, vous êtes concentrés, vous avez un rythme de croisière, vous ne perdez pas des yeux la ligne d’arrivée et… boum patatrac, vous glissez sur une pelure de banane. Quand on est en plein remboursement de dettes, une urgence peut  venir casser votre momentum facilement. Surtout si vous n’arrivez pas à trouver les fonds pour la payer et que vous devez la payer à crédit.

Vous travaillez fort pour voir baisser vos dettes et voilà qu’elles augmentent pareil! Y’a de quoi décourager n’importe qui!

Idem pour les gens qui commencent à suivre un budget. Une urgence, ça vient te virer tout ça à l’envers et vite. Ça donne envie de tout arrêter ça là.

Tandis qu’avec un 1000$ de fonds d’urgence, on peut éviter la pelure de bananes et rester concentré sur son objectifs,

3-Éviter de devoir emprunter

C’est souvent avec une urgence que les gens commencent à s’endetter. J’ai connu des gens qui n’avaient pas de quoi faire réparer leur voiture, alors ils sont allés en acheter une nouvelle à 0% d’intérêts et 0$ de mise de fonds.

Contre-intuitif, n’est-ce pas?

Les emprunts, c’est utile quand on achète quelque chose qui va prendre de la valeur. Une maison, un immeuble à revenu, une éducation (et encore là…), mais une urgence, ça ne devrait jamais être une raison d’emprunter.

4-Éviter que tout finisse par vous coûter plus cher

Imaginez le scénario:

Vous n’avez pas les sous maintenant pour réparer la plomberie qui fuit tranquillement. 6 mois plus tard, ce n’est plus que la plomberie qu’il faut réparer, mais aussi le plancher et les murs.

Ou alors, vous n’avez pas les sous pour  faire réparer votre radiateur de voiture et 50 km plus loin, le moteur surchauffe et saisit.

Vous avez compris l’idée… 😉

Tout ça pour dire qu’un fonds d’urgence de 1000$, ça devrait être votre priorité numéro 1 en finances personnelles. En avez-vous déjà un? Est-ce qu’il vous a déjà servi?

 

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Quoi choisir: rembourser ses dettes ou épargner?

J’ai reçu d’une lectrice la question suivante: quelle est la marche à suivre en cas de dettes, est-ce plus avantageux de seulement rembourser les dettes ou d’épargner au même rythme? J’adooooore recevoir des questions comme ça, ça rend la tâche d’écriture tellement plus simple, car je n’ai pas à trop chercher de sujet. 😉

 

La grande question: rembourser ou épargner?

Personne n’aime les dettes. Même quand c’est des « bonnes » dettes, comme l’hypothèque ou les dettes d’étude. À moins de vivre dans un monde différent du reste de l’humanité, vous êtes en mesure de reconnaître que, peu importe si c’est une bonne dette ou une mauvaise dette, les dettes coûtent chères.

Une jambe, un bras et une partie de votre âme, pour être précise.

Vous restez attaché au créditeur pendant un nombre d’années incroyables et ils en profitent pour vous bombarder de publicités pendant encore 10 ans après la fin de votre prêt. J’ai un locataire qui s’est acheté des meubles chez Léon. Eh bien, ça fait maintenant 1 an qu’il a déménagé et ma boîte à mail est toujours pleine de prospectus qui essaient de lui vendre encore plus de stock.

C’est facile de se ré-endetter quand le démon vous appelle par votre p’tit nom et vous propose 36 petits paiements sur votre divan!

Sauf que la question demeure, quand on a des dettes, devrait-on les liquider au plus vite possible ou alors épargner? Plusieurs aspects pèsent dans la balance quand vient le temps de répondre à cette question épineuse.

 

 

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La logique

La logique veut que vous placiez vos dettes du plus haut taux d’intérêts annuel au plus petit et que vous vérifiez si, quand vous épargnez (et idéalement investissez) vous obtenez un rendement égal ou supérieur au taux que vous payez sur votre prêt.

Je vous donne un exemple:

Votre carte de crédit vous coûte 20% annuellement, avec un solde de 5000$

Le meilleur certificat de placement ( ou certificat de pauvreté comme certains l’appellent) que vous pourriez acheter vous rapporterait 3% annuellement (et encore…).

Si vous aviez 1000$ de disponible pour soit rembourser vos dettes ou épargner, voici ce que ça donnerait:

J’ai calculé ici que vous remboursiez 155$ par mois sur votre carte de crédit. Si vous prenez votre carte de crédit, avec un solde de 5000$ et que vous y appliquez un paiement de 155$ à chaque mois, vous aurez terminé de rembourser dans 47 mois, tout en ayant payé plus de 2230$ d’intérêts.

Si vous prenez le 1000$, et que vous l’appliquiez sur votre solde en même temps que votre premier paiement de 155$, vous aurez fini de payer en 34 mois et aurez payez 1160$ d’intérêts.

Entre les deux situations, vous pourriez épargner 1070$ d’intérêts.

Si vous placiez 1000$ à 3%, composé annuellement, vous obtiendrez presque 1093$ à la fin du 36e mois. Un gain de 93$.

1070$ vs 93$.

Il est dès lors facile de voir qu’en payant sa carte de crédit, on est beaucoup plus gagnant qu’en épargnant. C’est habituellement le cas pour les dettes qui ont des taux d’intérêts élevés, disons plus de 10%. Je dis 10% de façon assez arbitraire, mais selon moi, rares sont les placements générant plus de 10% annuellement avec un risque faible, en fait, je pense que les licornes ont plus de chance d’exister que ces placements. 😉

Pour résumer, la logique nous dit: on devrait rembourser nos prêts si ceux-ci nous coûtent plus cher que ce qu’on pourrait obtenir en plaçant un montant d’argent équivalent dans un placement de risque équivalent (soit très très faible).

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Les exceptions

Cependant, si vous avez une hypothèque à 2,89%, comme moi, la ligne est plus floue entre les options. Surtout si on commence à tenir compte de la fiscalité dans tout ça.

Par exemple, dans mon cas, comme je possède un triplex, je peux déduire de mon revenu 66% de mes frais d’intérêts que me coûte mon hypothèque. Comme mes revenus de location ne sont pas imposés à la source, je trouve très chouette le fait de pouvoir déduire mes frais d’intérêts au moment des impôts. Donc, compte tenu du très faible taux d’intérêts attaché à mon hypothèque et du fait que si je repaie plus vite mon hypothèque, je réduis mes déductions possibles, c’est loin d’être avantageux de vouloir réduire mon hypothèque.

Il en est de même pour les prêts étudiants, car les intérêts sont entièrement déductibles d’impôts et ces déductions sont reportables dans le temps.

Les prêts à 0% pour les meubles et les autos sont aussi une exception. C’est l’inflation vient jouer dans ce cas. En ce moment, l’inflation pour le Canada est estimé à 1,8%. Donc, si vous avez un prêt de 1000$ pour des meubles à 0% d’intérêt, cela veut dire que vous aurez payiez moins de 1000$ au bout de votre prêt en terme réel, car le dollar d’aujourd’hui vaut plus que celui de demain. Votre taux d’intérêt réel est de -1,8%. En le remboursant plus vite, vous perdez de l’argent. Vous devriez quand même chercher à éviter ces prêts de prime abord, car ils sont rarement réellement à 0%…

 

Quand les sentiments s’en mêlent…

Dans la théorie économique, on fait l’hypothèse que les agents (c’est nous ça!) sont rationnels, mais depuis quelques décennies, on se rend compte que la réalité est toute autre. Les agents ne sont pas si rationnels que ça. Parfois, leur actions économiques ne font aucun sens, surtout quand on tient compte de la nature éminemment humaine de l’homo economicus.

Un bon exemple de ceci? Tout le monde sait que le fait de vendre en période baissière à la bourse est une mauvaise idée (sauf dans certains cas de figures). Le prix commencent à baisser, quelques personnes vendent, les prix baissent encore plus pour réfleter le stock d’actions qui augmente, encore plus de gens vendent, les prix baissent encore plus, et voilà, c’est la débandade. La règle veut donc que quand les marchés se font promener sans aucune raison (je parle pas de Nortel ici…),tu t’assoies sur tes mains pis tu attends. C’est la chose rationnelle à faire, celle que tout le monde sait qu’ils doivent faire, mais la plupart des gens ont de la difficulté à laisser leur émotions à la maison quand on parle de finances et de leur argent.

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Un autre bon exemple est moi qui rembourse mes prêts étudiants plus vite que le 10 ans prescrit par la banque. Je ne devrais pas, ce n’est pas rentable, c’est complètement illogique, mais qu’est-ce que tu veux, le poids d’avoir 13 000$ qui me suit pendant 10 ans m’était insoutenable. J’en ai littéralement fait un ulcère (moi et le stress financier, ça ne fait pas bon ménage). Avec Nico, on a pris la décision d’accélérer nos versements pour finir de rembourser en mai 2018 mon prêt. J’avais aussi un 3000$ qui m’avait été versé en provenance d’un REEE qu’une grande-tante avait placé pour moi et j’avais beaucoup de scrupules à ne pas utiliser ses sous pour mon éducation. En remboursant une partie de mon prêt avec, j’avais l’impression de remettre les choses à la bonne place.

On s’entend tout ça est loin d’être logique. Ce n’est pas payant de rembourser plus vite, même que c’est pénalisant.

Sauf que…

Je me sens mieux. Je n’ai plus d’ulcère, ce qui en soi, est franchement fantastique (et débile, pour commencer…) et j’ai l’impression d’avoir le choix. Et ça, pour moi, ça n’a pas de prix. Je n’ai jamais été quelqu’un qui ne fait que le minimum, et donc, de payer un petit peu en-haut du minimum demandé, ça me rassure.

Certaines dettes sont chargées d’un poids émotif plus lourd que d’autres. Par exemple, si vous avez empruntés des sous à votre grand-mère, même si celle-ci ne vous charge aucun intérêt, vous voulez probablement la rembourser avant de mettre des sous de côté pour votre retraite!

Comme dirait l’autre, le coeur à ses raisons que la raison ignore.

 

Donc, on rembourse ou on épargne?

Ma réponse à moi est en 3 parties:

1- Rembourser les cartes de crédit et autre prêts à taux élevés.

2-Mettre de côté en même temps 1000$ pour se constituer un fonds d’urgence.

3-Pour le reste, faire moitié-moitié.

Alors disons que vous avez 500$ de  »surplus » par mois à attribuer à vos dettes ou votre épargne, je pitcherais la moitié sur mes cartes de crédit et l’autre moitié, je la mettrais dans mon fonds d’urgence de 1000$.

Quand mon fonds d’urgence atteint 1000$ après 4 mois, je prends le 500$ au complet et je le mets sur mes cartes crédit (et/ou autres prêts à intérêts élevés).

Une fois les cartes de  crédit vides, j’épargnerais la moitié du 500$ et l’autre moitié, je rembourserais mes autres dettes si elles me coûtaient plus chères que ce que me rapporteraient mon épargne, ou si leur charge émotive était élevée (aka ulcère).

Voici un exemple, avec une carte de crédit avec un solde 1500$. En suivant ce plan, on la vide en 7 mois, tout en se constituant un fonds d’urgence.

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De cette façon, on équilibre nos finances et on regarde vers l’avenir. Parce que l’épargne, c’est notre revenu de demain!

L’idée ici est de se départir le plus vite possible des prêts qui génèrent des frais d’intérêts exorbitants et de ramener la situation sous contrôle rapidement. Ensuite, on peut ralentir la cadence et redresser son bilan à une vitesse moins élevée.

Vous avez aussi maintenant un fonds d’urgence de 1000$ pour éviter les cartes de crédit à l’avenir. Vous avez fait un pas dans la bonne direction! Quand j’ai constitué mon premier fonds d’urgence, c’est fou la liberté que j’ai ressenti, fini les urgences qui déglinguent un budget, vous êtes maintenant votre propre banque.

 

L’impact sur sa situation financière

Réduire son endettement est essentiel pour améliorer votre indice de faillite si vous voulez faire des gros achats, comme une maison, prochainement. Cependant, il est important de se rappeler que pour garder son crédit le plus beau possible, il faut éviter de fermer ses plus vieilles cartes de crédit. Autrement dit, remboursez-les, diminuez le montant disponible pour empruntez, mais ne les fermez pas.

Pour l’achat d’une maison et l’obtention d’une hypothèque, il faut démontrer que notre ratio d’endettement brut est sous la barre des 40%, c’est alors une excellente chose que d’abaisser le montant général de nos dettes, car ceci fait diminuer les paiements minimum.

Il faut aussi noter que non seulement, notre bilan s’améliore quand on rembourse nos dettes, mais on libère aussi du cashflow. Une fois qu’une dette est entièrement remboursée, le montant qui auparavant servait à faire le paiement mensuel est maintenant libre d’être attribué à autre chose.

On peut ainsi travailler à augmenter notre épargne et éviter les dettes dans le futur en payant cash pour nos gros achats, où au moins, augmenter la mise de fonds qu’on met à l’achat.

Une dernière note, il faut faire attention aux frais que peuvent occasionner un remboursement anticipé d’un prêt, surtout ceux associés à l’hypothèque. Tenez-en compte dans le calcul de rendement!

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5 idées pour épargner 400$ à temps pour Noël

Vous êtes toujours étonné quand Noël arrive et de voir votre relevé de carte de crédit en janvier? C’est le temps de prévoir le coup! En commençant dès maintenant à épargner pour les dépenses de Noël, vous aurez 400$ qui vous attendront en janvier pour payer les comptes.

Ho ho ho! Noël approche à grand pas. On vient de terminer avec la rentrée scolaire et ses achats qui vous ruinent et voilà que Noël est à nos portes. Vous ne me croyez pas? Allez compter votre calendrier, je vais vous attendre ici.

Eh oui, vous avez bien vu: 16 petites semaines.

Il reste 16 petites semaines avant le sucre à la crème, les pantalons trop serrés, l’infâme tourtière et l’orgie de cadeaux.

Il vous reste aussi  20 semaines avant de recevoir le bill de votre carte de crédit pour la ribambelle de cadeaux que vous avez offerts à tous. Mon porte-feuille me regarde toujours avec un air meurtri après les faits. Du genre:

« T’avais pas le droit! Comment peux-tu être inconsidérée comme ça? »

Je sais, je sais, petit porte-feuille, je ferai mieux la prochaine fois.

Et aujourd’hui, c’est le moment de faire mieux.  D’être proactif! De déjouer le bill de carte de crédit qui nous force à manger des ramens pendant tout le mois de janvier! Il reste 16 semaines avant Noël, on peut encore changer le futur.

 

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L’année dernière, Noël n’a pas coûté « trop » cher chez nous: 300$ en comptant les cadeaux et l’essence pour aller partout. Cette année, je présume que ça risque d’être plus aux alentours de 400$, pour une multitude de raisons, entre autres pour les allers-retours plus nombreux et l’achat de plus de cadeaux.

Et si on ne veut pas être pris au dépourvu quand arrivera janvier (et le temps de payer!), il est important d’épargner à l’avance. Parce que, croyez-moi, ce n’est pas en janvier que soudainement, vous aller trouver 400$ de caché sous le divan et vous en sortir miraculeusement. Oh non! Croyez-moi, j’ai déjà tenté de faire l’autruche et ça fini rarement bien.

Cette année, en plus, Nico termine ses études et sera officiellement en recherche d’emploi le 2 janvier. J’essaie d’être positive et me dire qu’il aura de la facilité à se trouver un emploi, mais ma propre expérience m’a rendue frileuse. S’il devait être lui aussi 6 mois sans emploi stable (et rémunérateur!), on devra être extra-prudents. C’est pourquoi je veux amasser les sous avant Noël pour ne pas avoir à stresser après. Mon cadeau à moi, de moi.

Petit aparté: je pense aussi que le temps des Fêtes, c’est aussi autre chose que les cadeaux. C’est la joie de se retrouver, le temps passé ensemble et le bonheur de voir le temps s’arrêter pour quelques jours. Mais disons-nous le franchement, que ce soit pour les cadeaux ou une bouteille de vin supplémentaire, Noël a toujours un coût. 

Donc maintenant qu’on sait qu’on doit épargner, comment fait-on pour mettre de côté 400$ pour Noël, au milieu de toutes nos autres obligations, comme l’hypothèque, l’épicerie, les frais de scolarité, les autres poste d’épargne et autres? On ne peut pas simplement prendre une paie complète et la mettre dans un compte-épargne, se donner une tape dans le dos et voilà, c’est fait. En tout cas, si c’est votre cas, je vous applaudis, parce que moi, je n’ai malheureusement pas cette opportunité.

Alors si on peut pas faire ça, comment on fait? Ben, on mange l’éléphant une bouchée à la fois.  Il nous reste  16 semaines. 400$/ 16 semaines = 25$ par semaine. Ça s’est faisable. Voici une liste d’idée pour économiser 25$ par semaine en prévisions de Noël.

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5 idées pour réussir à épargner 25 dollars par semaine

1- Covoiturer plus que de normal

Vous allez voir vos parents, allez passer une fin de semaine dans le bas du fleuve ou encore, voyager régulièrement selon le même trajet pour l’école/ le travail? Le covoiturage va vous sauver les fesses. Chaque fois que je descends à Montréal, je prends des covoitureurs avec moi. À 10$ par personne, c’est facile d’économiser 25$… Surtout, vous êtes maintenant un super-héros pour l’environnement!

2- Chili, falafels et soupe de lentilles

En faisant deux repas végétariens de plus par semaine (en plus des restants pour les lunchs) , il est possible de sauver une vingtaine de dollars, surtout avec le prix de la viande qui augmente sans cesse. Essayer la sauce spag aux lentilles ou même, une assiette de fèves au  lard pour souper. Faites d’une pierre, deux coups en cuisinant vos lunchs si ce n’est pas déjà le cas. Pour économiser encore plus, tenter les légumineuses sèches, qui coûtent encore moins cher que les cannes.

3-Kijiji et autres

On vend tout ce qui traîne et qui ne sert plus. Cette semaine, j’ai vendu des patins à roues alignées. Disons qu’à Sherbrooke, faut être suicidaire pour en faire. J’espère que la personne à qui je les ai vendu va bien… Tout fini par trouver preneur au bon prix et en plus, il existe maintenant de ses petits (ou gros) groupes de vente sur Facebook. C’est franchement super. À chaque fois qu’on fait une vente, on dépose les sous dans un petit pot identifié: Noël, vous allez voir que ça grossit vite!

4-Canettes et bouteilles

Oh que oui, on fait les cheaps et on ramasse canettes et bouteilles qu’on voit traîner. Ça vous fera peut-être pas économiser 25$/semaine, mais combiné à autre chose, c’est une bonne idée. En plus, ça demande pas un gros effort. On se penche et on ramasse.

5-Petites jobines

Vous êtes doué(e)s avec les enfants? Vous êtes un as de la tondeuse? Votre coup de pelle fait des envieux? Vous lavez les vitres comme pas un? Une multitude de job(ines) s’offrent à vous pour combler vos temps morts. Dans le plus-haut de mes activités de gardiennage, je pouvais faire jusqu’à 200$/semaine.  Le tutorat est aussi une excellente option si vous avez la patience et les compétences. Je connais aussi un gars qui à lancer sa compagnie de tondage de pelouse à 15 ans et 20 ans plus tard, sa compagnie possède 12 immeubles à logement. Ne sous-estimez pas le pouvoir de votre temps libre. Je suis certaine que vous avez des talents qui peuvent être mis à contribution!

L’avantage d’épargner à l’avance

En commençant cette semaine, vous aurez mis de côté un beau petit montant pour clearer la carte de crédit en janvier.  La paix d’esprit, ça n’a pas de prix!

Vous pourrez aussi commencer, dès la semaine prochaine, à chercher le cadeau parfait pour toute la parenté. Considérez l’argent mis de côté comme un fonds « cadeaux » et puisez-y les sous nécessaires au fur et à mesure de vos achats, pas besoin d’attendre en janvier! En étalant les achats, vous pourriez économiser gros et cela, pour deux raisons principales. Un, vous ne serez pas pressé dans le temps et pourrez donc choisir un cadeau qui fonctionne avec votre budget, plutôt que de prendre la première chose qui fait l’affaire, parce que c’est le 24 décembre à 16h30.

Et deux, vous pourrez acheter en spécial! Si vous avez trouvé le cadeau parfait, disons une paire de drap en molleton pour chéri qui est tout le temps gelé, vous pouvez aller vérifier sur les différents sites internet des magasins s’ils ne sont pas moins chers ailleurs. Évitez la taxe paresse et achetez en avance pour profiter des spéciaux!

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Et si vous continuez sur votre lancée, en décembre 2017, vous devriez avoir assez sur votre compte-épargne pour  acheter des cadeaux à tout le monde et skipper la tourtière  et la folie du temps des Fêtes pour aller dans le Sud. #monrêve

 

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4 méthodes pour créer son budget

Alors,vous êtes prêts à faire votre budget. Vous êtes convaincus de sa nécessité, vous avez-même commencé à ramasser vos relevés et vos talons de paie. Sauf que là, vous êtes perdu et vous vous demandez:

 

Comment calculer le montant que je devrais accorder à quoi?

 

Combien d’argent devrait être consacré à l’épargne?

 

Est-ce que si je fais un budget j’ai encore le droit d’aller au resto et d’acheter un café le matin?

 

Autant de question qui restent suspendues dans les airs et se mettent entre vous et votre zénitude.

Un budget, je vous le rappelle, ça sert principalement à savoir où son argent s’en va. Parce que ces mautadits dollars là ont la fâcheuse manie de disparaître plus vite que le prochain chèque de paie arrive.

Sauf que ça sert aussi à discipliner ces mêmes dollars et leur faire faire ce qu’on veut qu’ils fassent. Autrement dit, si vous voulez partir en voyage dans le Sud cet hiver, il serait intéressant de commencer à rediriger une partie de vos revenus vers un fonds « voyage » et optimiser ainsi chaque dollar gagné pour avoir le maximum de satisfaction!

Je vous propose ici deux méthodes pour réaliser un budget: la méthode 50-30-20 et la méthode zéro. À l’intérieur de ces techniques, on peut aussi utiliser deux méthodes: la méthode par fonds, la méthode moitié-moitié.

Faire son budget: 4 méthodes qui fonctionnent

Méthode 50-30-20

Cette méthode réparti votre revenu de la façon suivante:

  • 50% pour les nécessités et obligations
  • 30% pour les désirs
  • 20% qui doit contribuer à un objectif financier, soit votre épargne ou réduire une dette

C’est une façon plus vague de faire son budget, mais au moins ça donne les grandes lignes, donc si vous n’êtes pas sûr par quel bout commencer, ça vous enligne. Ces pourcentages aident à balancer les fonds entre les besoins, les désirs et le futur.

Le désavantage de cette méthode, c’est que si vous avez un revenu très faible, vous pourriez consacrer beaucoup plus que 50% de votre revenu sur votre logement, votre épicerie et vos obligations.

Aussi, il peut être difficile de distinguer les nécessités des désirs et mal les catégoriser. Ce qui est pour vous une obligation est peut-être pour moi un désir. Par exemple, on a tous (ou presque) un cellulaire, mais pour moi, un forfait à 80$ relève du désir plus que du besoin quand on peut en avoir un à 35$! Pour vous cependant, c’est peut-être essentiel pour votre travail.

Je pense aussi que le fait que les objectifs financiers soient les derniers de la liste donnent une fausse impression  »que c’est la dernière chose à faire » avec son argent. Du genre, « s’il m’en reste, je le mettrai là« . Au contraire! Je pense qu’on devrait  toujours se mettre au top de sa liste et se payer en premier.

Même que moi, j’inverserais les pourcentage et je ferais 30% épargne, 20% désir;

parce que mon épargne d’aujourd’hui, c’est mes désirs de demain.

 

Je peux être poète de même, moi ;).

 

De plus, si vous avez un gros passif (lire: beaucoup de dettes), 20% n’est peut-être pas un montant suffisant pour le réduire rapidement et vous redonner une liberté. Autrement dit, c’est une méthode moyenne qui fonctionne bien pour une personne moyenne: pas de trop de dettes, avec un revenu ni trop bas, ni trop haut.

Si vous avez un faible revenu (comme les étudiants!) ou si vous êtes très endettés, la prochaine méthode est pour vous!

 

La méthode zéro

C’est ma méthode. C’est ainsi que je m’assure de donner une job à chaque dollar et que l’utilisation de chaque dollar est maximisé.La théorie est simple, vous devriez savoir au début du mois où ira chaque dollar tout au long du mois. Vous ne devriez pas avoir d’argent qui reste sur votre compte chèque à la fin du mois, inactif, sans but.

Plus votre budget est détaillé, mieux cette technique fonctionne. Par exemple, au lieu d’avoir une catégorie « Santé », vous devriez détailler « médicaments », « produits de beauté », « chiro », etc. et attribuer un montant à chaque. Quand nous avons commencé à être plus sérieux avec cette méthode, notre budget est passé de 6 catégories à plus de 12! Comme tout es mieux défini, vous savez exactement combien vous avez d’argent à dépenser. Par exemple, nous avions une catégorie varia qui comprenait tout allant des sorties, au resto, aux gogosses, aux imprévus. Au final, on dépensait toujours plus parce qu’on ne savait pas combien on pouvait dépenser sur chaque chose. Maintenant, j’ai une catégorie resto et une autre pour les sorties. Je sais que j’ai 75$ par mois pour le resto et 40$ pour les sorties.

Pour cette méthode, vous devriez commencer par détailler les catégories essentielles. Ces catégories, on les reconnaît à: si je les aie pas, je meurs/fais faillite. Le loyer/hypothèque, les assurances, l’épicerie, l’essence pour aller travailler, les paiements de dettes et l’électricité font parti de cet ensemble. Tout ce qui n’implique pas votre mort/faillite dans le mois qui suit est hors essentiel.

De plus, vous devriez avoir un poste budgétaire  »épargne/remboursement de dettes » se situant entre 15-20% de votre revenu, mais en plus, si vous arrivez à la fin de votre exercice et qu’il reste disons, 100$ qui n’est pas classé, il devrait aller directement en épargne. Tant que vous remplissez vos obligations et que vous mettez 15-20% de votre salaire de côté, vous êtes sur la bonne voie!

Exemple: Vincent gagne 3000$/net par mois.

15% de 3000$= 450$—–>direct en épargne (225$/ paie, ne pas attendre la fin du mois, faites-le au début).

Ensuite:

Poste budgétaire Dépense
Loyer 500$
Épicerie 325$
Soins Personnels 50$
Cellulaire 36$
Internet 27$
Assurance Auto 52$
Assurance maison 18$
Prêt étudiant 158$
Réparations auto 346$
Essence 250$
Électricité 45$
Nourriture à chat 22$
Resto 125$
Loisir 150$
Total 2104$

 

On peut voir que selon sa liste, il lui reste 446$ (3000$-450$-2104$=446$) qui ne sont pas attribués à quelques chose et qu’il devrait donc diriger vers la catégorie  »Épargne » directement à chaque mois, ça pourrait lui servir à financer un voyage par exemple, ou sa prochaine voiture.. Ainsi, sans se priver, il pourrait réussir à mettre de côté presque 900$ par mois.

Cependant, ce type de budget, quoique super efficace, a un gros défaut: il n’y a pas de place pour les imprévus et les oublis.

Par exemple, on voit qu’il a payé des réparations pour son auto de 346$ ce mois-ci, mais que ce serait-il passé si la facture aurait été de 500$? Ou encore, il avait oublié qu’il devait payer son permis de conduire! C’est pourquoi, autant que j’aime cette méthode, autant que je n’ai jamais réussi à maîtriser mon budget avant de la combiner à la prochaine technique.

 

Faire son budget: la méthode zéro est plus complexe, mais chaque dollar travaille.

 

La méthode par fonds.

En gros, vous faites la liste de toutes vos dépenses: celles qui sont journalières, ensuite hebdomadaires, puis mensuelles, trimestrielles et enfin annuelles et vous ramenez le tout par mois. Donc les dépenses journalières sont multipliées par 30 (ou le nombre de jour requis) et les hebdomadaires par 4. Les dépenses trimestrielles sont divisées par 4 et les annuelles, par 12.

Par exemple: mon café le matin me coûte 2$ chaque matin de la semaine, donc 40$/mois.

Je remplis mon réservoir d’essence une fois par semaine pour 50$ à chaque fois, donc 200$/mois.

Mon permis de conduire est payable en novembre au coût de 120$/an, donc 10$/mois.

Les frais de scolarité sont payables au 4 mois, pour 1500$ à chaque fois, donc 375$/mois. Et ainsi de suite.

Le montant par mois est celui qui doit être mis de côté pour être en mesure de régler la facture en entier quand elle est disponible. Nous, nous avons trois fonds qui comprennent:

  • Permis de conduire (2)= 240$/an —–>20$/mois
  • Réparations et entretien auto: 1800$/an —–> 150$/mois
  • Immatriculation (2)= 500$/an —–> 42$/mois
  • Taxes municipales: 3000$/an ——>250$/mois
  • Taxes scolaires: 720$/an——>60$/mois
  • Entretien du triplex: 150$/mois (on ne sait jamais quand ça va arriver, mais c’est une moyenne des dernières années)

Tout ce qui touche aux voitures s’en va sur un compte épargne qui est réservé pour ça. Tout ce qui touche les taxes, idem. L’entretien du triplex va sur le fonds urgence.

Si certains mois nous avons besoin des fonds, on se fait un transfert. Comme ce mois-ci, j’ai fait faire la timing belt sur ma Kia pour 336$. Je vais donc verser 336$ sur la carte de crédit à partir du fonds  »auto ». En mars de chaque année, on doit payer les taxes municipales, on fait donc un transfert du compte  »taxes » à notre compte-chèque de 3000$, sans même sourciller, parce que l’argent est là. Ça ne fait rien à notre budget, qui reste ainsi stable de mois en mois. C’est la paix d’esprit en versements mensuels et en plus, on engrange un peu d’intérêts sur nos fonds!

Je crois aussi, pour l’avoir vécu, que c’est la méthode la plus efficace pour les gens qui ont un revenu qui varie. Nous avons commencé à utiliser cette méthode durant ma période de travail autonome, prêt étudiant et revenu de stage. On était toujours surpris par une dépense qu’on avait oublié, un pépin, etc.

En se forçant à calculer le montant mensuel de toutes nos dépenses annuelles et à l’économiser, on a gagné une flexibilité sans borne et on a pu recommencer à économiser. Cet automne, nous avons pu payer 7000$ de dettes et épargner presque 5000$ sur un revenu de 20 000$!

 

La méthode moitié-moitié

Cette technique, je ne la pratique pas activement, mais certains ne jurent que par elle. En gros, on regarde les factures pour le mois prochain et on met de côté l’argent pour celles-ci dans le mois courant. Ça s’explique mieux par un exemple:

Si le loyer est dû pour le 1ier mars, quand votre paie du 12 février arrive, mettez de côté la moitié du montant, soit 250$.

Quand votre 2e paie du mois arrive le 26 février, vous mettez l’autre moitié de côté, soit 250$.

Quand arrive le 1ier mars, vous avez votre 500$ au complet et vous n’êtes pas obligé d’utiliser toute votre paie pour le loyer, survivre pendant 2 semaines, être payé de nouveau, virer fou devant tant de cash, vivre comme un roi pendant 2 semaines et ensuite survivre pendant 2 semaines, etc. Ça réparti les dépenses pour éviter les disparités dans le mois.

 

C’est  faire un budget, mais au lieu de le faire sur un mois, vous le faites sur 15 jours. Vous aurez compris que ça prend un mois de « double » paiement pour réussir à faire ça, mais une fois que vous êtes organisés, ça permet de régulariser les sorties d’argent en fonction de vos entrés de sous.

En entreprise, c’est la première chose à regarder quand une entreprise à des difficultés financières: est-ce que c’est juste une question de gestion des flux de trésorerie? Si les revenus sont suffisants pour couvrir les dépenses, le problème est souvent que les dépenses se font en début de mois et les entrées se font en fin de mois. En réorganisant le tout, on réussit souvent à remettre l’entreprise sur la voie!

 

La méthode traditionnelle

C’est la méthode des gens pas de budget qui espèrent être capables de payer leur carte à la fin du mois. Elle peut se résumer ainsi:

Méthode traditionne: pas de budget, on se plante

 

La seule mauvaise méthode pour faire un budget, c’est de ne pas en faire du tout! À moins que votre budget soit systématiquement déficitaire à chaque mois, vous êtes sur la bonne voie. La clef, c’est de persévérer. À chaque mois, on prend un peu plus conscience de son budget, on l’intègre à notre quotidien et on l’adapte. Et puis, si vous êtes déficitaire, au moins maintenant, vous le savez, fini la tête dans le sable!

 

Et pour répondre à vos questions:

La réponse à « Est-ce que, si je fais un budget, j’ai encore le droit d’aller au resto et d’acheter un café le matin? », est simple.

Ça dépend!

Êtes-vous capable de remplir toutes vos obligations et de mettre 20% de votre salaire de côté?

Si oui, si votre café vous rend heureux, why not coconut?

Si vous avez des dettes qui vous coûtent une petite fortune en intérêts par mois, moi je prendrais le 2$ et je le verserais à chaque jour sur ma dette.

Moi, je sais que, autant que j’adore le café, je suis plus satisfaite par le fait de voir mon épargne grossir tranquillement et m’assurer la zénitude que je recherche, que par mon colombien corsé.

Chacun ses priorités, l’important c’est que le café ne viennent pas vous mettre dans la marde au bout du mois. Parce qu’un café par jour, à 20% d’intérêts, sur l’année, vous coûte 225$ en intérêts.

Et vous, quel est votre méthode?

 

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3 avantages à posséder une carte de crédit

Si, comme moi, vous êtes des véritables crinqués des finances personnelles, vous lisez beaucoup sur le sujet.

Les blogues, en français et en anglais.

Les sites des institutions bancaires.

Les journaux, section affaire.

Les livres des grands Gourous de ce monde.

Trois avantages à posséder une carte de crédit

Un gourou américain des finances perso, Dave Ramsey.

Bref! Tout ça pour dire que la plupart des gourous s’entendent pour dire le crédit, c’est le démon. Ils décrivent ça comme un engrenage malicieux auquel tu donnes le doigts, et ça te prend le bras. C’est une spirale de déchéance sans fin, de laquelle tu dois te tenir le plus loin possible. C’est l’aspect central de la plupart de leur intervention.

Je suis d’accord sur bien des points avec eux. L’idée même de m’endetter sur 7 ans de 30 000$ pour une voiture qui perdra 40% de sa valeur en un an, ça me donne une crise d’angoisse. L’épargne reste pour moi la meilleure option, ne serait-ce que pour réduire le montant du prêt qu’on devra prendre.

Parce que quand on y pense, quand on emprunte, on se prive d’un revenu dans le futur. Ben oui, pensez-y, vous allez devoir le rembourser ce prêt-là et c’est votre vous-futur qui va le faire.  Dans un an, vous devrez vous serrez la ceinture pour rembourser le montant original plus les intérêts.

 

Trois avantages à posséder une carte de crédit

 

Où est-ce que je ne suis pas d’accord, c’est que TOUTE utilisation des produits de crédit est mauvaise. Come on là! Dans le monde où l’on vit, rares sont les personnes qui ont 200 000$ pour l’achat d’une maison au comptant, et c’est pour ça que les hypothèques existent. Et une maison, ça ne perd pas de valeur (techniquement).

Idem pour les prêts étudiants, quand ils sont pris avec modération. Je ne parle pas de la marge de crédit de 100 000$ que les étudiants de génie se font offrir pour 4 ans d’études, mais des prêts étudiants qui permettent de se sortir la tête de l’eau pour réussir ses études.

Bon, je m’égare. Tout ça pour dire que si on est responsable, le crédit, ça peut être un tremplin, un multiplicateur.

Et voici pourquoi, je suis de celles qui sont convaincues que de posséder une carte de crédit comporte des avantages dans le cadre d’une santé financière saine.

Trois avantages à posséder une carte de crédit

Trois avantages à posséder une carte de crédit

Les cartes de crédit sont aussi pour moi un outil important de ma gestion financière. Comprenez-moi bien: la CARTE est un outil, pas le crédit qu’elle me donne. Je peux les utiliser pour gérer mes paiements pré-autorisés, je suis protégée en cas de fraude et certaines doublent les garanties des biens achetés avec. Et il y a plus!

Voici trois avantages majeurs à posséder une carte de crédit.

 

Premier avantage: pas de frais

La raison est simple: mon compte-chèque me coûte 5$ par mois pour faire 15 transactions, mais ma carte de crédit, niet, nada. Je me sers donc de ma carte de crédit pour faire mes transactions quotidiennes et je rembourse l’entièreté du montant à la fin du mois. J’économise donc presque 60$ sur un an.

Il existe une multitude de cartes de crédit qui sont sans frais annuellement. Celle que j’ai en ce moment, la Tangerine, est sans frais. Celle que j’avais avais la PC finance, aussi. En fait, je sais que pour certaines personnes, il y a un avantage à payer pour leur carte, mais il y a moyen d’en obtenir une sans frais annuel.

Cependant, il existe des comptes-chèques sans frais, alors, dans ce cas, voici un autre avantage à posséder une carte de crédit.

 

Deuxième avantage: Récompenses

L’autre raison pour laquelle j’aime bien utiliser les cartes de crédit, c’est qu’il est possible d’accumuler des récompenses. Ce n’est pas ma raison principale, parce que de dépenser juste pour avoir des récompenses, c’est franchement contre-productif, mais si je contrôle mes dépenses grâce à mon budget, c’est chouette d’obtenir des nananes sur des dépenses que j’aurais fait de toute façon!

Ma carte Tangerine est chouette pour ça: 1% sur tous mes achats et 2% sur 3 catégories: épicerie, essence et factures récurrentes. Autrement dit, sur mon mois où je dépense 800$, soit mon montant normal et budgété, je peux aller chercher presque 15$ qui se transfère automatiquement sur mon compte épargne à chaque mois! Ça bonifie mon épargne et je l’accumule à l’abri de l’impôt dans mon CELI!

Vous pouvez choisir parmi plusieurs types de récompenses: Air Miles, Aéroplan, Bonidollars, billets de cinéma, etc. il ne vous reste qu’à sélectionner ce qui se prête le mieux pour vous. J’ai eu pendant longtemps une PC Mastercard qui me donnait des sous à dépenser en épicerie, j’adorais ça, on se payait un souper gastronomique 2 fois par an. Certaines cartes donnent des rabais sur l’essence, d’autres sur les voyages. Magasinez la meilleure pour vous!

 

Troisième avantage: Impact sur la cote de crédit

Le dernier avantage est le suivant: pour faire n’importe quoi dans la vie, on a besoin d’une bonne cote de crédit. Louer un appartement? Cote de crédit de plus de 650. Acheter une maison? Cote de crédit de plus de 700. Prendre des assurances? La prime baisse plus la cote monte. Et pour avoir la meilleur cote de crédit possible, la carte de crédit est très, très, utile.

Règle général dans le monde de la cote de crédit, plus nos types de crédits sont diversifiés, mieux c’est (jusqu’à une certaine limite). Et avoir ne carte de crédit contribue à diversifier notre crédit. C’est aussi un outil qui rapporte à chaque mois vos habitudes de paiement, contrairement au compte de cellulaire qui  ne reporte que quand vous ne payez pas à temps, tout dépendant de votre compagnie de cellulaire.

Parlant de payer à temps chaque mois, c’est aussi essentiel pour avoir la meilleure cote de crédit possible. Vous devriez aussi éviter  de faire des nouvelles demandes sans arrêt pour une nouvelle carte ou une augmentation de la limite.

Pour optimiser votre utilisation pour l’impact sur la cote de crédit, assurez-vous de rester sous la barre des 50% d’utilisation. Par exemple, si vous avez une limite de 1000$, vous ne devriez dépenser qu’un maximum 500$ avec votre carte. Un plus haut pourcentage d’utilisation se traduit comme un manque de liquidités par les prêteurs et cela, même si vous remboursez à temps chaque mois. Mon truc? Je calcule le montant total de mes transactions en moyenne et je m’assure de demander un montant qui est seulement deux fois plus élevé. C’est là qu’un budget devient bien pratique. Je m’assure ainsi que dans un mois normal, je ne dépasserai jamais la barre des 50% et serai toujours capable de rembourser mon solde.

Annuler ses plus vieilles cartes est aussi un pensez-y-bien, car la cote de crédit fonctionne aussi sur l’ancienneté de chaque crédit et accorde plus de points aux plus vieux comptes.Donc avant de demander une nouvelle carte, juste parce que, demandez-vous si c’est payant!

Tout compte fait…

Même si je recommande d’avoir une carte de crédit d’un montant raisonnable, il faut quand même savoir s’en servir pour ne pas annuler ses effets positifs. Aussi, avoir trop de cartes de crédits peut aussi devenir une situation difficile à suivre. Entre tous les comptes et les soldes, vous risquez d’en échapper un et de vous tirer dans le pied. Règle général, j’aime avoir deux cartes de crédit: une Visa et une Mastercard. Ce sont les deux principaux types, elles sont acceptées presque partout dans le monde et la plupart des institutions financières en offrent une ou plusieurs sans frais.

Aussi, une est en mon nom et l’autre au nom de Nico, question d’optimiser notre dossier de crédit à chacun. On est jamais trop prudent.

 

 

 

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Le CELI, ça mange quoi en hiver?

Pour faire suite à mon précédent article sur le REER, je vous présenterai aujourd’hui CELI, un autre véhicule d’épargne avec avantages fiscaux. Plus récent que le REER, le Compte Épargne Libre d’Impôt (tax free saving account, TFSA, en anglais) a été lancé en 2009, mais est encore largement méconnu!

Il visait à faire épargner les Canadiens sur un autre horizon que celui de la retraite.

Ah oui, parce qu’en 2008, avec la crise de Subprimes, le Canada se regarde le nombril pis se rend compte que, malgré qu’il se targue d’avoir mieux absorbé la crise grâce à son système bancaire plus  »stable » que celui des US, les ménages canadiens sont endettés. Genre intensément endettés, à 150%. Ce qui veut dire que pour chaque dollar de revenu disponible, le ménage moyen à 1,50$ de dette. Vous me croyez pas? Checkez ça:

 

Qu'est-ce que ça mange en hiver, le CELI?

 

Donc, là, notre gouvernement panique un peu et se dit que ça va péter, surtout si la Banque du Canada baisse ses taux pour relancer l’économie, incitant ainsi les gens à emprunter et consommer. C’est ainsi qu’il donne accès à un véhicule financier qui a fait ses preuves ailleurs dans le monde, le CELI.

Depuis le 2 janvier 2009, on peut donc placer nos sous dans un autre super véhicule financier avec avantages fiscaux.

Fonctionnement du CELI

Contrairement au REER, où chaque dollar qui y est placé vous donne un crédit d’impôt équivalent, le CELI ne donne pas de crédit d’impôt. Ce que vous y placez, ce sont vos dollars nets, après déductions. Cependant, vous ne payez pas d’impôt sur vos gains en capital ou vos revenus d’intérêts. Pas mal! Si par exemple, vous investissez dans des penny stock à l’intérieur d’un CELI et que la valeur de ceux-ci explosent de 100%, vous ne paierez pas d’impôt sur vos gains, ce qui est non-négligeable. De plus, tout argent qui est retiré d’un CELI est entièrement libre d’impôt et ne compte pas dans vos revenus. C’est logique, puisqu’il a déjà été imposé au départ.

Aussi, le CELI est avantageux dans le fait qu’il n’y a pas de conditions quant au retrait.  Alors qu’avec le REER, si vous ne voulez pas payer de pénalités, vous ne pouvez retirer que dans 3 situations très précises, le CELI vous permet d’économiser pour un voyage, une voiture, des rénos, etc, sans avoir à vous soucier des pénalités associées aux retraits.

Comme pour le REER, on ne peut pas déduire de ses revenus les pertes encourues à l’intérieur d’un CELI, pour la simple et bonne raison que vous n’êtes pas imposés sur les gains non plus ;).

Et si un mon’oncle vous dit à Noël:

Un CELI ça rapporte rien! Tu perds ton argent en prenant ça.

Vous pourrez lui répondre qu’un CELI, c’est véhicule d’épargne, avec des avantages fiscaux, mais qu’en tant que tel, le CELI ne génère aucun rendement (outre l’impôt épargné!). Ce sont les produits financiers qui sont placés dans le CELI qui génèrent les rendements. C’est certain que si vous ouvrez un CELI avec un compte-épargne traditionnel, vous n’aurez pas le même rendement que si vous achetez des fonds communs de placements ou des actions!

 

Qu'est-ce que ça mange en hiver, le CELI?

Règles du CELI

Ce n’est pas franchement complexe, mais la règle sur les retraits est un peu étrange. Voici donc les règles applicables au CELI:

-Vous devez avoir 18 ans pour cotiser.

-Vous avez droits à 5500$ de nouveaux droits de cotisation annuellement et ceux-ci s’accumulent si vous n’utilisez pas tout le montant. Si vous aviez 18 ans ou plus en 2009, vous avez une limite de  41 500$  en 2016 que vous pouvez accumuler dans un CELI (5000$ par an de 2009 à 2013, 5500$ pour 2013 et 2014, 10 000$ en 2015 et 5500$ en 2016).

-La cotisation, c’est le montant d’argent que vous y placez en un an. Si vous avez droit à 5500$, que vous placez 5500$, retirez 1000$, vous ne pourrez pas y replacer 1000$ dans la même année, puisque vous avez atteint votre maximum pour l’année. Cependant, l’année suivante, vous pourrez y placer 5500$ (droit pour l’année)+1000$ ( retrait de l’an dernier), car les retraits de l’année précédente s’ajoute aux droits de cotisation de l’année suivante.

-Comme pour le REER, vous pouvez avoir plusieurs compte CELI, mais vous conservez le même plafond de cotisation. C’est pas parce que vous avez 10 comptes que vous pouvez cotiser 55 000$/an! Les cotisations, c’est par individu et pas par compte.

-Vous pouvez avoir les placements suivants à l’intérieur d’un CELI:

  • argent comptant;
  • fonds communs de placement;
  • valeurs mobilières cotées à une bourse de valeur désignée (comprenant les FNB)
  • certificats de placements garantis;
  • obligations;
  • certaines actions de petites entreprises.

Attention à…

-Ne pas dépenser la limite de cotisation, car un taux de 1% par mois sur les cotisations excédentaires sera réclamé par le Gouvernement.

-Aux frais des comptes CELI exigés par certaines banques. Souvent, ils chargent pour les retraits et ça fait mal.

-Avoir un CELI investi dans des certificats garantis de placements à 1,8% et un porte-feuille d’actions dans un compte non-enregistré rapportant annuellement 4%. Vous serez imposé sur le 4% plutôt que sur le 1,8%. Faites votre choix, mais l’avantage fiscal est là pour ça!

Qu'est ce que ça mange en hiver, le CELI

Exemple de fonctionnement:

Julie à 25 ans et ouvre son deuxième CELI. Le premier, elle l’a investi en fonds commun de placement. Comme elle avait 18 ans en 2009, elle peut avoir dans ses CELI jusqu’à 41 500$. Dans le premier, il y a 35 000$. Comme elle n’a pas fait de retrait l’an dernier et pas encore cotiser cette année, elle peut donc verser jusqu’à 6 500$ (41 500$-35 000$= 6500$) cette année. Elle verse 6500$ dans son CELI, puis doit retirer 5000$ pour acheter une nouvelle voiture.

Julie a tout utilisé sa chambre de cotisation pour 2016 et doit attendre à l’an prochain avant de cotiser de nouveau. Cependant, elle pourra cotiser 10 500$ l’an prochain, car elle peut regarnir le 5000$ qu’elle avait retiré.

Pour ma part

J’ai ouvert mon premier CELI en 2009. Comme mon taux d’imposition a été, jusqu’à présent, relativement faible, j’ai toujours cotisé à celui-ci plutôt que mon REER, dont je conserve la chambre de cotisation pour plus tard.

Jusqu’à la semaine dernière, mon CELI comprenait uniquement, et très simplement, un compte-épargne. Je ne connaissais pas suffisamment les plateformes de courtage en ligne pour comprendre comment ouvrir un compte.  J’ai profité de mes vacances pour me botter le derrière et commencer mes démarches pour ouvrir un compte de courtage en ligne avec un compte CELI. J’y ai acheté pour 1000$ de fonds négociés en Bourse (FNB). J’expérimente, j’ai fait des recherches et je me suis fait un porte-feuille avec des frais de gestion très faible et un profil de risque qui me correspond. Questrade est super pour ça, car il n’y a aucun frais pour l’achat de FNB. (vous pouvez comparer les plateformes sur Hardbacon.ca)

J’ai aussi ouvert un autre CELI, mais cette fois-ci, investi dans un fonds commun de placement chez Tangerine. Les frais sont 10 fois plus élevé que mon porte-feuille de FNB, mais je veux comparer les rendements. C’est surtout beaucoup plus simple: pas de bourse à regarder, pas de porte-feuille à rééquilibrer et pas d’ordre d’achat à passer. On vire les sous et c’est tout.

Je compte continuer à placer mon argent dans mes CELI jusqu’à ce que mon revenu justifie le REER ou alors, si j’atteins la limite du CELI!

Pour plus d’info: 

ARC

Et vous? Avez-vous un CELI d’ouvert? Comment le gérez-vous? Et si vous n’en avez pas, pourquoi?

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Ça mange quoi en hiver: le REER

Tu sais que tu commences à être un adulte pour de vrai quand tu te mets à stresser avec ton absence de REER.

Ben oui, parce que tout le monde sait que pour être un adulte, ça te prend deux choses: Continue reading

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Épargner, oui, mais pourquoi?

Ok, go première réponse qui vous passe par l’esprit!

Je vous gage un gros 10$ que la majorité des gens à qui ont pourrait poser la question répondraient:

Ben, pour la retraite, c’t’affaire!

Pis c’est normal. On se fait répéter et re-répéter que la plupart des gens n’épargnent pas suffisamment pour leur retraite (42% des gens, en 2014, n’ont pas épargné un sous!!), alors naturellement quand on pense à l’épargne, on pense à la retraite.

Épargner, oui mais pourquoi?

Crédit photo: La Presse

Cependant quand on épargne en vue de la retraite, c’est le plus souvent à long-terme et l’argent est donc nécessairement investi dans des placements moins liquides que pour l’épargne de court-terme. L’épargne court-terme, ça reste le plus souvent sur un compte-épargne traditionnel, parfois dans un CELI.

À quoi ça sert?

Et alors, ça sert à quoi l’épargne à court-terme vous me direz?

Eh bien, c’est pour les urgences, les grosses dépenses et les moins grosses.

Oui, je sais. Pour tout ça, on se fait vendre du crédit. Un dégât d’eau, y’a la marge de crédit pour ça. Une voiture, y’a le prêt auto. Un nouveau matelas, ça se paie en 36 versements.

Sauf que même si vous prenez le crédit, vous devrez le payer un jour, et rajouter les intérêts par-dessus le tas. Même pour les prêts à 0%, vous allez payer une surprime. Vous me croyez pas? Offrez de payer cash votre nouveau char et regarder les rabais faire descendre votre prix.

En épargnant pour vous payer ces biens ou pour payer les urgences, vous évitez de mettre de l’argent dans les poches de votre banquier via les prêts et les intérêts. Et même plus, vous risquez de vous faire payer des intérêts. En ce moment, chez Tangerine, mon compte-épargne garanti m’offre 3% sur les nouveaux dépôts, ce qui est franchement exceptionnel.

Épargner, oui mais pourquoi?

Mon p’tit exemple

Je vous donne un exemple vécu. Je magasinais un divan en 2011. Je voulais qu’il soit neuf, c’était le seul morceau de mobilier que nous aurions neuf. Je trouve celui que je veux, la madame me fait le prix et tout le tralala, avec le plan de financement sur 18 mois. Le prix? 800$.

Je fais mon beau p’tit sourire et je lui dis que non, je paierais comptant mon divan et lui demande de me refaire le prix sans financement. Le prix? 685$. Juste parce que je leur évitais la paperasse et les frais imposés par Accord D, j’avais presque 15% de rabais! Mon financement à 0% me coûtait en réalité 15%.

Ok, mais là, on épargne comment et pourquoi?

Chez nous, on épargne pour tout. Ça peut paraître fendant, mais c’est la technique qui fonctionne le mieux pour nous, parce que les dettes nous rendent nerveux et chatouilleux.

Nous avons un fonds épargne pour la prochaine voiture. Nous avons estimé que nous aurions besoin de 8000$ pour la prochaine voiture, et ceci, d’ici deux ans.  On a regardé notre budget et on s’est demandé où on pouvait trouver les 400$/mois pour y arriver. La réponse? On ne peut pas. Ce qu’on peut faire par contre, c’est mettre 250$/mois de côté. Ça nous amène à 6000$ dans deux ans.

Non, ce n’est pas 8000$, mais on se dit qu’il sera toujours temps de faire le bilan de notre situation rendu au moment de l’achat et déplacer de l’épargne d’un autre fonds vers celui-ci, en suivant nos priorités.

Un autre fonds? Oui, nous en avons plusieurs. Un pour les urgences contenant l’équivalent de 3 mois de dépenses fixes, pour nous permettre de vivre en cas de baisse de revenus.

Un pour les taxes municipales, sinon c’était la panique, car on devait trouver 3600$ en mars, maintenant on économise 350$ par mois et c’est tellement plus zen! Le montant part directement du compte où sont déposé les chèques de locataires.

Et un pour les dépenses auto, nous avons calculé le montant annuel en entretien que nous devions consacrer aux voitures, 1200$, et on y met 100$ par mois de côté.

Le dernier, pour le moment, est tout nouveau, est pour les grosses dépenses qualifiées de désirs et pas de besoins. Comment pour la fois où j’ai acheté un nouveau lave-vaisselle (usagé, mais presque neuf). Nous en avions déjà un, mais lui était mieux et plus récent. Officiellement, je n’aurais pas dû l’acheter et pour éviter les débordements de budget, nous avons décidé de nous doter d’un fonds pour ça. Si l’argent pour l’achat est sur le compte, alors ça passe. Sinon, tant pis!

Les avantages

Le délai

Selon moi, l’avantage principal, c’est de se donner le temps de réfléchir aux gros achats. La consommation à une composante émotive importante. C’est pour cette raison que des psychologues sont embauchés pour faire des campagnes de publicités et analyser les comportements des consommateurs pour mieux vendre. Parfois le frigo en inox, qu’on veut tellleeeeemeeent, c’est pas le move le plus smart quand le frigo qu’on a fonctionne #1. Ça permet aussi de mieux faire ses recherches et comparaisons.

Avoir le prix réel

Comme je l’ai dit plus-haut, quand on prend du financement pour un bien, il y a des frais pour ça. L’argent ne sort pas des airs pour les vendeurs. Ils l’empruntent ou ne l’investissent pas et cela leur coûte. Et ils vous refilent la facture d’une façon où d’une autre. La méthode la plus flagrante, ce sont les intérêts. L’autre, c’est les prix gonflés. Vous seriez surpris des prix que vous pourriez obtenir si vous sortiez une liasse de billets sur le bureau du vendeur d’électroménagers!

Voir le montant total

Si vous ne seriez pas prêt à sortir le montant d’un coup de votre porte-feuille, parce que ça fait mal, peut-être que ce n’est pas un besoin réel. Comme changer de téléphone; en échange d’un nouveau forfait plus cher (10$ de plus par mois), j’aurais un nouveau téléphone. Sauf que je suis incapable de me voir sortir 360$ de ma poche pour acheter un nouveau téléphone. Le mien fonctionne bien et même si ça serait super d’avoir plus de ci et de ça, 360$, c’est trop pour ça. Idem pour le superbe set de salle à manger annoncé à 119$/mois, qui revient plus de 4000$ une fois tout payé (oui, j’ai failli, passé ben ben proche, de craquer). Si vous auriez des remords à vous départir de 4000$, comment ça se fait que 120$/mois pendant 2 ans ne vous donne pas le même feeling?

Fini la panique!

On a beaucoup parlé des gros (et petits) achats, mais l’épargne c’est aussi pour les urgences. En mettant un fonds d’urgence sur pied, vous vous assurez de n’être plus jamais pris de court pour les prochains pépins qui surviendrait dans vos vies. Un coussin de 1000$, c’est base, ça fait partie de mes 4 règles simples pour me sécuriser niveau finances. En étant un tout petit peu discipliné, on peut se créer un fonds d’urgence de 1000$ en quelques semaines et profiter du sentiment de sécurité que ça apporte par la suite!

Passez le mot!
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Comment j’ai acheté un triplex à 23 ans et aux études.

J’aborde ce sujet parce que j’ai envie que de diffuser la bonne nouvelle. Que ça se peut de se bâtir de l’équité à 22 et 23 ans, malgré le fait d’être aux études et d’avoir des dettes d’études. Faut juste être réaliste, planifier, encore planifier et bien choisir.

Notre méthode

Bon, alors. Commençons.  En arrivant à Sherbrooke en 2012, nous payions 520$ par mois pour notre loyer et notre budget était relativement serré; nous avions en moyenne 1000$ de budget mensuel. Cependant, nous savions où on voulait s’en aller et pour nous, l’achat d’immobilier dans un horizon de court-terme était ce qui nous motivait. On voulait devenir propriétaires, rénover et générer une plus-value intéressante et le plus tôt serait le mieux.

Comment acheter un triplex à 23 et aux études. J'aborde ce sujet parce que j'ai envie que de diffuser la bonne nouvelle. Que ça se peut de se bâtir de l'équité à 22 et 23 ans, malgré le fait d'être aux études et d'avoir des dettes d'études. Faut juste être réaliste, planifier, encore planifier et bien choisir.

 

On était pauvres, mais on était riches de rêves. (Awwww)

Ce qui fait que de septembre 2012 à décembre 2013, on a pédalé fort. On savait que ne pourrait probablement pas acheter avant la fin de nos études, mais on voulait pouvoir être en mesure de le faire à ce moment-là en amassant la mise de fonds au-préalable.

Je sais que plein de gens vont essayer de vous dire que pour acheter de l’immobilier locatif, vous n’avez pas besoin d’économiser pour une mise de fonds, mais la réalité, c’est que rare sont les gens qui se font donner 25 000$ cash, ou qui ont un partenariat possible à 22-23 ans. Oui ça se peut, mais c’est pas super commun, la plupart des gens commencent leur parc immobilier avec une mise de fonds épargnées de peine et de misère et bâtissent une équité pour la suite.

Autrement dit, je ne vous raconterai pas de menteries ici. Pour acheter notre premier triplex, on a économisé. Fort. Pis savez-vous quoi? Non seulement nous avons réussi, mais nous avons réussi    3 ans plus tôt que prévu!

6 mois avant la fin de mon bac et le début de ma maîtrise.

Bam!

Entre septembre 2012 et décembre 2013, nous prenions régulièrement le pouls de notre situation. Nous faisions notre bilan et on voyait notre épargne monté lentement mais sûrement. Chaque sous que je gagnais comme gardienne, je l’économisais. On s’était mis au défi de vivre exclusivement sur le montant des prêts et bourses pour économiser le reste. On refaisait notre budget régulièrement pour voir où on pouvait trimmer un peu et dégager plus d’épargne.

En décembre 2013, on avait accumulé 22 000$.

omment acheter un triplex à 23 et aux études. J'aborde ce sujet parce que j'ai envie que de diffuser la bonne nouvelle. Que ça se peut de se bâtir de l'équité à 22 et 23 ans, malgré le fait d'être aux études et d'avoir des dettes d'études. Faut juste être réaliste, planifier, encore planifier et bien choisir.

Nos critères

On savait que nous ne pourrions pas payer plus que notre loyer en frais mensuel, donc ça ne pouvait pas dépasser de beaucoup  550$-600$/mois en frais associés au logement.

On a dès lors exclu les maisons unifamiliales, qui étaient de toute façon trop grandes pour nous et qui ne cadraient pas avec notre vision d’investissement immobilier.

Une fois ça réglé, on s’est mis à penser à ce qu’on devait avoir pour pouvoir se permettre le bloc et ce que l’on voulait. La première constatation: on possédait 22 000$ en mise de fonds. Ce qui voulait dire que l’on pouvait se permettre un immeuble de 220 000$ maximum, s’il avait plus de deux logements, car pour les immeubles de 3-5 logements, ça prend 10% de mise de fonds. Ça réduit les opportunités!

On savait aussi qu’on voulait garder l’immeuble à long-terme, donc entre un duplex ou un triplex, on préférerait le triplex pour sa meilleur rentabilité à long-terme.

On voulait aussi au moins des 4 et 1/2 (entre 4 et 6  1/2), parce qu’ils sont BEAUCOUP plus faciles à louer que les logement plus petits à Sherbrooke.

Donc, si on récapitule, on voulait:

  • un immeuble à revenu
  • en-bas de 220 000$
  • Avec le plus de logements possibles
  • Les logements devaient être des 4 et demi et plus.
  • L’hypothèque et les frais devait être en-bas de 550$ par mois après les revenus.

Même dans un marché comme Sherbrooke où l’immobilier est abordable, c’était (et c’est toujours)  demander presque la lune. C’est pourquoi on pensait ne pouvoir acheter qu’en 2017.

On a fait nos devoir. On a regardé les quartiers que l’on voulait. Location, location, location qu’ils disent. Et c’est vrai. Si vous êtes dans une ville étudiante, la proximité du Cégep et de l’université et des lignes d’autobus est primordiales. Le quartier doit aussi avoir du potentiel; nous avions choisi le presque centre-ville. Tout est en train de s’y faire revitaliser. La Ville distribue des subventions aux propriétaires. Les maisons vont prendre de la valeur. Nous y serions à 5 min à pied du Marché de la Gare et du Lac des Nations,  des attractions de Sherbrooke.

Acheter une maison dans ce quartier, c’était un rêve plus qu’une possibilité. Les immeubles y sont souvent rénovés, donc c’était en-haut de notre budget. Les mises en vente sont rares.  On avait pris notre mal en patience.

Le hasard

Au Boxing Day de 2013, je surfe sur Centris (parce que oui, je visite souvent ce site!) et là…

Un triplex, avec trois 5 et 1/2, idéal, avec assez de terrain pour pouvoir faire 2 stationnements par logement.

Bien entendu, ça demandait des améliorations majeures et vites. Cependant un des trois logements était déjà loué, bonus!

Le prix? 199 000$. 20 000$ sous l’évaluation municipal.

Le potentiel locatif, 19 000$/année, était vraiment bien avec un ratio de presque 10.

La raison, il était en vente depuis presque 3 mois par… la banque. C’était une reprise de finance, et ils voulaient vendre. On a fait une offre conditionnelle à l’inspection pour 195 000$. Qu’ils ont acceptés.

Après une inspection, j’ai renégocier à 190 000$. Dans ma tête, c’était clair: c’était ce prix-là ou rien. On la voulait, mais au bon prix. Et on l’a eu à 190 000$.

Voici l’état dans lequel on l’a eu. Sale et déglingué, mais glorieusement à nous, en échange de l’hypothèque! La photo ne rend pas justice à l’état déplorable des deux cuisines inoccupées. Les portes d’armoires tenaient en place à cause de la graisse, car les vis ne tenaient plus rien. Quand tu veux acheter un triplex à 23 ans, tu fais des compromis!

Triplex, avant

Notre tactique

  • Mise de fonds

    Comme je l’ai dit plus-haut, certains ont d’autres tactiques. Nous, on a choisi la méthode traditionnelle: on a économisé, cenne par cenne, notre mise de fonds. En intégrant l’épargne à notre budget comme si c’était une dépense. Oui, oui! Dans le fond, si tu te dis que tu n’as pas le choix de payer ton cell, fais la même chose pour l’épargne. Même si on ne mettait que 25$ par semaine, on en mettait. On a fait des « semaines sans dépenses » et mis l’argent ainsi épargné dans notre compte-épargne.

  • Cautionnement

    Comme nous étions tous deux « sans-emploi » pour la banque, celle-ci était frileuse, malgré 10% de mise de fonds. Mes supers parents se sont alors portés volontaires pour nous épauler. Pas financièrement, mais simplement en mettant leur nom sur le contrat d’hypothèque. Autrement dit, si un jour nous devions arrêter de payer l’hypothèque, ce sont mes parents qui devraient payer, mais ne comptez pas là-dessus!

  • Super cote de crédit

    Malgré le cautionnement, comme nous étions les porteurs primaires de l’hypothèque, la première chose que la banque a regardé, c’est notre cote de crédit. Si celle-ci avait été inférieur à 700 points, on aurait pu oublier ça! Une cote de crédit, ça se soigne et ça ne coûte rien à soigner, alors c’était au coeur de notre stratégie. Depuis notre mariage en 2012, on faisait tout particulièrement attention à nos habitudes de crédit.

  • Revenus d’immeuble

    Avec un triplex, on pouvait espérer des revenus de locations de 1000$ par mois, donc ceux-ci s’ajoute aux revenus des propriétaires quand vient le temps de calculer le niveau d’endettement. Nous, seulement un des logements était loués, ce qui n’était pas super pour la banque, mais ça a aidé un peu.

Le calcul

Et maintenant, le calcul:

On paie actuellement:

  • 2×399$ par mois d’hypothèque (en bi-hebdomadaire accéléré)
  • 3600$/année en taxes (ouch), 350$/mois
  • 200$/mois en entretien

Sous-total: 1350$/mois
On reçoit:

  • 535$/mois
  • 560$/mois

Sous-total: 1095$/mois

Total: 255$/mois.

Booya!

Savez-vous quoi? On est plus riches qu’avant l’achat en terme mensuels. On a aussi une équité du tonnerre, car après 15 000$ de rénovations (et beaucoup, beaucoup de sueur) la banque a réévalué l’immeuble à 230 000$. Une augmentation de 40 000$, soit 117% annuellement, sur notre mise de fonds initiale :). Ça paie d’acheter un triplex à 23 ans.

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