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6 mythes sur les finances personnelles dans la vingtaine

Les finances personnelles sont un sujet nébuleux pour pas mal de gens. Le fléau n’épargne personne, mais les milléniaux sont les plus touchés. On débute pour la plupart notre vie d’adulte (oui, la trentaine compte encore comme un « jeune adulte »)  et on est au moment clef de nos vie pour prendre en main nos finances. Si au moins on pouvait éviter les mythes qui les entourent! 

Devenir adulte, ce n’est pas facile. Quand on pensait échapper aux règles et restrictions propres à l’enfance et  à l’adolescence, on se retrouve soudainement submergé par les attentes.  En plus tout le monde nous donne son avis, qu’on le demande ou pas et contribuent à nourrir les mythes.  C’est le temps de démêler tout ça!

6 mythes sur les finances personnelles et la vingtaine

5 mythes sur les finances personnelles dans la vingtaine

Mythe #1

Une fois que tu feras plus d’argent, tu n’auras plus besoin d’un budget

On aurait tellement envie d’y croire à celle-là; fini les restrictions ! Après 3,4,5 ans passés à regarder avec angoisse notre solde bancaire et calculer le nombre de jour restant au mois et le nombre de paquets de ramen dans l’armoire, on se dit que le pire est derrière nous.

Le pire est peut-être derrière toi, mais si tu veux éviter de t’y retrouver à nouveau, ton budget reste ton ami.

5 mythes sur les finan5 mythe sur les finances personnelles et la vingtaine

Je commence à avoir l’impression d’être un disque rayé, mais un budget, ça t’empêchera jamais de vivre. Ton budget, tu le fais selon TES priorités. Celles-ci vont changer en fonction d’où tu es rendu dans la vie, mais ton budget devrait toujours être avec toi. Il permet de maîtriser son argent et de savoir où il va. Parce que, crois-moi, même si tu en fais plus, si tu le maîtrises pas, ça sert à rien!

Mythe #2

Un budget, c’est plate, ça t’empêche d’acheter quoique ce soit.

Budget. Le mot est brun-beige. Le genre de couleur qu’on associe au fisc, aux comptables et aux files d’attente.

Sauf que, même si un budget, ce n’est techniquement que des additions et soustractions, rien ne t’empêche de le jazzer un peu! Mint peut t’aider ou simplement des crayons de couleur.

Maintenant qu’on a adressé la partie plate, je vais t’expliquer pourquoi le budget ne t’empêche pas d’acheter quoi que ce soit.

Un budget, c’est une feuille de papier/chiffrier électronique.

Toi, tu mets les chiffres dedans et tu détermines ce que tu dois/veux dépenser/épargner dans les mois qui viennent.

Si tu décides que tu veux acheter une nouvelle patente qui ne rentre pas dans ton budget sans l’envoyer dans le rouge, le problème, c’est pas le budget!

Le problème, c’est que tu n’as pas assez d’argent! Quand bien même que tu n’aurais pas de budget, tu ne serais quand même pas en mesure de l’acheter. En fait, sans budget, tu l’aurais peut-être acheté, mais tu te serais retrouver avec une dette sur une carte de crédit/marge de crédit.

Le budget fait simplement l’inventaire de ce que tu as de disponible et de tes obligations. C’est pas être plate ça, c’est être responsable.

La nouvelle patente attendra un peu, le temps que tu épargnes pour!

Mythe #3

Tu as besoin d’un conseiller financier.

Au risque de me faire tirer des roches, je vais vous raconter une petite anecdote qui m’est arrivée la semaine dernière. Ma mère s’est faite appeler par sa conseillère financière. Celle-ci lui demande:

– Est-ce que tu pourrais me refiler les coordonnées de ta fille pour que je la contacte et que lui propose mes services? 

Ma mère lui dit que ce n’est pas nécessaire, parce que je me gère très bien toute seule. La conseillère insiste.

-Oui, mais elle a bien besoin que quelqu’un lui trouve ses placements? Si elle veut avoir de l’argent à la retraite, elle doit en mettre dans des REER! 

Cette dame, elle a accompagné mes parents dans leurs investissements depuis 15 ans, je suis sûre qu’elle est respectablement compétente, mais, malgré ça, je ne veux pas confier à quelqu’un d’autre le choix de mes placements et me retirer de la décision. Surtout quelqu’un qui juge mes connaissances en finances sans jamais m’avoir rencontré.

Oui, un jour, je veux inclure dans l’équation un planificateur financier pour m’aider à prévoir les impacts fiscaux de mes décisions, mais d’ici là, je vais éviter les frais et investir mes sous moi-même. Après tout, ma technique ne semble pas si mal! 

Quand on est dans la vingtaine et qu’on commence à avoir des sous, ce dont on a réellement besoin, c’est d’être informé. Et pas informé par quelqu’un qui cherche à atteindre des quotas de vente ou à nous fidéliser. On a besoin d’informations claires et simples sur le REER, le CELI, les REEE, le RAP, les hypothèques, les congés parentaux, notre dossier de crédit, etc.

Si vous n’êtes pas informés, comment voulez-vous vous assurez que la personne en face de vous vous propose les bonnes choses? Le meilleur moyen d’optimiser sa situation financière, c’est d’être aux commandes. Alors commencez donc par lire le manuel 😉 !

Mythe #4

Les dettes sont un passage obligé, tout le monde en a.

Comme dirait votre mère:

Si tout le monde se jetait en bas du pont le ferais-tu?

C’est pas parce que l’on est matraqué de publicités sur les petits paiements de la nouvelle voiture de l’année, que c’est obligatoire pour vous aussi d’avoir un prêt auto. Qui dit petit paiement dit tu paies longtemps et parfois, c’est un cercle vicieux.

Les dettes, c’est de l’argent qu’on emprunte à nous-même dans le futur. On accepte d’avoir plus maintenant pour avoir moins plus tard. Parfois, le jeu en vaut la chandelle, comme avec les dettes d’études (on obtient un plus haut revenu en investissant dans notre éducation via le prêt) ou avec une hypothèque pour un bien immobilier (qui on espère, vaudra plus dans le futur).

Si on débutait notre vie d’adulte avec l’idée que les dettes, ce n’est pas normal et que ce n’est pas la seule solution, on serait étonné des résultats selon moi.

6 mythes sur les finances personnelles dans la vingtaine

Mythe #5

Faire plus d’argent, c’est impossible.

La mentalité du petit pain, c’est vraiment difficile à déboulonner. On dirait qu’on se dit qu’on est incapable de faire plus que ce qu’on gagne et on fini par accepter la réalité.

Ce qui fait que quand les gens sont dans une situation moins facile, ou veulent simplement mettre plus d’argent de côté, la première chose qu’ils font, c’est de couper dans leurs dépenses.

Quand il n’y a plus rien à couper, c’est là que la panique/sentiment d’impuissance s’installe. On est pris. On ne peut pas rien faire de plus!

Or, il y a deux façons d’impacter sur le surplus dans un budget. La première: réduire les dépenses. La deuxième? Faire plus d’argent.

Vous pouvez négocier votre augmentation!

Votre talent peut devenir une petite entreprise!

Vous avez une tondeuse et des voisins qui ont du gazon? Bam, vous faites 50$ de plus par semaine.

Vous savez repérer les bargains sur Kijiji? Flipper des objets peut être super payant!

Faire plus d’argent, ce n’est pas impossible. Ça demande un effort, mais c’est à votre portée!

Mythe #6

Si tu n’as pas de REER, tu vas mourir pauvre après une retraite à manger des ramens.

oui, vous devez épargner pour la retraite, parce que si vous ne le faites pas, personne ne le fera pour vous. Moins de 42% des Québécois ont un régime de retraite par l’employeur et le nombre est en décroissance perpétuelle. À moins d’être de la fonction publique, vous DEVEZ mettre des sous de côté en prévision de la retraite.

Mais ce ne veut pas dire de les placer automatiquement dans un REER!

Dans les dernières années, les spécialistes sont montés au micro pour nous rappeler quelque chose de bien important: contrairement à ce que votre banque essaie de vous dire depuis leur création en 2009, le CELI, ce n’est pas qu’un compte-épargne pour les projets à court-terme.

C’est aussi un excellent véhicule de placement pour la retraite.

Surtout pour les jeunes professionnels qui veulent profiter de l’effet de l’intérêt composé sans contribuer à un REER beaucoup plus contraignant. En plus, comme on y contribue avec de l’argent déjà imposé, il n’est pas imposé à la sortie, ce qui simplifie la gestion des retraits rendu au moment de dire  »bye-bye boss! » Ça ne veut pas dire que le REER est mort, il reste un bel outil pour les niveaux de revenu plus élevés.

Pour ma part, je bypass le REER pour encore quelques années.

Vive le CELI!

Passez le mot!
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Devenir adulte: 5 leçons que j’ai apprises à la dure.

On a tous eu un moment dans notre vie où l’on se dit: bon, je viens d’avoir ma leçon… Plate et parfois gênant, ce moment c’est comme un badge de plus sur notre vie adulte.

Genre: Bravo, tu as compris que quand la lumière jaune allume, tu dois faire le plein!

Tu accumules les XP comme dirait l’autre, pis un moment donné, tu nivel up et tu deviens un vrai adulte.. Sauf qu’avant d’arriver à ça, faut passer par une étape un peu intermédiaire.

Avez-vous déjà remarqué à quel point c’est étrange le moment flou et indistinct qui entoure la fin du secondaire? Tu as un bal, tout le monde te trouve dont bon d’avoir fini, tu te mets beau/belle, tu fais le plus gros party de ta courte existence (jusqu’à ce moment-là, parce que d’autres viendront après et ceux-là seront encore plus epic). Puis, habituellement aux alentours du 15 août, ta vie change brusquement. Tu déménages (ou pas, mais disons que tu déménages) pour le cégep, tout le monde t’aide, les boîtes sont montées dans ta petite chambre et à 17h, tout le monde est reparti.

Et ça commence: tu es un adulte.

Pis c’est pas mal plus raide que tu penses.

La première semaine est quand même relaxe: ta mère t’a laissé de la bouffe et tu as pas encore eu à faire ton lavage et les cours sont chills.

Deuxième semaine, tu dois aller faire l’épicerie pis tu pleures un peu en sortant ton petite carte débit de ton portefeuille à velcro.  À la fin du premier mois, tu te couches le soir en échafaudant des plans pour retourner chez tes parents sans que ça paraisse que tu as la queue entre les jambes.

 

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Bon, your mileage may vary, mais vous devez reconnaître que ce moment charnière dans l’existence de tout ado est réel et s’accompagne de quelques grandes réalisations. On a tous fait des erreurs (comme penser que c’est ok de manger juste des ramens pendant 1 mois…) et certaines ont été plus raides que d’autres.

Parfois, j’aimerais pouvoir remonter dans le temps et me dire certaines choses. Comme je ne peux pas, j’ai compilé ici les 5 leçon que j’ai appris à la dure de 17 à 20 ans. Je suis certaine que certains d’entre-vous ont vécu la même chose et peut-être qu’il n’est pas trop tard pour certains…

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5 leçons que j’ai apprises à la dur:

1-Tout est toujours plus cher que tu penses.

Quand tu fais l’exercice sur le budget dans le cours d’économie en secondaire 5, tu mets plein de chiffres bâtards. L’épicerie? Bah, 15$/semaine. Ben moi, je l’ai essayé le 15$ par semaine d’épicerie à ma première année de cégep et croyez-moi, si j’avais pas eu ma grand-mère chez qui aller souper 3 fois/semaine, je serais morte de faim ou de dénutrition. À moins d’accepter de manger des beurrées de beurre de peanuts matin-midi-soir, avec une banane pour faire changement, vous risquez de trouver le temps long. Et à 15$ par semaine, oubliez le café!

Aussi, la job de freins sur ton char est toujours plus que l’estimé de 15$-20$. Et quand tu planifies à la cenne, tu l’as pas le 15$-20$.

Et quand tu penses que tu as tout payé, il va toujours y avoir une facture surprise qui va te popper dans la face.

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2-C’est ta job à toi de payer tes choses à temps.

Parlant de factures, quand tu en prends une à ton nom, c’est ta responsabilité de la payer. Engueule-pas la fille au service à la clientèle parce que tu as eu des frais d’administration sur ta factures, si tu l’avais payé le mois passé, y’en aurais pas de problèmes.

Aussi, n’oublie pas de payer ton permis de conduire et tes plaques à temps. Sans ça, si tu te fais arrêter, ils peuvent remorquer ton char et ça, ça coûte cher. Un jour, je vous raconterai la fois où j’ai amené la police chez nous pour leur prouver que j’avais payé mon permis de conduire, mais que c’était juste pas encore dans leur système.true_story_barney

 

Tout ça pour dire que c’est pas parce que tu as « seulement » 18 ans que les compagnies ne te maganeront pas ton crédit. Ton crédit, c’est un de tes actifs le plus précieux à 18 ans. Ton toi-futur de 26 ans va te remercier d’avoir protéger la pureté virginale de son crédit quand il voudra acheter une maison.

 

3- Les bonnes jobs sont plus dures à trouver que tu penses et tes contacts sont importants

C’était vrai quand j’avais 18 ans, c’est encore plus vrai aujourd’hui. Dans mon temps (je me sens vieille tout d’un coup), tu pouvais presque facilement faire 12-13$ de l’heure (quand le salaire minimum était à 8,35$/h, c’était pas mal). J’ai fait du tutorat à 15$/h et j’ai gardé des enfants pendant que j’étais au secondaire. En déménageant, j’ai tout lâché, pensant que je me retrouverais quelque chose facilement.

Erreur! Les jobs avec un horaire qui correspondent parfaitement à celui d’un étudiant à temps plein sont rares comme de la marde de pape et souvent paient peu. Pour en trouver, faut souvent faire jouer ses contacts.

Parlant de contact, ton ancien boss en est un. Too bad que tu aies lâché ta job sans avertissement un vendredi soir, quand tu devais rentrer le samedi matin. Tu viens de brûler un contact qui aurait pu t’aider dans le futur. En plus, un trou dans un C.V c’est toujours une question en entrevue. Même si ton excuse c’est que tu as failli mourir dans le congélo en faisant l’inventaire.

 

4-Personne ne te doit rien

Par-e-sonne. Pas tes parents, pas la société, par l’API du cégep, pas le prof de philo, pas ton proprio. Personne. Ce que tu veux, tu dois l’obtenir. C’est pas parce que toi, ti-coune de 19 ans, tu as merdé, que le monde entier doit s’arrêter et t’aider à ramasser ton bordel.*

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Tu as oublié que le loyer était à payer? Assume, fait un adulte de toi et trouve un arrangement pour payer ton proprio dans un délai raisonnable. Tu as coulé philo? Viens pas brailler, tu avais juste à ramer un peu plus pis lire ton livre.

Parfois, les gens, dans la bonté de leur âme, vont t’aider. Ne le prends jamais pour acquis. Dis merci. Et ne recommence plus.

*Sauf que si tu es seul et que ça va pas, parle. Y’a des gens autour de toi si tu as l’impression que tu fais juste creuser et que tu ne sors pas du trou. L’aide existe quand la situation est noire.

 

5-Malgré tout, négocie et ne te laisse pas marcher sur les pieds.

Je ne compte plus les fois où j’ai failli me faire avoir parce que le vendeur/mécanicien/etc voyait en moi un proie facile. Tu es un consommateur comme les autres. Tu as peut-être juste 20 ans, mais ils te doivent malgré tout le même niveau de respect qu’à n’importe qui d’autre et tu as le droit de négocier.

Tout se négocie: ton forfait de cell, ton char usagé, tes meubles « vintage » (lire: vieux) , le prix de ta chambre ou ton sofa neuf. Essaie, tu perds rien, c’est le moment de commencer du bon pied, soit pas paresseux, tu as pas assez d’argent pour ça.

Fais-toi en pas, tu finis par devenir bon!

Un moment donné, tout devient plus facile. Tu atteins l’âge presque magique du presque-milieu-de-la-vingtaine. Tu as de l’expérience à l’adulting, tu as de la barbe (ou pas, c’est selon) et tu as de la crédibilité. Tu as aussi habituellement une couple d’erreurs derrière toi et une belle liste de leçons apprises chèrement. Ton assurance auto te coûte moins chère et tu as une assurance-vie.

Et puis là, la seule chose qui soudainement te fait envie, c’est quand tu pouvais virer une brossette le jeudi soir, manger une frite et te lever à 8h comme si de rien était.

Et vous, quels sont vos leçons durement apprises?

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