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6 mythes sur les finances personnelles dans la vingtaine

Les finances personnelles sont un sujet nébuleux pour pas mal de gens. Le fléau n’épargne personne, mais les milléniaux sont les plus touchés. On débute pour la plupart notre vie d’adulte (oui, la trentaine compte encore comme un « jeune adulte »)  et on est au moment clef de nos vie pour prendre en main nos finances. Si au moins on pouvait éviter les mythes qui les entourent! 

Devenir adulte, ce n’est pas facile. Quand on pensait échapper aux règles et restrictions propres à l’enfance et  à l’adolescence, on se retrouve soudainement submergé par les attentes.  En plus tout le monde nous donne son avis, qu’on le demande ou pas et contribuent à nourrir les mythes.  C’est le temps de démêler tout ça!

6 mythes sur les finances personnelles et la vingtaine

5 mythes sur les finances personnelles dans la vingtaine

Mythe #1

Une fois que tu feras plus d’argent, tu n’auras plus besoin d’un budget

On aurait tellement envie d’y croire à celle-là; fini les restrictions ! Après 3,4,5 ans passés à regarder avec angoisse notre solde bancaire et calculer le nombre de jour restant au mois et le nombre de paquets de ramen dans l’armoire, on se dit que le pire est derrière nous.

Le pire est peut-être derrière toi, mais si tu veux éviter de t’y retrouver à nouveau, ton budget reste ton ami.

5 mythes sur les finan5 mythe sur les finances personnelles et la vingtaine

Je commence à avoir l’impression d’être un disque rayé, mais un budget, ça t’empêchera jamais de vivre. Ton budget, tu le fais selon TES priorités. Celles-ci vont changer en fonction d’où tu es rendu dans la vie, mais ton budget devrait toujours être avec toi. Il permet de maîtriser son argent et de savoir où il va. Parce que, crois-moi, même si tu en fais plus, si tu le maîtrises pas, ça sert à rien!

Mythe #2

Un budget, c’est plate, ça t’empêche d’acheter quoique ce soit.

Budget. Le mot est brun-beige. Le genre de couleur qu’on associe au fisc, aux comptables et aux files d’attente.

Sauf que, même si un budget, ce n’est techniquement que des additions et soustractions, rien ne t’empêche de le jazzer un peu! Mint peut t’aider ou simplement des crayons de couleur.

Maintenant qu’on a adressé la partie plate, je vais t’expliquer pourquoi le budget ne t’empêche pas d’acheter quoi que ce soit.

Un budget, c’est une feuille de papier/chiffrier électronique.

Toi, tu mets les chiffres dedans et tu détermines ce que tu dois/veux dépenser/épargner dans les mois qui viennent.

Si tu décides que tu veux acheter une nouvelle patente qui ne rentre pas dans ton budget sans l’envoyer dans le rouge, le problème, c’est pas le budget!

Le problème, c’est que tu n’as pas assez d’argent! Quand bien même que tu n’aurais pas de budget, tu ne serais quand même pas en mesure de l’acheter. En fait, sans budget, tu l’aurais peut-être acheté, mais tu te serais retrouver avec une dette sur une carte de crédit/marge de crédit.

Le budget fait simplement l’inventaire de ce que tu as de disponible et de tes obligations. C’est pas être plate ça, c’est être responsable.

La nouvelle patente attendra un peu, le temps que tu épargnes pour!

Mythe #3

Tu as besoin d’un conseiller financier.

Au risque de me faire tirer des roches, je vais vous raconter une petite anecdote qui m’est arrivée la semaine dernière. Ma mère s’est faite appeler par sa conseillère financière. Celle-ci lui demande:

– Est-ce que tu pourrais me refiler les coordonnées de ta fille pour que je la contacte et que lui propose mes services? 

Ma mère lui dit que ce n’est pas nécessaire, parce que je me gère très bien toute seule. La conseillère insiste.

-Oui, mais elle a bien besoin que quelqu’un lui trouve ses placements? Si elle veut avoir de l’argent à la retraite, elle doit en mettre dans des REER! 

Cette dame, elle a accompagné mes parents dans leurs investissements depuis 15 ans, je suis sûre qu’elle est respectablement compétente, mais, malgré ça, je ne veux pas confier à quelqu’un d’autre le choix de mes placements et me retirer de la décision. Surtout quelqu’un qui juge mes connaissances en finances sans jamais m’avoir rencontré.

Oui, un jour, je veux inclure dans l’équation un planificateur financier pour m’aider à prévoir les impacts fiscaux de mes décisions, mais d’ici là, je vais éviter les frais et investir mes sous moi-même. Après tout, ma technique ne semble pas si mal! 

Quand on est dans la vingtaine et qu’on commence à avoir des sous, ce dont on a réellement besoin, c’est d’être informé. Et pas informé par quelqu’un qui cherche à atteindre des quotas de vente ou à nous fidéliser. On a besoin d’informations claires et simples sur le REER, le CELI, les REEE, le RAP, les hypothèques, les congés parentaux, notre dossier de crédit, etc.

Si vous n’êtes pas informés, comment voulez-vous vous assurez que la personne en face de vous vous propose les bonnes choses? Le meilleur moyen d’optimiser sa situation financière, c’est d’être aux commandes. Alors commencez donc par lire le manuel 😉 !

Mythe #4

Les dettes sont un passage obligé, tout le monde en a.

Comme dirait votre mère:

Si tout le monde se jetait en bas du pont le ferais-tu?

C’est pas parce que l’on est matraqué de publicités sur les petits paiements de la nouvelle voiture de l’année, que c’est obligatoire pour vous aussi d’avoir un prêt auto. Qui dit petit paiement dit tu paies longtemps et parfois, c’est un cercle vicieux.

Les dettes, c’est de l’argent qu’on emprunte à nous-même dans le futur. On accepte d’avoir plus maintenant pour avoir moins plus tard. Parfois, le jeu en vaut la chandelle, comme avec les dettes d’études (on obtient un plus haut revenu en investissant dans notre éducation via le prêt) ou avec une hypothèque pour un bien immobilier (qui on espère, vaudra plus dans le futur).

Si on débutait notre vie d’adulte avec l’idée que les dettes, ce n’est pas normal et que ce n’est pas la seule solution, on serait étonné des résultats selon moi.

6 mythes sur les finances personnelles dans la vingtaine

Mythe #5

Faire plus d’argent, c’est impossible.

La mentalité du petit pain, c’est vraiment difficile à déboulonner. On dirait qu’on se dit qu’on est incapable de faire plus que ce qu’on gagne et on fini par accepter la réalité.

Ce qui fait que quand les gens sont dans une situation moins facile, ou veulent simplement mettre plus d’argent de côté, la première chose qu’ils font, c’est de couper dans leurs dépenses.

Quand il n’y a plus rien à couper, c’est là que la panique/sentiment d’impuissance s’installe. On est pris. On ne peut pas rien faire de plus!

Or, il y a deux façons d’impacter sur le surplus dans un budget. La première: réduire les dépenses. La deuxième? Faire plus d’argent.

Vous pouvez négocier votre augmentation!

Votre talent peut devenir une petite entreprise!

Vous avez une tondeuse et des voisins qui ont du gazon? Bam, vous faites 50$ de plus par semaine.

Vous savez repérer les bargains sur Kijiji? Flipper des objets peut être super payant!

Faire plus d’argent, ce n’est pas impossible. Ça demande un effort, mais c’est à votre portée!

Mythe #6

Si tu n’as pas de REER, tu vas mourir pauvre après une retraite à manger des ramens.

oui, vous devez épargner pour la retraite, parce que si vous ne le faites pas, personne ne le fera pour vous. Moins de 42% des Québécois ont un régime de retraite par l’employeur et le nombre est en décroissance perpétuelle. À moins d’être de la fonction publique, vous DEVEZ mettre des sous de côté en prévision de la retraite.

Mais ce ne veut pas dire de les placer automatiquement dans un REER!

Dans les dernières années, les spécialistes sont montés au micro pour nous rappeler quelque chose de bien important: contrairement à ce que votre banque essaie de vous dire depuis leur création en 2009, le CELI, ce n’est pas qu’un compte-épargne pour les projets à court-terme.

C’est aussi un excellent véhicule de placement pour la retraite.

Surtout pour les jeunes professionnels qui veulent profiter de l’effet de l’intérêt composé sans contribuer à un REER beaucoup plus contraignant. En plus, comme on y contribue avec de l’argent déjà imposé, il n’est pas imposé à la sortie, ce qui simplifie la gestion des retraits rendu au moment de dire  »bye-bye boss! » Ça ne veut pas dire que le REER est mort, il reste un bel outil pour les niveaux de revenu plus élevés.

Pour ma part, je bypass le REER pour encore quelques années.

Vive le CELI!

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Faire plus d’argent ne changera rien.

Je vais peut-être en surprendre certains en disant ceci:

 

Le secret dans la vie, c’est pas de faire plus d’argent.

Ben oui toi, je m’en vais te dire ça, moi, la fille qui a un blogue sur les finances personnelles pis qui travaille encore les fins de semaine pour faire plus d’argent.

Et en plus, parce que je suis fine de même, je vais t’expliquer pourquoi c’est pas ça qui va te sauver, faire plus d’argent. Je vais même te dire comment j’en suis arrivée à cette réalisation. Et si tu lis jusqu’au bout, tu vas même comprendre c’est quoi, le vrai secret.

 

La p’tite histoire.

Nico, mon super-merveilleux chum, est un (presque) ingénieur. Et quand tu es un futur ingénieur, les banques, ben, elles t’aiment ben gros. Elles te font des mamours, te flattent la bedaine et te donnent des beaux nanannes pour ingénieurs: cartes de crédit, marge de crédit et beaux rabais sur leurs produits financiers. C’est franchement super pour certaines choses, comme la carte de crédit super avantageuse gratuite ( ça ne mord pas si on sait s’en occuper) et la fois où ils ont payé nos frais de notaires.

Sauf que ça a un mauvais côté. D’une part, ils te disent que  »comme ingénieur, tu vas faire la palette », alors ne te préoccupe pas trop de tes dettes d’études, tu auras l’argent en masse pour les repayer et d’une autre part, ils te fournissent la corde pour te pendre: la marge étudiante.

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10 000$/ an pendant 4 ans.

40 000$ à 3,5%, payable dès que ton p’tit jonc est sur ton p’tit doigt.

Si tu as eu accès aux prêts et bourses, c’est maintenant plus de 50 000$ que tu dois en dettes d’études.

Je t’entends déjà me dire:

« Voyons, c’est pas si pire que ça, c’est 12 500$ par année pour vivre! »

Attendez, vous oubliez que les étudiants en génie, ils ont des stages rémunérés. Si je me fies à Nico, c’est presque 20 000$ par an de salaire qui entre. Ça fait un salaire net de près de 33 000$.

Savez-vous ça équivaut à combien en salaire brut ça?

44 000$.

Certains étudiants de génie réussissent à flamber un salaire annuel brut de 44 000$. Je dis flamber, parce qu’ils ont rien, sinon leur diplôme, leurs cernes et leur foie amoché, à montrer en échange de leur dette.

Pas de REER. 

Pas de CELI. 

Peut-être un char neuf (assorti d’un beau prêt, donc…).

 

Pourquoi faire plus d’argent ne change rien

Je sais pas pour vous, mais moi, je ne fais pas 44 000$ par an. Je fais 36 000$, peut-être un peu plus avec les revenus du triplex.

J’ai un CELI (mais pas encore de REER, vous savez pourquoi 😉 )

J’ai un fonds d’urgence.

Mes deux voitures sont payées.

Et j’ai un triplex à mon nom. 

Ce que j’essaie de vous dire, c’est que c’est pas parce qu’on fait beaucoup de sous qu’on sait le gérer.

Donc si on est incapable de bien gérer son argent quand on en a pas, c’est pas parce qu’on se met à en faire plus que soudainement tout va se régler comme par magie.

Reprenons nos étudiants dépensiers. La plupart que j’ai rencontré sont convaincus qu’ils n’ont pas d’argent, n’essayez pas de les convaincre du contraire, leur relevé de compte le leur prouve bien.

Quand Nico et moi les recevions chez nous, ils nous trouvaient ben étranges d’étendre notre linge sur la corde, de chauffer à 19C et de faire notre propre bière pour économiser, ce qui fait qu’ils étaient encore plus perplexes quand on a annoncé qu’on avait acheté un triplex.

Ils ne pouvaient pas voir comment on avait réussi à faire ça.

Entre ça et sortir un lapin d’un chapeau, y’avais pas grande différence, ils cherchaient le truc (et certains cherchent toujours).

 

Ce qui fait qu’ils vont maintenant finir leurs études en décembre et souhaitons-leur de se trouver un emploi sur-le-champ dans leur domaine parce que sinon, la vie sera dure.

La plupart feront entre 55 000$ et 57 000$ par an au début.

43 000$ net.

Leur prêts vont leur coûter 488$ / mois, soit 5856$ par an (50 000$, à 3,5%)

Et maintenant, ils auront l’impression que, comme ils ne sont plus étudiants, ils font beaucoup, beaucoup plus d’argent. Ce qui fait qu’on les verra sur Facebook, dans le Sud, dans leur nouvel appartement, au volant de leur nouvelle acquisition, etc.

Ce qu’on ne verra pas, c’est leur face quand ils réaliseront, tôt ou tard, qu’ils ne sont absolument pas plus riches qu’ils étaient à l’université. Qu’ils sont même plus pauvres.

 

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Quand la réalité te rattrape

Quand on fait plus d’argent, les attentes qu’on a envers nous-mêmes et celles des autres envers nous augmente. Et c’est normal. Personne ne s’attend à ce que vous viviez comme un étudiant toute votre vie, ramen et bazou compris. Vos dépenses peuvent augmenter, et elles le feront sûrement avec les enfants et la minivan de luxe.

Le problème, c’est que si vous vivez déjà au-dessus de vos moyens, le fait de faire plus d’argent ne changera rien à votre situation, ceteris paribus. C’est-à-dire que si demain matin, votre patron vous dit:

« Je t’augmente de 10$/h »

Rien d’autre ne change dans votre vie. Vous revenez le soir, vous dites à votre douce moitié que vous faites plus d’argent et vous commandez du resto comme vous aviez prévu de le faire avant de savoir que vous étiez augmenté.

En fin d’année, vous faites votre rapport d’impôts et vous remarquez que malgré votre augmentation, vous n’avez pas plus dans vos REER que l’année dernière.

D’année en année, vous vous appauvrissez, car vos dettes pèsent lourd dans la balance et votre épargne ne grimpe que très très peu. Vous êtes rendus à faire presque 70 000$ par an et vous êtes toujours incapable de mettre de l’argent de côté.

 

Le secret, c’est quoi?

Le  secret, c’est de changer son état d’esprit par rapport à l’argent. De voir les dettes comme autre chose que quelque chose de normal. De voir son épargne comme une façon de se propulser dans le futur grâce à des investissements judicieux.

De penser à chaque dollar comme un moyen de changer sa vie.

Au lieu de vous dire qu’un budget c’est plate, que ça vous empêche de vivre, dites-vous que ce sont les dettes que vous risquez d’avoir sans budget qui vont vraiment vous empêcher de vivre.

Reprenez le contrôle de votre argent!

Un budget, ça vous dit pas  ni oui ni non. Ça vous rappelle juste la réalité.

Si vous êtes conscient de votre argent et de vos dépenses, de vos rêves et de vos projets, vous pourrez mettre à profit votre augmentation salariale. Sinon, elle va disparaître dans une pluie de petites dépenses niaiseuses dont vous n’aurez aucun souvenir dans un an.

Changer votre façon de traiter votre argent. Soyez conscient de son impact dans votre vie. Payez-vous en premier!

 

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Sinon, vous allez finir comme un étudiant en génie: un paquet de dettes avec une bague 😉

PS: Je fais allusions à des étudiants de génie, mais ils sont loin d’être tous sur ce modèle. La plupart sont très responsables et studieux et feront d’excellents payeurs de taxes! J’utilise simplement un exemple que j’ai vu se répéter beaucoup, car ils font partis des étudiants les plus courtisés par les banques.

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Quoi choisir: rembourser ses dettes ou épargner?

J’ai reçu d’une lectrice la question suivante: quelle est la marche à suivre en cas de dettes, est-ce plus avantageux de seulement rembourser les dettes ou d’épargner au même rythme? J’adooooore recevoir des questions comme ça, ça rend la tâche d’écriture tellement plus simple, car je n’ai pas à trop chercher de sujet. 😉

 

La grande question: rembourser ou épargner?

Personne n’aime les dettes. Même quand c’est des « bonnes » dettes, comme l’hypothèque ou les dettes d’étude. À moins de vivre dans un monde différent du reste de l’humanité, vous êtes en mesure de reconnaître que, peu importe si c’est une bonne dette ou une mauvaise dette, les dettes coûtent chères.

Une jambe, un bras et une partie de votre âme, pour être précise.

Vous restez attaché au créditeur pendant un nombre d’années incroyables et ils en profitent pour vous bombarder de publicités pendant encore 10 ans après la fin de votre prêt. J’ai un locataire qui s’est acheté des meubles chez Léon. Eh bien, ça fait maintenant 1 an qu’il a déménagé et ma boîte à mail est toujours pleine de prospectus qui essaient de lui vendre encore plus de stock.

C’est facile de se ré-endetter quand le démon vous appelle par votre p’tit nom et vous propose 36 petits paiements sur votre divan!

Sauf que la question demeure, quand on a des dettes, devrait-on les liquider au plus vite possible ou alors épargner? Plusieurs aspects pèsent dans la balance quand vient le temps de répondre à cette question épineuse.

 

 

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La logique

La logique veut que vous placiez vos dettes du plus haut taux d’intérêts annuel au plus petit et que vous vérifiez si, quand vous épargnez (et idéalement investissez) vous obtenez un rendement égal ou supérieur au taux que vous payez sur votre prêt.

Je vous donne un exemple:

Votre carte de crédit vous coûte 20% annuellement, avec un solde de 5000$

Le meilleur certificat de placement ( ou certificat de pauvreté comme certains l’appellent) que vous pourriez acheter vous rapporterait 3% annuellement (et encore…).

Si vous aviez 1000$ de disponible pour soit rembourser vos dettes ou épargner, voici ce que ça donnerait:

J’ai calculé ici que vous remboursiez 155$ par mois sur votre carte de crédit. Si vous prenez votre carte de crédit, avec un solde de 5000$ et que vous y appliquez un paiement de 155$ à chaque mois, vous aurez terminé de rembourser dans 47 mois, tout en ayant payé plus de 2230$ d’intérêts.

Si vous prenez le 1000$, et que vous l’appliquiez sur votre solde en même temps que votre premier paiement de 155$, vous aurez fini de payer en 34 mois et aurez payez 1160$ d’intérêts.

Entre les deux situations, vous pourriez épargner 1070$ d’intérêts.

Si vous placiez 1000$ à 3%, composé annuellement, vous obtiendrez presque 1093$ à la fin du 36e mois. Un gain de 93$.

1070$ vs 93$.

Il est dès lors facile de voir qu’en payant sa carte de crédit, on est beaucoup plus gagnant qu’en épargnant. C’est habituellement le cas pour les dettes qui ont des taux d’intérêts élevés, disons plus de 10%. Je dis 10% de façon assez arbitraire, mais selon moi, rares sont les placements générant plus de 10% annuellement avec un risque faible, en fait, je pense que les licornes ont plus de chance d’exister que ces placements. 😉

Pour résumer, la logique nous dit: on devrait rembourser nos prêts si ceux-ci nous coûtent plus cher que ce qu’on pourrait obtenir en plaçant un montant d’argent équivalent dans un placement de risque équivalent (soit très très faible).

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Les exceptions

Cependant, si vous avez une hypothèque à 2,89%, comme moi, la ligne est plus floue entre les options. Surtout si on commence à tenir compte de la fiscalité dans tout ça.

Par exemple, dans mon cas, comme je possède un triplex, je peux déduire de mon revenu 66% de mes frais d’intérêts que me coûte mon hypothèque. Comme mes revenus de location ne sont pas imposés à la source, je trouve très chouette le fait de pouvoir déduire mes frais d’intérêts au moment des impôts. Donc, compte tenu du très faible taux d’intérêts attaché à mon hypothèque et du fait que si je repaie plus vite mon hypothèque, je réduis mes déductions possibles, c’est loin d’être avantageux de vouloir réduire mon hypothèque.

Il en est de même pour les prêts étudiants, car les intérêts sont entièrement déductibles d’impôts et ces déductions sont reportables dans le temps.

Les prêts à 0% pour les meubles et les autos sont aussi une exception. C’est l’inflation vient jouer dans ce cas. En ce moment, l’inflation pour le Canada est estimé à 1,8%. Donc, si vous avez un prêt de 1000$ pour des meubles à 0% d’intérêt, cela veut dire que vous aurez payiez moins de 1000$ au bout de votre prêt en terme réel, car le dollar d’aujourd’hui vaut plus que celui de demain. Votre taux d’intérêt réel est de -1,8%. En le remboursant plus vite, vous perdez de l’argent. Vous devriez quand même chercher à éviter ces prêts de prime abord, car ils sont rarement réellement à 0%…

 

Quand les sentiments s’en mêlent…

Dans la théorie économique, on fait l’hypothèse que les agents (c’est nous ça!) sont rationnels, mais depuis quelques décennies, on se rend compte que la réalité est toute autre. Les agents ne sont pas si rationnels que ça. Parfois, leur actions économiques ne font aucun sens, surtout quand on tient compte de la nature éminemment humaine de l’homo economicus.

Un bon exemple de ceci? Tout le monde sait que le fait de vendre en période baissière à la bourse est une mauvaise idée (sauf dans certains cas de figures). Le prix commencent à baisser, quelques personnes vendent, les prix baissent encore plus pour réfleter le stock d’actions qui augmente, encore plus de gens vendent, les prix baissent encore plus, et voilà, c’est la débandade. La règle veut donc que quand les marchés se font promener sans aucune raison (je parle pas de Nortel ici…),tu t’assoies sur tes mains pis tu attends. C’est la chose rationnelle à faire, celle que tout le monde sait qu’ils doivent faire, mais la plupart des gens ont de la difficulté à laisser leur émotions à la maison quand on parle de finances et de leur argent.

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Un autre bon exemple est moi qui rembourse mes prêts étudiants plus vite que le 10 ans prescrit par la banque. Je ne devrais pas, ce n’est pas rentable, c’est complètement illogique, mais qu’est-ce que tu veux, le poids d’avoir 13 000$ qui me suit pendant 10 ans m’était insoutenable. J’en ai littéralement fait un ulcère (moi et le stress financier, ça ne fait pas bon ménage). Avec Nico, on a pris la décision d’accélérer nos versements pour finir de rembourser en mai 2018 mon prêt. J’avais aussi un 3000$ qui m’avait été versé en provenance d’un REEE qu’une grande-tante avait placé pour moi et j’avais beaucoup de scrupules à ne pas utiliser ses sous pour mon éducation. En remboursant une partie de mon prêt avec, j’avais l’impression de remettre les choses à la bonne place.

On s’entend tout ça est loin d’être logique. Ce n’est pas payant de rembourser plus vite, même que c’est pénalisant.

Sauf que…

Je me sens mieux. Je n’ai plus d’ulcère, ce qui en soi, est franchement fantastique (et débile, pour commencer…) et j’ai l’impression d’avoir le choix. Et ça, pour moi, ça n’a pas de prix. Je n’ai jamais été quelqu’un qui ne fait que le minimum, et donc, de payer un petit peu en-haut du minimum demandé, ça me rassure.

Certaines dettes sont chargées d’un poids émotif plus lourd que d’autres. Par exemple, si vous avez empruntés des sous à votre grand-mère, même si celle-ci ne vous charge aucun intérêt, vous voulez probablement la rembourser avant de mettre des sous de côté pour votre retraite!

Comme dirait l’autre, le coeur à ses raisons que la raison ignore.

 

Donc, on rembourse ou on épargne?

Ma réponse à moi est en 3 parties:

1- Rembourser les cartes de crédit et autre prêts à taux élevés.

2-Mettre de côté en même temps 1000$ pour se constituer un fonds d’urgence.

3-Pour le reste, faire moitié-moitié.

Alors disons que vous avez 500$ de  »surplus » par mois à attribuer à vos dettes ou votre épargne, je pitcherais la moitié sur mes cartes de crédit et l’autre moitié, je la mettrais dans mon fonds d’urgence de 1000$.

Quand mon fonds d’urgence atteint 1000$ après 4 mois, je prends le 500$ au complet et je le mets sur mes cartes crédit (et/ou autres prêts à intérêts élevés).

Une fois les cartes de  crédit vides, j’épargnerais la moitié du 500$ et l’autre moitié, je rembourserais mes autres dettes si elles me coûtaient plus chères que ce que me rapporteraient mon épargne, ou si leur charge émotive était élevée (aka ulcère).

Voici un exemple, avec une carte de crédit avec un solde 1500$. En suivant ce plan, on la vide en 7 mois, tout en se constituant un fonds d’urgence.

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De cette façon, on équilibre nos finances et on regarde vers l’avenir. Parce que l’épargne, c’est notre revenu de demain!

L’idée ici est de se départir le plus vite possible des prêts qui génèrent des frais d’intérêts exorbitants et de ramener la situation sous contrôle rapidement. Ensuite, on peut ralentir la cadence et redresser son bilan à une vitesse moins élevée.

Vous avez aussi maintenant un fonds d’urgence de 1000$ pour éviter les cartes de crédit à l’avenir. Vous avez fait un pas dans la bonne direction! Quand j’ai constitué mon premier fonds d’urgence, c’est fou la liberté que j’ai ressenti, fini les urgences qui déglinguent un budget, vous êtes maintenant votre propre banque.

 

L’impact sur sa situation financière

Réduire son endettement est essentiel pour améliorer votre indice de faillite si vous voulez faire des gros achats, comme une maison, prochainement. Cependant, il est important de se rappeler que pour garder son crédit le plus beau possible, il faut éviter de fermer ses plus vieilles cartes de crédit. Autrement dit, remboursez-les, diminuez le montant disponible pour empruntez, mais ne les fermez pas.

Pour l’achat d’une maison et l’obtention d’une hypothèque, il faut démontrer que notre ratio d’endettement brut est sous la barre des 40%, c’est alors une excellente chose que d’abaisser le montant général de nos dettes, car ceci fait diminuer les paiements minimum.

Il faut aussi noter que non seulement, notre bilan s’améliore quand on rembourse nos dettes, mais on libère aussi du cashflow. Une fois qu’une dette est entièrement remboursée, le montant qui auparavant servait à faire le paiement mensuel est maintenant libre d’être attribué à autre chose.

On peut ainsi travailler à augmenter notre épargne et éviter les dettes dans le futur en payant cash pour nos gros achats, où au moins, augmenter la mise de fonds qu’on met à l’achat.

Une dernière note, il faut faire attention aux frais que peuvent occasionner un remboursement anticipé d’un prêt, surtout ceux associés à l’hypothèque. Tenez-en compte dans le calcul de rendement!

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3 avantages à posséder une carte de crédit

Si, comme moi, vous êtes des véritables crinqués des finances personnelles, vous lisez beaucoup sur le sujet.

Les blogues, en français et en anglais.

Les sites des institutions bancaires.

Les journaux, section affaire.

Les livres des grands Gourous de ce monde.

Trois avantages à posséder une carte de crédit

Un gourou américain des finances perso, Dave Ramsey.

Bref! Tout ça pour dire que la plupart des gourous s’entendent pour dire le crédit, c’est le démon. Ils décrivent ça comme un engrenage malicieux auquel tu donnes le doigts, et ça te prend le bras. C’est une spirale de déchéance sans fin, de laquelle tu dois te tenir le plus loin possible. C’est l’aspect central de la plupart de leur intervention.

Je suis d’accord sur bien des points avec eux. L’idée même de m’endetter sur 7 ans de 30 000$ pour une voiture qui perdra 40% de sa valeur en un an, ça me donne une crise d’angoisse. L’épargne reste pour moi la meilleure option, ne serait-ce que pour réduire le montant du prêt qu’on devra prendre.

Parce que quand on y pense, quand on emprunte, on se prive d’un revenu dans le futur. Ben oui, pensez-y, vous allez devoir le rembourser ce prêt-là et c’est votre vous-futur qui va le faire.  Dans un an, vous devrez vous serrez la ceinture pour rembourser le montant original plus les intérêts.

 

Trois avantages à posséder une carte de crédit

 

Où est-ce que je ne suis pas d’accord, c’est que TOUTE utilisation des produits de crédit est mauvaise. Come on là! Dans le monde où l’on vit, rares sont les personnes qui ont 200 000$ pour l’achat d’une maison au comptant, et c’est pour ça que les hypothèques existent. Et une maison, ça ne perd pas de valeur (techniquement).

Idem pour les prêts étudiants, quand ils sont pris avec modération. Je ne parle pas de la marge de crédit de 100 000$ que les étudiants de génie se font offrir pour 4 ans d’études, mais des prêts étudiants qui permettent de se sortir la tête de l’eau pour réussir ses études.

Bon, je m’égare. Tout ça pour dire que si on est responsable, le crédit, ça peut être un tremplin, un multiplicateur.

Et voici pourquoi, je suis de celles qui sont convaincues que de posséder une carte de crédit comporte des avantages dans le cadre d’une santé financière saine.

Trois avantages à posséder une carte de crédit

Trois avantages à posséder une carte de crédit

Les cartes de crédit sont aussi pour moi un outil important de ma gestion financière. Comprenez-moi bien: la CARTE est un outil, pas le crédit qu’elle me donne. Je peux les utiliser pour gérer mes paiements pré-autorisés, je suis protégée en cas de fraude et certaines doublent les garanties des biens achetés avec. Et il y a plus!

Voici trois avantages majeurs à posséder une carte de crédit.

 

Premier avantage: pas de frais

La raison est simple: mon compte-chèque me coûte 5$ par mois pour faire 15 transactions, mais ma carte de crédit, niet, nada. Je me sers donc de ma carte de crédit pour faire mes transactions quotidiennes et je rembourse l’entièreté du montant à la fin du mois. J’économise donc presque 60$ sur un an.

Il existe une multitude de cartes de crédit qui sont sans frais annuellement. Celle que j’ai en ce moment, la Tangerine, est sans frais. Celle que j’avais avais la PC finance, aussi. En fait, je sais que pour certaines personnes, il y a un avantage à payer pour leur carte, mais il y a moyen d’en obtenir une sans frais annuel.

Cependant, il existe des comptes-chèques sans frais, alors, dans ce cas, voici un autre avantage à posséder une carte de crédit.

 

Deuxième avantage: Récompenses

L’autre raison pour laquelle j’aime bien utiliser les cartes de crédit, c’est qu’il est possible d’accumuler des récompenses. Ce n’est pas ma raison principale, parce que de dépenser juste pour avoir des récompenses, c’est franchement contre-productif, mais si je contrôle mes dépenses grâce à mon budget, c’est chouette d’obtenir des nananes sur des dépenses que j’aurais fait de toute façon!

Ma carte Tangerine est chouette pour ça: 1% sur tous mes achats et 2% sur 3 catégories: épicerie, essence et factures récurrentes. Autrement dit, sur mon mois où je dépense 800$, soit mon montant normal et budgété, je peux aller chercher presque 15$ qui se transfère automatiquement sur mon compte épargne à chaque mois! Ça bonifie mon épargne et je l’accumule à l’abri de l’impôt dans mon CELI!

Vous pouvez choisir parmi plusieurs types de récompenses: Air Miles, Aéroplan, Bonidollars, billets de cinéma, etc. il ne vous reste qu’à sélectionner ce qui se prête le mieux pour vous. J’ai eu pendant longtemps une PC Mastercard qui me donnait des sous à dépenser en épicerie, j’adorais ça, on se payait un souper gastronomique 2 fois par an. Certaines cartes donnent des rabais sur l’essence, d’autres sur les voyages. Magasinez la meilleure pour vous!

 

Troisième avantage: Impact sur la cote de crédit

Le dernier avantage est le suivant: pour faire n’importe quoi dans la vie, on a besoin d’une bonne cote de crédit. Louer un appartement? Cote de crédit de plus de 650. Acheter une maison? Cote de crédit de plus de 700. Prendre des assurances? La prime baisse plus la cote monte. Et pour avoir la meilleur cote de crédit possible, la carte de crédit est très, très, utile.

Règle général dans le monde de la cote de crédit, plus nos types de crédits sont diversifiés, mieux c’est (jusqu’à une certaine limite). Et avoir ne carte de crédit contribue à diversifier notre crédit. C’est aussi un outil qui rapporte à chaque mois vos habitudes de paiement, contrairement au compte de cellulaire qui  ne reporte que quand vous ne payez pas à temps, tout dépendant de votre compagnie de cellulaire.

Parlant de payer à temps chaque mois, c’est aussi essentiel pour avoir la meilleure cote de crédit possible. Vous devriez aussi éviter  de faire des nouvelles demandes sans arrêt pour une nouvelle carte ou une augmentation de la limite.

Pour optimiser votre utilisation pour l’impact sur la cote de crédit, assurez-vous de rester sous la barre des 50% d’utilisation. Par exemple, si vous avez une limite de 1000$, vous ne devriez dépenser qu’un maximum 500$ avec votre carte. Un plus haut pourcentage d’utilisation se traduit comme un manque de liquidités par les prêteurs et cela, même si vous remboursez à temps chaque mois. Mon truc? Je calcule le montant total de mes transactions en moyenne et je m’assure de demander un montant qui est seulement deux fois plus élevé. C’est là qu’un budget devient bien pratique. Je m’assure ainsi que dans un mois normal, je ne dépasserai jamais la barre des 50% et serai toujours capable de rembourser mon solde.

Annuler ses plus vieilles cartes est aussi un pensez-y-bien, car la cote de crédit fonctionne aussi sur l’ancienneté de chaque crédit et accorde plus de points aux plus vieux comptes.Donc avant de demander une nouvelle carte, juste parce que, demandez-vous si c’est payant!

Tout compte fait…

Même si je recommande d’avoir une carte de crédit d’un montant raisonnable, il faut quand même savoir s’en servir pour ne pas annuler ses effets positifs. Aussi, avoir trop de cartes de crédits peut aussi devenir une situation difficile à suivre. Entre tous les comptes et les soldes, vous risquez d’en échapper un et de vous tirer dans le pied. Règle général, j’aime avoir deux cartes de crédit: une Visa et une Mastercard. Ce sont les deux principaux types, elles sont acceptées presque partout dans le monde et la plupart des institutions financières en offrent une ou plusieurs sans frais.

Aussi, une est en mon nom et l’autre au nom de Nico, question d’optimiser notre dossier de crédit à chacun. On est jamais trop prudent.

 

 

 

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