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Les dépenses passerelles

Ne rien dépenser, c’est impossible. Il faut bien vivre! Par contre, il faut reconnaître que malgré toute la bonne volonté du monde, il arrive qu’une toute petit dépense, planifiée ou non, s’enfle jusqu’à devenir presque monstrueuse. Ces dépenses, on les appelle les dépenses passerelles, parce que quand vous en faites une, les autres suivent presque instantanément. 

Voici une petite histoire pour vous:

En 2012, Nico et moi, on est aux études, sans revenus autre que les prêts et bourse. Non, ce n’était pas planifié comme ça, j’étais sensée travailler 20h/semaine, j’avais même un emploi! Puis, j’ai eu à reprendre un cours au Cégep… en plus d’avoir un horaire temps plein à l’université. On est aussi tout juste après la grève étudiante, ce qui fait que Nico n’a pas commencé les cours avant octobre et donc, pas de prêts et bourses pour lui avant octobre.

Pas de panique, on s’est concertés pour voir comment économiser et nous en sommes venu à une conclusion: l’alcool ça coûte cher.

Et puis, ben à l’université, tu en bois beaucoup.

Donc, l’équation logique pour nous a été de commencé à faire notre propre alcool. Bière, vin et toute la gamme.

Oui, ça revient moins cher: 2$ une bouteille de vin et 25 sous la bouteille de bière.

Par contre, avec les années, c’est devenu un hobby, ce qui fait qu’on a investi dans notre équipement.

À ce jour, on atteint le 1000$ d’équipement et si j’écoute Nico, on en a encore pour un joli paquet à  »investir ».

Donnez-leur la main, ils prendront le bras…

Voici mon exemple de dépense passerelle!

Les dépenses passerelles- celles qui vous font dépenser encore et encore!

Les dépenses passerelles

En anglais, ces dépenses sont appelées  »gateway expenses ». Les dépenses passerelles. Vous achetez un premier truc, qui vous amène à en acheter un autre et un autre et un autre… Attention, elles ne sont pas nécessairement mauvaises! Simplement, elles sont rarement comptabilisées dans le coût de départ et peuvent jouer de mauvaises suprises!

Voici quelques exemples:

Loisirs

Vous avez décidé que vous vous lanciez en grand dans la fabrication de sacs en tissus et soudainement, votre machine à coudre de seconde main ne suffit plus. Et puis, tant qu’à y être, vous aurez aussi besoin d’un plus grand inventaire de boutons… mais aussi de fils, tissus, etc.

C’est avec la vision de nous rendre le brassage plus facile que nous avons investi presque 1000$ en 3 ans dans notre brasserie maison. Je viens encore d’ajouter pour 100$ d’équipement cette semaine… mais qu’est-ce que vous voulez, ça nous le prenait si on voulait faire mieux!

Sport

Vous commencez la course à pied avec vos vieux souliers de course et franchement ce n’est pas super pour les genoux, alors vous investissez dans une bonne paire, y’a pas de mal à ça! Sauf que maintenant, vous vous rendez compte à quel point avoir le bon équipement, ça facilite la pratique du sport. Et vous voilà propriétaire d’une garde-robe complète 4 saisons pour la course… alors que vous en faites depuis moins d’un mois.

Levez la main les coupables! (On l’a tous déjà fait!)

Rénovations

Ok, c’est ici qu’on parle des  »tant qu’à ». Les dangereux  »tant qu’à’‘, ceux qui font exploser le budget, parce que, tant qu’à y être, aussi bien le faire tout de suite…

Nous sommes actuellement pris dans une spirale du  »tant qu’à » chez moi. Avec les dernières rénovations, on s’est laissé entraîner et on en a pris un peu plus large qu’on aurait dû. Résultat? La marge est pleine (on travaille fort pour ramener ça à 0 d’ici 2 ans) , mais uniquement le 2 tiers des travaux prévus ont effectivement eu lieu. Les  »tant qu’à » ont pris le tiers du budget.

C’est certain que certaines choses, je suis contente de les avoir fait, comme l’isolation des fondations en même temps que leur étanchéisation. Oui, c’était 1800$ de plus, mais on va l’économiser en chauffage sur 5 ans.

D’autre, je suis moins certaines.

Mais tsé, on peut pas tout savoir dans la vie. Sinon ça serait plate à vivre!

Nouvelle maison/appartement

Oh, le décor. La peinture. Les nouveaux rideaux. Un nouveau couvre-lit.

Une tondeuse.

Des vivaces, du pavé-uni.

C’est pas parce qu’on aménage qu’on a fini de dépenser les amis!

Animaux

Tu achètes un mignon petit chien. 200$

Tu lui achètes sa première poche de croquette. 25$

Sa première laisse. 10$

Son premier panier. 50$

Ses premiers vaccins. 120$

Sa première visite à l’urgence après avoir mangé tes pilules. 250$

La stérilisation (parce que si tu stérilises pas ton animal, tu mérites pas d’en avoir. Point barre.) 400$

En plus, si tu l’avais adopté dans un refuge, il aurait déjà été stérilisé. Et tu aurais sauvé deux animaux, celui que tu adoptes et celui qui prend sa place.

Les animaux sont, malgré leur mignonitude, des dépenses qui font dépenser. Et comme ce sont des êtres vivants et sensibles, tu n’as pas le choix de le faire pour leur assurer un bien-être. C’est à bien y penser avant d’adopter.

Parce que quand on adopte, C’EST POUR LA VIE.

(J’ai vraiment une corde sensible pour les animaux abandonnés. Ils ne méritent pas ça.)

Les automobiles

Tout dépendant si vous êtes un maniaque de voiture ou un simple  »point A- point B » comme moi, les dépenses associées à une voiture varient. On a cependant quelque chose en commun: ce n’est pas parce qu’on l’a acheté qu’on a fini de payer!

Les dépenses passerelles- celles qui vous font dépenser encore et encore!

Réduire les dépenses passerelles

Je vous ai convaincu et vous êtes horrifiés de voir l’emprise qu’ont les dépenses passerelle sur votre vie? Ben y’a deux moyens simples de les réduire!

1- Reconnaître qu’elles existent.

Certains liront la liste ci-haut et vont se dire:

« Pfft, t’as juste à pas dépenser plus et c’est tout… »

Je vous garanti que ce seront les premiers à se faire avoir.

La stratégie de la dépense passerelle, c’est de passer inaperçu jusqu’au dernier moment.  Si vous savez reconnaître les achats qui vont inéluctablement menés à d’autres achats, vous pourrez mieux prévoir le coup.

Une dépense passerelle qui est planifiée, ce n’est plus une dépense passerelle!

2-Retarder les achats

Avant d’acheter, prenez un petit recul! Avez-vous pensé à tout? Est-ce qu’il n’y a pas un morceau, une patente que vous devrez acheter en plus? Pourriez-vous l’emprunter le temps de voir? L’acheter usagé?

Pis tsé,  en as-tu vraiment besoin?

😉

 

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4 bonnes raisons d’avoir un fonds d’urgence de 1000$

Si demain matin votre voiture avait besoin d’une réparation urgente, auriez-vous l’argent de disponible pour la faire réparer? Pour le quart des Canadiens, ce n’est pas le cas. Et pourtant, en bâtissant un simple fonds d’urgence, tout le monde pourrait s’éviter la panique!

Hier matin, je me lève en remarquant une chose étrange; Achille, mon chat réveille-matin, n’est pas à son poste habituel. Je descends préparer le café, pas de trace de mon chat. C’est en tirant une chaise pour prendre mon café que je trouve ma boulette de poil, prostrée sur la chaise et immobile. Style position foetale, mais pour un chat.

Ok, que je me dis, Achille a peut-être fait la rumba toute la nuit. Sauf qu’il ne bouge presque pas, même quand je le pousse. Louche. Je l’examine et je me rends compte que Monsieur Chichi a mangé du fil à coudre et que maintenant, ça dépasse de son illustre derrière.

Ce n’est pas la première fois, mais là, il grogne si on approche notre main pour tirer délicatement. Pas normal. Il ne mange pas. Pas normal. Il va se mettre en boule dans un coin de pièce. Pas normal.

Direction vétérinaire. On est jeudi. Le vétérinaire ouvre à 8h.  Appel au bureau pour signifier mon retard. Consultation du vétérinaire, 60$. Pour me faire dire qu’il devra avoir une échographie… à 105$. Pour confirmer ou non, la nécessité d’une opération à 800$.

Crétin de chat d’amour.

Nous sommes maintenant 24h plus tard, et Achille, malgré les laxatifs, les antidouleurs et hydratation sous-cutanée, n’a toujours pas passé son fil. C’est l’opération ce matin pour lui.

Et la facture pour moi.

4 bonnes raisons d'avoir une fonds d'urgence

Voici combien coûte un chat ayant avalé 5 pieds de fil.

J’ai paniqué un bref moment. Genre, mautadit chat que j’aime tant, qu’est-ce que tu as fait, tu sabotes tous mes efforts de remboursement de dettes!

Jusqu’à ce que je me rappelle qu’en début de mois, on a fini de remplir notre fonds d’urgence de 1000$.

#zénitude

 bonnes raisons 4 bonnes raisons d'avoir un fonds d'urgence

C’est quoi, un fonds d’urgence?

Le nom le dit, pour les urgences. 😉

Un fonds d’urgence c’est pour les choses non-planifiées qui semblent toujours nous tomber dessus au pire moment. Je ne parle pas ici des choses comme:

« J’avais pas planifié ce voyage à Cuba, mais c’est important que j’y sois »

Je parle des calamités de la vie qui font juste rajouter une couche sur la marde qu’on vie déjà. La batterie du char qui meurt alors que vous êtes en recherche d’emploi. Le chauffe-eau qui lâche alors que vous venez de resserrer votre budget. Le chat qui avale de la ficelle alors que vous êtes en plein remboursement de dettes.

L’idée du fonds d’urgence, c’est d’avoir 1000$ de disponible en tout temps pour les calamités et d’éviter de devoir creuser encore plus creux son trou, alors qu’on tente d’en sortir. On met de côté le 1000$ dans un compte à part (oui, tout seul) et on n’y touche que pour les vraies urgences.

Pourquoi 1000$?

La plupart des gens vont se demander pourquoi 1000$. Pourquoi pas 2000$? Ou 3000$ ??

En plus, la plupart des conseillers financiers recommandent un montant équivalent à 3 à 6 mois de vos dépenses. On est loin de 1000$!

Sauf que, quand on y pense, 1000$ c’est suffisant pour 99% des vraies urgences. Pensez à toutes les fois où vous vous êtes dit:

« Ah, schnoutte, c’est pas vrai »

Et que vous avez dû sortir la carte de crédit et resserrer votre budget, manger des bines et où le stress de savoir comment vous alliez rembourser ça vous a fait faire un ulcère.

C’est certain qu’en cas de perte d’emploi ou d’invalidité prolongé, vous voudriez avoir plus que 1000$, mais arriver à 18 000$ d’économies ne se fera pas en criant « Bines au ketchup« , alors considérez que 1000$ est la première étape vers votre plus gros fonds d’urgence.

4 bonnes raisons d'avoir un fonds d'urgence

 4 bonnes raisons d’avoir un fonds d’urgence de 1000$

1- Éviter le mode crise

La panique n’est jamais bonne conseillère que me disait mon père. Sans fonds d’urgence, à chaque fois qu’une dépense inattendue se pointe, la lumière rouge allume, votre beau budget tout balancé prend le bord et vous tombez en mode crise.

C’est stressant et inutile. Vous êtes déjà en train d’essayer de prendre vos finances en main, on pourrait peut-être s’éviter des difficultés, non?

Si vous savez que vous avez 1000$ de mis de côté SPÉCIFIQUEMENT pour les urgences, une urgence n’en est plus une. Vous avez de quoi la couvrir et les mois suivants, vous n’avez qu’à regarnir votre fonds d’urgence.

2-Éviter de perdre son momentum

Vous êtes en plein marathon, vous êtes concentrés, vous avez un rythme de croisière, vous ne perdez pas des yeux la ligne d’arrivée et… boum patatrac, vous glissez sur une pelure de banane. Quand on est en plein remboursement de dettes, une urgence peut  venir casser votre momentum facilement. Surtout si vous n’arrivez pas à trouver les fonds pour la payer et que vous devez la payer à crédit.

Vous travaillez fort pour voir baisser vos dettes et voilà qu’elles augmentent pareil! Y’a de quoi décourager n’importe qui!

Idem pour les gens qui commencent à suivre un budget. Une urgence, ça vient te virer tout ça à l’envers et vite. Ça donne envie de tout arrêter ça là.

Tandis qu’avec un 1000$ de fonds d’urgence, on peut éviter la pelure de bananes et rester concentré sur son objectifs,

3-Éviter de devoir emprunter

C’est souvent avec une urgence que les gens commencent à s’endetter. J’ai connu des gens qui n’avaient pas de quoi faire réparer leur voiture, alors ils sont allés en acheter une nouvelle à 0% d’intérêts et 0$ de mise de fonds.

Contre-intuitif, n’est-ce pas?

Les emprunts, c’est utile quand on achète quelque chose qui va prendre de la valeur. Une maison, un immeuble à revenu, une éducation (et encore là…), mais une urgence, ça ne devrait jamais être une raison d’emprunter.

4-Éviter que tout finisse par vous coûter plus cher

Imaginez le scénario:

Vous n’avez pas les sous maintenant pour réparer la plomberie qui fuit tranquillement. 6 mois plus tard, ce n’est plus que la plomberie qu’il faut réparer, mais aussi le plancher et les murs.

Ou alors, vous n’avez pas les sous pour  faire réparer votre radiateur de voiture et 50 km plus loin, le moteur surchauffe et saisit.

Vous avez compris l’idée… 😉

Tout ça pour dire qu’un fonds d’urgence de 1000$, ça devrait être votre priorité numéro 1 en finances personnelles. En avez-vous déjà un? Est-ce qu’il vous a déjà servi?

 

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Objectifs 2017: mise à jour

En janvier dernier, je vous présentais mes objectifs pour cette année et comme nous sommes maintenant à la moitié de l’année (et oui, déjà!) il est de mise de présenter une mise à jour!

Mes objectifs pour l’année était nombreux, 15 en tout! Ils couvraient plein d’aspects de mon année, ils étaient d’ordre financier ou personnel, c’était un peu ma bucket list de 2017.

Objectifs pour 2017:

  1. Ne pas dépasser mon budget pour le voyage en Grande-Bretagne
  2. Rembourser la marge de crédit avant de commencer les rénovations
  3. Rembourser la moitié de la mise de fonds avant l’an prochain
  4. Magasiner et négocier ma nouvelle cuisine
  5. Négocier le drainage des fondations
  6. Garder les rénovations sous la barre des 40 000 $
  7. Négocier les nouvelles assurances
  8. Ouvrir un compte de courtage en ligne pour Nico
  9. Déposer 500 $ par mois en épargne-retraite.
  10. Économiser pour le prochain voyage
  11. Maîtriser mon nouveau budget
  12. Réussir à louer le logement vacant du triplex pour juillet 2017
  13. Finir un cours sur les actions à dividendes
  14. Analyser et acheter mes premières actions
  15. Devenir meilleure à ce qu’on appelle « la vie adulte »

Mes objectifs pour 2017-Mise à jour de mi-parcours

Ceux que j’ai réussi

Louer notre logement vacant

En mars, j’ai répondu à une annonce de quelqu’un se cherchant un logement pour juillet dans mon secteur. J’ai simplement pris quelques photos de notre appartement, écrit quelques lignes sur ses caractéristiques et indiqué que nous changerions les planchers avant l’entrée du potentiel locataire.

Quelqu’un a vu mon commentaire, m’a écrit pour visiter et une semaine plus tard, c’était loué! Ça nous a enlevé un gros poids. Ce logement est super, avec ses planchers (chauffants) neufs et son grand balcon, il est charmant. Par contre il est situé dans un rez-de-jardin, avec un mur sous-terre, ce qui le qualifie comme un demi sous-sol. Difficile à louer.  Le fait de n’avoir eu a faire qu’une seule visite est presque miraculeux. Son prix compétitif aide aussi, mais au moins c’est loué!

Démarrer les rénos avec une marge à zéro

Avant même d’acheter la maison, notre marge était à zéro. En fait, elle l’a été entre novembre et le 26 janvier (date de l’achat de la maison). Woup woup! Ce n’est plus le cas, loin de là, mais au moins, j’ai accompli cet objectif.

Dépenser moins de 3000$ pour notre voyage

Du 12 au 22 janvier, nous étions en voyage en Grande-Bretagne. En tout, billets d’avion compris, notre voyage nous a coûté 2600$, moins un crédit voyage Boni-dollar de 300$, donc 2300$. Sérieux, je me suis impressionnée. Avec AirBnB, on a pu payer presque rien pour notre hébergement (56$ la nuit en moyenne). On a cuisiné tous nos repas sauf ceux de Londres, pour 15$ par jour en moyenne. La voiture a été louée avec une promotion qui a réduit le prix à 200$ environ et l’essence nous a coûté 100$.  Nos  »attractions » avaient été réservées à l’avance pour moins cher.  On a fait un magnifique roadtrip le long de la côte galloise pour  admirer des châteaux médiévaux et les moutons, tout en pique-niquant, seuls en-haut de la colline, en janvier. Malade.

Je planifie maintenant prendre ma retraite in Wales, parler Welsh et appeler mes futurs marmots « Cadwgan » et « Caerwyn » (ok, probablement pas).

Varia

J’ai négocié notre cuisine, non sans peine. Le prix est passé de 12 000$ à 8000$, installée.

Le prix du drainage a été négocié, j’y étais presque quand Nico a décidé qu’on devrait aussi les faire isoler. Il avait raison et donc, ça nous a coûté 25 000$ au total, taxes comprises. Disons que j’ai quand même réussi.

J’ai fini le cours sur les actions à dividendes. Est-ce que j’ai droit à mon collant maintenant?

J’ai négocié nos nouvelles assurances, peut-être pas assez, mais j’ai une soumission qui m’attend l’an prochain chez une autre compagnie.

 

Ceux qui ont pris le bord

Garder les rénovations sous les 40 000$

À celle-là, nous avons lamentablement échoué.

Mes objectifs de 2017: ceux qui ont foirés

Pas par caprice, mais vraiment par surprises (coûteuses) et peut-être par une planification douteuse de nos rénos.  Quand on est arrivé, on s’est aperçu que la fournaise, même si fonctionnelle, était brisée. On aurait pu attendre l’automne suivant pour la changer, mais en pesant le pour et le contre, on a choisi de la remplacer pour 3200$ .  On a obtenu un remboursement du gouvernement de 1250$, mais n’empêche…  Aussi, toutes les prises du rez-de-chaussé ou presque ont dû avoir du nouveau filage. La tapisserie ne s’enlevait pas des murs sans tout arracher, donc on a dû replâtrer le rez-de-chaussé au complet. Bref, en comptabilisant les factures, j’arrive à presque 50 000$ de rénovations.

Avec la mise de fonds qu’on a mis sur la marge, le notaire et la taxe de bienvenue, nous en sommes à des frais 68 000$. On a eu aussi le logement qui a coûté le double du montant prévu, soit 8000$. Nous avons dû faire augmenter la marge de Nico en avril pour palier à la situation.

En date d’aujourd’hui nous avons ramener les marges à un solde combiné de 45 000$. On a donc payé plus de 31 000$  entre février et aujourd’hui.  J’y ai mis tout notre retour d’impôts, mon p’tit change, mes revenus d’appoints, la ristourne de la caisse et l’argent récolté par mes ventes sur Kijiji sur nos marges et notre budget nous aide beaucoup.

L’achat d’action/500$ pour la retraite

Un, avec quel argent? Non, on blague. Mon nouveau budget comprend quand même un (riquiqui) 120$ par mois qui s’en va sur mon compte Questrade, mais j’ai décidé que les FNB, c’était super pour moi pour l’instant.

Faut savoir se mettre des priorités!

Ceux qui sont en bonne voie

Maîtriser le nouveau budget

Je maîtrise presque mon budget! On s’est assis, Nico et moi, et on a discuté de ce qui était le plus important pour nous d’accomplir cette année. Avec nos marges de crédit qui sont dangereusement proches de leur limite, même si c’était prévu, on sent que la priorité devrait être de les ramener à un niveau normal. On a donc refait notre budget et dirigé 2300$ vers nos dettes, soit 36% de nos revenus. Depuis 2 mois, soit la fin des gros travaux, nous parvenons à respecter notre budget et rembourser nos dettes!

Si tout va bien, nous devrions réussir à mettre à mort presque 72 000$ de dettes en 2 ans.

Ouvrir un compte de courtage pour Nico

Je suis aussi en train de faire les démarches pour ouvrir un compte de courtage à Nico d’ici septembre. Avec son augmentation et un projet que je veux mettre sur pied, on devrait avoir de quoi y mettre quelques sous d’ici là fin de 2017.

On ne se le cachera pas, les rénovations qui semblent toujours sans fin et les marges qui gonflent sans arrêt, ça me fait peur. Je garde cependant les yeux sur la ligne d’arrivée parce que je sais qu’on va réussir. La maison a pris de la valeur et continuera d’en prendre et notre situation financière est loin d’être désespérée. Juste un peu serré!

Et pour me changer les idées, parlez-moi donc de vos objectifs! 🙂

 

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6 mythes sur les finances personnelles dans la vingtaine

Les finances personnelles sont un sujet nébuleux pour pas mal de gens. Le fléau n’épargne personne, mais les milléniaux sont les plus touchés. On débute pour la plupart notre vie d’adulte (oui, la trentaine compte encore comme un « jeune adulte »)  et on est au moment clef de nos vie pour prendre en main nos finances. Si au moins on pouvait éviter les mythes qui les entourent! 

Devenir adulte, ce n’est pas facile. Quand on pensait échapper aux règles et restrictions propres à l’enfance et  à l’adolescence, on se retrouve soudainement submergé par les attentes.  En plus tout le monde nous donne son avis, qu’on le demande ou pas et contribuent à nourrir les mythes.  C’est le temps de démêler tout ça!

6 mythes sur les finances personnelles et la vingtaine

5 mythes sur les finances personnelles dans la vingtaine

Mythe #1

Une fois que tu feras plus d’argent, tu n’auras plus besoin d’un budget

On aurait tellement envie d’y croire à celle-là; fini les restrictions ! Après 3,4,5 ans passés à regarder avec angoisse notre solde bancaire et calculer le nombre de jour restant au mois et le nombre de paquets de ramen dans l’armoire, on se dit que le pire est derrière nous.

Le pire est peut-être derrière toi, mais si tu veux éviter de t’y retrouver à nouveau, ton budget reste ton ami.

5 mythes sur les finan5 mythe sur les finances personnelles et la vingtaine

Je commence à avoir l’impression d’être un disque rayé, mais un budget, ça t’empêchera jamais de vivre. Ton budget, tu le fais selon TES priorités. Celles-ci vont changer en fonction d’où tu es rendu dans la vie, mais ton budget devrait toujours être avec toi. Il permet de maîtriser son argent et de savoir où il va. Parce que, crois-moi, même si tu en fais plus, si tu le maîtrises pas, ça sert à rien!

Mythe #2

Un budget, c’est plate, ça t’empêche d’acheter quoique ce soit.

Budget. Le mot est brun-beige. Le genre de couleur qu’on associe au fisc, aux comptables et aux files d’attente.

Sauf que, même si un budget, ce n’est techniquement que des additions et soustractions, rien ne t’empêche de le jazzer un peu! Mint peut t’aider ou simplement des crayons de couleur.

Maintenant qu’on a adressé la partie plate, je vais t’expliquer pourquoi le budget ne t’empêche pas d’acheter quoi que ce soit.

Un budget, c’est une feuille de papier/chiffrier électronique.

Toi, tu mets les chiffres dedans et tu détermines ce que tu dois/veux dépenser/épargner dans les mois qui viennent.

Si tu décides que tu veux acheter une nouvelle patente qui ne rentre pas dans ton budget sans l’envoyer dans le rouge, le problème, c’est pas le budget!

Le problème, c’est que tu n’as pas assez d’argent! Quand bien même que tu n’aurais pas de budget, tu ne serais quand même pas en mesure de l’acheter. En fait, sans budget, tu l’aurais peut-être acheté, mais tu te serais retrouver avec une dette sur une carte de crédit/marge de crédit.

Le budget fait simplement l’inventaire de ce que tu as de disponible et de tes obligations. C’est pas être plate ça, c’est être responsable.

La nouvelle patente attendra un peu, le temps que tu épargnes pour!

Mythe #3

Tu as besoin d’un conseiller financier.

Au risque de me faire tirer des roches, je vais vous raconter une petite anecdote qui m’est arrivée la semaine dernière. Ma mère s’est faite appeler par sa conseillère financière. Celle-ci lui demande:

– Est-ce que tu pourrais me refiler les coordonnées de ta fille pour que je la contacte et que lui propose mes services? 

Ma mère lui dit que ce n’est pas nécessaire, parce que je me gère très bien toute seule. La conseillère insiste.

-Oui, mais elle a bien besoin que quelqu’un lui trouve ses placements? Si elle veut avoir de l’argent à la retraite, elle doit en mettre dans des REER! 

Cette dame, elle a accompagné mes parents dans leurs investissements depuis 15 ans, je suis sûre qu’elle est respectablement compétente, mais, malgré ça, je ne veux pas confier à quelqu’un d’autre le choix de mes placements et me retirer de la décision. Surtout quelqu’un qui juge mes connaissances en finances sans jamais m’avoir rencontré.

Oui, un jour, je veux inclure dans l’équation un planificateur financier pour m’aider à prévoir les impacts fiscaux de mes décisions, mais d’ici là, je vais éviter les frais et investir mes sous moi-même. Après tout, ma technique ne semble pas si mal! 

Quand on est dans la vingtaine et qu’on commence à avoir des sous, ce dont on a réellement besoin, c’est d’être informé. Et pas informé par quelqu’un qui cherche à atteindre des quotas de vente ou à nous fidéliser. On a besoin d’informations claires et simples sur le REER, le CELI, les REEE, le RAP, les hypothèques, les congés parentaux, notre dossier de crédit, etc.

Si vous n’êtes pas informés, comment voulez-vous vous assurez que la personne en face de vous vous propose les bonnes choses? Le meilleur moyen d’optimiser sa situation financière, c’est d’être aux commandes. Alors commencez donc par lire le manuel 😉 !

Mythe #4

Les dettes sont un passage obligé, tout le monde en a.

Comme dirait votre mère:

Si tout le monde se jetait en bas du pont le ferais-tu?

C’est pas parce que l’on est matraqué de publicités sur les petits paiements de la nouvelle voiture de l’année, que c’est obligatoire pour vous aussi d’avoir un prêt auto. Qui dit petit paiement dit tu paies longtemps et parfois, c’est un cercle vicieux.

Les dettes, c’est de l’argent qu’on emprunte à nous-même dans le futur. On accepte d’avoir plus maintenant pour avoir moins plus tard. Parfois, le jeu en vaut la chandelle, comme avec les dettes d’études (on obtient un plus haut revenu en investissant dans notre éducation via le prêt) ou avec une hypothèque pour un bien immobilier (qui on espère, vaudra plus dans le futur).

Si on débutait notre vie d’adulte avec l’idée que les dettes, ce n’est pas normal et que ce n’est pas la seule solution, on serait étonné des résultats selon moi.

6 mythes sur les finances personnelles dans la vingtaine

Mythe #5

Faire plus d’argent, c’est impossible.

La mentalité du petit pain, c’est vraiment difficile à déboulonner. On dirait qu’on se dit qu’on est incapable de faire plus que ce qu’on gagne et on fini par accepter la réalité.

Ce qui fait que quand les gens sont dans une situation moins facile, ou veulent simplement mettre plus d’argent de côté, la première chose qu’ils font, c’est de couper dans leurs dépenses.

Quand il n’y a plus rien à couper, c’est là que la panique/sentiment d’impuissance s’installe. On est pris. On ne peut pas rien faire de plus!

Or, il y a deux façons d’impacter sur le surplus dans un budget. La première: réduire les dépenses. La deuxième? Faire plus d’argent.

Vous pouvez négocier votre augmentation!

Votre talent peut devenir une petite entreprise!

Vous avez une tondeuse et des voisins qui ont du gazon? Bam, vous faites 50$ de plus par semaine.

Vous savez repérer les bargains sur Kijiji? Flipper des objets peut être super payant!

Faire plus d’argent, ce n’est pas impossible. Ça demande un effort, mais c’est à votre portée!

Mythe #6

Si tu n’as pas de REER, tu vas mourir pauvre après une retraite à manger des ramens.

oui, vous devez épargner pour la retraite, parce que si vous ne le faites pas, personne ne le fera pour vous. Moins de 42% des Québécois ont un régime de retraite par l’employeur et le nombre est en décroissance perpétuelle. À moins d’être de la fonction publique, vous DEVEZ mettre des sous de côté en prévision de la retraite.

Mais ce ne veut pas dire de les placer automatiquement dans un REER!

Dans les dernières années, les spécialistes sont montés au micro pour nous rappeler quelque chose de bien important: contrairement à ce que votre banque essaie de vous dire depuis leur création en 2009, le CELI, ce n’est pas qu’un compte-épargne pour les projets à court-terme.

C’est aussi un excellent véhicule de placement pour la retraite.

Surtout pour les jeunes professionnels qui veulent profiter de l’effet de l’intérêt composé sans contribuer à un REER beaucoup plus contraignant. En plus, comme on y contribue avec de l’argent déjà imposé, il n’est pas imposé à la sortie, ce qui simplifie la gestion des retraits rendu au moment de dire  »bye-bye boss! » Ça ne veut pas dire que le REER est mort, il reste un bel outil pour les niveaux de revenu plus élevés.

Pour ma part, je bypass le REER pour encore quelques années.

Vive le CELI!

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Quel est le meilleur outil pour faire son budget?

Vous avez décidé que vous aviez besoin d’un budget et vous avez choisi la méthode mais maintenant vous vous demandez comment le faire? Papier-crayon? Un beau fichier Excel, comme celui qu’Eille la cheap propose? La dernière application que tout le monde vante? C’est vrai que les outils sont multiples et les avis, nombreux.  Il faut simplement se rappeler que chaque façon de faire à ses avantages et ses inconvénients.

Le bon vieux papier-crayon

On s’entend que c’est la base, on commence tous par là, j’en suis convaincue! Que ce soit dans un agenda, sur une napkin, ou dans un cahier dédié, le budget papier est l’Alpha. Pas de fla-fla ou de gros investissements nécessaires. À la limite, une calculatrice pourrait être utile, de même qu’une règle.

Nico et moi avons des meetings budgétaires durant le souper assez régulièrement, et on utilise le budget papier pour illustrer nos idées en attendant de les entrer dans Mint ou dans Excel.

Il suffit d’indiquer ses revenus dans le haut de la feuille et d’en faire le total. Ensuite, on fait simplement la liste de ses dépenses et le montant qu’on doit allouer en épargne. La mécanique est la même pour toutes les méthodes!

Le budget papier s’utilise surtout pour représenter un budget, beaucoup moins pour suivre ses entrées et sorties d’argent dans le mois. Le fait de devoir écrire chaque dépense, puis de l’effacer pour réécrire le nouveau chiffre quand on dépense à nouveau dans la catégorie est, selon moi, l’un de ses pires défauts.

Pour: ultra-simple, peut se faire partout, on peut même le décorer avec des crayons de couleurs!

Contre: presque impossible à utiliser pour suivre ses dépenses, doit être recopier à chaque mois

Chiffrier numérique, type Excel

Il a y de nombreux avantages à se faire un budget avec Excel. Les modèles sont nombreux et gratuits, le logiciel en lui-même est accessible et parfois, gratuit (Google sheets ou Open Office, par exemple) et le budget peut être adapté à la situation de presque tous, simple ou complexe. On peut y faire plusieurs scénarios en copiant simplement la feuille et en y modifiant les données.

On peut aussi y faire des graphiques et qui n’aime pas un bon vieux graphique pointe-de-tarte?

Faire son budget avec Excel: le bonus est un graphique en pointe de tarte!

Ce que j’aime moins avec un chiffrier, c’est que l’on doit constamment aller y reporter ses dépenses et entrées de fonds. C’est l’une des raisons pour lesquels les gens n’adhèrent pas au budget: garder les maudites factures!

J’utilise beaucoup le budget Excel lors de situations extraordinaires, comme des rénovations ou un voyage. Ce genre de situation bouscule le budget habituel.Le faire avec Excel me permet de bidouiller pour voir la situation réelle, plutôt que le portrait sanglant que me renverrait mon budget normal (ça fait trois mois que mon budget ne balance absolument pas, mais grâce à un chiffrier spécial réno, je sais que la situation est loin d’être aussi grave qu’elle n’y paraît!).

Pour: gratuit, nombreux modèles gratuits, flexibilité, peut permettre de présenter le bilan, graphiques en bonus

Contre: une bonne connaissance d’Excel est nécessaire, les transactions doivent être ajoutée une par une.

Meilleur-outil-budget-excel-mint

Mint

Mint est, de loin, l’outil que j’utilise le plus. On l’utilise depuis 2011!

Je trouve qu’il est le mieux intégré et le plus complet. Est-ce qu’il est parfait? Non, comme tous les outils qui existent, il a des défauts. Il est offert uniquement en anglais et il peut être complexe à comprendre au début. De plus, la gestion de l’épargne est faite d’une manière un peu étrange.

Par contre, le fait qu’il synchronise TOUS mes comptes en un seul endroit et qu’il offre un bilan en temps réel est pour moi le summum. Comme tous vos comptes sont synchronisés au même endroit, vos transactions y sont automatiquement affichées, pas besoin de les retranscrire. Il suffit de bâtir son budget, et le premier mois, d’y classer vos transaction selon les catégories. Les mois suivants, Mint les classera automatiquement dans les bonnes catégories.

Son fonctionnement est assez intuitif, mais quand il commence à compter les remboursements de carte de crédit comme une dépense, ça peut s’avérer moins facile. Il suffit simplement de le ramener à l’ordre et d’indiquer le tout comme un transfert.

Pour ceux qui seraient craintifs à l’idée de lier tout leurs comptes au même endroit, il est bon de savoir que Mint est mis en ligne par Intuit, une compagnie qui fait la production de logiciel d’impôt et que les données sont très très bien encryptées et sécurisées.

Pour: gratuit, peut synchroniser tous vos comptes, plus besoin de classer les dépenses, permet de suivre au jour le jour ses dépenses et de les contrôler, présente un bilan

Contre: en anglais, peut être complexe, propose de la publicité pour du crédit

Alors, quel outil est le mieux?

Si vous avez suivi jusqu’ici, vous aurez compris qu’il n’y a pas de meilleur outil. Il n’y a que le meilleur outil selon la situation.

Vous voulez dresser rapidement le portrait de votre situation pour en prendre le pouls? Papier-crayon est une excellente option.

Vous voulez faire plusieurs scénarios en modifiant certains éléments, mais en gardant la structure générale? Un chiffrier est possiblement ce qu’il vous faut (graphiques en prime!)

Vous voulez suivre, contrôler et visualiser vos dépenses et vos revenus? Une application mobile qui télécharge vos transactions vous aidera grandement.

Et vous, quel outil utilisez-vous? Utilisez-vous d’autres outils que ceux nommés?  Pourquoi?

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Reprendre le contrôle de son argent en 4 étapes

C’est article s’adresse autant aux gens qui veulent reprendre le contrôle de leurs finances, que vous soyiez dans une situation de schnoutte ou dans une situation dite  »enviable ». Parce que c’est pas parce que vous êtes dans une situation enviable que vous êtes en contrôle de vos finances et vice-versa! Ce n’est jamais facile, alors voici 4 étapes (simples) pour vous aider à reprendre le contrôle de votre argent.

Aujourd’hui, je veux parler du fameux moment d’illumination. Celui qu’on a tous un jour ou l’autre (si vous l’avez pas eu, ça va venir…) Ce moment où l’on va consulter ses relevés  et qu’on se dit:

« Non, là, ça marche pas, je dois faire quelque chose »

La catalyseur de ce moment peut aussi être un refus de la banque de financer votre hypothèque, une agence de collection qui vous appelle un lundi matin ou encore, votre conseiller à la banque qui vous dit que votre retraite est mal partie.

Et là, la lumière allume et on se dit:

« Ok, go, je reprends le contrôle »

Puis, là on lit tout ce qui nous tombe sous la main en finances personnelles. On s’inscrit à des applications de budget, on achète des livres, on prend des rencontres avec un conseiller à la banque, le tout pour se rendre au bout de la première semaine complètement à bout de souffle, épuisé et abandonné le samedi.

Comme les régimes dans le fond (arg…)

Reprendre ses finances en main, ce n’est pas une course de 100 mètres, c’est un marathon. Et on se prépare pour un marathon. Et tous les marathons commencent par un pas.

Alors aujourd’hui, si vous reprenez le contrôle de vos finances, allez-y une étape à la fois.

reprendre-controle

1-Faire son bilan

Assoyez-vous avec un bon café (ou boisson au choix, je suis pas regardante) et faites votre bilan. Sortez tous vos comptes: où est-votre argent? Combien avez-vous d’épargné? Où sont vos dettes? Combien? À quel taux d’intérêts?

En date d’aujourd’hui, quelle est votre situation? À qui devez-vous de l’argent?  Faites la liste de vos créanciers. Commencez par la plus petite dette jusqu’à la plus grande.

Vous n’avez pas de dette (hormis votre hypothèque et votre prêt étudiant du gouvernement)? Bravo, mais avez-vous de l’épargne?

Si la réponse est non, vous avez une dette…

Une dette envers vous et c’est le temps de cracher l‘cash. 😉

2-Faire et suivre son budget

Maintenant que votre bilan est fait, il est temps de regarder vos entrées et sorties d’argent en créant votre budget. Faites la liste de vos dépenses fixes, en y incluant le paiement minimum de toutes vos dettes.Ensuite, faites la soustractions de celles-ci de votre revenu. Ce que ça donne, c’est le montant que vous devrez attribuer à vos dépenses variables et au remboursement de vos dettes.

Exemple: si mes dépenses fixes + mes paiements minimum= 1000$ et que mon revenu est de 2000$, il me reste 1000$ pour le reste de mes dépenses et le redressement de ma situation.

Soyez réaliste dans votre budget. Si vous dépensiez 600$ d’épicerie par mois avant, ne tentez pas de n’en dépenser que 100$ pour le futur. Ça ne fonctionnera pas (spoiler!) et vous vous découragerez. Donnez-vous des limites budgétaires réalistes.

Évaluer chaque dépense. Demandez-vous si vous pouvez:

a- vivre sans

b- la diminuer drastiquement

c-faire autrement

Un bon exemple: internet. Difficile, voire impossible, de vivre sans. On peut essayer de limiter le streaming pour diminuer la bande passante. On peut aussi demander à son voisin de partager la facture.

Dites-vous que chaque dollar que vous êtes en mesure de dégager de votre budget, c’est un dollar de plus qui sert à la réalisation de vos objectifs!

3-Identifier les problématiques les plus pressantes

Hydro menace de vous couper? Ouf, ça presse, on sort le chéquier.

L’agence de collection cogne à votre porte?Vite, vite, faut les payer!

La carte de crédit est pleine depuis 3 mois? Crotte, une autre chose à payer…

Quand on est dans un bateau plein de trous, on voudrait tout patcher le plus vite possible. Sauf que ce n’est pas possible

reprendre-controle

Ce que je veux dire ici, c’est que vous devriez accorder une  »cote » à chacune de vos problématiques. Si vous n’avez pas d’épargne, que votre cote de crédit est très basse et que Bell vous menace d’envoyer votre compte en collection, chacune de ses problématiques est importante, mais toutes ne sont pas urgente.

Pour distinguer l’urgent de l’important, regardez l’impact à court-terme sur vos finances d’une action. Par exemple, repayer Bell vous permet d’arrêter d’accumuler de l’intérêt sur la facture, éviter une grosse tâche à votre dossier de crédit et vous évite d’avoir à dealer avec l’agence de collection. C’est probablement le plus urgent.

Ensuite, le fait de ne pas avoir de fonds d’urgence vous mets dans une situation stressante: si vous avez un pépin qui survient, vous n’aurez rien pour éponger les dégâts et devrez faire appel au crédit, ce qui risque d’avoir un impact négatif sur votre cote de crédit déjà amochée. Alors, après avoir payé Bell, je me constituerais un fonds d’urgence de 1000$.

Et finalement, on s’attaque à la cote de crédit à la mine basse, parce que même si très important, ce n’est pas quelque chose qui s’arrange en criant  »bines au ketchup » et les impacts à court-terme sont mineurs. Ne vous méprenez pas, avoir une bonne cote de crédit est très important, mais à court-terme, c’est pas ça qui va vous sortir la tête de l’eau.

4- Se donner un objectif SMART

Alors, vous avez identifié les problématiques à corriger en premier? Donnez-vous maintenant des objectifs SMART. SMART, c’est un acronyme qui veut dire: spécifique, mesurable, ambitieux, réalisable, temporel.

Par exemple, si ma situation est la même que plus-haut ( Bell, fonds urgence et cote de crédit), je pourrais me dire:

« Je veux payer le 400$ que je dois à Bell à coup de 2 fois 200$, que je vais payer ce mois-ci et le mois prochain. »

C’est spécifique (payer Bell), mesurable (400$), ambitieux (j’aurais pu le payer en 6 versements, mais je vais le faire en deux), réaliste (j’ai vraiment les liquidités pour payer 200$/mois à Bell), temporel (c’est fini dans le temps, je paie ce mois-ci et le prochain).

D’autres objectifs SMART:

-Accumuler 1000$ dans mon fonds d’urgence entre maintenant et février 2017.

-Payer cash mon voyage aux Royaumes-Unis en janvier 2017 (3000$).

-Améliorer ma gestion des documents pour avoir 50% moins de difficulté à faire nos impôts en février 2017.

-Améliorer de 15 points ma cote de crédit d’ici à mars 2017

-Réécrire mon profil LinkedIn ce mois-ci de manière à avoir 10 clics par mois de plus.

-Enregistrer ma propre entreprise pour décembre 2016.

-Économiser 30$/semaine sur l’épicerie avec des coupons et autres stratégies.

Ce qui n’est pas un objectif SMART:

-Me sortir de la marde

-Économiser plus

-Sortir moins

-Partir en voyage sans payer à crédit

Etc…

L’avantage des objectifs SMART, c’est qu’ils sont très détaillés, ce qui permet de bien les intégrer dans notre quotidien, car ils sont sans ambiguïté ou interprétation.

Si vous vous dites: je vais augmenter ma cote de crédit, c’est vague, vous pourriez commencer demain, la semaine prochaine. On pourrait aussi dire que tu as atteins l’objectif si tu montes de 1 point.

Ça permet d’avoir des objectifs qui nous forcent à nous dépasser un peu, sortir de notre zone de confort, faire des choses qu’on ne ferait pas habituellement.

Un petit pas à la fois!

Quand on est dans la schnoutte, il peut être difficile de voir plus loin que le lendemain et c’est ok comme ça.

Faites la grenouille.

Connaissez-vous l’histoire de la grenouille et la jatte de crème? Bref, c’est une grenouille qui tombe dans une jatte de crème et ne peut remonter. Elle se fatigue et se dit qu’elle ne se sortira jamais de là. Sauf que la grenouille se dit: je vais donner 10 coups de pattes. Et à chaque fois qu’elle a donné ses 10 coups de pattes, elle se dit: encore 10 autres! Et ça devient de plus en plus facile de sortir sa petite tête de grenouille de la crème. Puis après 1000 coups de pattes, il arrive quelque chose d’extraordinaire: elle se propulse hors de la jatte.

Elle avait transformé la crème en beurre.

Commencez par de petits objectifs (10 coups de pattes!) et voyez de plus en plus loin. Adressez l’urgent, puis l’important et puis le reste.

Célébrez les petites victoires!

Et les grandes!!

 

 

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4 méthodes pour créer son budget

Alors,vous êtes prêts à faire votre budget. Vous êtes convaincus de sa nécessité, vous avez-même commencé à ramasser vos relevés et vos talons de paie. Sauf que là, vous êtes perdu et vous vous demandez:

 

Comment calculer le montant que je devrais accorder à quoi?

 

Combien d’argent devrait être consacré à l’épargne?

 

Est-ce que si je fais un budget j’ai encore le droit d’aller au resto et d’acheter un café le matin?

 

Autant de question qui restent suspendues dans les airs et se mettent entre vous et votre zénitude.

Un budget, je vous le rappelle, ça sert principalement à savoir où son argent s’en va. Parce que ces mautadits dollars là ont la fâcheuse manie de disparaître plus vite que le prochain chèque de paie arrive.

Sauf que ça sert aussi à discipliner ces mêmes dollars et leur faire faire ce qu’on veut qu’ils fassent. Autrement dit, si vous voulez partir en voyage dans le Sud cet hiver, il serait intéressant de commencer à rediriger une partie de vos revenus vers un fonds « voyage » et optimiser ainsi chaque dollar gagné pour avoir le maximum de satisfaction!

Je vous propose ici deux méthodes pour réaliser un budget: la méthode 50-30-20 et la méthode zéro. À l’intérieur de ces techniques, on peut aussi utiliser deux méthodes: la méthode par fonds, la méthode moitié-moitié.

Faire son budget: 4 méthodes qui fonctionnent

Méthode 50-30-20

Cette méthode réparti votre revenu de la façon suivante:

  • 50% pour les nécessités et obligations
  • 30% pour les désirs
  • 20% qui doit contribuer à un objectif financier, soit votre épargne ou réduire une dette

C’est une façon plus vague de faire son budget, mais au moins ça donne les grandes lignes, donc si vous n’êtes pas sûr par quel bout commencer, ça vous enligne. Ces pourcentages aident à balancer les fonds entre les besoins, les désirs et le futur.

Le désavantage de cette méthode, c’est que si vous avez un revenu très faible, vous pourriez consacrer beaucoup plus que 50% de votre revenu sur votre logement, votre épicerie et vos obligations.

Aussi, il peut être difficile de distinguer les nécessités des désirs et mal les catégoriser. Ce qui est pour vous une obligation est peut-être pour moi un désir. Par exemple, on a tous (ou presque) un cellulaire, mais pour moi, un forfait à 80$ relève du désir plus que du besoin quand on peut en avoir un à 35$! Pour vous cependant, c’est peut-être essentiel pour votre travail.

Je pense aussi que le fait que les objectifs financiers soient les derniers de la liste donnent une fausse impression  »que c’est la dernière chose à faire » avec son argent. Du genre, « s’il m’en reste, je le mettrai là« . Au contraire! Je pense qu’on devrait  toujours se mettre au top de sa liste et se payer en premier.

Même que moi, j’inverserais les pourcentage et je ferais 30% épargne, 20% désir;

parce que mon épargne d’aujourd’hui, c’est mes désirs de demain.

 

Je peux être poète de même, moi ;).

 

De plus, si vous avez un gros passif (lire: beaucoup de dettes), 20% n’est peut-être pas un montant suffisant pour le réduire rapidement et vous redonner une liberté. Autrement dit, c’est une méthode moyenne qui fonctionne bien pour une personne moyenne: pas de trop de dettes, avec un revenu ni trop bas, ni trop haut.

Si vous avez un faible revenu (comme les étudiants!) ou si vous êtes très endettés, la prochaine méthode est pour vous!

 

La méthode zéro

C’est ma méthode. C’est ainsi que je m’assure de donner une job à chaque dollar et que l’utilisation de chaque dollar est maximisé.La théorie est simple, vous devriez savoir au début du mois où ira chaque dollar tout au long du mois. Vous ne devriez pas avoir d’argent qui reste sur votre compte chèque à la fin du mois, inactif, sans but.

Plus votre budget est détaillé, mieux cette technique fonctionne. Par exemple, au lieu d’avoir une catégorie « Santé », vous devriez détailler « médicaments », « produits de beauté », « chiro », etc. et attribuer un montant à chaque. Quand nous avons commencé à être plus sérieux avec cette méthode, notre budget est passé de 6 catégories à plus de 12! Comme tout es mieux défini, vous savez exactement combien vous avez d’argent à dépenser. Par exemple, nous avions une catégorie varia qui comprenait tout allant des sorties, au resto, aux gogosses, aux imprévus. Au final, on dépensait toujours plus parce qu’on ne savait pas combien on pouvait dépenser sur chaque chose. Maintenant, j’ai une catégorie resto et une autre pour les sorties. Je sais que j’ai 75$ par mois pour le resto et 40$ pour les sorties.

Pour cette méthode, vous devriez commencer par détailler les catégories essentielles. Ces catégories, on les reconnaît à: si je les aie pas, je meurs/fais faillite. Le loyer/hypothèque, les assurances, l’épicerie, l’essence pour aller travailler, les paiements de dettes et l’électricité font parti de cet ensemble. Tout ce qui n’implique pas votre mort/faillite dans le mois qui suit est hors essentiel.

De plus, vous devriez avoir un poste budgétaire  »épargne/remboursement de dettes » se situant entre 15-20% de votre revenu, mais en plus, si vous arrivez à la fin de votre exercice et qu’il reste disons, 100$ qui n’est pas classé, il devrait aller directement en épargne. Tant que vous remplissez vos obligations et que vous mettez 15-20% de votre salaire de côté, vous êtes sur la bonne voie!

Exemple: Vincent gagne 3000$/net par mois.

15% de 3000$= 450$—–>direct en épargne (225$/ paie, ne pas attendre la fin du mois, faites-le au début).

Ensuite:

Poste budgétaire Dépense
Loyer 500$
Épicerie 325$
Soins Personnels 50$
Cellulaire 36$
Internet 27$
Assurance Auto 52$
Assurance maison 18$
Prêt étudiant 158$
Réparations auto 346$
Essence 250$
Électricité 45$
Nourriture à chat 22$
Resto 125$
Loisir 150$
Total 2104$

 

On peut voir que selon sa liste, il lui reste 446$ (3000$-450$-2104$=446$) qui ne sont pas attribués à quelques chose et qu’il devrait donc diriger vers la catégorie  »Épargne » directement à chaque mois, ça pourrait lui servir à financer un voyage par exemple, ou sa prochaine voiture.. Ainsi, sans se priver, il pourrait réussir à mettre de côté presque 900$ par mois.

Cependant, ce type de budget, quoique super efficace, a un gros défaut: il n’y a pas de place pour les imprévus et les oublis.

Par exemple, on voit qu’il a payé des réparations pour son auto de 346$ ce mois-ci, mais que ce serait-il passé si la facture aurait été de 500$? Ou encore, il avait oublié qu’il devait payer son permis de conduire! C’est pourquoi, autant que j’aime cette méthode, autant que je n’ai jamais réussi à maîtriser mon budget avant de la combiner à la prochaine technique.

 

Faire son budget: la méthode zéro est plus complexe, mais chaque dollar travaille.

 

La méthode par fonds.

En gros, vous faites la liste de toutes vos dépenses: celles qui sont journalières, ensuite hebdomadaires, puis mensuelles, trimestrielles et enfin annuelles et vous ramenez le tout par mois. Donc les dépenses journalières sont multipliées par 30 (ou le nombre de jour requis) et les hebdomadaires par 4. Les dépenses trimestrielles sont divisées par 4 et les annuelles, par 12.

Par exemple: mon café le matin me coûte 2$ chaque matin de la semaine, donc 40$/mois.

Je remplis mon réservoir d’essence une fois par semaine pour 50$ à chaque fois, donc 200$/mois.

Mon permis de conduire est payable en novembre au coût de 120$/an, donc 10$/mois.

Les frais de scolarité sont payables au 4 mois, pour 1500$ à chaque fois, donc 375$/mois. Et ainsi de suite.

Le montant par mois est celui qui doit être mis de côté pour être en mesure de régler la facture en entier quand elle est disponible. Nous, nous avons trois fonds qui comprennent:

  • Permis de conduire (2)= 240$/an —–>20$/mois
  • Réparations et entretien auto: 1800$/an —–> 150$/mois
  • Immatriculation (2)= 500$/an —–> 42$/mois
  • Taxes municipales: 3000$/an ——>250$/mois
  • Taxes scolaires: 720$/an——>60$/mois
  • Entretien du triplex: 150$/mois (on ne sait jamais quand ça va arriver, mais c’est une moyenne des dernières années)

Tout ce qui touche aux voitures s’en va sur un compte épargne qui est réservé pour ça. Tout ce qui touche les taxes, idem. L’entretien du triplex va sur le fonds urgence.

Si certains mois nous avons besoin des fonds, on se fait un transfert. Comme ce mois-ci, j’ai fait faire la timing belt sur ma Kia pour 336$. Je vais donc verser 336$ sur la carte de crédit à partir du fonds  »auto ». En mars de chaque année, on doit payer les taxes municipales, on fait donc un transfert du compte  »taxes » à notre compte-chèque de 3000$, sans même sourciller, parce que l’argent est là. Ça ne fait rien à notre budget, qui reste ainsi stable de mois en mois. C’est la paix d’esprit en versements mensuels et en plus, on engrange un peu d’intérêts sur nos fonds!

Je crois aussi, pour l’avoir vécu, que c’est la méthode la plus efficace pour les gens qui ont un revenu qui varie. Nous avons commencé à utiliser cette méthode durant ma période de travail autonome, prêt étudiant et revenu de stage. On était toujours surpris par une dépense qu’on avait oublié, un pépin, etc.

En se forçant à calculer le montant mensuel de toutes nos dépenses annuelles et à l’économiser, on a gagné une flexibilité sans borne et on a pu recommencer à économiser. Cet automne, nous avons pu payer 7000$ de dettes et épargner presque 5000$ sur un revenu de 20 000$!

 

La méthode moitié-moitié

Cette technique, je ne la pratique pas activement, mais certains ne jurent que par elle. En gros, on regarde les factures pour le mois prochain et on met de côté l’argent pour celles-ci dans le mois courant. Ça s’explique mieux par un exemple:

Si le loyer est dû pour le 1ier mars, quand votre paie du 12 février arrive, mettez de côté la moitié du montant, soit 250$.

Quand votre 2e paie du mois arrive le 26 février, vous mettez l’autre moitié de côté, soit 250$.

Quand arrive le 1ier mars, vous avez votre 500$ au complet et vous n’êtes pas obligé d’utiliser toute votre paie pour le loyer, survivre pendant 2 semaines, être payé de nouveau, virer fou devant tant de cash, vivre comme un roi pendant 2 semaines et ensuite survivre pendant 2 semaines, etc. Ça réparti les dépenses pour éviter les disparités dans le mois.

 

C’est  faire un budget, mais au lieu de le faire sur un mois, vous le faites sur 15 jours. Vous aurez compris que ça prend un mois de « double » paiement pour réussir à faire ça, mais une fois que vous êtes organisés, ça permet de régulariser les sorties d’argent en fonction de vos entrés de sous.

En entreprise, c’est la première chose à regarder quand une entreprise à des difficultés financières: est-ce que c’est juste une question de gestion des flux de trésorerie? Si les revenus sont suffisants pour couvrir les dépenses, le problème est souvent que les dépenses se font en début de mois et les entrées se font en fin de mois. En réorganisant le tout, on réussit souvent à remettre l’entreprise sur la voie!

 

La méthode traditionnelle

C’est la méthode des gens pas de budget qui espèrent être capables de payer leur carte à la fin du mois. Elle peut se résumer ainsi:

Méthode traditionne: pas de budget, on se plante

 

La seule mauvaise méthode pour faire un budget, c’est de ne pas en faire du tout! À moins que votre budget soit systématiquement déficitaire à chaque mois, vous êtes sur la bonne voie. La clef, c’est de persévérer. À chaque mois, on prend un peu plus conscience de son budget, on l’intègre à notre quotidien et on l’adapte. Et puis, si vous êtes déficitaire, au moins maintenant, vous le savez, fini la tête dans le sable!

 

Et pour répondre à vos questions:

La réponse à « Est-ce que, si je fais un budget, j’ai encore le droit d’aller au resto et d’acheter un café le matin? », est simple.

Ça dépend!

Êtes-vous capable de remplir toutes vos obligations et de mettre 20% de votre salaire de côté?

Si oui, si votre café vous rend heureux, why not coconut?

Si vous avez des dettes qui vous coûtent une petite fortune en intérêts par mois, moi je prendrais le 2$ et je le verserais à chaque jour sur ma dette.

Moi, je sais que, autant que j’adore le café, je suis plus satisfaite par le fait de voir mon épargne grossir tranquillement et m’assurer la zénitude que je recherche, que par mon colombien corsé.

Chacun ses priorités, l’important c’est que le café ne viennent pas vous mettre dans la marde au bout du mois. Parce qu’un café par jour, à 20% d’intérêts, sur l’année, vous coûte 225$ en intérêts.

Et vous, quel est votre méthode?

 

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3 avantages à posséder une carte de crédit

Si, comme moi, vous êtes des véritables crinqués des finances personnelles, vous lisez beaucoup sur le sujet.

Les blogues, en français et en anglais.

Les sites des institutions bancaires.

Les journaux, section affaire.

Les livres des grands Gourous de ce monde.

Trois avantages à posséder une carte de crédit

Un gourou américain des finances perso, Dave Ramsey.

Bref! Tout ça pour dire que la plupart des gourous s’entendent pour dire le crédit, c’est le démon. Ils décrivent ça comme un engrenage malicieux auquel tu donnes le doigts, et ça te prend le bras. C’est une spirale de déchéance sans fin, de laquelle tu dois te tenir le plus loin possible. C’est l’aspect central de la plupart de leur intervention.

Je suis d’accord sur bien des points avec eux. L’idée même de m’endetter sur 7 ans de 30 000$ pour une voiture qui perdra 40% de sa valeur en un an, ça me donne une crise d’angoisse. L’épargne reste pour moi la meilleure option, ne serait-ce que pour réduire le montant du prêt qu’on devra prendre.

Parce que quand on y pense, quand on emprunte, on se prive d’un revenu dans le futur. Ben oui, pensez-y, vous allez devoir le rembourser ce prêt-là et c’est votre vous-futur qui va le faire.  Dans un an, vous devrez vous serrez la ceinture pour rembourser le montant original plus les intérêts.

 

Trois avantages à posséder une carte de crédit

 

Où est-ce que je ne suis pas d’accord, c’est que TOUTE utilisation des produits de crédit est mauvaise. Come on là! Dans le monde où l’on vit, rares sont les personnes qui ont 200 000$ pour l’achat d’une maison au comptant, et c’est pour ça que les hypothèques existent. Et une maison, ça ne perd pas de valeur (techniquement).

Idem pour les prêts étudiants, quand ils sont pris avec modération. Je ne parle pas de la marge de crédit de 100 000$ que les étudiants de génie se font offrir pour 4 ans d’études, mais des prêts étudiants qui permettent de se sortir la tête de l’eau pour réussir ses études.

Bon, je m’égare. Tout ça pour dire que si on est responsable, le crédit, ça peut être un tremplin, un multiplicateur.

Et voici pourquoi, je suis de celles qui sont convaincues que de posséder une carte de crédit comporte des avantages dans le cadre d’une santé financière saine.

Trois avantages à posséder une carte de crédit

Trois avantages à posséder une carte de crédit

Les cartes de crédit sont aussi pour moi un outil important de ma gestion financière. Comprenez-moi bien: la CARTE est un outil, pas le crédit qu’elle me donne. Je peux les utiliser pour gérer mes paiements pré-autorisés, je suis protégée en cas de fraude et certaines doublent les garanties des biens achetés avec. Et il y a plus!

Voici trois avantages majeurs à posséder une carte de crédit.

 

Premier avantage: pas de frais

La raison est simple: mon compte-chèque me coûte 5$ par mois pour faire 15 transactions, mais ma carte de crédit, niet, nada. Je me sers donc de ma carte de crédit pour faire mes transactions quotidiennes et je rembourse l’entièreté du montant à la fin du mois. J’économise donc presque 60$ sur un an.

Il existe une multitude de cartes de crédit qui sont sans frais annuellement. Celle que j’ai en ce moment, la Tangerine, est sans frais. Celle que j’avais avais la PC finance, aussi. En fait, je sais que pour certaines personnes, il y a un avantage à payer pour leur carte, mais il y a moyen d’en obtenir une sans frais annuel.

Cependant, il existe des comptes-chèques sans frais, alors, dans ce cas, voici un autre avantage à posséder une carte de crédit.

 

Deuxième avantage: Récompenses

L’autre raison pour laquelle j’aime bien utiliser les cartes de crédit, c’est qu’il est possible d’accumuler des récompenses. Ce n’est pas ma raison principale, parce que de dépenser juste pour avoir des récompenses, c’est franchement contre-productif, mais si je contrôle mes dépenses grâce à mon budget, c’est chouette d’obtenir des nananes sur des dépenses que j’aurais fait de toute façon!

Ma carte Tangerine est chouette pour ça: 1% sur tous mes achats et 2% sur 3 catégories: épicerie, essence et factures récurrentes. Autrement dit, sur mon mois où je dépense 800$, soit mon montant normal et budgété, je peux aller chercher presque 15$ qui se transfère automatiquement sur mon compte épargne à chaque mois! Ça bonifie mon épargne et je l’accumule à l’abri de l’impôt dans mon CELI!

Vous pouvez choisir parmi plusieurs types de récompenses: Air Miles, Aéroplan, Bonidollars, billets de cinéma, etc. il ne vous reste qu’à sélectionner ce qui se prête le mieux pour vous. J’ai eu pendant longtemps une PC Mastercard qui me donnait des sous à dépenser en épicerie, j’adorais ça, on se payait un souper gastronomique 2 fois par an. Certaines cartes donnent des rabais sur l’essence, d’autres sur les voyages. Magasinez la meilleure pour vous!

 

Troisième avantage: Impact sur la cote de crédit

Le dernier avantage est le suivant: pour faire n’importe quoi dans la vie, on a besoin d’une bonne cote de crédit. Louer un appartement? Cote de crédit de plus de 650. Acheter une maison? Cote de crédit de plus de 700. Prendre des assurances? La prime baisse plus la cote monte. Et pour avoir la meilleur cote de crédit possible, la carte de crédit est très, très, utile.

Règle général dans le monde de la cote de crédit, plus nos types de crédits sont diversifiés, mieux c’est (jusqu’à une certaine limite). Et avoir ne carte de crédit contribue à diversifier notre crédit. C’est aussi un outil qui rapporte à chaque mois vos habitudes de paiement, contrairement au compte de cellulaire qui  ne reporte que quand vous ne payez pas à temps, tout dépendant de votre compagnie de cellulaire.

Parlant de payer à temps chaque mois, c’est aussi essentiel pour avoir la meilleure cote de crédit possible. Vous devriez aussi éviter  de faire des nouvelles demandes sans arrêt pour une nouvelle carte ou une augmentation de la limite.

Pour optimiser votre utilisation pour l’impact sur la cote de crédit, assurez-vous de rester sous la barre des 50% d’utilisation. Par exemple, si vous avez une limite de 1000$, vous ne devriez dépenser qu’un maximum 500$ avec votre carte. Un plus haut pourcentage d’utilisation se traduit comme un manque de liquidités par les prêteurs et cela, même si vous remboursez à temps chaque mois. Mon truc? Je calcule le montant total de mes transactions en moyenne et je m’assure de demander un montant qui est seulement deux fois plus élevé. C’est là qu’un budget devient bien pratique. Je m’assure ainsi que dans un mois normal, je ne dépasserai jamais la barre des 50% et serai toujours capable de rembourser mon solde.

Annuler ses plus vieilles cartes est aussi un pensez-y-bien, car la cote de crédit fonctionne aussi sur l’ancienneté de chaque crédit et accorde plus de points aux plus vieux comptes.Donc avant de demander une nouvelle carte, juste parce que, demandez-vous si c’est payant!

Tout compte fait…

Même si je recommande d’avoir une carte de crédit d’un montant raisonnable, il faut quand même savoir s’en servir pour ne pas annuler ses effets positifs. Aussi, avoir trop de cartes de crédits peut aussi devenir une situation difficile à suivre. Entre tous les comptes et les soldes, vous risquez d’en échapper un et de vous tirer dans le pied. Règle général, j’aime avoir deux cartes de crédit: une Visa et une Mastercard. Ce sont les deux principaux types, elles sont acceptées presque partout dans le monde et la plupart des institutions financières en offrent une ou plusieurs sans frais.

Aussi, une est en mon nom et l’autre au nom de Nico, question d’optimiser notre dossier de crédit à chacun. On est jamais trop prudent.

 

 

 

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Comment faire un budget et le réussir.

Un budget, c’est simple, c’est la somme des revenus, desquels on déduit la somme des dépenses. En gros, c’est pas mal juste çaEn réalité, c’est aussi et surtout une façon de voir et constater d’où vient votre argent et où il va et de faire des prévisions sur le court-terme.

Au Cégep, quand j’ai fait mon premier budget d’appartement, j’avais été vraiment jetée sur le cul de voir que contrairement à ce que je pensais, je ne dépensais pas 2-3 $ par semaine en bonbons/café à la Coop, mais plus de 15$. C’est ÉNORME pour des paquets de Jolly Rancher  et du café même pas bon (ce qui fait que j’ai pris 5 livres et fait un ulcère, merveilleux!)

En faisant un budget, on prend le temps de s’asseoir et de bien calculer nos entrées et sorties de fonds. Ça permet de réduire son stress par rapport à sa situation financière parce que:

  1. Si vous avez l’impression que vous faites assez d’argent, mais qu’il n’en reste jamais à la fin du mois, ça vous permettra de mettre le doigts sur la fuite et de remédier à la situation.
  2. Si vous avez l’impression de ne pas faire assez d’argent, vous découvrirez peut-être que vous en faites plus qu’en masse et saurez le relocaliser pour qu’il travaille mieux pour vous.
  3. Si vous avez l’impression de ne pas faire assez d’argent et que c’est vrai, vous pourrez mieux allouer vos revenus et découvrir combien il en manque.

Alors, on fait ça comment un budget?

Comment faire un budget et le réussir

Commencer son budget (ou le recommencer)

Vous aurez besoin de vos derniers relevés de compte de tous vos compte-chèques, d’un paquet de feuilles, de deux-trois crayons de couleurs différentes et d’une calculatrice.

Revenus

Moi je commence toujours par les revenus. Prenez un surligneur et trouvez toutes les entrées de fonds qui sont récurrentes dans vos relevés de compte.  Par exemple, dans mon cas, j’ai mes revenus d’emplois, les revenus d’emplois de Nico, nos revenus de triplex, les transferts gouvernementaux et les revenus d’intérêts.

Ça veut alors dire:

  • Revenus Sara: 2110$/mois
  • Revenus Nico: 2400$/mois
  • Revenus triplex: 1095$/mois
  • Transferts gouvernementaux: 101$/mois
  • Intérêts: 8$

Total: 5714$

Dépenses fixes

Ensuite, je fais la liste des dépenses que j’appelle « fixes ». Ce sont celles qu’on ne peut pas réduire ou éviter et qui ne varie pas beaucoup. Le loyer est une de ses dépenses. Internet. Le paiement d’assurances. Le cellulaire. Etc. Faites en une liste. N’oubliez pas les assurances, les frais de toutes sortes et les dépenses qui arrivent irrégulièrement. N’y aller pas de mémoire, trouver les montants dans vos relevés.

Pour nous, ça ressemble à ceci:

  • Hypothèque: 800$/mois
  • Taxes foncières: 350$/mois
  • Hydro: 100$/mois
  • Assurances auto+habitations: 135$/mois
  • Remboursement de prêt étudiant (le minimum): 136$/mois
  • Cellulaires: 68$/mois
  • Internet: 57$/mois
  • Frais bancaires: 8$/mois

Total: 1654$

Dépenses variables

Ensuite, il reste à calculer les dépenses variables. Ce sont celles qui varient toujours un peu, comme l’épicerie ou l’essence. En prenant vos relevés prenez un autre surligneur et identifiez ces dépenses. N’oubliez pas les petits montants. Vous pouvez essayer de les répartir entre certaines catégories avec des couleurs de surligneur. Épicerie, resto, essence, beauté, santé, loisirs, etc.

Voici donc comment je répartis le reste de l’argent:

  • Épargne: 1428$ (25% de 5714$)
  • Épicerie: 300$/mois
  • Gaz: 300$/mois (Nico travaille à Drummondville, il fait 2h de route par jour… EDIT: depuis décembre 2016, il est à moins de 10 min de la maison!)
  • Surplus sur le prêt étudiant: 264$/mois
  • Épargne auto: 150$/mois
  • Resto: 75$/mois
  • Loisirs et autres (vêtements, maison): 250$/mois
  • Animaux: 25$/mois
  • Épargne triplex: 250$/mois
  • Compte investissement: ce qui reste (épargne et investissement, ce n’est pas la même chose!)

Établissez vos priorités

Regardez vos dépenses. Êtes-vous confortable avec les montants que vous dépensez dans chaque catégories?

Le saviez-vous, comme moi et mes Jolly Ranchers? Ce n’est pas que le montant était énorme, c’est que la satisfaction que j’en retirais par rapport au prix que je payais n’était vraiment pas optimale.  Aussi, vous pouvez comparer vos catégories. Si par exemple les sports de plein air, c’est ce qui vous drive, mais que vous dépensez deux fois plus en resto, est-ce que vous obtenez le meilleur rendement pour votre argent?

Qu’est-ce qui correspond à des nécessités par rapport à des désirs?

De notre côté, nous avons choisi de continuer d’être frugal dans nos dépenses en nous ajoutant quelques douceurs ici et là, comme le resto. Pendant 5 ans et demi, nous n’avons pas eu de budget resto. C’était impossible, nos revenus ne couvraient qu’à peine l’épicerie et le loyer. Maintenant que c’est plus lousse, on continue d’avoir un niveau de dépenses plus-bas que la moyenne et on économise à fond. En décembre 2016, Nico diplômera avec 10 000$ en dettes, qui viendront s’ajouter au 5000$ des miennes. Notre but est de tout payer d’un coup pour se concentrer sur le prochain gros objectifs financiers. Nous avons donc 6 mois pour économiser 15 000$. C’est ça notre priorité.(Nous avons finalement choisi d’acheter une maison ayant besoin de beaucoup d’amour et qui prend tout notre petit change, littéralement)

Contrôlez régulièrement vos résultats

Il est complètement ridicule de faire le plus beau des budgets du monde, si vous ne le contrôlez pas à intervalles réguliers pour vous assurer de rester sur la bonne voie. J’aime bien me connecter sur Mint le matin aux 3-4 jours et vérifier où j’en suis et si je suis toujours dans les limites de mon budget. En vérifiant régulièrement, vous finirez par avoir une emprise sur votre budget.

La mécanique du budget

Revenus – dépenses fixes=??

Vous avez vos revenus et vos dépenses fixes. Faites la différences entre les deux. Est-ce que le résultats est positif? Oui, alors super! Passez à la prochaine étape. Si non, demandez-vous si vous avez oublié des revenus. Non? Alors, vous devez envisager de diminuer vos dépenses fixes ou d’augmenter vos revenus.

Pour diminuer les dépenses fixes, voici quelques trucs:

  • Appeler votre fournisseur de service Internet/câble/cellulaire et tenter de négocier un meilleur forfait. Encore mieux, abandonnez le câble.
  • Appeler vos assurances et négociez un meilleur prix.
  • Débranchez le climatiseur (ou baissez le thermostat).
  • Débranchez la sécheuse.
  • Prenez un chambreur
  • Vendez votre auto (en dernier recours, mais si votre prêt auto vous empêche de vivre, c’est peut-être mieux)

Comment faire un budgetDépenses variables

En faisant soustrayant les dépenses fixes des revenus, on obtient le montant qu’il reste pour les autres dépenses. S’il n’en reste pas assez, même en ayant des dépenses variables au minimum, on doit revenir une étape en arrière et soit réduire les dépenses fixes ou augmenter les revenus.

Pour nous, il nous reste 4060$. Ça peut sembler énorme et croyez-moi, j’ai encore des frissons quand je vois ce chiffres après des années de serrage de ceinture. Cependant, Nico est actuellement en stage et donc, à partir de septembre, nos revenus baissent du tiers. Pour éviter les problèmes, je dois donc mettre plus d’argent de côté pour les prochains mois.

C’est essentiel  de mettre à votre budget un poste d’épargne. Même si vous n’y déposez que 25 sous par mois. Quand la vie est raide, je sais que ça peut sembler impossible. Nous avons déjà eu des revenus de 900$ par mois, et un loyer de 530$ à payer, mais il est essentiel de maintenir l’habitude de l’épargne. Une bonne façon de démarrer est de se donner l’objectif de mettre 1000$ de côté pour les urgences.

Comme vous pouvez le voir, faire un budget, ce n’est pas difficile en soi, ce plus le faire balancer et s’assurer que l’utilisation de chaque dollar est optimisé qui rend le tout plus difficile. Mais Rome ne s’est pas faite en un jour et il en va de même pour votre budget, chaque mois qui passe le rend meilleur!

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5 raisons pourquoi vous avez BESOIN d’un budget

Je jasais autour avec une dame, appelons-la Micheline, cette semaine et la conversation nous amène à parler de finances personnelles et de budget. À la première chance qu’elle a, Micheline grimace au son du mot  »budget ».

 

« Ah non! Moi, j’aime pas ça les budgets, de toute façon, j’ai toujours dépensé plus que je ne gagnais et j’ai toujours fini par arranger les choses. »

 

Micheline m’explique que ses revenus variant beaucoup, elle a recours au crédit quand elle ne gagne pas assez de revenus et rembourse (un peu) quand ça va mieux. Ce qui fait qu’aujourd’hui, près de la retraite, elle doit encore des sous et n’a rien de côté. Elle angoisse, mais elle ne veut toujours rien savoir du budget!

Ça m’a porté à me pencher sur la question suivante:

 

Pourquoi a-t-on un dégoût si profond du budget?

 

Comme dirait ma tendre moitié, Nico, un budget, c’est simplement une façon de savoir combien on gagne pour savoir combien on peut dépenser.

Un budget, ça donne un sens à l’argent qu’on gagne. Ça permet de gagner un contrôle sur notre vie.

 

budget-sara

                                                   Vous voyez que les budgets, je prends ça au sérieux!

Le moment de ma vie où j’ai préféré avoir un budget, ce n’est pas quand j’avais des revenus et de l’argent qui me sortait par les oreilles(pas que ça m’est encore arrivé). Oh non! C’est quand j’ai réalisé que je ne pourrais pas travailler avant la deuxième session de mon bac et qu’on venait de déménager à Sherbrooke. On avait presque pas de sous et on avait épuisé les réserves en déménageant. C’était glauque.

 

En faisant le budget, Nico et moi, on a grappillé le peu de contrôle qu’on pouvait avoir sur la situation.
On n’avait pas d’argent, mais on savait où l’absence d’argent devait aller!

 

Non, sans rire. On a pu voir combien d’argent il manquait pour boucler le budget (257$ durant 3 mois). Et on a pris le contrôle. J’ai vendu des choses sur Kijiji, j’ai ramassé des canettes, j’ai fait des sondages en ligne. Nico a travaillé à la Collation des Grades. J’ai corrigé des travaux.

 

On a profité des trucs pour étudiants et on a mangé des bines, mais on s’en ai sorti, parce qu’on savait où on s’en allait. 

 

Juste au cas où vous auriez besoin de plus d’arguments en faveur du budget, voici 5 raisons pour lesquels vous devriez en avoir un.

5 raisons pour lesquels vous devez avoir un budget. Même si le mot semble évoquer les pires supplices chez bien des gens, le budget est en réalité un outil important d'une saine gestion financière.

5 excellentes raisons d’avoir un budget

  1. Avoir un budget permet de savoir où va son argent.

    Savoir où se retrouve votre argent au fil du mois, c’est tellement important. Un budget, ça vous indique combien vous coûte votre habitude de café+muffin ou vos multiples sorties de filles. C’est pas que vous ne devez pas vous gâter avec un café+muffin ou encore laisser tomber vos amies de filles, mais simplement que gardez un oeil sur vos dépenses donne une certaine paix d’esprit. En budgétisant l’argent que vous consacrez à ces dépenses, vous saurez exactement combien d’argent vous avez le potentiel de dépenser sur celles-ci et vous saurez que votre enième café+muffin ou vodka-canneberge ne sont pas payés à partir de l’argent sensé être consacré à votre loyer!

  2. Bien géré, l’argent va plus loin

    Quand chaque dollar se voit attribué un  »travail », vous évitez les flottements et les dépenses irréfléchies. Tsé, comme la fois où vous avez acheté cette tuque en forme de singe « tellement drôle » et que vous ne l’avez jamais sortie du tiroir finalement? Je suis sûre que ce n’est pas arrivé qu’à moi! Si chaque dollar de mon budget s’était vu attribuer une catégorie précise, j’aurais su que si j’achetais la tuque de singe, je sacrifiais une belle sortie au Parc du Mont-Mégantic. Si vous faites un budget et que vous trouvez que vos dépenses  »resto » sont hors de contrôle, vous pouvez décidez de faire un petit effort et faire un repas de plus à la maison. Ce qui est pourrait être considérée comme une  »petite » économies pourrait faire une immense différence sur votre bilan en fin d’année! Si on se dit qu’un repas au resto, c’est 20$ en moyenne, ça correspond à 80$ par mois. Placé dans un compte-épargne à 3%, vous aurez 1055$ en fin d’année! Votre argent est soudainement allé plus loin!

  3. Un budget, ça permet d’atteindre la zénitude financière

    C’est quoi pour vous la zénitude financière? Pour moi, c’est de ne pas avoir à me soucier des imprévus qui pourraient survenir et de pouvoir prendre des vacances à mes frais plus souvent. Visualisez votre  »happy place ». C’est quoi? un voyage de six mois en Asie du Sud-Est sans vous endetter? Une retraite à 45 ans? Une maison payée avant d’atteindre 30 ans? Peu importe ce que vous voulez atteindre, vous aurez besoin d’un plan pour y arriver, une stratégie qui détaillera chacune des étapes importantes de la réalisation de votre rêve. Votre budget, c’est la pièce maîtresse, c’est lui qui guide chaque dollar vers l’endroit où il sera le plus efficace pour l’atteinte de votre rêve.

  4. Pour éviter les difficultés, budgétez!

    Les dettes, on y touche tous un jour ou l’autre. Carte de crédit, marge, dette étudiante, prêt auto, la multiplication des prêts rend la chose teeeeellllleeeement facile! En plus, on a été conditionnés à penser que les dettes, c’est normal et convenu d’avance. Et c’est vrai. Jusqu’à un certain point. Quand vous devez payer le mécanicien avec la marge de crédit pour une job de freins sur votre voiture, ce n’est pas normal. Pourquoi? Parce que vous auriez dû le budgéter, c’est normal qu’une auto doive être entretenue. En le planifiant dès le début que dans 1-2-3 ans vous devrez dépenser X montant pour votre auto, vous vous éviterez les intérêts, les larmes et les 6 mois de ramen.

  5. Une vie de rêve, ça se planifie.. avec un budget!

    Quand votre plan est prêt pour réduire vos dettes, épargner et planifier pour le futur, vous êtes dans la position enviable de voir apparaître à l’horizon votre vie de rêve. La première étape pour bâtir votre fortune, c’est de réduire vos dettes. En effet, si vous versez vos sous durement gagnés à votre banque sous la forme d’intérêt, vous n’épargnez pas et n’investissez pas à votre plein potentiel!

En terminant…

Un budget, ce n’est pas sensé être une chose qui rend votre vie plate et sans saveur. Un budget, c’est là pour vous aider à éponger les dégâts et bâtir votre vie de rêve. C’est vous qui le gérez comme vous le jugez bon de le faire.

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