C’est article s’adresse autant aux gens qui veulent reprendre le contrôle de leurs finances, que vous soyiez dans une situation de schnoutte ou dans une situation dite  »enviable ». Parce que c’est pas parce que vous êtes dans une situation enviable que vous êtes en contrôle de vos finances et vice-versa! Ce n’est jamais facile, alors voici 4 étapes (simples) pour vous aider à reprendre le contrôle de votre argent.

Aujourd’hui, je veux parler du fameux moment d’illumination. Celui qu’on a tous un jour ou l’autre (si vous l’avez pas eu, ça va venir…) Ce moment où l’on va consulter ses relevés  et qu’on se dit:

« Non, là, ça marche pas, je dois faire quelque chose »

La catalyseur de ce moment peut aussi être un refus de la banque de financer votre hypothèque, une agence de collection qui vous appelle un lundi matin ou encore, votre conseiller à la banque qui vous dit que votre retraite est mal partie.

Et là, la lumière allume et on se dit:

« Ok, go, je reprends le contrôle »

Puis, là on lit tout ce qui nous tombe sous la main en finances personnelles. On s’inscrit à des applications de budget, on achète des livres, on prend des rencontres avec un conseiller à la banque, le tout pour se rendre au bout de la première semaine complètement à bout de souffle, épuisé et abandonné le samedi.

Comme les régimes dans le fond (arg…)

Reprendre ses finances en main, ce n’est pas une course de 100 mètres, c’est un marathon. Et on se prépare pour un marathon. Et tous les marathons commencent par un pas.

Alors aujourd’hui, si vous reprenez le contrôle de vos finances, allez-y une étape à la fois.

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1-Faire son bilan

Assoyez-vous avec un bon café (ou boisson au choix, je suis pas regardante) et faites votre bilan. Sortez tous vos comptes: où est-votre argent? Combien avez-vous d’épargné? Où sont vos dettes? Combien? À quel taux d’intérêts?

En date d’aujourd’hui, quelle est votre situation? À qui devez-vous de l’argent?  Faites la liste de vos créanciers. Commencez par la plus petite dette jusqu’à la plus grande.

Vous n’avez pas de dette (hormis votre hypothèque et votre prêt étudiant du gouvernement)? Bravo, mais avez-vous de l’épargne?

Si la réponse est non, vous avez une dette…

Une dette envers vous et c’est le temps de cracher l‘cash. 😉

2-Faire et suivre son budget

Maintenant que votre bilan est fait, il est temps de regarder vos entrées et sorties d’argent en créant votre budget. Faites la liste de vos dépenses fixes, en y incluant le paiement minimum de toutes vos dettes.Ensuite, faites la soustractions de celles-ci de votre revenu. Ce que ça donne, c’est le montant que vous devrez attribuer à vos dépenses variables et au remboursement de vos dettes.

Exemple: si mes dépenses fixes + mes paiements minimum= 1000$ et que mon revenu est de 2000$, il me reste 1000$ pour le reste de mes dépenses et le redressement de ma situation.

Soyez réaliste dans votre budget. Si vous dépensiez 600$ d’épicerie par mois avant, ne tentez pas de n’en dépenser que 100$ pour le futur. Ça ne fonctionnera pas (spoiler!) et vous vous découragerez. Donnez-vous des limites budgétaires réalistes.

Évaluer chaque dépense. Demandez-vous si vous pouvez:

a- vivre sans

b- la diminuer drastiquement

c-faire autrement

Un bon exemple: internet. Difficile, voire impossible, de vivre sans. On peut essayer de limiter le streaming pour diminuer la bande passante. On peut aussi demander à son voisin de partager la facture.

Dites-vous que chaque dollar que vous êtes en mesure de dégager de votre budget, c’est un dollar de plus qui sert à la réalisation de vos objectifs!

3-Identifier les problématiques les plus pressantes

Hydro menace de vous couper? Ouf, ça presse, on sort le chéquier.

L’agence de collection cogne à votre porte?Vite, vite, faut les payer!

La carte de crédit est pleine depuis 3 mois? Crotte, une autre chose à payer…

Quand on est dans un bateau plein de trous, on voudrait tout patcher le plus vite possible. Sauf que ce n’est pas possible

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Ce que je veux dire ici, c’est que vous devriez accorder une  »cote » à chacune de vos problématiques. Si vous n’avez pas d’épargne, que votre cote de crédit est très basse et que Bell vous menace d’envoyer votre compte en collection, chacune de ses problématiques est importante, mais toutes ne sont pas urgente.

Pour distinguer l’urgent de l’important, regardez l’impact à court-terme sur vos finances d’une action. Par exemple, repayer Bell vous permet d’arrêter d’accumuler de l’intérêt sur la facture, éviter une grosse tâche à votre dossier de crédit et vous évite d’avoir à dealer avec l’agence de collection. C’est probablement le plus urgent.

Ensuite, le fait de ne pas avoir de fonds d’urgence vous mets dans une situation stressante: si vous avez un pépin qui survient, vous n’aurez rien pour éponger les dégâts et devrez faire appel au crédit, ce qui risque d’avoir un impact négatif sur votre cote de crédit déjà amochée. Alors, après avoir payé Bell, je me constituerais un fonds d’urgence de 1000$.

Et finalement, on s’attaque à la cote de crédit à la mine basse, parce que même si très important, ce n’est pas quelque chose qui s’arrange en criant  »bines au ketchup » et les impacts à court-terme sont mineurs. Ne vous méprenez pas, avoir une bonne cote de crédit est très important, mais à court-terme, c’est pas ça qui va vous sortir la tête de l’eau.

4- Se donner un objectif SMART

Alors, vous avez identifié les problématiques à corriger en premier? Donnez-vous maintenant des objectifs SMART. SMART, c’est un acronyme qui veut dire: spécifique, mesurable, ambitieux, réalisable, temporel.

Par exemple, si ma situation est la même que plus-haut ( Bell, fonds urgence et cote de crédit), je pourrais me dire:

« Je veux payer le 400$ que je dois à Bell à coup de 2 fois 200$, que je vais payer ce mois-ci et le mois prochain. »

C’est spécifique (payer Bell), mesurable (400$), ambitieux (j’aurais pu le payer en 6 versements, mais je vais le faire en deux), réaliste (j’ai vraiment les liquidités pour payer 200$/mois à Bell), temporel (c’est fini dans le temps, je paie ce mois-ci et le prochain).

D’autres objectifs SMART:

-Accumuler 1000$ dans mon fonds d’urgence entre maintenant et février 2017.

-Payer cash mon voyage aux Royaumes-Unis en janvier 2017 (3000$).

-Améliorer ma gestion des documents pour avoir 50% moins de difficulté à faire nos impôts en février 2017.

-Améliorer de 15 points ma cote de crédit d’ici à mars 2017

-Réécrire mon profil LinkedIn ce mois-ci de manière à avoir 10 clics par mois de plus.

-Enregistrer ma propre entreprise pour décembre 2016.

-Économiser 30$/semaine sur l’épicerie avec des coupons et autres stratégies.

Ce qui n’est pas un objectif SMART:

-Me sortir de la marde

-Économiser plus

-Sortir moins

-Partir en voyage sans payer à crédit

Etc…

L’avantage des objectifs SMART, c’est qu’ils sont très détaillés, ce qui permet de bien les intégrer dans notre quotidien, car ils sont sans ambiguïté ou interprétation.

Si vous vous dites: je vais augmenter ma cote de crédit, c’est vague, vous pourriez commencer demain, la semaine prochaine. On pourrait aussi dire que tu as atteins l’objectif si tu montes de 1 point.

Ça permet d’avoir des objectifs qui nous forcent à nous dépasser un peu, sortir de notre zone de confort, faire des choses qu’on ne ferait pas habituellement.

Un petit pas à la fois!

Quand on est dans la schnoutte, il peut être difficile de voir plus loin que le lendemain et c’est ok comme ça.

Faites la grenouille.

Connaissez-vous l’histoire de la grenouille et la jatte de crème? Bref, c’est une grenouille qui tombe dans une jatte de crème et ne peut remonter. Elle se fatigue et se dit qu’elle ne se sortira jamais de là. Sauf que la grenouille se dit: je vais donner 10 coups de pattes. Et à chaque fois qu’elle a donné ses 10 coups de pattes, elle se dit: encore 10 autres! Et ça devient de plus en plus facile de sortir sa petite tête de grenouille de la crème. Puis après 1000 coups de pattes, il arrive quelque chose d’extraordinaire: elle se propulse hors de la jatte.

Elle avait transformé la crème en beurre.

Commencez par de petits objectifs (10 coups de pattes!) et voyez de plus en plus loin. Adressez l’urgent, puis l’important et puis le reste.

Célébrez les petites victoires!

Et les grandes!!

 

 

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