La semaine dernière, j’étais sur le cruise control comme on dit: mon budget se tenait, mon fonds d’urgence venait d’atteindre un niveau record et les réparations sur une de nos voitures étaient entièrement couverte par notre fonds auto. Bref, c’était la joie, j’étais en contrôle.

Et là, BAM.

Je me suis fait lancer un citron par la vie. Un petit citron vous pensez bien, mais un citron pareil.

Je vous explique: je travail dans un endroit qui offre des assurances collectives pour ses employés. Et ça, c’est super, mais disons-le nous franchement, comme c’est un petit organisme, les assurances ne sont pas extra. Disons que c’est même plutôt médiocre, mais quelqu’un qui en aurait besoin aurait au moins celles-ci et c’est tant mieux. Nous, on était assurés via l’université et les assurances sont vraiment bien. Pour 4 fois moins cher, j’ai le double de la protection plus une assurance dentaire. Le top.

Mais l’assurance de l’université ne couvre pas les médicaments.

Et le gouvernement nous dit que si on a accès à une police d’assurance collective qui couvre les médicaments, on a pas le choix de la prendre. Donc, plus moyen de nous exempter des assurances du bureaux.

L’assurance du bureau nous coûte 200$ par mois, soit 150$ de plus par mois! Automatiquement, je me suis dit:

C’est pas possible, j’ai pas l’argent pour ça!

Voyez-vous, je fais 36 000$ brut par an. Ce qui veut dire en terme net, 2130$ net par mois. Enlever le 1% de fonds de pension obligatoire, on descend à 2110$/mois et quand je suis la seule qui travaille dans la maison, comme ce sera le cas de septembre à mars, eh bien, c’est tout juste suffisant pour couvrir nos dépenses de bases et nous laisser de quoi économiser un peu.

Je ne m’étais jamais penchée sur la question parce que, même cet automne, quand les choses ont été raides pas mal entre ma recherche d’emploi infructueuse et des petits contrats ici et là, nous avions un revenu plus élevé et/ou des dépenses moindres. Sauf qu’à partir du 28 août, c’est fini! Nico retourne sur les bancs d’école pour sa dernière session et je serai le seul salaire à la maison. Ça ne m’inquiétait pas outre mesure, je me disais:

Je fais le salaire moyen du Québec, je suis maintenant sortie de la grosse misère des étudiants.

Apparemment non. C’est ainsi que nous nous sommes assis Nico et moi, avec une p’tite coupe de vin maison (parce qu’on est cheap de même) pis qu’on a recalculé notre budget. Je suis déçue parce que je pensais vraiment qu’après 7 ans de serrage de ceinture sur un budget étudiant, on était passé à autre chose. Pas que je voulais dépenser follement, mais juste avoir un petit peu de lousse ici et là. Nico, mon merveilleux chum, m’a aidé à mettre les choses en perspective et relativiser le tout.

On a pu dégager le 200$, en coupant dans mon remboursement de prêt étudiant (passé de 400$/mois à 240$) et dans l’épargne (un maigre 70$ par mois est maintenant mis de côté). On se dit que c’est temporaire, que Nico va bien se trouver un emploi en finissant ses études, mais je suis maintenant plus craintive: qu’est-ce qu’il se passe si ça lui prend six mois, comme moi?..

 

Comment faire face aux imprévus

3 choses qui m’ont aidé à surmonter les imprévus

Ce n’était pas la première fois que la vie me lançait un citron comme ça et j’ai appris avec le temps que certaines choses sont la clef quand vient le temps de faire de la limonade avec le dudit citron.

  1. Connaître sa situation actuelle 
    Où en êtes-vous avec votre bilan? À quoi ressemble-t-il? Selon votre budget, votre argent va où actuellement? Quels sont les postes budgétaires qui sont variables à chaque mois? Lesquels sont du luxe? En sachant tout ceci, on peut relativiser les choses et se mettre en mode solution. Par exemple, nous, on a regardé notre bilan et on a pu constaté que notre montant d’épargne était vraiment fantastique malgré notre situation et que ce ne serait pas la fin du monde de réduire nos contribution à notre CELI. Aussi, en regardant le solde de mon prêt étudiant, on a fait diverses hypothèses de remboursement. En passant de 100$/semaine à 65$, je ne repousse ma date de clôture que de 6 mois, ce qui est passable pour nous.
  2. Reconnaître la situation problématique le plus vite possible
    Ça ne sert à rien de se mettre la tête dans le sable en pensant que la situation va s’arranger d’elle-même, parce que ce ne sera fort probablement pas le cas. On s’ouvre les deux yeux pis on regarde le 18-roues en pleine face. Qu’est-ce qu’on peut faire pour amoindrir le choc? Peut-on l’éviter tout simplement? Parfois, il est possible de conclure des ententes pour étaler les paiements ou alors, réduire les prix. Il suffit de demander AVANT que le paiement soit en retard.
  3.  Utiliser son fonds d’urgence si on en a besoin
    Ça va paraître con comme truc, mais j’ai longtemps économiser pour rien, parce que quand arrivait les imprévus, je ne voulais pas utiliser mon épargne et préférait prendre un prêt. Parlez-moi d’une réaction idiote! Si vous pouvez utiliser votre fonds urgence, faites-le! Réparations auto, plombier, accident, impôts en retard, tout ceci peut être réglé avec le fonds d’urgence. Dans notre cas actuellement, c’est pas vraiment la solution, mais ça aurait pu!
  • Truc bonus: Parlez-en!
    Quand on est dans la marde, on a tendance à le ruminer et le garder pour soi. Il faut en parler. Les autres ont peut-être des solutions ou des ressources pour vous. Aussi, parfois, en brainstormant sur un problème avec les autres, on se rend compte que ce n’est pas la montagne qu’on pensait et tout devient plus simple.
Passez le mot!
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