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Rembourser ses dettes: la méthode Avalanche

Quand on a une déjà un budget serré, rembourser ses dettes peut sembler un objectif inatteignable pour bien des gens, mais avec de la volonté, la bonne stratégie et une méthode, c’est plus accessible qu’on pourrait penser!

On continue la série Rembourser ses dettes avec un troisième article. Cette semaine, on discute de la méthode Avalanche, qui est une autre méthode qui pourrait vous permettre de kickstarter votre remboursement de dettes en 5e vitesse.

Les autres articles de la série:

Rembourser  ses dettes ou épargner: telle est la question

Rembourser ses dettes: les critères à connaître

Rembourser ses dette avec la méthode Snowball

Rappel: Pourquoi devez-vous avoir un plan?

J’aime tellement cette maxime que je vous la répète encore dernière fois (ou pas… 😉 )

Who fails to plan, plan to fail.

Sans plan, vous risquez pas mal plus d’arriver dans un cul-de-sac financier. Le saupoudrage d’argent sur toutes vos dettes, c’est inefficace, démotivant et coûteux. Alors, aussi bien avoir un plan qui vous dira où mettre votre argent en priorité pour atteindre la liberté le plus rapidement possible!

Rembourser ses dettes avec la méthode Avalanche

La méthode Avalanche

On l’appelle la méthode Avalanche parce que contrairement à la méthode Snowball, qui cible les plus petits montants en premier, la méthode Avalanche cible les plus haut taux d’intérêts en premier. C’est la méthode « logique », c’est celle qui, sur toute la durée de votre remboursement de dettes, vous permet d’économiser le plus de frais d’intérêts et donc, de réduire au maximum la durée.

Comment ça réussit à vous offrir ça?

En ciblant la dette avec le taux d’intérêt le plus élevé au départ, indépendamment du solde de celle-ci. Une dette ayant un taux d’intérêts élevé, est une dette qui vous coûte plus cher proportionnellement, qu’une dette avec un taux d’intérêts moins élevé. Et comme la plupart des dettes ont comme caractéristique de voir leur intérêts calculés de manière composée, plus d’intérêts veut dire une durée de remboursement plus longue.

Comment la mettre en application?

Encore une fois, ça commence par faire la liste de nos dettes, mais cette fois-ci, on les classe selon leur taux d’intérêt, du plus grand au plus petit.

Et on s’attaque avec hargne à celle qui se retrouve dans le haut de la liste.

Et quand je dis hargne, je veux en réalité dire d’y mettre tout ce que vous pouvez y mettre comme argent: les canettes que vous retournez à l’épicerie, les heures supplémentaires, les ventes de vêtements du petit dernier sur Kijiji, le retour d’impôt, le 5$ que vous trouvez sur la rue.

Remboursez ses dettes avec hargne, c’est faire des sacrifices, ne pas juste y mettre  »ce qui reste à la fin du mois ». C’est étirer l’épicerie pour pouvoir mettre 20$ de plus sur les dettes, c’est couper Vidéotron, c’est amener son  lunch, c’est vendre la 2e auto qui ne sert presque pas.

Dans la hargne, il y a toute les fois où vous n’avez pas bien dormi à cause de votre fardeau financier.

Toute votre gêne pour les fois où vous avez reçu un avis de la banque parce que vous dépassiez votre limite.

Toute votre déception parce que votre crédit était trop pourri pour faire ce que vous vouliez faire.

Si votre budget vous dit: tu peux mettre 50$ de plus ce mois-ci, essayez d’arriver à 60$. Soulevez les coussins du divan. Tondez des gazons. Vendez de la scrap de métal! Soyez créatif et vous le trouverez le 10$ de plus, j’en suis certaine.

Un exemple

Julie (encore elle!) a les dettes suivantes:

-Une visa à 1000$, à 19%, paiement min. 30$
-Un prêt style Accord D de 2000$, à 4%, paiement min. 150$
-Un prêt personnel de 3000$, à 7%, paiement min. 250$
-Une Mastercard à 6000$, à 22%, paiement min. 180$
-Une marge de crédit de 10 000$, à 2,7%, paiement min. 61$

Elle commence par les mettre en ordre décroissant selon leur taux d’intérêts:

-Une Mastercard à 6000$, à 22%
-Une visa à 1000$, à 19%
-Un prêt personnel de 3000$, à 7%
-Un prêt style Accord D de 2000$, à 4%
-Une marge de crédit de 10 000$, à 2,7%

Ensuite, elle concentre ses efforts sur la Mastercard, tout en continuant de payer le minimum sur les autres. De son budget, elle dégage 150$ supplémentaire par mois pour rembourser ses dettes, qu’elle applique donc en priorité sur la Mastercard. Si elle réussit à trouver des sous supplémentaires, ils vont sur cette dette jusqu’à ce que celle-ci soit vaincue.

Elle poursuit ensuite ses efforts sur le Visa, cette fois en appliquant non seulement le minimum (30$), mais aussi le 150$ supplémentaire et le paiement minimum de la Mastercard (180$), en plus de tout ce qu’elle peut trouver en dessous des coussins du divan.

Ainsi de suite jusqu’à ce que la dernière dette rende l’âme (et vous rende la vôtre!)

Rembourser ses dettes avec la méthode Avalanche

Pour

C’est une technique simple, très cartésienne, qui mise sur le fait que si vous payez moins d’intérêts, vous finirez de rembourser vos dettes plus rapidement et en payant moins d’intérêts.

Juste ça, c’est suffisant!

Contre

Qu’est-ce qui ce passe si votre dette avec le plus haut taux d’intérêts est aussi celle avec votre solde le plus élevé? Ça pourrait vous prendre des années à rembourser et en attendant, vous ne voyez pas le nombre de dettes diminuer. Ça peut être décourageant pour plusieurs personnes!

Et puis, qu’arrive-t-il si vos taux d’intérêts sont variables…?

Mon grain de sel

Je suis attirée par la méthode Snowball, je ne vous le cacherai pas. L’idée de créer un momentum me parle. Par contre, je suis cartésienne de nature. Si je peux épargner des frais, je vais le faire. En conséquence, quand j’ai mis en place mon plan de remboursement de dettes, j’ai choisi un hybride. J’ai remboursé les plus petites dettes avant et ensuite, pour les autres, j’y vais selon les taux d’intérêts.

C’est permis d’adapter les méthodes à nos besoins!

 

 

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Rembourser ses dettes: la méthode Snowball

Voici le deuxième article de la série Rembourser ses dettes, une série d’articles visant à rendre digestible le remboursement des dettes. On ne se mentira pas: ça ne sera probablement pas facile, mais en comprenant mieux ce qui importe dans un plan de remboursement de dettes, on peut se donner une meilleure chance au départ.

Les articles précédents de la série Rembourser ses dettes:

Rembourser ses dettes ou épargner : telle est la question

Rembourser ses dettes: quels critères connaître?

Aujourd’hui je m’attaque à la méthode, le plan d’attaque. Plus précisément un plan d’attaque basé sur la méthode dite « Snowball ». Cette méthode a été popularisée par Dave Ramsey, un gourou des finances personnelles aux États-Unis et tire son nom de l’image suivante: si vous lancez une petite balle de neige en haut d’une montagne, en dévalant la pente, la balle de neige grossit, grossit, grossit, accumule de l’inertie et fini par dévaler la pente à 100 miles à l’heure.

Pourquoi vous devez choisir une méthode

Avez-vous déjà entendu: qui coure 10 lièvres à la fois n’en attrape aucun? Ou encore l’expression anglophone: Who fail to plan, plan to fail ?

Ben c’est ça.

Pas de plan, pas d’actions concrètes. Pas d’actions concrètes, pas de résultats.

Vous voulez des résultats, vous êtes en train de lire cette article, vous faites déjà un pas par en avant! Vous avez fait la liste de vos dettes, vous savez que leur remboursement draine chaque mois une grosse partie de vos revenus et, là, C’EST ASSEZ. Vous voulez les rembourser, mais par quel bout commencer?

Il existe plusieurs méthodes, la snowball, l’avalanche et l’émotive, pour ne parlez que de celles-ci. Je traite aujourd’hui de la snowball, mais restez proche, parce que la semaine prochaine, c’est l’avalanche et l’émotive suivra sous peu.

Peu importe la méthode choisie, toute ont une chose en commun:

Priorisez une dette et payez le minimum sur les autres.

Arrêtez de saupoudrer votre argent partout!

On va reprendre l’analogie de la neige. Imaginez que vous avez un espace à déneiger (c’est pas si loin à votre mémoire, j’imagine 😉 ) Est-ce que vous allez enlever une première couche de neige partout, puis revenir au point de départ et enlever une autre couche à la grandeur et ainsi de suite jusqu’à ce que se soit vide? Non, vous allez vous épuiser en faisant des pas inutiles et repasser sans cesse au même endroit.

Vous commencerez probablement par vous concentrer sur un endroit à la fois. Les marches, l’entrée, le tour de la voiture et finalement, le bordage.

C’est la même chose avec le remboursement de vos dettes, vous concentrez toute votre énergie et vos sous de disponibles sur une dette. Quand celle-ci est réglée, on passe à la prochaine.

Rembourser ses dettes- Utilisez la méthode Snowball

Qu’est-ce que la méthode Snowball?

Comme je vous le disais plus-haut, Snowball illustre une petite boule de neige qui amasse de l’inertie en roulant. La technique snowball :

1.  On fait la liste des dettes, du plus petit solde jusqu’au plus grand.

2. On fait le paiement minimum sur toutes nos dettes, TOUJOURS. On ne saute aucun paiement.

3. On prend tout l’argent de surplus qu’on a et on l’applique au solde de la plus petite dette.

4. Quand la première dette est remboursée, on prend ce que versait sur elle (paiement minimum+surplus) et on l’applique à la suivante. Le but, c’est que le montant versé à chaque mois sur la dette en cours de remboursement augmente à chaque fois qu’on fini d’en rembourser une, c’est  »l’inertie » de la technique.

Un exemple?

Julie a 5 dettes qui la turlupine:

-Une visa à 1000$
-Un prêt style Accord D de 2000$
-Un prêt personnel de 3000$
-Une Mastercard à 6000$
-Une marge de crédit de 10 000$

Les paiement minimum sont respectivement de:

-30$
-150$
-250$
-180$
-61$

À chaque mois, Julie peut se permettre de mettre 150$ de plus sur ses dettes (ce qui correspond à son surplus dans son budget)

Comme la Visa est sa plus petite dette, elle obtient le statut de « dette-vedette » et se trouvera liquidée en premier. Le plan de Julie aurait donc l’air de ça:

-Visa: 30$ + 150$
-Prêt Accord D: 150$
-Prêt Personnel: 250$
-Mastercard: 60$
-Marge de crédit: 61$

Au 6e mois, Julie finit de repayer sa Visa. Elle fait d’abord une petite danse de la joie:

Puis avec vigueur et volonté, recommence la même tactique, mais cette fois, le montant qu’elle peut payer  sur la prochaine dette-vedette est de 180$ (30$ de la Visa+150$ de surplus) en plus du montant minimum associé à la dette. Ça ressemble donc à ceci:

-Prêt Accord D: 150$+180$
-Prêt Personnel: 250$
-Mastercard: 60$
-Marge de crédit: 61$

Quand elle finit de rembourser son Prêt Accord D, elle applique le montant libéré (150$+180$) à la prochaine dette-vedette:

-Prêt Personnel: 250$+330$
-Mastercard: 60$
-Marge de crédit: 61$

Et ainsi de suite. Commencez-vous à voir la boule de neige émerger? Chaque fois qu’une dette est finie de payer, la prochaine voit son remboursement augmenter de manière exponentielle. Au final, le montant total que vous payiez en remboursement de dettes n’augmente pas, mais le montant que vous payiez sur la dette-vedette, lui, augmente.

Méthode Snowball- payez vos dettes avec vengeance!

Vous pouvez constater mes grands talents en création visuelle 😉

Les avantages de la techniques

Si on compare cette méthode au saupoudrage traditionnelle, elle fait économiser des frais d’intérêts, mais selon moi (et plusieurs autres), son principal avantage vient du momentum qu’elle crée.

Comme vous focusez sur la plus petite dette en premier, rapidement vous l’éliminerez.

Hasta la vista, baby!

Une dette de moins, c’est encourageant! Vous venez d’accomplir le premier pas (et le plus important), vous risquez d’être encore plus motivé à continuer. C’est comme être au régime et perdre le premières 5 livres, ça justifie les efforts, mettons!

C’est une méthode simple et efficace, qui, en plus, est intuitive.

Les inconvénients

Selon bien des gens, la logique voudrait que tu paies la dette qui te coûte le plus cher en terme d’intérêts en premier et avec la technique Snowball, ce n’est pas toujours le cas. Au final, tu finis donc par par payer un peu plus en frais d’intérêts qu’avec la technique Avalanche, par exemple.

Aussi, qu’est-ce que tu fais si tu as deux dettes avec exactement le même montant? (Réponse: paie celle avec le taux d’intérêt le plus élevé des deux.)

Rembourser ses dettes avec la méthode Snowball

Comment appliquer la technique

Faites comme Julie 😉

Non, sans blague, c’est assez facile. Vous identifiez les dettes qui vous ralentissent, ce sont habituellement les dettes associées à aucun actif ou à des actifs qui se déprécient rapidement, comme des dettes de cartes de crédit, des dettes de  »achetez maintenant, payez pour longtemps » et des prêts auto qui ont ballounés.

Il suffit ensuite de les mettre en ordre croissant et de commencer à liquider la première.

N’oubliez pas la petite danse de la joie entre chaque.

Est-ce la bonne méthode pour moi?

C’est la bonne méthode pour vous si vous voulez voir des résultats et vite. Si vous êtes comme moi, vous n’êtes pas patient, vous voulez voir des changements à votre situation rapidement. Cette méthode est faite exactement pour du monde comme nous!

Dave Ramsey, le fameux gourou, dit d’attaquer ses dettes avec vengeance et intensité. Plus vous démarrez le processus avec un sprint, plus vite les résultats vont venir et vous resterez motivés. Son site regorgent d’exemple de gens supra-endettés qui ont choisi de presque tout vendre leur bébelles de surplus pour mettre plus d’argent sur leurs dettes.

Machine à crème glacé vendue sur Kijiji, voiture de luxe remplacée par une Corolla 2003, vente de garage massive, déménagement dans plus petit, deuxième job, tous les moyens sont bons pour libérer des fonds pour repayer plus vite les dettes. L’idée c’est que chaque dollar de surplus doit être dirigé vers la  »mission ultime »: la liberté financière.

C’est peut-être extrême pour certains d’entre nous, mais ça peut en inspirer plusieurs! Jusqu’où iriez-vous pour rembourser vos dettes et vous libérez des paiements?

 

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Remboursement de dettes: les critères à connaître

Disons que vous avez décidé de redorer votre bilan et vous voulez rembourser vos dettes. (Yé, bravo!) Vous savez que dans votre cas, entre épargner ou rembourser vos dettes, c’est la dernière option qui est la plus payante, mais  comment choisi-t-on par où commencer? Un plan de remboursement de dettes, ça se réfléchi, ça s’optimise et ça se met en place! Cet article est le premier d’une série sur le remboursement des dettes, au courant des prochaines semaines, j’aborderai les autres aspects qui influencent un plan d’attaque pour le remboursement de nos dettes.

Les critères à connaître

On a souvent plusieurs  »opportunités » de nous endetter, et ça, même aux balbutiements de notre vie d’adulte. À 18 ans, j’avais ma première carte de crédit, à 19 ans, j’ai une première marge. À 20 ans, j’ai failli me laisser tenter par l’achat à crédit d’une voiture neuve (imaginez-vous, je n’aurais pas encore fini de la payer!) À 22 ans, je prenais des prêts gouvernementaux pour les études. Et maintenant, à 26 ans, je multiplie les marges, carte de crédit et hypothèques. J’ai pas encore 30 ans et je suis attachée au crédit, même si tout est encore très sain dans notre relation.

Je reste convaincue que le crédit peut être un outil, une rampe d’accès si on l’utilise pour investir, mais ça peut aussi être une arme à double tranchant: il nous permet l’accès à des biens maintenant, mais on repaie avec nos revenus du futurs+intérêts.  À la longue, les  »petits paiements » peuvent devenir la corde avec laquelle on se pend.

Et une fois qu’on a profité de ces « opportunités » et qu’on commence à sentir la corde autour de notre cou, comment repaie-t-on le tout? Pour le déterminer, il faut bien connaître ce qui constitue notre dette, c’est-à-dire nos différents emprunts. Chaque emprunt aura des conditions différentes et ce sont ces conditions qui influencent sur vos remboursement.

Rembourser ses dettes- les critères à connaître

Le terme et l’échéance

Certains outils de crédit, comme la carte de crédit et la marge de crédit, n’ont pas de terme et d’échéance, si ce n’est que la date limite pour faire son paiement avant que les intérêts commencent à se calculer.

D’autres, comme les prêts personnels, les achats à crédit (36 paiements pour un sofa par exemple), les prêts étudiants et les prêts hypothécaire, ont une terme et une échéance. Un terme, c’est une période de temps à l’intérieur de laquelle les conditions que vous avez négociés sont fixes. L’échéance, c’est le temps qu’il reste jusqu’à ce que le capital soit entièrement remboursé. Dans certains cas, terme et échéance se confondent.

Par exemple, quand j’ai commencé à repayer mon prêt étudiant, la durée de mon prêt (terme) était de 3 ans, mais l’échéance de 10 ans. Comme j’ai récemment réduit mes paiements à cette dette, ma durée c’est allongé, mais l’échéance reste la même. En réduisant mes paiements, j’ai redistribué le montant restant sur les années restantes avant l’échéance. C’est souvent une tactique utilisée dans les plans de repaiement de dette quand on a un dette à très faible taux/ ou dont les intérêts sont déductibles d’impôts.

Solde

Combien devez-vous encore sur votre prêt? Ce solde contient habituellement le capital, et les intérêts accumulés depuis le dernier versement. Le solde va habituellement en diminuant, sauf si vous réempruntez régulièrement sans rembourser.

Fréquence de paiement

Au mois? À la semaine? Une fois par an? Règle général, avec un prêt dont l’intérêt est calculé quotidiennement, plus votre fréquence de paiement est élevé, plus vous rembourserez rapidement.

Taux d’intérêts

Quel est le taux d’intérêts que vous assumez sur votre dette? À quelle fréquence se capitalise-t-il? Plus les intérêts sont calculés (capitalisés) régulièrement, plus le facteur de l’intérêt composé joue son rôle.

Conditions de grâce

On appelle ça  »de grâce », mais ne vous faites pas prendre, ce n’est pas un cadeau qu’ils vous font. Les prêteurs offrent parfois à leur clients de suspendre leurs paiements pendant un certain temps, ou de le diminuer (parfois juste les intérêts devront être payés). Le fameux  »paiement minimum » des cartes de crédit pourrait être compté comme une condition de grâce.

Pour les prêts étudiants, le six de congé de paiement à la fin des études, c’est une condition de grâce.

Restrictions et pénalités

Un bon exemple de restrictions serait un prêt qui vous empêcherait de changer votre fréquence de paiement. Ou encore, avec mon hypothèque, je peux doubler le paiement, mais je ne pourrais pas le tripler.

Les pénalités se présentent quand, par exemple, vous finissez de rembourser plutôt une dette, vous aurez des frais. Ou si vous voulez renégocier votre prêt avant la fin du terme. Ou céder votre prêt auto.

Il est important de connaître les restrictions et les pénalités entourant un prêt avant de commencer un régime  »mort aux dettes ».

Intérêts déductibles d’impôt ou pas?

Pour certaines dettes, les intérêts seront déductibles d’impôt, comme les prêts étudiants, les prêts servant à l’investissement dans une entreprise et les prêts pour l’immobilier locatif.

Les intérêts payés sont alors enlevés (déduits) du revenu imposable. Il est donc moins intéressant de rembourser rapidement ces dettes par rapport à une autre avec des conditions semblables, mais dont les intérêts ne seraient pas déductibles.

Et maintenant?

Faites la liste de vos dettes et associez-leur leurs critères propres à chacune. Vous devriez le faire pour toutes, y compris , les prêts auto, les prêts étudiants et l’hypothèque. Les gens ont souvent tendance à laisser celles-ci de côté parce que ce sont des dettes  »propres », des  »bonnes » dettes, mais toute dette exige un paiement mensuel et c’est ce paiement qui gruge votre revenu disponible à chaque mois.

Vous pouvez utiliser ce fichier pour faire la liste des emprunts 🙂

La prochaine étape est de déterminer le montant que vous pouvez  »pitcher » sur vos dettes pour les faire disparaître le plus vite possible. Et ça, il suffit de rester à l’écoute, parce que l’article sera disponible sous peu!

Rembourser ses dettes- quels critères devez-vous connaître?

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Quand tout ne va pas comme prévu: la technique pour reprendre le contrôle

Je fais souvent des articles où j’essaie de rendre des sujets sérieux et beiges, légers et plaisants. Je pense que je réussis plutôt bien, mais la réalité, c’est que parfois, je me plante moi aussi. J’ai parfois l’impression que je perds royalement le contrôle.

Comme vous savez peut-être, j’ai acheté une maison récemment. Superbe, grande, bien localisée et avec un potentiel de prise de valeur vraiment intéressant. J’avais tout préparé: l’argent pour la mise de fonds, l’argent pour les rénos, le budget pour les rénos, les bons entrepreneurs, etc.

J’avais pensé aux frais de clôture.

En fait, je pensais l’avoir fait.

Quand nous avions acheté le triplex, la taxe de Bienvenue nous avait été envoyée en juin, 4 mois après l’achat et nous avions jusqu’en août pour la payer. Apparemment, ce n’est pas pareil dans toutes les municipalités. Le compte de taxes est rentré ce mois-ci… et est payable avant le 26 avril. Je pensais avoir jusqu’en juin. Tout aurait été ok en juin, j’avais prévu les liquidités pour ça.

Mais pas maintenant.

Surtout, que grâce à des vendeurs pas très collaboratifs, notre notaire a dû nous charger presque 400$ de plus pour l’acte de vente.

Et que finalement, on a dû changer la fournaise parce que, contrairement à ce que les vendeurs prétendaient, elle n’avait pas été en fonction depuis 3 ans et a brisé dans les premiers jours de possession, envoyant dans l’air une odeur prononcée de jetfuel.

Avant que vous me disiez: t’avais juste à faire inspecter, je tiens à préciser qu’une fournaise, un inspecteur en bâtiment, ça inspecte pas ça.

La fournaise nous a donc coûté 3000$. Le gouvernement donne actuellement une subvention pour la conversion mazout-électricité, mais l’évaluateur de notre dossier brette et exige une facture de chauffe-eau (on n’a pas changé le chauffe-eau).

On a dû refaire la plomberie complète d’une salle de bain, parce que après avoir rouvert l’eau, on s’est rendus compte que les joints avaient séchés et fuyaient. 300$

Tout ça, c’est sans compter les nombreux petits achats qui s’accumulent et que je n’avais pas compté. Tsé des boîtes de vis à 5$ et des cannes d’uréthane à 10$, ça fini par faire un beau petit montant. Comme le sous-planchers qu’on a dû refaire.

Vous comprendrez donc qu’en ce moment, j’hyperventile un petit peu. J’essaie toujours de voir venir le pire et j’avais prévu un coussin, mais là, j’ai l’impression d’avoir donné la main et qu’ils ont pris le bras… avec un chausson en prime.

tout-va-être-ok

Si le Doctor le dit, c’est que c’est vrai… right?

Actuellement, on est chanceux. Nico fait de l’overtime depuis 4 semaines, ce qui lui donne de très belles paies et me permet de patcher les trous, mais j’ai la désagréable impression que ça ne sera pas assez et je pense de plus en plus à aller faire une demande pour augmenter notre marge.

Les grosses dépenses s’en viennent et je ne veux pas qu’on soit pris à la gorge ou pire, devoir demander de l’aide à nos parents.

#lahonte

On a toujours fait seuls au niveau financier. Même dans les pires moments avec le bloc, on s’est arrangés. Là, j’ai l’impression d’avoir essayé de jouer à l’adulte et d’avoir échoué lamentablement. J’ai gaffé et j’en paie le prix (littéralement).

Je sais que je ne suis pas la seule dans une situation semblable, où tu te fais surprendre par des dépenses et des imprévus qui grugent ta détermination à te battre et à faire les meilleurs choix. Je suis épuisée, physiquement et mentalement. Ce matin je devais appeler mon cuisiniste parce que mes armoires sont en retard d’une semaine déjà et ne seront pas installée avant le 18 avril, soit dans 2 semaines… Je prévoyais mettre mon pied à terre et demander un rabais. J’ai appelé, j’ai écouté leurs excuses plates et j’ai juste laissé planer un silence plein de jugement… sans demander de rabais.

En gros, je suis dépassée.

tout-ne-va-pas-comme-prévu

Quoi faire quand on est dépassé.

Faire un pas en arrière

Prendre une grande respiration. Ouvrir une bière ou siroter un thé. Sortez-vous de la situation. Un peu comme quand ils disent aux parents à bout de souffle de reposer leur bébé hurlant dans sa bassinette et de fermer la porte derrière eux pour éviter de commettre le pire.

Laissez le problème dans sa bassinette et allez décanter plus loin.

Évaluer la situation objectivement

Faire une liste des choses qui posent problème. Faire une autre liste des choses qui vont bien (croyez-moi, il y en a, c’est sûr!) Qu’est-ce qui va le plus mal? Pourquoi?

Hier, je suis arrivée à la nouvelle maison après que les sableurs soient partis. Ils avaient teint les planchers… et c’était ROUGE. Je les paies 3100$, et mes planchers sont ROUGES?! Ils étaient sensés être dorés!

Crying mode activated.

Je vous jure j’ai appelé ma mère en braillant.

Ensuite, je suis retournée en-dedans et j’ai regardé plus attentivement. Est-ce que c’était vraiment rouge? Est-ce que c’est si pire que ça?  J’ai appelé le gars des planchers et je lui ai demandé calmement des explications et on a discuté des options.

 

éviter-décisions-importantes-argent-émotions

Trouver les solutions possibles

Il y a TOUJOURS une solution. Parfois ce n’est pas celle qui nous conviendrait le plus, mais il y a toujours une solution. Faites en la liste. Identifiez-les celles avec le plus de potentiel. Explorez les options.

Dans le cas de mon manque de liquidités, j’ai 2 options:

1-Faire augmenter la marge
2-Retarder certains travaux pour prendre le temps d’économiser/rembourser la marge.

J’ai choisi la deuxième option. Les fenêtres devront attendre. De même que la chambre du bas. Et la salle de bain du rez-de-chaussé. Mais au moins, mon ulcère va rester tranquille.

Faire un plan court-court-terme

Oubliez les grands plans. Oui, je sais que dans 8 mois, mes finances seront mieux, j’aurai à nouveau les liquidités et que ça va aller, mais demain, quand je devrai mettre le chèque à la poste pour 3100$ , c’est là que ça ira moins bien.

En attendant, je me fais un plan pour la semaine. J’appel ça « patcher les trous dans le bateau ».

Qu’est-ce que je dois faire d’ici demain pour éviter de couler?

Est-ce que j’ai besoin d’argent pour l’épicerie? Payer le loyer? Mettre de l’essence dans l’auto?

Comment j’y arrive?

Bref, vous voyez où je veux en venir? Souvent, on se laisse ensevelir par les plans en 46 étapes simples et on fini par être plus découragées par la solution que par le problème.

Prenez la solution qui fait le plus de sens pour vous, qui est réaliste et faisable et donnez-vous des directives simples à faire pour sa mise en place.

Pour ma part, j’ai fait une liste des choses restant à faire dans la maison, du plus urgent au « cosmétique ». J’ai ensuite accolé un montant à chose jusqu’à ce que j’atteigne la fin de mes liquidités (petite confidence: ce moment est arrivé vite). Ça m’a permis de faire deux choses: confirmer que j’avais l’argent pour les choses plus urgentes (comme éviter d’inonder le sous-sol à la moindre averse avec un nouveau drain de fondation), et réaliser que le reste n’était pas si urgent et pouvait bien attendre.

Une dernier truc: parlez-en

Vous seriez étonné de voir le réseau que vous avez autour de vous et le support dont vous bénéficiez sans le savoir. En parler permet aussi de relativiser la situation avec le regard des autres. Ça peut faire des miracles.

Est-ce que cette technique est miraculeuse? Non, certainement pas. Par contre, elle permet de faire le petit chien. Vous savez, la technique de nage super élégante? Celle qui permet de garder la tête hors de l’eau? Celle-là. Ça permet de faire le point, de reculer pour mieux reprendre le contrôle.

 

 

 

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Les finances et le couple: 5 méthodes pour gérer son argent.

Je m’attaque cette semaine à un sujet épineux: la gestion des finances personnelles dans un couple. Bien franchement, je trouve ce sujet excessivement personnel, bien plus que mes dettes, mon salaire ou mon budget.

Vous remarquerez que je suis assez transparente quand vient le temps de divulguer mon bilan personnel. Vous connaissez ma situation et mes objectifs pour 2017. Ce que vous ne savez peut-être pas, c’est que mon bilan personnel et mon bilan familial, c’est la même chose.

Oui, vous avez bien lu, chez nous, tout va dans le même pot.

C’est la méthode que nous avons choisi après des années de vies de couple et c’est une méthode qui s’est installée tranquillement, au fil du temps. Est-ce que c’est parfait? Pour nous, oui, totalement, mais ce n’est pas le cas pour tous!

J’ai la chance d’avoir quelqu’un dans ma vie qui partage mes objectifs et ma vision de l’argent, ce qui facilite grandement, selon moi, la gestion de nos finances.

Bien franchement, on ne sait jamais vraiment posé la question, parce qu’on a juste dérivé tranquillement vers la gestion intégrée de nos finances. Cependant, avec les années, j’ai compris que chaque couple est différent et de facto, gérera les choses différemment.

Voici donc  5 méthodes que j’ai observé à l’oeuvre. Est-ce que ça veut dire qu’il n’y a en a que 5?

Oh que non!! Mais, je donne ici les principales sur lesquelles les variations s’exercent.

finances-couple-argent

1-Church and State

C’est la méthode où vous gérez vos finances à vous et l’autre gère ses propres finances. Vous n’avez aucune idée de combien l’autre gagne ou dépense ou épargne. Chacun paie sa part des dépenses conjointes (s’il y en a), mais le partage s’arrête là. C’est souvent la première méthode qui est utilisée par les nouveaux couples, parce que soyons franc, personne aime parler d’argent. Si on en fait pas assez, on est gêné, si on en fait trop, on est gêné aussi.

Avantages:
Simple, genre, super méga simple. Vous n’avez même pas besoin d’un compte conjoint.
Privée, l’autre n’aura jamais le nez dans vos affaires. Vous conservez une totale indépendance.
Limite les risques en cas de rupture. C’est fini? Y’a rien d’autre à faire que d’enlever son nom du bail.

Désavantages:
Projet de couple? C’est plus difficile de faire des projets de couple de la moindre envergure. Imaginez: vous voulez aller en voyage dans le Sud, mais l’autre arrive à peine à tout payer ses factures, vous risquez d’attendre longtemps qu’il épargne sa part, ou pire, il pourrait le mettre sur la carte. Quand on ne connaît pas la capacité financière de l’autre, toute planification devient laborieuse.
Y’a aucune synergie. On se le cachera pas, l’un des gros avantages d’être en couple, c’est la synergie financière, 1+1=3. En utilisant cette méthode, vous êtes plus des colocs qu’un couple (juste au niveau financier là, ça change rien à l’amour).

J’ai essayé cette méthode mais je suis trop curieuse et ouverte pour que ça dure . Nico et moi, on a utilisé cette méthode pendant… 3 mois? La minute que nous nous sommes mis à habiter ensemble, dans un glorieux studio hors-de-prix, on a utilisé la deuxième méthode.

2- Le 50-50

C’est la chute du Mur. Chacun met encore 50-50 des dépenses, mais on est ouvert sur notre situation personnelle. L’autre commence à connaître nos habitudes de cigale ou de fourmi. On connait les habitudes de l’autre. Sauf que ne vous tromper pas, chacun gère encore ses dépenses personnelles comme il veut et reste maître de son budget au final, c’est encore mon argent-ton argent.

Avec cette méthode, planifier des projets communs devient plus facile, orienter nos finances personnelles vers une direction commune aussi.

Je trouve cette méthode super quand les dépenses sont encore très distinctes ou facilement séparables moitié-moitié. Sauf que dès qu’on rentre dans des gros achats communs, c’est peut-être plus compliqué. Exemple, vous partagez une voiture. Un des deux l’utilise plus que l’autre, mais la voiture sert aussi aux déplacements de la famille; allez-vous vous mettre à compter le kilométrage? Un autre exemple, monsieur veut une plus grande télé et se l’achète. Si madame écoute aussi la télé, devrait-elle contribuer?

Autrement dit, malgré l’apparente simplicité, c’est une méthode qui doit être rodée pour chaque couple. En plus si les revenus sont vraiment inégaux, ça peut rapidement devenir injuste.

3-L’équitable

Si tu fais 30 000$ par an et que l’autre fait 100 000$, c’est peut-être pas juste de penser que les dépenses doivent être 50-50, pour eux, comme pour l’autre. Si tu fais 30 000$ par an et tu es obligé de contribuer à 50% du train de vie de quelqu’un qui fait 100 000%, tu risques d’y passer tes paies au complet. D’un autre côté, si tu fais 100 000$ par an, tu as peut-être envie d’avoir un train de vie supérieur à celui de ton conjoint. Le partage des dépenses se fait alors en proportion du salaire.  Dans cet exemple-ci, la personne qui fait 30 000$ par an contribue à 23% du revenu et donc, devrait contribuer à 23% des dépenses.

Cette méthode ne touche que la répartition des charges financières à l’intérieur du couple. Pour le reste, c’est comme la méthode 50-50.

4- Le semi-commun

Vous connaissez cette méthode, c’est certain. C’est la méthode où l’argent est versé en  »grande partie » dans un compte conjoint et où chaque conjoint garde de  »l’argent de poche » + son épargne dans son compte. Autrement dit, l’argent pour les dépenses communes, l’épargne commune (mise de fonds pour une maison, épargne pour un voyage, REEE, etc) et le budget discrétionnaire de couple se retrouve sur le compte conjoint, qui est alors géré à deux.  Seulement, chacun garde une autonomie avec sa portion  »personnelle ». On peut aussi ajouter à cette méthode la carte de crédit commune, pour éviter les histoires de  »j’ai payé ça, tu as payé ça, combien on se doit ».

C’est l’entre-deux.

finances-couple-argent

5- Le commun

Ce qui est à moi est à toi et vice-versa. Cette méthode est loin d’être pour tout le monde. De un, elle demande une confiance presque absolue dans l’autre et des valeurs partagées pour la gestion et la dépense de l’argent. De deux, les deux partenaires doivent être ouverts et comprendre les implications que faire compte-commun imposent. À moins d’être l’exception qui confirme la règle, tu n’arrives pas à cette méthode après 2 mois de vie de couple.

Pour nous, la transition vers le tout commun à commencer en 2012. En juillet 2012, nous nous sommes mariés, en grande partie pour les prêts et bourses, mais ça faisait déjà 3 ans qu’on s’endurait s’aimait profondément.  Avec le budget riquiqui des prêts et bourses, on s’est vite rendu compte que de tout mettre en commun serait vraiment plus optimal. En plus, on se disait qui si l’autre était pas là, on n’aurait pas cet argent, donc c’était autant à nous deux qu’à l’individu.

Rapidement, on a adapté les choses au fur et à mesure que de nouvelles situations se présentaient pour arriver aujourd’hui à une gestion centralisée (moi) qui fait une reddition de compte journalière au conseil (lui et moi). On fait le budget ensemble et on se donne des objectifs que les deux approuvent. Comme je disais, nous sommes tout deux très ouverts avec notre argent et on discute régulièrement. Toute dépense dépassant 20$ est approuvée/discutée avec l’autre, simplement parce qu’on aime s’en parler, pas parce que je suis la Gestapo.

L’avantage principal est pour moi la simplicité de gestion. Plus de niaisage de transferts entre les comptes, je gère tout en direct. En plus, avec un chum ingénieur, il a plein d’avantages (carte de crédit avantageuse, marge de crédit à bas taux) dont je peux profiter de cette manière. Et il profite de mon talent pour la gestion financière.

Je n’utiliserai pas cette méthode si j’avais le moindre doute quant à la confiance que je porte à Nico. Mettre en commun ses avoirs, c’est toute une décision.

5-Votre méthode

Je pourrais écrire pendant des jours, je pourrais ne jamais décrire complètement votre méthode. Chaque couple est unique et votre situation peut aussi faire varier les choses. Il n’y a pas une réponse absolue. Et puis, on peut évoluer au travers de ça, il n’y a pas de règles.

La plupart des gens vont utiliser Church-and-State au tout début, quand ils n’habitent pas encore ensemble. Après tout, ça fait du sens, pourquoi partager des données financières à ce stade, l’autre n’en a pas besoin. Automatiquement, en habitant ensemble, la méthode 50-50 va prendre le relais pour la plupart des gens et certains vont utiliser l’Équitable si leur salaire sont vraiment disproportionné. Certains, comme mes beaux-parents vont arrêter là et seront confortables ainsi pour la suite.

Avec le temps certains vont migrer le semi-commun et certains vont continuer vers le commun. Ça dépend des gens et des couples.

L’important, c’est que les deux partenaires soient à l’aise dans le processus. Et ça, ça sera l’objet d’un autre article!

Notes importantes:

Une chose importante à se rappeler, c’est que peu importe la méthode choisie, vous devez épargner. Et même si vous mettez tout en commun, vous devriez aussi avoir de l’épargne sur un compte personnel. De toute façon les comptes enregistrés (CELI, REER) ne peuvent pas être des comptes conjoints.  C’est correct de faire pot commun, mais en cas de séparation, il est impensable que un des deux conjoints aie toute l’épargne du couple à son nom. Vous allez me dire que c’est évident, mais en transférant la mise de fonds pour la maison, je me suis rendue compte que l’un des compte-épargne que j’utilisais pour épargner des sous était seulement à mon nom. Ce n’était pas de la mauvaise foi, et pour moi il était clair que c’était moitié-moitié dès le départ, mais en cas de séparation, j’aurais pu tout garder.

Aussi, en cas de décès, les comptes conjoints sont gelés pendant un certain temps, donc, idéalement chaque personne devrait conserver son propre compte où sa paie est versée. De cette façon, elle pourra continuer de fonctionner jusqu’à ce que la situation soit régularisée par sa banque/caisse.

Un dernier point: si vous êtes mariés, faites attention à la méthode Church-and-State. Étant donné que vous êtes automatiquement solidaires de toutes dettes contractées pour quelque chose qui pourrait ressembler de près ou de loin à du patrimoine familial, vous devez être au courant des comptes de l’autre, un minimum. En plus, pouvez-vous m’expliquer pourquoi vous vous mariez si vous êtes pas capable de vous parler un peu d’argent? Je juge pas, je comprends juste pas!

Et vous, quelle est votre méthode? Comment y êtes-vous arrivé?

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C’est le temps du bilan: l’affreux, le laid, le beau!

Wow, 2016 qui se termine déjà! J’ai toujours ce petit pincement quand une année se termine. Belle ou plus raide, j’apprends de chaque année qui passe et lui dire au revoir m’est difficile.

En plus, c’est le temps du Bilan. Avec un grand B.

Celui qu’on fait juste une fois par année. Oui, à chaque mois, je compile et calcule un petit bilan vite vite: combien j’ai dépensé, combien j’ai épargné, mais celui de fin d’année, c’est le plus exhaustif, c’est celui qui me met les choses en pleine face, plus moyen de me mettre la tête dans le sable.

Je valide en plus si j’ai atteint mes objectifs. Cette année, on s’était fixés comme objectifs d’atteindre 20 000$ en épargne (le but était d’économiser 40 000$ sur deux ans pour une mise de fonds) et de partir en voyage pour la fin d’études de Nico en payant cash pour celui-ci.

Comme pour tous les bilans, tout n’est pas rose et arc-en-ciel dans le mien cette année, mais l’important c’est d’avancer!

bilan-2016

L’affreux

Le Bilan de cette année n’est pas super méga reluisant. Pas pire pour une blogueuse en finances perso, hein?

Il faut se rappeler que le début de 2016 n’a pas été tendre avec moi, j’avais un riquiqui contrat à 15h/semaine et 15$ de l’heure. J’ai trouvé à la mi-janvier un emploi d’aide-cuisinière dans un collège privé qui payait le minimum, mais au moins, ça m’a permis de boucher les trous. J’ai appris cette année que la recherche d’emploi n’est pas une période particulièrement facile quand tu n’as pas d’expérience.

2016 a aussi été l’année du remboursement de la dette étudiante que j’ai attaqué vitesse grand V, ça, ça fait un trou dans un budget. De 13 080$ en septembre 2015, il ne me reste plus que 4005$ aujourd’hui. La remise de dettes a beaucoup aidé!

Notre locataire du 3e logement est aussi parti en décembre 2015 et j’ai appris à la raide qu’un déménagement de locataires ne se fait jamais sans perte financière pour un propriétaire. Perdre 650$ en décembre-janvier a fait mal. Je ne regrette toujours pas le triplex, car grâce à son achat et sa remise en forme, on a pu présenter une mise de fonds de 20% pour l’achat de notre prochaine maison. 

 

Le laid

Je suis un peu déçue, car novembre et décembre n’ont pas suivi aussi bien le budget que j’aurais voulu, mais les dépenses relatives à la nouvelle maison, la fin de bac de Nico et des obligations au travail ont décidé que le budget bouclait autrement. Pas de nouvelle épargne significative de côté et 2000$ sur la marge de crédit. Comme cette année, notre marge de crédit est descendue aussi bas que 6000$ et qu’on l’a remboursé en entier (avant de remettre 2000$ dessus) je dirais que je suis plutôt contente overall.

2016, c’est aussi l’année où j’aurais pu acheter un gros char, où j’ai failli et où l’univers m’a envoyé un coup de pouce sous la forme de parents généreux et de leur vieille auto. C’est un gros cadeau qui nous durera encore quelques années si bien entretenu, et ça m’a évité des paiements de 400$/mois. Est-ce que c’est LE char qu’on voulait? Non. Est-ce qu’il roule et tire une remorque (critères essentiels)? Oui. Merci papa!

 

Le beau

Février a marqué mon début de carrière et avec ça, un salaire décent!! Yé!

Je suis quand même fière de moi pour 2016. Avec des revenus changeants et totalisant au net, pour Nico et moi, moins de 45 000$, nous avons été en mesure d’économiser à ce jour, presque 23 000$ (qui servira à payer une partie de notre mise de fonds de 34 000$).

J’ai aussi 2000$ en épargne-retraite que j’ai amassé petit à petit, comme un écureuil. La retraite n’était pas la priorité de 2016, Nico n’avait pas encore fini les études… mais là, oui! 2017 sera l’année où j’ouvrirai un compte Questrade pour Nico et où est-ce qu’on passera du statut d’épargnant à investisseur.

Alors si on récapitules, j’ai 23 000$ dans des comptes-épargne, 2000$ en épargne retraite, 2000$ sur la marge de crédit, un triplex qui vaut 232 000$, 2 autos pas-neuves-mais-qui-roulent, une nouvelle maison qui s’annonce et j’ai payé cash pour mon voyage en Grande-Bretagne qui arrive!

Pas une année si terrible et celle qui s’annonce sera encore meilleure si vous voulez mon avis. Attendez-vous à un fil Instagram bourré de photos de la nouvelle maison!

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Un testament: la paix d’esprit

J’ai eu 26 ans la semaine dernière. Quand j’étais petite, je m’imaginais que la frontière entre le jeune et l’adulte-le-vrai-avec-toutes-ses-dents était 26 ans. Jusqu’à 25 ans et 354 jours, tu as le droit d’être irresponsable et de ne pas savoir où tu t’en vas. Sonne la cloche du 26 ans et là, tu as plus le choix, tu es un adulte, tu dois penser à ton avenir: enfant, retraite, assurance, testament. Ce qui fait que le 29 novembre dernier, à 26 ans tapant, j’ai pris le téléphone et j’ai téléphoné au même notaire qui s’occupe de nos achats immobiliers et j’ai dit:

« Peux-tu m’ajouter 2 testaments avec ça. »

C’était mon cadeau à moi de moi.

En passant, j’ai pas remarqué de différence entre 25 et 26 ans, donc je pense que tu deviens un adulte pas mal quand tu veux et que le fait de passer du côté triste de la vingtaine n’y change rien.

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Le Testament

Alors on continue dans la lancée des postes sur la planification et les « je-suis-trop-jeune-pour-penser-à-ça » avec le testament. Plus précisément le mien et celui de Nico. Glauque et macabre, I know, mais j’ai eu un rappel à la réalité avec l’achat de la maison.

On est allés à la banque, tout anxieux parce que Nico est encore aux études (pour 12 jours!) et que ça ne fait pas un an que je travaille. Qui sait s’ils ne nous riraient pas dans la face comme les dernières fois? Accepteraient-ils de nous prêter ET de réhypothéquer le bloc? Mais pour une fois, je me trouvais ben ben bonne: j’avais tous les papiers demandés.

Parce que moi l’organisation, c’est pas ma force. Je suis la fille qui laisse les lettres pas ouvertes épinglées avec un aimant sur le frigo pendant six mois ou pire qui les ouvre et les classe n’importe où. Depuis un an, la sagesse me rattrape et je suis de mieux en mieux. L’achat d’un classeur a probablement aussi aidé. J’dis ça de même.

Ce qui fait qu’on est à la banque, on sort nos ti-papiers, on donne nos nouvelles informations et là, magie! Avec à peine un petit coup d’oeil à mon beau contrat de travail ou notre relevé de compte où se trouve la mise de fonds, la conseillère nous annonce:

« Je ne m’inquièterais pas si j’étais vous, vous pouvez l’achetez en masse la maison, avec le titre de monsieur, on vous prête jusqu’à 300 000$ »

Avec le titre de monsieur?

Par-e-don?!

Ce que vous êtes en train de me dire ma chère m
adame, c’est que mon avenir s’écroule sans mon (merveilleux) conjoint? Qu’avec seulement mon salaire qui est correct et suffisant, je serais incapable de réhypothéquer  une maison qu’on aurait acheter à deux et que je devrais vendre?!

La sonnette d’alarme dans ma tête sonnait tellement fort que j’étais sûre que Nico l’entendait.

Il faut dire que le matin même, j’étais tombée sur une histoire triste et malheureuse d’une dame dont le conjoint, décédé sans testament. Quand tu décèdes sans testament au Québec, c’est le Code Civil qui prend le relais du testament.

Autrement dit, si tu as pas décidé à qui tu donnais tes avoirs, l’État
prend la décision pour toi.

Dans le cas de la dame, elle se retrouvait sans rien, parce que si tu n’es pas mariée au Québec, tu n’hérites de rien. Les enfants, les parents ou les frères et soeurs se partagent le patrimoine et toi, tu es dehors.

Ce qui m’a accroché, c’est que la dame possédait 50% de la maison parce qu’elle l’avait acheté avec le monsieur. Sauf que pour continuer d’y habiter, elle devait racheter l’autre 50% à la famille.

Elle devait se réendetter, à la retraite, alors qu’elle vivait auparavant dans une maison libre de toutes dettes.

Un simple testament du monsieur disant que la maison revenait à la conjointe lui aurait permis de finir ses jours, tranquille et rassurée.

Quelques recherches

Après avoir lu cette histoire (d’horreur), je décide de faire quelque recherches pour me rassurer. Parce que voyez-vous, nous sommes mariés. Ça doit donc compter pour quelque chose dans cette histoire de testament, un contrat de mariage?!

Eh bien, il s’avère que oui… et non.

L’avantage d’être mariés, c’est que  vous avez droit au partage du patrimoine familial en priorité sur les dispositions testamentaires. Autrement dit, si vous êtes mariés, en partant 50% du patrimoine vous revient. Ensuite, les dispositions testamentaires s’appliquent sur le 50% restant.

Si vous avez des enfants, ceux-ci hériteront du 2/3 du 50% et vous du 1/3.

Si vous n’avez pas d’enfants, vous hériterez de 2/3 du 50% et les parents de votre conjoint (ou ses frères/soeurs si ses parents sont décédés) obtiendront le 1/3 du 50%.

Autrement dit, vous n’obtiendrez jamais 100% de votre maison (et autres biens, comme la voiture et les meubles!!) et devrez vous entendre avec les autres héritiers pour racheter leur part.

 

 

Ma situation (et celle de bien d’autres, c’est certain)

Mon couple était dans cette situation, outre la police d’assurance-vie que j’ai via le travail dont j’ai nommé Nico le bénéficiaire, si  je décède demain matin, il devra tout départager avec mes parents. Il devra ré-hypothéquer les immeubles pour rembourser mes parents (ou utiliser l’assurance-vie qui lui sera versé pour ce faire). Je ne m’inquiète pas trop pour sa situation, malgré le fait qu’un testament lui évitera énormément de trouble dans un moment pas facile et aussi d’avoir à payer mes parents pour quelque chose qu’on a acheté à deux!

De mon côté par contre, si Nico décède demain matin, je n’ai pas de police d’assurance pour m’aider (pas encore…). J’ai un plus petit salaire et la banque pourrait refuser de ré-hypothéquer les immeubles. Je me retrouverais probablement dans une situation où je devrais vendre un ou les deux bâtiments et je n’obtiendrai pas la pleine valeur parce qu’un des deux serait en plein chantier. Un testament pourrait éviter que les bâtiments soient légués en parti à ses parents et me force à vendre ou encore, à partager ma maison.

En plus, imaginez-vous que le triplex, seulement le tiers est considéré comme résidence familial et donc, inclus dans le patrimoine familial. Le partage serait encore plus inégal.

Je ne suis pas notaire, ni planificatrice financière, mais j’ai compris l’urgence de penser à ma mort. Je fais tout dans cette vie pour que nous ayons une vie simple et pas trop compliquée (à l’exception d’acheter des immeubles qui ont besoin de beaucoup de rénos), il est logique je planifie donc la suite si un jour je ne suis plus là, de manière à ce que ce soit simple pour tout le monde.

 

La paix d’esprit et son coût

C’est ainsi que, pour mes 26 ans, je me suis payée la paix d’esprit. Maintenant, je sais exactement qu’est-ce qui va se passer et combien de sous je devrai à qui.

Et ça coûte combien la paix d’esprit?

Pour deux testaments, 650$ taxes incluses. Je peux même y mettre les futurs enfants que nous auront peut-être comme héritiers et déterminer tout de suite qui seront leur gardien et comment l’argent que nous leur laisserons pourra être utilisé. Alors, ce sera fait pour un p’tit bout, ne nécessitant que des modifications mineures au fil de temps.

C’est certain que c’est beaucoup de sous, mais j’ai décidé de relativiser les choses. On s’embarque dans 40 000$ de travaux en janvier. 650$, c’est rien en comparaison.

Vous voulez vous éviter des frais en faisant un testament olographes, c’est-à-dire signé par vous et deux témoins, sans le notaire? Pensez-y deux fois. En plus d’être plus facilement contestable (entraînant ainsi des délais pour votre succession), c’est vos héritiers qui devront payer pour le faire authentifier et ça, c’est presque 1000$!!

Vous pourriez aussi faire ajouter une clause testamentaire à votre contrat de mariage, mais cela ne peut concerner que le conjoint et à ses limites. Par contre, c’est une solution adéquate pour bien des gens. Si je l’avais su en 2012 au moment de la rédaction de mon contrat de mariage, je l’aurais fait inclure et j’aurais pu repousser encore un peu le testament.

C’est plate et personne ne veut penser qu’il peut mourir, mais est-ce que le fait que ça soit plate pour vous peut justifier de laisser dans le trou votre conjoint, enfants et proches?

Non, la réponse, c’est non.

 

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Arrêtons de planifier la retraite!

Je déteste me faire dire quoi faire. Genre, vraiment beaucoup. En fait, je suis la personne qui essaie toujours de trouver la façon d’éviter de faire comme on me dit. Fouillez-moi pourquoi, je suis comme ça depuis toute jeune.

Je me suis mariée à 20 ans juste pour voir la face du monde… et les prêts et bourses.

J’ai acheté un triplex à 23 ans juste pour prouver que ça se pouvait.

J’ai pas de REER encore (mais j’ai un CELI)

Sauf que j’ai réalisé dans l’année qui vient de passer qu’il y a certaines choses que l’on ne peut pas vraiment éviter.

Comme la planification de sa retraite.

Eurk.

Juste le mot « retraite » me rend agressive. J’ai 25 ans, encore toutes mes dents, je viens de me trouver un emploi dans un domaine que j’aime, j’en ai encore pour 2 ans à repayer mes dettes d’études, on peut tu attendre avant de me parler de mon 65e anniversaire et de la retraite?

Ben non.

On peut difficilement attendre.

Je me disais que j’étais  »correcte ». Je paies mes dettes vitesse V et j’ai amassé une belle équité sur le triplex. J’ai pas de dettes de consommation et j’épargne comme un écureuil avec une maladie.

Planifions notre vie: épargner comme un écureuil

Je pensais donc passer encore quelques années insouciantes avant de  »vraiment m’y mettre ».

Jusqu’à ce que je lise un article qui m’a marqué. Comme quoi, en ce moment, des commerçants, en affaires dans les cours de danse, de musique, de langue, de peinture, font des affaires en or avec les 60-70 ans. Littéralement, leurs horaires sont pleins et ils ont même développé de nouvelles offres de service pour ces personnes. Un des commerçants disaient que les gens venaient le voir en disant qu’ils se reprenaient maintenant parce qu’ils avaient toujours voulu apprendre, mais qu’ils n’avait jamais pris le temps.

Et je me suis dit que non.

Non, je ne passerais pas ma vie à  planifier et attendre ma retraite.

C’était hors de question. J’avais trouvé le loophole.

Moi, j’allais me faire un plan de vie au lieu d’un plan de retraite!

Pourquoi un plan de vie plutôt qu’un plan de retraite?

Parce que c’est long attendre 40 ans pour atteindre son but. Et c’est dull en chien d’attendre 40 ans pour commencer à vivre!

Quand les objectifs sont trop loin, l’être humain a tendance à procrastiner parce que le sentiment d’urgence n’est pas présent pour aider à la réalisation des objectifs.

Aussi, parce que si je vous dis que vous avez besoin de 2 millions pour votre retraite, vous allez hyperventiler un peu?

Oui, moi aussi, c’est normal. C’est énorme comme montant. Mais on est pas sensé se lever un matin, aller à la banque et dire au caissier:

« Dépose-moi ce gros sac de billets de banque, il devrait y avoir 2 millions »

Non, on est sensé y arriver peu à peu.

Se faire un plan de vie, c’est étaler les objectifs, se demander qu’est-ce qu’on veut, quand et comment on le veut. Parce que dans la vie y’a tout, sauf juste la retraite. Y’a la famille et les amis. Les voyages et les nouveaux défis. Une nouvelle maison ou un chien. En regardant dans le temps et en se demandant ce qu’on veut de la vie, on peut jalonner notre futur d’étapes et de milestones.

On peut ainsi rapprocher un peu le futur du maintenant.

Planifions notre vie pour ne pas la passer à attendre notre retraite.

Réconcilier présent et futur

Tout le monde procrastine. C’est la nature humaine. Savez-vous pourquoi? Parce que l’humain, même s’il sait que demain viendra, ne peut s’imaginer demain. Une étude a démontré que quand on propose à des individus le choix entre recevoir 10$ aujourd’hui ou 20$ dans deux semaines, la plupart des gens prenaient 10$ aujourd’hui. Et cela, même si les chercheurs leur rappelait qu’ils pourraient doubler leur mise en attendant 2 petites semaines!

L’humain est ainsi, la gratification immédiate est préférée à la sécurité de notre vieillesse, mais aussi à l’atteinte de nos objectifs de plus ou moins long-terme.

Le truc? Actualiser vos objectifs. Oui, la retraite, c’est loin. Par contre, Noël est tout près. L’achat d’une maison se pointe à l’horizon. Une nouvelle voiture sera nécessaire dans 18 mois. Bref, éviter de vous donner un seul objectif lointain, multiplier les objectifs en leur donnant des deadlines différents.

Quand je rencontre des entrepreneurs, je leur dis qu’ils doivent avoir pour leur entreprise une vision très claire pour le court-terme (1-2 ans), claire pour le moyen-terme (3-5 ans) et définie pour le long-terme (10 ans et plus).

Un exemple?
-Épargner 25$ par semaine (niveau 1)
-Épargner 110$ par mois (niveau deux)
-Épargner 1200$ par année (niveau trois)
-Avoir amassé 5000$ dans 3 ans (niveau 4)
-Accumulé 500 000$ en épargne-retraite à 55 ans (niveau 5)

Chaque niveau contribue à l’atteinte du prochain niveau, mais garde ancré dans le présent un objectif lointain. On pourrait aussi y inclure des objectifs uniquement de court-terme, et ça aurait l’air de ceci:

-Épargner 25$ par semaine
-Mettre de côté 25$ par semaine pour Noël
-Épargner 110$ par mois
-Atteindre 500$ d’épargne pour Noël
-Épargner 1200$ par année
-Avoir amassé 5000$ dans 3 ans (niveau 4)
-Accumulé 500 000$ en épargne-retraite à 55 ans

On pourrait (et devrait) même y ajouter des objectifs sans lien avec l’épargne! Comme le fait de réorienter sa carrière, reprendre les études ou encore, apprendre une nouvelle langue! C’est votre vie, n’attendez pas d’être à la retraite pour la vivre, mais ne mettez pas votre retraite en danger en la vivant, parce que vous devrez encore vivre rendu là! 😉

Je pense sincèrement que la mise en place de checkpoints via les objectifs de court-terme permet de garder le cap sur notre objectif de long-terme, tout en gardant une flexibilité dans l’approche. Et c’est ce qui m’attire, la flexibilité de l’approche! Aujourd’hui, je dis que je veux prendre ma retraite à 60 ans, mais qu’est-ce qui me dit que je ne déciderai pas de prendre une sabbatique à 45 ans pour retourner aux études? Autrement dit, on peut décider de la destination aujourd’hui, mais on ne peut décider des vents et il est certain que des correctifs devront être apportés au fil du temps à la trajectoire.

Il ne faudrait pas oublier que le fait d’épargner n’est pas tout et que pour fructifier, l’argent doit être investi avec des rendements qui reflètent notre tolérance au risque. Investirez-vous vous-même? Profiterez-vous des services d’un planificateur financier? Achèterez-vous des parts de fonds communs de placement? Une multitude de choix s’offre à vous. Personnellement, j’ai choisi une approche mixte qui combine fonds commun de placement, fonds négociés en bourse et prochainement, action à dividendes. C’est à voir et comprendre!

Et le plutôt sera le mieux, parce que si on investi tôt, on a l’effet de l’intérêt composé qui travail pour nous.

 

Planifions notre vie pour ne pas la passer à attendre notre retraite.

 

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Devenir adulte: 5 leçons que j’ai apprises à la dure.

On a tous eu un moment dans notre vie où l’on se dit: bon, je viens d’avoir ma leçon… Plate et parfois gênant, ce moment c’est comme un badge de plus sur notre vie adulte.

Genre: Bravo, tu as compris que quand la lumière jaune allume, tu dois faire le plein!

Tu accumules les XP comme dirait l’autre, pis un moment donné, tu nivel up et tu deviens un vrai adulte.. Sauf qu’avant d’arriver à ça, faut passer par une étape un peu intermédiaire.

Avez-vous déjà remarqué à quel point c’est étrange le moment flou et indistinct qui entoure la fin du secondaire? Tu as un bal, tout le monde te trouve dont bon d’avoir fini, tu te mets beau/belle, tu fais le plus gros party de ta courte existence (jusqu’à ce moment-là, parce que d’autres viendront après et ceux-là seront encore plus epic). Puis, habituellement aux alentours du 15 août, ta vie change brusquement. Tu déménages (ou pas, mais disons que tu déménages) pour le cégep, tout le monde t’aide, les boîtes sont montées dans ta petite chambre et à 17h, tout le monde est reparti.

Et ça commence: tu es un adulte.

Pis c’est pas mal plus raide que tu penses.

La première semaine est quand même relaxe: ta mère t’a laissé de la bouffe et tu as pas encore eu à faire ton lavage et les cours sont chills.

Deuxième semaine, tu dois aller faire l’épicerie pis tu pleures un peu en sortant ton petite carte débit de ton portefeuille à velcro.  À la fin du premier mois, tu te couches le soir en échafaudant des plans pour retourner chez tes parents sans que ça paraisse que tu as la queue entre les jambes.

 

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Bon, your mileage may vary, mais vous devez reconnaître que ce moment charnière dans l’existence de tout ado est réel et s’accompagne de quelques grandes réalisations. On a tous fait des erreurs (comme penser que c’est ok de manger juste des ramens pendant 1 mois…) et certaines ont été plus raides que d’autres.

Parfois, j’aimerais pouvoir remonter dans le temps et me dire certaines choses. Comme je ne peux pas, j’ai compilé ici les 5 leçon que j’ai appris à la dure de 17 à 20 ans. Je suis certaine que certains d’entre-vous ont vécu la même chose et peut-être qu’il n’est pas trop tard pour certains…

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5 leçons que j’ai apprises à la dur:

1-Tout est toujours plus cher que tu penses.

Quand tu fais l’exercice sur le budget dans le cours d’économie en secondaire 5, tu mets plein de chiffres bâtards. L’épicerie? Bah, 15$/semaine. Ben moi, je l’ai essayé le 15$ par semaine d’épicerie à ma première année de cégep et croyez-moi, si j’avais pas eu ma grand-mère chez qui aller souper 3 fois/semaine, je serais morte de faim ou de dénutrition. À moins d’accepter de manger des beurrées de beurre de peanuts matin-midi-soir, avec une banane pour faire changement, vous risquez de trouver le temps long. Et à 15$ par semaine, oubliez le café!

Aussi, la job de freins sur ton char est toujours plus que l’estimé de 15$-20$. Et quand tu planifies à la cenne, tu l’as pas le 15$-20$.

Et quand tu penses que tu as tout payé, il va toujours y avoir une facture surprise qui va te popper dans la face.

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2-C’est ta job à toi de payer tes choses à temps.

Parlant de factures, quand tu en prends une à ton nom, c’est ta responsabilité de la payer. Engueule-pas la fille au service à la clientèle parce que tu as eu des frais d’administration sur ta factures, si tu l’avais payé le mois passé, y’en aurais pas de problèmes.

Aussi, n’oublie pas de payer ton permis de conduire et tes plaques à temps. Sans ça, si tu te fais arrêter, ils peuvent remorquer ton char et ça, ça coûte cher. Un jour, je vous raconterai la fois où j’ai amené la police chez nous pour leur prouver que j’avais payé mon permis de conduire, mais que c’était juste pas encore dans leur système.true_story_barney

 

Tout ça pour dire que c’est pas parce que tu as « seulement » 18 ans que les compagnies ne te maganeront pas ton crédit. Ton crédit, c’est un de tes actifs le plus précieux à 18 ans. Ton toi-futur de 26 ans va te remercier d’avoir protéger la pureté virginale de son crédit quand il voudra acheter une maison.

 

3- Les bonnes jobs sont plus dures à trouver que tu penses et tes contacts sont importants

C’était vrai quand j’avais 18 ans, c’est encore plus vrai aujourd’hui. Dans mon temps (je me sens vieille tout d’un coup), tu pouvais presque facilement faire 12-13$ de l’heure (quand le salaire minimum était à 8,35$/h, c’était pas mal). J’ai fait du tutorat à 15$/h et j’ai gardé des enfants pendant que j’étais au secondaire. En déménageant, j’ai tout lâché, pensant que je me retrouverais quelque chose facilement.

Erreur! Les jobs avec un horaire qui correspondent parfaitement à celui d’un étudiant à temps plein sont rares comme de la marde de pape et souvent paient peu. Pour en trouver, faut souvent faire jouer ses contacts.

Parlant de contact, ton ancien boss en est un. Too bad que tu aies lâché ta job sans avertissement un vendredi soir, quand tu devais rentrer le samedi matin. Tu viens de brûler un contact qui aurait pu t’aider dans le futur. En plus, un trou dans un C.V c’est toujours une question en entrevue. Même si ton excuse c’est que tu as failli mourir dans le congélo en faisant l’inventaire.

 

4-Personne ne te doit rien

Par-e-sonne. Pas tes parents, pas la société, par l’API du cégep, pas le prof de philo, pas ton proprio. Personne. Ce que tu veux, tu dois l’obtenir. C’est pas parce que toi, ti-coune de 19 ans, tu as merdé, que le monde entier doit s’arrêter et t’aider à ramasser ton bordel.*

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Tu as oublié que le loyer était à payer? Assume, fait un adulte de toi et trouve un arrangement pour payer ton proprio dans un délai raisonnable. Tu as coulé philo? Viens pas brailler, tu avais juste à ramer un peu plus pis lire ton livre.

Parfois, les gens, dans la bonté de leur âme, vont t’aider. Ne le prends jamais pour acquis. Dis merci. Et ne recommence plus.

*Sauf que si tu es seul et que ça va pas, parle. Y’a des gens autour de toi si tu as l’impression que tu fais juste creuser et que tu ne sors pas du trou. L’aide existe quand la situation est noire.

 

5-Malgré tout, négocie et ne te laisse pas marcher sur les pieds.

Je ne compte plus les fois où j’ai failli me faire avoir parce que le vendeur/mécanicien/etc voyait en moi un proie facile. Tu es un consommateur comme les autres. Tu as peut-être juste 20 ans, mais ils te doivent malgré tout le même niveau de respect qu’à n’importe qui d’autre et tu as le droit de négocier.

Tout se négocie: ton forfait de cell, ton char usagé, tes meubles « vintage » (lire: vieux) , le prix de ta chambre ou ton sofa neuf. Essaie, tu perds rien, c’est le moment de commencer du bon pied, soit pas paresseux, tu as pas assez d’argent pour ça.

Fais-toi en pas, tu finis par devenir bon!

Un moment donné, tout devient plus facile. Tu atteins l’âge presque magique du presque-milieu-de-la-vingtaine. Tu as de l’expérience à l’adulting, tu as de la barbe (ou pas, c’est selon) et tu as de la crédibilité. Tu as aussi habituellement une couple d’erreurs derrière toi et une belle liste de leçons apprises chèrement. Ton assurance auto te coûte moins chère et tu as une assurance-vie.

Et puis là, la seule chose qui soudainement te fait envie, c’est quand tu pouvais virer une brossette le jeudi soir, manger une frite et te lever à 8h comme si de rien était.

Et vous, quels sont vos leçons durement apprises?

Passez le mot!
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Quoi choisir: rembourser ses dettes ou épargner?

J’ai reçu d’une lectrice la question suivante: quelle est la marche à suivre en cas de dettes, est-ce plus avantageux de seulement rembourser les dettes ou d’épargner au même rythme? J’adooooore recevoir des questions comme ça, ça rend la tâche d’écriture tellement plus simple, car je n’ai pas à trop chercher de sujet. 😉

 

La grande question: rembourser ou épargner?

Personne n’aime les dettes. Même quand c’est des « bonnes » dettes, comme l’hypothèque ou les dettes d’étude. À moins de vivre dans un monde différent du reste de l’humanité, vous êtes en mesure de reconnaître que, peu importe si c’est une bonne dette ou une mauvaise dette, les dettes coûtent chères.

Une jambe, un bras et une partie de votre âme, pour être précise.

Vous restez attaché au créditeur pendant un nombre d’années incroyables et ils en profitent pour vous bombarder de publicités pendant encore 10 ans après la fin de votre prêt. J’ai un locataire qui s’est acheté des meubles chez Léon. Eh bien, ça fait maintenant 1 an qu’il a déménagé et ma boîte à mail est toujours pleine de prospectus qui essaient de lui vendre encore plus de stock.

C’est facile de se ré-endetter quand le démon vous appelle par votre p’tit nom et vous propose 36 petits paiements sur votre divan!

Sauf que la question demeure, quand on a des dettes, devrait-on les liquider au plus vite possible ou alors épargner? Plusieurs aspects pèsent dans la balance quand vient le temps de répondre à cette question épineuse.

 

 

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La logique

La logique veut que vous placiez vos dettes du plus haut taux d’intérêts annuel au plus petit et que vous vérifiez si, quand vous épargnez (et idéalement investissez) vous obtenez un rendement égal ou supérieur au taux que vous payez sur votre prêt.

Je vous donne un exemple:

Votre carte de crédit vous coûte 20% annuellement, avec un solde de 5000$

Le meilleur certificat de placement ( ou certificat de pauvreté comme certains l’appellent) que vous pourriez acheter vous rapporterait 3% annuellement (et encore…).

Si vous aviez 1000$ de disponible pour soit rembourser vos dettes ou épargner, voici ce que ça donnerait:

J’ai calculé ici que vous remboursiez 155$ par mois sur votre carte de crédit. Si vous prenez votre carte de crédit, avec un solde de 5000$ et que vous y appliquez un paiement de 155$ à chaque mois, vous aurez terminé de rembourser dans 47 mois, tout en ayant payé plus de 2230$ d’intérêts.

Si vous prenez le 1000$, et que vous l’appliquiez sur votre solde en même temps que votre premier paiement de 155$, vous aurez fini de payer en 34 mois et aurez payez 1160$ d’intérêts.

Entre les deux situations, vous pourriez épargner 1070$ d’intérêts.

Si vous placiez 1000$ à 3%, composé annuellement, vous obtiendrez presque 1093$ à la fin du 36e mois. Un gain de 93$.

1070$ vs 93$.

Il est dès lors facile de voir qu’en payant sa carte de crédit, on est beaucoup plus gagnant qu’en épargnant. C’est habituellement le cas pour les dettes qui ont des taux d’intérêts élevés, disons plus de 10%. Je dis 10% de façon assez arbitraire, mais selon moi, rares sont les placements générant plus de 10% annuellement avec un risque faible, en fait, je pense que les licornes ont plus de chance d’exister que ces placements. 😉

Pour résumer, la logique nous dit: on devrait rembourser nos prêts si ceux-ci nous coûtent plus cher que ce qu’on pourrait obtenir en plaçant un montant d’argent équivalent dans un placement de risque équivalent (soit très très faible).

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Les exceptions

Cependant, si vous avez une hypothèque à 2,89%, comme moi, la ligne est plus floue entre les options. Surtout si on commence à tenir compte de la fiscalité dans tout ça.

Par exemple, dans mon cas, comme je possède un triplex, je peux déduire de mon revenu 66% de mes frais d’intérêts que me coûte mon hypothèque. Comme mes revenus de location ne sont pas imposés à la source, je trouve très chouette le fait de pouvoir déduire mes frais d’intérêts au moment des impôts. Donc, compte tenu du très faible taux d’intérêts attaché à mon hypothèque et du fait que si je repaie plus vite mon hypothèque, je réduis mes déductions possibles, c’est loin d’être avantageux de vouloir réduire mon hypothèque.

Il en est de même pour les prêts étudiants, car les intérêts sont entièrement déductibles d’impôts et ces déductions sont reportables dans le temps.

Les prêts à 0% pour les meubles et les autos sont aussi une exception. C’est l’inflation vient jouer dans ce cas. En ce moment, l’inflation pour le Canada est estimé à 1,8%. Donc, si vous avez un prêt de 1000$ pour des meubles à 0% d’intérêt, cela veut dire que vous aurez payiez moins de 1000$ au bout de votre prêt en terme réel, car le dollar d’aujourd’hui vaut plus que celui de demain. Votre taux d’intérêt réel est de -1,8%. En le remboursant plus vite, vous perdez de l’argent. Vous devriez quand même chercher à éviter ces prêts de prime abord, car ils sont rarement réellement à 0%…

 

Quand les sentiments s’en mêlent…

Dans la théorie économique, on fait l’hypothèse que les agents (c’est nous ça!) sont rationnels, mais depuis quelques décennies, on se rend compte que la réalité est toute autre. Les agents ne sont pas si rationnels que ça. Parfois, leur actions économiques ne font aucun sens, surtout quand on tient compte de la nature éminemment humaine de l’homo economicus.

Un bon exemple de ceci? Tout le monde sait que le fait de vendre en période baissière à la bourse est une mauvaise idée (sauf dans certains cas de figures). Le prix commencent à baisser, quelques personnes vendent, les prix baissent encore plus pour réfleter le stock d’actions qui augmente, encore plus de gens vendent, les prix baissent encore plus, et voilà, c’est la débandade. La règle veut donc que quand les marchés se font promener sans aucune raison (je parle pas de Nortel ici…),tu t’assoies sur tes mains pis tu attends. C’est la chose rationnelle à faire, celle que tout le monde sait qu’ils doivent faire, mais la plupart des gens ont de la difficulté à laisser leur émotions à la maison quand on parle de finances et de leur argent.

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Un autre bon exemple est moi qui rembourse mes prêts étudiants plus vite que le 10 ans prescrit par la banque. Je ne devrais pas, ce n’est pas rentable, c’est complètement illogique, mais qu’est-ce que tu veux, le poids d’avoir 13 000$ qui me suit pendant 10 ans m’était insoutenable. J’en ai littéralement fait un ulcère (moi et le stress financier, ça ne fait pas bon ménage). Avec Nico, on a pris la décision d’accélérer nos versements pour finir de rembourser en mai 2018 mon prêt. J’avais aussi un 3000$ qui m’avait été versé en provenance d’un REEE qu’une grande-tante avait placé pour moi et j’avais beaucoup de scrupules à ne pas utiliser ses sous pour mon éducation. En remboursant une partie de mon prêt avec, j’avais l’impression de remettre les choses à la bonne place.

On s’entend tout ça est loin d’être logique. Ce n’est pas payant de rembourser plus vite, même que c’est pénalisant.

Sauf que…

Je me sens mieux. Je n’ai plus d’ulcère, ce qui en soi, est franchement fantastique (et débile, pour commencer…) et j’ai l’impression d’avoir le choix. Et ça, pour moi, ça n’a pas de prix. Je n’ai jamais été quelqu’un qui ne fait que le minimum, et donc, de payer un petit peu en-haut du minimum demandé, ça me rassure.

Certaines dettes sont chargées d’un poids émotif plus lourd que d’autres. Par exemple, si vous avez empruntés des sous à votre grand-mère, même si celle-ci ne vous charge aucun intérêt, vous voulez probablement la rembourser avant de mettre des sous de côté pour votre retraite!

Comme dirait l’autre, le coeur à ses raisons que la raison ignore.

 

Donc, on rembourse ou on épargne?

Ma réponse à moi est en 3 parties:

1- Rembourser les cartes de crédit et autre prêts à taux élevés.

2-Mettre de côté en même temps 1000$ pour se constituer un fonds d’urgence.

3-Pour le reste, faire moitié-moitié.

Alors disons que vous avez 500$ de  »surplus » par mois à attribuer à vos dettes ou votre épargne, je pitcherais la moitié sur mes cartes de crédit et l’autre moitié, je la mettrais dans mon fonds d’urgence de 1000$.

Quand mon fonds d’urgence atteint 1000$ après 4 mois, je prends le 500$ au complet et je le mets sur mes cartes crédit (et/ou autres prêts à intérêts élevés).

Une fois les cartes de  crédit vides, j’épargnerais la moitié du 500$ et l’autre moitié, je rembourserais mes autres dettes si elles me coûtaient plus chères que ce que me rapporteraient mon épargne, ou si leur charge émotive était élevée (aka ulcère).

Voici un exemple, avec une carte de crédit avec un solde 1500$. En suivant ce plan, on la vide en 7 mois, tout en se constituant un fonds d’urgence.

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De cette façon, on équilibre nos finances et on regarde vers l’avenir. Parce que l’épargne, c’est notre revenu de demain!

L’idée ici est de se départir le plus vite possible des prêts qui génèrent des frais d’intérêts exorbitants et de ramener la situation sous contrôle rapidement. Ensuite, on peut ralentir la cadence et redresser son bilan à une vitesse moins élevée.

Vous avez aussi maintenant un fonds d’urgence de 1000$ pour éviter les cartes de crédit à l’avenir. Vous avez fait un pas dans la bonne direction! Quand j’ai constitué mon premier fonds d’urgence, c’est fou la liberté que j’ai ressenti, fini les urgences qui déglinguent un budget, vous êtes maintenant votre propre banque.

 

L’impact sur sa situation financière

Réduire son endettement est essentiel pour améliorer votre indice de faillite si vous voulez faire des gros achats, comme une maison, prochainement. Cependant, il est important de se rappeler que pour garder son crédit le plus beau possible, il faut éviter de fermer ses plus vieilles cartes de crédit. Autrement dit, remboursez-les, diminuez le montant disponible pour empruntez, mais ne les fermez pas.

Pour l’achat d’une maison et l’obtention d’une hypothèque, il faut démontrer que notre ratio d’endettement brut est sous la barre des 40%, c’est alors une excellente chose que d’abaisser le montant général de nos dettes, car ceci fait diminuer les paiements minimum.

Il faut aussi noter que non seulement, notre bilan s’améliore quand on rembourse nos dettes, mais on libère aussi du cashflow. Une fois qu’une dette est entièrement remboursée, le montant qui auparavant servait à faire le paiement mensuel est maintenant libre d’être attribué à autre chose.

On peut ainsi travailler à augmenter notre épargne et éviter les dettes dans le futur en payant cash pour nos gros achats, où au moins, augmenter la mise de fonds qu’on met à l’achat.

Une dernière note, il faut faire attention aux frais que peuvent occasionner un remboursement anticipé d’un prêt, surtout ceux associés à l’hypothèque. Tenez-en compte dans le calcul de rendement!

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