Category: Zénitude financière (page 1 of 2)

J’ai parié sur ma mort: l’assurance-vie

Ils disent que dans la vie, il y a deux choses de certaines: les impôts et la mort. Ce qui fait qu’on devrait arrêter de se cacher la tête dans le sable et affronter la vérité: si vous êtes en couple, c’est certain que l’un de vous deux mourra avant l’autre. Et si vous avez des enfants, la probabilité est forte que vous décédiez avant eux. Et c’est pour les protéger, ceux qui restent après nous, qu’on devrait prendre une assurance-vie. Mais laquelle?

Je laissais traîner ça depuis un petit moment. C’est Nico qui a ramené le sujet sur le tapis. On avait commencé des recherches en novembre dernier, quand on a acheté la maison, mais on avait décroché. Après tout, on a TELLEMENT de choses à penser. La maison, la famille, les chats, l’épicerie, le triplex, les rénovations, l’auto qui fait un drôle de bruit, le budget qui débalance

Et puis, l’assurance-vie, c’est un peu parié sur le fait qu’on va mourir. Techniquement, tu verses des sous à une compagnie, si tu vis plus longtemps que tu avais dit, tu perds tes sous. Si tu meurs avant, tu « gagnes » et tu récoltes un petit pactole.

Glauque…

C’est notre budget qui a incité Nico à remettre ça au coeur de nos priorités. On ne se le cachera pas, ma tendre moitié gagne le 2/3 de notre revenu familial. Et c’est grâce à lui que notre bloc est toujours bien entretenu et que notre maison est rénovée comme elle l’est. Je fais, bien entendu, ma part, je suis capable de peinturer comme pas une et même de changer un luminaire, mais c’est lui le pro de la plomberie et de la charpenterie.

Autrement dit, sans lui, je devrais payer quelqu’un pour tout ce qu’il fait, avec 66% moins d’argent.

Parier sur sa mort: l'assurance-vie

Quand devient-il nécessaire de souscrire à une assurance-vie?

La réponse simple: quand quelqu’un dépend de nos revenus, quand on veut protéger ceux qui vont rester après nous.

On va le dire simplement et brutalement:

Sans Nico, je deviens incapable d’assumer les dépenses d’entretien et d’hypothèques de nos immeubles. Je dois vendre. Et vite. 

D’un autre côté, lui, sans moi, il doit trouver de l’aide pour assumer tout ce que moi je fais dans notre couple. Il aurait probablement aussi de la difficulté à  assumer toutes les dépenses seul.

Pour certains, comme nous, l’objectif d’une assurance-vie est de protéger son conjoint d’une perte de revenu. Pour d’autres, c’est pour protéger le futur de sa progéniture, même si on n’est plus là pour la guider.

Ça paraît calculé et froid de même, mais c’est mieux de prévoir maintenant, que d’être dans le néant financier dans un des moments les plus durs de nos vies. On avait eu le même raisonnement quand on avait fait faire nos testaments.

Quel type d’assurance?

Assurance-vie hypothécaire

On savait qu’on ne voulait pas de l’assurance-vie hypothécaire proposée par la banque. C’est le genre de produits qui vous est vendu sous la couverture de vous protéger vous, mais qui en réalité, profite plus à l’institution qui vous la vend.

C’est vendu sensiblement au même taux qu’une bonne assurance-vie temporaire, mais contrairement à celle-ci, votre montant de protection descend au fur et à mesure que vous repayez la maison. Et vos primes augmentent parce que vous vieillissez. Pour être honnête, elles sont aussi sensée baisser parce que le solde de votre hypothèque baisse, mais les deux effets semblent s’annuler et les primes restent sensiblement au même niveau.

Et en plus, c’est plein de restrictions. Bref, tant mieux si vous êtes convaincus que c’est LE produit que vous jugiez le mieux pour vous, mais je vais passer mon tour.

Assurance-vie permanente

Ce genre d’assurance-vie est souvent un petit montant, sous les 100 000$. On la paie pendant un certains nombre d’années et on obtient une police d’assurance-vie qui va durer toute notre vie. Autrement dit, qu’on meurt à 45 ans ou à 101 ans, le montant versé sera le même.

Ça vous apparaît super? Pensez-y encore un peu.

À 45 ans, votre plus jeune sera peut-être encore au secondaire. La maison ne sera peut-être pas toute payée. La deuxième voiture sera peut-être neuve et encore à payer. Votre plus vieux sera peut-être à l’université. Vous en avez encore pour 20 ans à travailler et donc, à contribuer à vos REER et au budget du ménage avec vos revenus.

Vous aurez probablement besoin de plus que 100 000$. Et encore, la plupart des assurances-vie permanente sont des montants beaucoup moindres, car très chères. Pour vous donner un exemple, à 22 ans, j’avais été contacté par un vendeur d’assurances de ce type. Il me proposait  une assurance-vie permanente de 50 000$, qui m’aurait coûté 36$ par mois.

50 000$, c’est pas grand chose quand vient le temps d’organiser des funérailles, de rester à la maison avec les enfants pendant quelque mois, de subir un perte de revenu de presque la moitié…

Et à 101 ans, les besoins de ceux qui restent après vous sont probablement minimes, à moins de vouloir laisser un héritage…

Bref, encore une fois, c’était pas notre produit.

Assurance-vie universelle

C’est loin d’être un produit d’assurance qui est fait pour tout le monde, en fait certains experts disent que moins de 2% des gens devraient avoir ce type de contrat d’assurance. Et il n’est pas facile à comprendre, ce qui fait que je n’aurais pas tendance à y souscrire sans les conseils d’un expert en planification financière.

Cette assurance comprend une portion assurance-vie et une portion épargne-placement. C’est un produit qui est souvent vendu pour cette dernière portion, la portion assurance-vie devenant comme un bonus, alors qu’en réalité, c’est le principal objectif! Les frais associés aux placements sont souvent refilés aux assurés (15% de la portion  »placement », annuellement) et une taxe de 3,48% est aussi associée à ce produit.

Renseignez-vous comme il faut sur ce produit avant d’y investir de gros sous…

Assurance-vie temporaire

Une assurance-vie temporaire est exactement ce qu’elle dit être: une assurance-vie, qui vous couvre pendant une période prédéterminée, souvent présentée en terme de 5, 10, 20 ans.

Oui, vous payiez sans jamais savoir si vous allez en avoir besoin. C’est le principe même de l’assurance. L’assureur assure tout un groupe de personne et fait le pari que seulement une petite partie d’entre eux vont mourir durant le terme de leur assurance. Comme le risque est plus faible (on sait qu’on va mourir, mais les chances sont plus grandes de mourir passé les 65 ans, une fois que vous ne serez plus assuré) les prix sont BEAUCOUP plus abordables.

Genre pour une protection de 50 000$, comme l’exemple plus-haut, ça me coûterait 1,44$ par mois. Et j’ai maintenant presque 27 ans, plus 22!

Ça permet de prendre des protections beaucoup plus élevées qu’avec l’assurance-vie permanente. Le but d’une assurance-vie temporaire est d’assurer le même train de vie à nos proches même si nous ne sommes plus là.

Finalement, on a conclu qu’un montant de 400 000$ pour lui et 350 000$ pour moi, c’était suffisant. Ça couvre les besoins immédiats (funérailles, factures à payer), la perte de salaire, un long congé sans solde, les études des potentiels enfants, de l’aide à la maison et le solde des hypothèques.

Nous sommes maintenant protégés pour 28$ avec les taxes par mois. #zenitude

La règle du jeu

La clef quand on cherche un produit d’assurance pour se protéger:

KISS

Keep it simple stupid. 

Si vous ne comprenez pas le produit, c’est probablement pas celui que ça vous prend. Oui, certains produits d’assurances complexes sont bénéfiques dans certaines situations, mais bien souvent c’est dans des cas de planification successorale ou d’optimisation fiscale.

Imaginez-vous, l’assurance-vie universelle ne s’adresse en réalité qu’à 1-2% de la population, alors que c’est presque 30% de tous les contrats d’assurances qui sont signés!! Assurez-vous de ne payer que pour quelque chose qui est le plus adapté à votre situation.

Dans la très grande majorité des cas, une bonne assurance-vie temporaire est amplement suffisante, en plus d’être suffisamment abordable pour que n’importe qui soit capable de fitter ça dans son budget.

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4 bonnes raisons d’avoir un fonds d’urgence de 1000$

Si demain matin votre voiture avait besoin d’une réparation urgente, auriez-vous l’argent de disponible pour la faire réparer? Pour le quart des Canadiens, ce n’est pas le cas. Et pourtant, en bâtissant un simple fonds d’urgence, tout le monde pourrait s’éviter la panique!

Hier matin, je me lève en remarquant une chose étrange; Achille, mon chat réveille-matin, n’est pas à son poste habituel. Je descends préparer le café, pas de trace de mon chat. C’est en tirant une chaise pour prendre mon café que je trouve ma boulette de poil, prostrée sur la chaise et immobile. Style position foetale, mais pour un chat.

Ok, que je me dis, Achille a peut-être fait la rumba toute la nuit. Sauf qu’il ne bouge presque pas, même quand je le pousse. Louche. Je l’examine et je me rends compte que Monsieur Chichi a mangé du fil à coudre et que maintenant, ça dépasse de son illustre derrière.

Ce n’est pas la première fois, mais là, il grogne si on approche notre main pour tirer délicatement. Pas normal. Il ne mange pas. Pas normal. Il va se mettre en boule dans un coin de pièce. Pas normal.

Direction vétérinaire. On est jeudi. Le vétérinaire ouvre à 8h.  Appel au bureau pour signifier mon retard. Consultation du vétérinaire, 60$. Pour me faire dire qu’il devra avoir une échographie… à 105$. Pour confirmer ou non, la nécessité d’une opération à 800$.

Crétin de chat d’amour.

Nous sommes maintenant 24h plus tard, et Achille, malgré les laxatifs, les antidouleurs et hydratation sous-cutanée, n’a toujours pas passé son fil. C’est l’opération ce matin pour lui.

Et la facture pour moi.

4 bonnes raisons d'avoir une fonds d'urgence

Voici combien coûte un chat ayant avalé 5 pieds de fil.

J’ai paniqué un bref moment. Genre, mautadit chat que j’aime tant, qu’est-ce que tu as fait, tu sabotes tous mes efforts de remboursement de dettes!

Jusqu’à ce que je me rappelle qu’en début de mois, on a fini de remplir notre fonds d’urgence de 1000$.

#zénitude

 bonnes raisons 4 bonnes raisons d'avoir un fonds d'urgence

C’est quoi, un fonds d’urgence?

Le nom le dit, pour les urgences. 😉

Un fonds d’urgence c’est pour les choses non-planifiées qui semblent toujours nous tomber dessus au pire moment. Je ne parle pas ici des choses comme:

« J’avais pas planifié ce voyage à Cuba, mais c’est important que j’y sois »

Je parle des calamités de la vie qui font juste rajouter une couche sur la marde qu’on vie déjà. La batterie du char qui meurt alors que vous êtes en recherche d’emploi. Le chauffe-eau qui lâche alors que vous venez de resserrer votre budget. Le chat qui avale de la ficelle alors que vous êtes en plein remboursement de dettes.

L’idée du fonds d’urgence, c’est d’avoir 1000$ de disponible en tout temps pour les calamités et d’éviter de devoir creuser encore plus creux son trou, alors qu’on tente d’en sortir. On met de côté le 1000$ dans un compte à part (oui, tout seul) et on n’y touche que pour les vraies urgences.

Pourquoi 1000$?

La plupart des gens vont se demander pourquoi 1000$. Pourquoi pas 2000$? Ou 3000$ ??

En plus, la plupart des conseillers financiers recommandent un montant équivalent à 3 à 6 mois de vos dépenses. On est loin de 1000$!

Sauf que, quand on y pense, 1000$ c’est suffisant pour 99% des vraies urgences. Pensez à toutes les fois où vous vous êtes dit:

« Ah, schnoutte, c’est pas vrai »

Et que vous avez dû sortir la carte de crédit et resserrer votre budget, manger des bines et où le stress de savoir comment vous alliez rembourser ça vous a fait faire un ulcère.

C’est certain qu’en cas de perte d’emploi ou d’invalidité prolongé, vous voudriez avoir plus que 1000$, mais arriver à 18 000$ d’économies ne se fera pas en criant « Bines au ketchup« , alors considérez que 1000$ est la première étape vers votre plus gros fonds d’urgence.

4 bonnes raisons d'avoir un fonds d'urgence

 4 bonnes raisons d’avoir un fonds d’urgence de 1000$

1- Éviter le mode crise

La panique n’est jamais bonne conseillère que me disait mon père. Sans fonds d’urgence, à chaque fois qu’une dépense inattendue se pointe, la lumière rouge allume, votre beau budget tout balancé prend le bord et vous tombez en mode crise.

C’est stressant et inutile. Vous êtes déjà en train d’essayer de prendre vos finances en main, on pourrait peut-être s’éviter des difficultés, non?

Si vous savez que vous avez 1000$ de mis de côté SPÉCIFIQUEMENT pour les urgences, une urgence n’en est plus une. Vous avez de quoi la couvrir et les mois suivants, vous n’avez qu’à regarnir votre fonds d’urgence.

2-Éviter de perdre son momentum

Vous êtes en plein marathon, vous êtes concentrés, vous avez un rythme de croisière, vous ne perdez pas des yeux la ligne d’arrivée et… boum patatrac, vous glissez sur une pelure de banane. Quand on est en plein remboursement de dettes, une urgence peut  venir casser votre momentum facilement. Surtout si vous n’arrivez pas à trouver les fonds pour la payer et que vous devez la payer à crédit.

Vous travaillez fort pour voir baisser vos dettes et voilà qu’elles augmentent pareil! Y’a de quoi décourager n’importe qui!

Idem pour les gens qui commencent à suivre un budget. Une urgence, ça vient te virer tout ça à l’envers et vite. Ça donne envie de tout arrêter ça là.

Tandis qu’avec un 1000$ de fonds d’urgence, on peut éviter la pelure de bananes et rester concentré sur son objectifs,

3-Éviter de devoir emprunter

C’est souvent avec une urgence que les gens commencent à s’endetter. J’ai connu des gens qui n’avaient pas de quoi faire réparer leur voiture, alors ils sont allés en acheter une nouvelle à 0% d’intérêts et 0$ de mise de fonds.

Contre-intuitif, n’est-ce pas?

Les emprunts, c’est utile quand on achète quelque chose qui va prendre de la valeur. Une maison, un immeuble à revenu, une éducation (et encore là…), mais une urgence, ça ne devrait jamais être une raison d’emprunter.

4-Éviter que tout finisse par vous coûter plus cher

Imaginez le scénario:

Vous n’avez pas les sous maintenant pour réparer la plomberie qui fuit tranquillement. 6 mois plus tard, ce n’est plus que la plomberie qu’il faut réparer, mais aussi le plancher et les murs.

Ou alors, vous n’avez pas les sous pour  faire réparer votre radiateur de voiture et 50 km plus loin, le moteur surchauffe et saisit.

Vous avez compris l’idée… 😉

Tout ça pour dire qu’un fonds d’urgence de 1000$, ça devrait être votre priorité numéro 1 en finances personnelles. En avez-vous déjà un? Est-ce qu’il vous a déjà servi?

 

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Objectifs 2017: mise à jour

En janvier dernier, je vous présentais mes objectifs pour cette année et comme nous sommes maintenant à la moitié de l’année (et oui, déjà!) il est de mise de présenter une mise à jour!

Mes objectifs pour l’année était nombreux, 15 en tout! Ils couvraient plein d’aspects de mon année, ils étaient d’ordre financier ou personnel, c’était un peu ma bucket list de 2017.

Objectifs pour 2017:

  1. Ne pas dépasser mon budget pour le voyage en Grande-Bretagne
  2. Rembourser la marge de crédit avant de commencer les rénovations
  3. Rembourser la moitié de la mise de fonds avant l’an prochain
  4. Magasiner et négocier ma nouvelle cuisine
  5. Négocier le drainage des fondations
  6. Garder les rénovations sous la barre des 40 000 $
  7. Négocier les nouvelles assurances
  8. Ouvrir un compte de courtage en ligne pour Nico
  9. Déposer 500 $ par mois en épargne-retraite.
  10. Économiser pour le prochain voyage
  11. Maîtriser mon nouveau budget
  12. Réussir à louer le logement vacant du triplex pour juillet 2017
  13. Finir un cours sur les actions à dividendes
  14. Analyser et acheter mes premières actions
  15. Devenir meilleure à ce qu’on appelle « la vie adulte »

Mes objectifs pour 2017-Mise à jour de mi-parcours

Ceux que j’ai réussi

Louer notre logement vacant

En mars, j’ai répondu à une annonce de quelqu’un se cherchant un logement pour juillet dans mon secteur. J’ai simplement pris quelques photos de notre appartement, écrit quelques lignes sur ses caractéristiques et indiqué que nous changerions les planchers avant l’entrée du potentiel locataire.

Quelqu’un a vu mon commentaire, m’a écrit pour visiter et une semaine plus tard, c’était loué! Ça nous a enlevé un gros poids. Ce logement est super, avec ses planchers (chauffants) neufs et son grand balcon, il est charmant. Par contre il est situé dans un rez-de-jardin, avec un mur sous-terre, ce qui le qualifie comme un demi sous-sol. Difficile à louer.  Le fait de n’avoir eu a faire qu’une seule visite est presque miraculeux. Son prix compétitif aide aussi, mais au moins c’est loué!

Démarrer les rénos avec une marge à zéro

Avant même d’acheter la maison, notre marge était à zéro. En fait, elle l’a été entre novembre et le 26 janvier (date de l’achat de la maison). Woup woup! Ce n’est plus le cas, loin de là, mais au moins, j’ai accompli cet objectif.

Dépenser moins de 3000$ pour notre voyage

Du 12 au 22 janvier, nous étions en voyage en Grande-Bretagne. En tout, billets d’avion compris, notre voyage nous a coûté 2600$, moins un crédit voyage Boni-dollar de 300$, donc 2300$. Sérieux, je me suis impressionnée. Avec AirBnB, on a pu payer presque rien pour notre hébergement (56$ la nuit en moyenne). On a cuisiné tous nos repas sauf ceux de Londres, pour 15$ par jour en moyenne. La voiture a été louée avec une promotion qui a réduit le prix à 200$ environ et l’essence nous a coûté 100$.  Nos  »attractions » avaient été réservées à l’avance pour moins cher.  On a fait un magnifique roadtrip le long de la côte galloise pour  admirer des châteaux médiévaux et les moutons, tout en pique-niquant, seuls en-haut de la colline, en janvier. Malade.

Je planifie maintenant prendre ma retraite in Wales, parler Welsh et appeler mes futurs marmots « Cadwgan » et « Caerwyn » (ok, probablement pas).

Varia

J’ai négocié notre cuisine, non sans peine. Le prix est passé de 12 000$ à 8000$, installée.

Le prix du drainage a été négocié, j’y étais presque quand Nico a décidé qu’on devrait aussi les faire isoler. Il avait raison et donc, ça nous a coûté 25 000$ au total, taxes comprises. Disons que j’ai quand même réussi.

J’ai fini le cours sur les actions à dividendes. Est-ce que j’ai droit à mon collant maintenant?

J’ai négocié nos nouvelles assurances, peut-être pas assez, mais j’ai une soumission qui m’attend l’an prochain chez une autre compagnie.

 

Ceux qui ont pris le bord

Garder les rénovations sous les 40 000$

À celle-là, nous avons lamentablement échoué.

Mes objectifs de 2017: ceux qui ont foirés

Pas par caprice, mais vraiment par surprises (coûteuses) et peut-être par une planification douteuse de nos rénos.  Quand on est arrivé, on s’est aperçu que la fournaise, même si fonctionnelle, était brisée. On aurait pu attendre l’automne suivant pour la changer, mais en pesant le pour et le contre, on a choisi de la remplacer pour 3200$ .  On a obtenu un remboursement du gouvernement de 1250$, mais n’empêche…  Aussi, toutes les prises du rez-de-chaussé ou presque ont dû avoir du nouveau filage. La tapisserie ne s’enlevait pas des murs sans tout arracher, donc on a dû replâtrer le rez-de-chaussé au complet. Bref, en comptabilisant les factures, j’arrive à presque 50 000$ de rénovations.

Avec la mise de fonds qu’on a mis sur la marge, le notaire et la taxe de bienvenue, nous en sommes à des frais 68 000$. On a eu aussi le logement qui a coûté le double du montant prévu, soit 8000$. Nous avons dû faire augmenter la marge de Nico en avril pour palier à la situation.

En date d’aujourd’hui nous avons ramener les marges à un solde combiné de 45 000$. On a donc payé plus de 31 000$  entre février et aujourd’hui.  J’y ai mis tout notre retour d’impôts, mon p’tit change, mes revenus d’appoints, la ristourne de la caisse et l’argent récolté par mes ventes sur Kijiji sur nos marges et notre budget nous aide beaucoup.

L’achat d’action/500$ pour la retraite

Un, avec quel argent? Non, on blague. Mon nouveau budget comprend quand même un (riquiqui) 120$ par mois qui s’en va sur mon compte Questrade, mais j’ai décidé que les FNB, c’était super pour moi pour l’instant.

Faut savoir se mettre des priorités!

Ceux qui sont en bonne voie

Maîtriser le nouveau budget

Je maîtrise presque mon budget! On s’est assis, Nico et moi, et on a discuté de ce qui était le plus important pour nous d’accomplir cette année. Avec nos marges de crédit qui sont dangereusement proches de leur limite, même si c’était prévu, on sent que la priorité devrait être de les ramener à un niveau normal. On a donc refait notre budget et dirigé 2300$ vers nos dettes, soit 36% de nos revenus. Depuis 2 mois, soit la fin des gros travaux, nous parvenons à respecter notre budget et rembourser nos dettes!

Si tout va bien, nous devrions réussir à mettre à mort presque 72 000$ de dettes en 2 ans.

Ouvrir un compte de courtage pour Nico

Je suis aussi en train de faire les démarches pour ouvrir un compte de courtage à Nico d’ici septembre. Avec son augmentation et un projet que je veux mettre sur pied, on devrait avoir de quoi y mettre quelques sous d’ici là fin de 2017.

On ne se le cachera pas, les rénovations qui semblent toujours sans fin et les marges qui gonflent sans arrêt, ça me fait peur. Je garde cependant les yeux sur la ligne d’arrivée parce que je sais qu’on va réussir. La maison a pris de la valeur et continuera d’en prendre et notre situation financière est loin d’être désespérée. Juste un peu serré!

Et pour me changer les idées, parlez-moi donc de vos objectifs! 🙂

 

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6 mythes sur les finances personnelles dans la vingtaine

Les finances personnelles sont un sujet nébuleux pour pas mal de gens. Le fléau n’épargne personne, mais les milléniaux sont les plus touchés. On débute pour la plupart notre vie d’adulte (oui, la trentaine compte encore comme un « jeune adulte »)  et on est au moment clef de nos vie pour prendre en main nos finances. Si au moins on pouvait éviter les mythes qui les entourent! 

Devenir adulte, ce n’est pas facile. Quand on pensait échapper aux règles et restrictions propres à l’enfance et  à l’adolescence, on se retrouve soudainement submergé par les attentes.  En plus tout le monde nous donne son avis, qu’on le demande ou pas et contribuent à nourrir les mythes.  C’est le temps de démêler tout ça!

6 mythes sur les finances personnelles et la vingtaine

5 mythes sur les finances personnelles dans la vingtaine

Mythe #1

Une fois que tu feras plus d’argent, tu n’auras plus besoin d’un budget

On aurait tellement envie d’y croire à celle-là; fini les restrictions ! Après 3,4,5 ans passés à regarder avec angoisse notre solde bancaire et calculer le nombre de jour restant au mois et le nombre de paquets de ramen dans l’armoire, on se dit que le pire est derrière nous.

Le pire est peut-être derrière toi, mais si tu veux éviter de t’y retrouver à nouveau, ton budget reste ton ami.

5 mythes sur les finan5 mythe sur les finances personnelles et la vingtaine

Je commence à avoir l’impression d’être un disque rayé, mais un budget, ça t’empêchera jamais de vivre. Ton budget, tu le fais selon TES priorités. Celles-ci vont changer en fonction d’où tu es rendu dans la vie, mais ton budget devrait toujours être avec toi. Il permet de maîtriser son argent et de savoir où il va. Parce que, crois-moi, même si tu en fais plus, si tu le maîtrises pas, ça sert à rien!

Mythe #2

Un budget, c’est plate, ça t’empêche d’acheter quoique ce soit.

Budget. Le mot est brun-beige. Le genre de couleur qu’on associe au fisc, aux comptables et aux files d’attente.

Sauf que, même si un budget, ce n’est techniquement que des additions et soustractions, rien ne t’empêche de le jazzer un peu! Mint peut t’aider ou simplement des crayons de couleur.

Maintenant qu’on a adressé la partie plate, je vais t’expliquer pourquoi le budget ne t’empêche pas d’acheter quoi que ce soit.

Un budget, c’est une feuille de papier/chiffrier électronique.

Toi, tu mets les chiffres dedans et tu détermines ce que tu dois/veux dépenser/épargner dans les mois qui viennent.

Si tu décides que tu veux acheter une nouvelle patente qui ne rentre pas dans ton budget sans l’envoyer dans le rouge, le problème, c’est pas le budget!

Le problème, c’est que tu n’as pas assez d’argent! Quand bien même que tu n’aurais pas de budget, tu ne serais quand même pas en mesure de l’acheter. En fait, sans budget, tu l’aurais peut-être acheté, mais tu te serais retrouver avec une dette sur une carte de crédit/marge de crédit.

Le budget fait simplement l’inventaire de ce que tu as de disponible et de tes obligations. C’est pas être plate ça, c’est être responsable.

La nouvelle patente attendra un peu, le temps que tu épargnes pour!

Mythe #3

Tu as besoin d’un conseiller financier.

Au risque de me faire tirer des roches, je vais vous raconter une petite anecdote qui m’est arrivée la semaine dernière. Ma mère s’est faite appeler par sa conseillère financière. Celle-ci lui demande:

– Est-ce que tu pourrais me refiler les coordonnées de ta fille pour que je la contacte et que lui propose mes services? 

Ma mère lui dit que ce n’est pas nécessaire, parce que je me gère très bien toute seule. La conseillère insiste.

-Oui, mais elle a bien besoin que quelqu’un lui trouve ses placements? Si elle veut avoir de l’argent à la retraite, elle doit en mettre dans des REER! 

Cette dame, elle a accompagné mes parents dans leurs investissements depuis 15 ans, je suis sûre qu’elle est respectablement compétente, mais, malgré ça, je ne veux pas confier à quelqu’un d’autre le choix de mes placements et me retirer de la décision. Surtout quelqu’un qui juge mes connaissances en finances sans jamais m’avoir rencontré.

Oui, un jour, je veux inclure dans l’équation un planificateur financier pour m’aider à prévoir les impacts fiscaux de mes décisions, mais d’ici là, je vais éviter les frais et investir mes sous moi-même. Après tout, ma technique ne semble pas si mal! 

Quand on est dans la vingtaine et qu’on commence à avoir des sous, ce dont on a réellement besoin, c’est d’être informé. Et pas informé par quelqu’un qui cherche à atteindre des quotas de vente ou à nous fidéliser. On a besoin d’informations claires et simples sur le REER, le CELI, les REEE, le RAP, les hypothèques, les congés parentaux, notre dossier de crédit, etc.

Si vous n’êtes pas informés, comment voulez-vous vous assurez que la personne en face de vous vous propose les bonnes choses? Le meilleur moyen d’optimiser sa situation financière, c’est d’être aux commandes. Alors commencez donc par lire le manuel 😉 !

Mythe #4

Les dettes sont un passage obligé, tout le monde en a.

Comme dirait votre mère:

Si tout le monde se jetait en bas du pont le ferais-tu?

C’est pas parce que l’on est matraqué de publicités sur les petits paiements de la nouvelle voiture de l’année, que c’est obligatoire pour vous aussi d’avoir un prêt auto. Qui dit petit paiement dit tu paies longtemps et parfois, c’est un cercle vicieux.

Les dettes, c’est de l’argent qu’on emprunte à nous-même dans le futur. On accepte d’avoir plus maintenant pour avoir moins plus tard. Parfois, le jeu en vaut la chandelle, comme avec les dettes d’études (on obtient un plus haut revenu en investissant dans notre éducation via le prêt) ou avec une hypothèque pour un bien immobilier (qui on espère, vaudra plus dans le futur).

Si on débutait notre vie d’adulte avec l’idée que les dettes, ce n’est pas normal et que ce n’est pas la seule solution, on serait étonné des résultats selon moi.

6 mythes sur les finances personnelles dans la vingtaine

Mythe #5

Faire plus d’argent, c’est impossible.

La mentalité du petit pain, c’est vraiment difficile à déboulonner. On dirait qu’on se dit qu’on est incapable de faire plus que ce qu’on gagne et on fini par accepter la réalité.

Ce qui fait que quand les gens sont dans une situation moins facile, ou veulent simplement mettre plus d’argent de côté, la première chose qu’ils font, c’est de couper dans leurs dépenses.

Quand il n’y a plus rien à couper, c’est là que la panique/sentiment d’impuissance s’installe. On est pris. On ne peut pas rien faire de plus!

Or, il y a deux façons d’impacter sur le surplus dans un budget. La première: réduire les dépenses. La deuxième? Faire plus d’argent.

Vous pouvez négocier votre augmentation!

Votre talent peut devenir une petite entreprise!

Vous avez une tondeuse et des voisins qui ont du gazon? Bam, vous faites 50$ de plus par semaine.

Vous savez repérer les bargains sur Kijiji? Flipper des objets peut être super payant!

Faire plus d’argent, ce n’est pas impossible. Ça demande un effort, mais c’est à votre portée!

Mythe #6

Si tu n’as pas de REER, tu vas mourir pauvre après une retraite à manger des ramens.

oui, vous devez épargner pour la retraite, parce que si vous ne le faites pas, personne ne le fera pour vous. Moins de 42% des Québécois ont un régime de retraite par l’employeur et le nombre est en décroissance perpétuelle. À moins d’être de la fonction publique, vous DEVEZ mettre des sous de côté en prévision de la retraite.

Mais ce ne veut pas dire de les placer automatiquement dans un REER!

Dans les dernières années, les spécialistes sont montés au micro pour nous rappeler quelque chose de bien important: contrairement à ce que votre banque essaie de vous dire depuis leur création en 2009, le CELI, ce n’est pas qu’un compte-épargne pour les projets à court-terme.

C’est aussi un excellent véhicule de placement pour la retraite.

Surtout pour les jeunes professionnels qui veulent profiter de l’effet de l’intérêt composé sans contribuer à un REER beaucoup plus contraignant. En plus, comme on y contribue avec de l’argent déjà imposé, il n’est pas imposé à la sortie, ce qui simplifie la gestion des retraits rendu au moment de dire  »bye-bye boss! » Ça ne veut pas dire que le REER est mort, il reste un bel outil pour les niveaux de revenu plus élevés.

Pour ma part, je bypass le REER pour encore quelques années.

Vive le CELI!

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Rembourser ses dettes: la méthode Avalanche

Quand on a une déjà un budget serré, rembourser ses dettes peut sembler un objectif inatteignable pour bien des gens, mais avec de la volonté, la bonne stratégie et une méthode, c’est plus accessible qu’on pourrait penser!

On continue la série Rembourser ses dettes avec un troisième article. Cette semaine, on discute de la méthode Avalanche, qui est une autre méthode qui pourrait vous permettre de kickstarter votre remboursement de dettes en 5e vitesse.

Les autres articles de la série:

Rembourser  ses dettes ou épargner: telle est la question

Rembourser ses dettes: les critères à connaître

Rembourser ses dette avec la méthode Snowball

Rappel: Pourquoi devez-vous avoir un plan?

J’aime tellement cette maxime que je vous la répète encore dernière fois (ou pas… 😉 )

Who fails to plan, plan to fail.

Sans plan, vous risquez pas mal plus d’arriver dans un cul-de-sac financier. Le saupoudrage d’argent sur toutes vos dettes, c’est inefficace, démotivant et coûteux. Alors, aussi bien avoir un plan qui vous dira où mettre votre argent en priorité pour atteindre la liberté le plus rapidement possible!

Rembourser ses dettes avec la méthode Avalanche

La méthode Avalanche

On l’appelle la méthode Avalanche parce que contrairement à la méthode Snowball, qui cible les plus petits montants en premier, la méthode Avalanche cible les plus haut taux d’intérêts en premier. C’est la méthode « logique », c’est celle qui, sur toute la durée de votre remboursement de dettes, vous permet d’économiser le plus de frais d’intérêts et donc, de réduire au maximum la durée.

Comment ça réussit à vous offrir ça?

En ciblant la dette avec le taux d’intérêt le plus élevé au départ, indépendamment du solde de celle-ci. Une dette ayant un taux d’intérêts élevé, est une dette qui vous coûte plus cher proportionnellement, qu’une dette avec un taux d’intérêts moins élevé. Et comme la plupart des dettes ont comme caractéristique de voir leur intérêts calculés de manière composée, plus d’intérêts veut dire une durée de remboursement plus longue.

Comment la mettre en application?

Encore une fois, ça commence par faire la liste de nos dettes, mais cette fois-ci, on les classe selon leur taux d’intérêt, du plus grand au plus petit.

Et on s’attaque avec hargne à celle qui se retrouve dans le haut de la liste.

Et quand je dis hargne, je veux en réalité dire d’y mettre tout ce que vous pouvez y mettre comme argent: les canettes que vous retournez à l’épicerie, les heures supplémentaires, les ventes de vêtements du petit dernier sur Kijiji, le retour d’impôt, le 5$ que vous trouvez sur la rue.

Remboursez ses dettes avec hargne, c’est faire des sacrifices, ne pas juste y mettre  »ce qui reste à la fin du mois ». C’est étirer l’épicerie pour pouvoir mettre 20$ de plus sur les dettes, c’est couper Vidéotron, c’est amener son  lunch, c’est vendre la 2e auto qui ne sert presque pas.

Dans la hargne, il y a toute les fois où vous n’avez pas bien dormi à cause de votre fardeau financier.

Toute votre gêne pour les fois où vous avez reçu un avis de la banque parce que vous dépassiez votre limite.

Toute votre déception parce que votre crédit était trop pourri pour faire ce que vous vouliez faire.

Si votre budget vous dit: tu peux mettre 50$ de plus ce mois-ci, essayez d’arriver à 60$. Soulevez les coussins du divan. Tondez des gazons. Vendez de la scrap de métal! Soyez créatif et vous le trouverez le 10$ de plus, j’en suis certaine.

Un exemple

Julie (encore elle!) a les dettes suivantes:

-Une visa à 1000$, à 19%, paiement min. 30$
-Un prêt style Accord D de 2000$, à 4%, paiement min. 150$
-Un prêt personnel de 3000$, à 7%, paiement min. 250$
-Une Mastercard à 6000$, à 22%, paiement min. 180$
-Une marge de crédit de 10 000$, à 2,7%, paiement min. 61$

Elle commence par les mettre en ordre décroissant selon leur taux d’intérêts:

-Une Mastercard à 6000$, à 22%
-Une visa à 1000$, à 19%
-Un prêt personnel de 3000$, à 7%
-Un prêt style Accord D de 2000$, à 4%
-Une marge de crédit de 10 000$, à 2,7%

Ensuite, elle concentre ses efforts sur la Mastercard, tout en continuant de payer le minimum sur les autres. De son budget, elle dégage 150$ supplémentaire par mois pour rembourser ses dettes, qu’elle applique donc en priorité sur la Mastercard. Si elle réussit à trouver des sous supplémentaires, ils vont sur cette dette jusqu’à ce que celle-ci soit vaincue.

Elle poursuit ensuite ses efforts sur le Visa, cette fois en appliquant non seulement le minimum (30$), mais aussi le 150$ supplémentaire et le paiement minimum de la Mastercard (180$), en plus de tout ce qu’elle peut trouver en dessous des coussins du divan.

Ainsi de suite jusqu’à ce que la dernière dette rende l’âme (et vous rende la vôtre!)

Rembourser ses dettes avec la méthode Avalanche

Pour

C’est une technique simple, très cartésienne, qui mise sur le fait que si vous payez moins d’intérêts, vous finirez de rembourser vos dettes plus rapidement et en payant moins d’intérêts.

Juste ça, c’est suffisant!

Contre

Qu’est-ce qui ce passe si votre dette avec le plus haut taux d’intérêts est aussi celle avec votre solde le plus élevé? Ça pourrait vous prendre des années à rembourser et en attendant, vous ne voyez pas le nombre de dettes diminuer. Ça peut être décourageant pour plusieurs personnes!

Et puis, qu’arrive-t-il si vos taux d’intérêts sont variables…?

Mon grain de sel

Je suis attirée par la méthode Snowball, je ne vous le cacherai pas. L’idée de créer un momentum me parle. Par contre, je suis cartésienne de nature. Si je peux épargner des frais, je vais le faire. En conséquence, quand j’ai mis en place mon plan de remboursement de dettes, j’ai choisi un hybride. J’ai remboursé les plus petites dettes avant et ensuite, pour les autres, j’y vais selon les taux d’intérêts.

C’est permis d’adapter les méthodes à nos besoins!

 

 

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Rembourser ses dettes: la méthode Snowball

Voici le deuxième article de la série Rembourser ses dettes, une série d’articles visant à rendre digestible le remboursement des dettes. On ne se mentira pas: ça ne sera probablement pas facile, mais en comprenant mieux ce qui importe dans un plan de remboursement de dettes, on peut se donner une meilleure chance au départ.

Les articles précédents de la série Rembourser ses dettes:

Rembourser ses dettes ou épargner : telle est la question

Rembourser ses dettes: quels critères connaître?

Aujourd’hui je m’attaque à la méthode, le plan d’attaque. Plus précisément un plan d’attaque basé sur la méthode dite « Snowball ». Cette méthode a été popularisée par Dave Ramsey, un gourou des finances personnelles aux États-Unis et tire son nom de l’image suivante: si vous lancez une petite balle de neige en haut d’une montagne, en dévalant la pente, la balle de neige grossit, grossit, grossit, accumule de l’inertie et fini par dévaler la pente à 100 miles à l’heure.

Pourquoi vous devez choisir une méthode

Avez-vous déjà entendu: qui coure 10 lièvres à la fois n’en attrape aucun? Ou encore l’expression anglophone: Who fail to plan, plan to fail ?

Ben c’est ça.

Pas de plan, pas d’actions concrètes. Pas d’actions concrètes, pas de résultats.

Vous voulez des résultats, vous êtes en train de lire cette article, vous faites déjà un pas par en avant! Vous avez fait la liste de vos dettes, vous savez que leur remboursement draine chaque mois une grosse partie de vos revenus et, là, C’EST ASSEZ. Vous voulez les rembourser, mais par quel bout commencer?

Il existe plusieurs méthodes, la snowball, l’avalanche et l’émotive, pour ne parlez que de celles-ci. Je traite aujourd’hui de la snowball, mais restez proche, parce que la semaine prochaine, c’est l’avalanche et l’émotive suivra sous peu.

Peu importe la méthode choisie, toute ont une chose en commun:

Priorisez une dette et payez le minimum sur les autres.

Arrêtez de saupoudrer votre argent partout!

On va reprendre l’analogie de la neige. Imaginez que vous avez un espace à déneiger (c’est pas si loin à votre mémoire, j’imagine 😉 ) Est-ce que vous allez enlever une première couche de neige partout, puis revenir au point de départ et enlever une autre couche à la grandeur et ainsi de suite jusqu’à ce que se soit vide? Non, vous allez vous épuiser en faisant des pas inutiles et repasser sans cesse au même endroit.

Vous commencerez probablement par vous concentrer sur un endroit à la fois. Les marches, l’entrée, le tour de la voiture et finalement, le bordage.

C’est la même chose avec le remboursement de vos dettes, vous concentrez toute votre énergie et vos sous de disponibles sur une dette. Quand celle-ci est réglée, on passe à la prochaine.

Rembourser ses dettes- Utilisez la méthode Snowball

Qu’est-ce que la méthode Snowball?

Comme je vous le disais plus-haut, Snowball illustre une petite boule de neige qui amasse de l’inertie en roulant. La technique snowball :

1.  On fait la liste des dettes, du plus petit solde jusqu’au plus grand.

2. On fait le paiement minimum sur toutes nos dettes, TOUJOURS. On ne saute aucun paiement.

3. On prend tout l’argent de surplus qu’on a et on l’applique au solde de la plus petite dette.

4. Quand la première dette est remboursée, on prend ce que versait sur elle (paiement minimum+surplus) et on l’applique à la suivante. Le but, c’est que le montant versé à chaque mois sur la dette en cours de remboursement augmente à chaque fois qu’on fini d’en rembourser une, c’est  »l’inertie » de la technique.

Un exemple?

Julie a 5 dettes qui la turlupine:

-Une visa à 1000$
-Un prêt style Accord D de 2000$
-Un prêt personnel de 3000$
-Une Mastercard à 6000$
-Une marge de crédit de 10 000$

Les paiement minimum sont respectivement de:

-30$
-150$
-250$
-180$
-61$

À chaque mois, Julie peut se permettre de mettre 150$ de plus sur ses dettes (ce qui correspond à son surplus dans son budget)

Comme la Visa est sa plus petite dette, elle obtient le statut de « dette-vedette » et se trouvera liquidée en premier. Le plan de Julie aurait donc l’air de ça:

-Visa: 30$ + 150$
-Prêt Accord D: 150$
-Prêt Personnel: 250$
-Mastercard: 60$
-Marge de crédit: 61$

Au 6e mois, Julie finit de repayer sa Visa. Elle fait d’abord une petite danse de la joie:

Puis avec vigueur et volonté, recommence la même tactique, mais cette fois, le montant qu’elle peut payer  sur la prochaine dette-vedette est de 180$ (30$ de la Visa+150$ de surplus) en plus du montant minimum associé à la dette. Ça ressemble donc à ceci:

-Prêt Accord D: 150$+180$
-Prêt Personnel: 250$
-Mastercard: 60$
-Marge de crédit: 61$

Quand elle finit de rembourser son Prêt Accord D, elle applique le montant libéré (150$+180$) à la prochaine dette-vedette:

-Prêt Personnel: 250$+330$
-Mastercard: 60$
-Marge de crédit: 61$

Et ainsi de suite. Commencez-vous à voir la boule de neige émerger? Chaque fois qu’une dette est finie de payer, la prochaine voit son remboursement augmenter de manière exponentielle. Au final, le montant total que vous payiez en remboursement de dettes n’augmente pas, mais le montant que vous payiez sur la dette-vedette, lui, augmente.

Méthode Snowball- payez vos dettes avec vengeance!

Vous pouvez constater mes grands talents en création visuelle 😉

Les avantages de la techniques

Si on compare cette méthode au saupoudrage traditionnelle, elle fait économiser des frais d’intérêts, mais selon moi (et plusieurs autres), son principal avantage vient du momentum qu’elle crée.

Comme vous focusez sur la plus petite dette en premier, rapidement vous l’éliminerez.

Hasta la vista, baby!

Une dette de moins, c’est encourageant! Vous venez d’accomplir le premier pas (et le plus important), vous risquez d’être encore plus motivé à continuer. C’est comme être au régime et perdre le premières 5 livres, ça justifie les efforts, mettons!

C’est une méthode simple et efficace, qui, en plus, est intuitive.

Les inconvénients

Selon bien des gens, la logique voudrait que tu paies la dette qui te coûte le plus cher en terme d’intérêts en premier et avec la technique Snowball, ce n’est pas toujours le cas. Au final, tu finis donc par par payer un peu plus en frais d’intérêts qu’avec la technique Avalanche, par exemple.

Aussi, qu’est-ce que tu fais si tu as deux dettes avec exactement le même montant? (Réponse: paie celle avec le taux d’intérêt le plus élevé des deux.)

Rembourser ses dettes avec la méthode Snowball

Comment appliquer la technique

Faites comme Julie 😉

Non, sans blague, c’est assez facile. Vous identifiez les dettes qui vous ralentissent, ce sont habituellement les dettes associées à aucun actif ou à des actifs qui se déprécient rapidement, comme des dettes de cartes de crédit, des dettes de  »achetez maintenant, payez pour longtemps » et des prêts auto qui ont ballounés.

Il suffit ensuite de les mettre en ordre croissant et de commencer à liquider la première.

N’oubliez pas la petite danse de la joie entre chaque.

Est-ce la bonne méthode pour moi?

C’est la bonne méthode pour vous si vous voulez voir des résultats et vite. Si vous êtes comme moi, vous n’êtes pas patient, vous voulez voir des changements à votre situation rapidement. Cette méthode est faite exactement pour du monde comme nous!

Dave Ramsey, le fameux gourou, dit d’attaquer ses dettes avec vengeance et intensité. Plus vous démarrez le processus avec un sprint, plus vite les résultats vont venir et vous resterez motivés. Son site regorgent d’exemple de gens supra-endettés qui ont choisi de presque tout vendre leur bébelles de surplus pour mettre plus d’argent sur leurs dettes.

Machine à crème glacé vendue sur Kijiji, voiture de luxe remplacée par une Corolla 2003, vente de garage massive, déménagement dans plus petit, deuxième job, tous les moyens sont bons pour libérer des fonds pour repayer plus vite les dettes. L’idée c’est que chaque dollar de surplus doit être dirigé vers la  »mission ultime »: la liberté financière.

C’est peut-être extrême pour certains d’entre nous, mais ça peut en inspirer plusieurs! Jusqu’où iriez-vous pour rembourser vos dettes et vous libérez des paiements?

 

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Remboursement de dettes: les critères à connaître

Disons que vous avez décidé de redorer votre bilan et vous voulez rembourser vos dettes. (Yé, bravo!) Vous savez que dans votre cas, entre épargner ou rembourser vos dettes, c’est la dernière option qui est la plus payante, mais  comment choisi-t-on par où commencer? Un plan de remboursement de dettes, ça se réfléchi, ça s’optimise et ça se met en place! Cet article est le premier d’une série sur le remboursement des dettes, au courant des prochaines semaines, j’aborderai les autres aspects qui influencent un plan d’attaque pour le remboursement de nos dettes.

Les critères à connaître

On a souvent plusieurs  »opportunités » de nous endetter, et ça, même aux balbutiements de notre vie d’adulte. À 18 ans, j’avais ma première carte de crédit, à 19 ans, j’ai une première marge. À 20 ans, j’ai failli me laisser tenter par l’achat à crédit d’une voiture neuve (imaginez-vous, je n’aurais pas encore fini de la payer!) À 22 ans, je prenais des prêts gouvernementaux pour les études. Et maintenant, à 26 ans, je multiplie les marges, carte de crédit et hypothèques. J’ai pas encore 30 ans et je suis attachée au crédit, même si tout est encore très sain dans notre relation.

Je reste convaincue que le crédit peut être un outil, une rampe d’accès si on l’utilise pour investir, mais ça peut aussi être une arme à double tranchant: il nous permet l’accès à des biens maintenant, mais on repaie avec nos revenus du futurs+intérêts.  À la longue, les  »petits paiements » peuvent devenir la corde avec laquelle on se pend.

Et une fois qu’on a profité de ces « opportunités » et qu’on commence à sentir la corde autour de notre cou, comment repaie-t-on le tout? Pour le déterminer, il faut bien connaître ce qui constitue notre dette, c’est-à-dire nos différents emprunts. Chaque emprunt aura des conditions différentes et ce sont ces conditions qui influencent sur vos remboursement.

Rembourser ses dettes- les critères à connaître

Le terme et l’échéance

Certains outils de crédit, comme la carte de crédit et la marge de crédit, n’ont pas de terme et d’échéance, si ce n’est que la date limite pour faire son paiement avant que les intérêts commencent à se calculer.

D’autres, comme les prêts personnels, les achats à crédit (36 paiements pour un sofa par exemple), les prêts étudiants et les prêts hypothécaire, ont une terme et une échéance. Un terme, c’est une période de temps à l’intérieur de laquelle les conditions que vous avez négociés sont fixes. L’échéance, c’est le temps qu’il reste jusqu’à ce que le capital soit entièrement remboursé. Dans certains cas, terme et échéance se confondent.

Par exemple, quand j’ai commencé à repayer mon prêt étudiant, la durée de mon prêt (terme) était de 3 ans, mais l’échéance de 10 ans. Comme j’ai récemment réduit mes paiements à cette dette, ma durée c’est allongé, mais l’échéance reste la même. En réduisant mes paiements, j’ai redistribué le montant restant sur les années restantes avant l’échéance. C’est souvent une tactique utilisée dans les plans de repaiement de dette quand on a un dette à très faible taux/ ou dont les intérêts sont déductibles d’impôts.

Solde

Combien devez-vous encore sur votre prêt? Ce solde contient habituellement le capital, et les intérêts accumulés depuis le dernier versement. Le solde va habituellement en diminuant, sauf si vous réempruntez régulièrement sans rembourser.

Fréquence de paiement

Au mois? À la semaine? Une fois par an? Règle général, avec un prêt dont l’intérêt est calculé quotidiennement, plus votre fréquence de paiement est élevé, plus vous rembourserez rapidement.

Taux d’intérêts

Quel est le taux d’intérêts que vous assumez sur votre dette? À quelle fréquence se capitalise-t-il? Plus les intérêts sont calculés (capitalisés) régulièrement, plus le facteur de l’intérêt composé joue son rôle.

Conditions de grâce

On appelle ça  »de grâce », mais ne vous faites pas prendre, ce n’est pas un cadeau qu’ils vous font. Les prêteurs offrent parfois à leur clients de suspendre leurs paiements pendant un certain temps, ou de le diminuer (parfois juste les intérêts devront être payés). Le fameux  »paiement minimum » des cartes de crédit pourrait être compté comme une condition de grâce.

Pour les prêts étudiants, le six de congé de paiement à la fin des études, c’est une condition de grâce.

Restrictions et pénalités

Un bon exemple de restrictions serait un prêt qui vous empêcherait de changer votre fréquence de paiement. Ou encore, avec mon hypothèque, je peux doubler le paiement, mais je ne pourrais pas le tripler.

Les pénalités se présentent quand, par exemple, vous finissez de rembourser plutôt une dette, vous aurez des frais. Ou si vous voulez renégocier votre prêt avant la fin du terme. Ou céder votre prêt auto.

Il est important de connaître les restrictions et les pénalités entourant un prêt avant de commencer un régime  »mort aux dettes ».

Intérêts déductibles d’impôt ou pas?

Pour certaines dettes, les intérêts seront déductibles d’impôt, comme les prêts étudiants, les prêts servant à l’investissement dans une entreprise et les prêts pour l’immobilier locatif.

Les intérêts payés sont alors enlevés (déduits) du revenu imposable. Il est donc moins intéressant de rembourser rapidement ces dettes par rapport à une autre avec des conditions semblables, mais dont les intérêts ne seraient pas déductibles.

Et maintenant?

Faites la liste de vos dettes et associez-leur leurs critères propres à chacune. Vous devriez le faire pour toutes, y compris , les prêts auto, les prêts étudiants et l’hypothèque. Les gens ont souvent tendance à laisser celles-ci de côté parce que ce sont des dettes  »propres », des  »bonnes » dettes, mais toute dette exige un paiement mensuel et c’est ce paiement qui gruge votre revenu disponible à chaque mois.

Vous pouvez utiliser ce fichier pour faire la liste des emprunts 🙂

La prochaine étape est de déterminer le montant que vous pouvez  »pitcher » sur vos dettes pour les faire disparaître le plus vite possible. Et ça, il suffit de rester à l’écoute, parce que l’article sera disponible sous peu!

Rembourser ses dettes- quels critères devez-vous connaître?

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Quand tout ne va pas comme prévu: la technique pour reprendre le contrôle

Je fais souvent des articles où j’essaie de rendre des sujets sérieux et beiges, légers et plaisants. Je pense que je réussis plutôt bien, mais la réalité, c’est que parfois, je me plante moi aussi. J’ai parfois l’impression que je perds royalement le contrôle.

Comme vous savez peut-être, j’ai acheté une maison récemment. Superbe, grande, bien localisée et avec un potentiel de prise de valeur vraiment intéressant. J’avais tout préparé: l’argent pour la mise de fonds, l’argent pour les rénos, le budget pour les rénos, les bons entrepreneurs, etc.

J’avais pensé aux frais de clôture.

En fait, je pensais l’avoir fait.

Quand nous avions acheté le triplex, la taxe de Bienvenue nous avait été envoyée en juin, 4 mois après l’achat et nous avions jusqu’en août pour la payer. Apparemment, ce n’est pas pareil dans toutes les municipalités. Le compte de taxes est rentré ce mois-ci… et est payable avant le 26 avril. Je pensais avoir jusqu’en juin. Tout aurait été ok en juin, j’avais prévu les liquidités pour ça.

Mais pas maintenant.

Surtout, que grâce à des vendeurs pas très collaboratifs, notre notaire a dû nous charger presque 400$ de plus pour l’acte de vente.

Et que finalement, on a dû changer la fournaise parce que, contrairement à ce que les vendeurs prétendaient, elle n’avait pas été en fonction depuis 3 ans et a brisé dans les premiers jours de possession, envoyant dans l’air une odeur prononcée de jetfuel.

Avant que vous me disiez: t’avais juste à faire inspecter, je tiens à préciser qu’une fournaise, un inspecteur en bâtiment, ça inspecte pas ça.

La fournaise nous a donc coûté 3000$. Le gouvernement donne actuellement une subvention pour la conversion mazout-électricité, mais l’évaluateur de notre dossier brette et exige une facture de chauffe-eau (on n’a pas changé le chauffe-eau).

On a dû refaire la plomberie complète d’une salle de bain, parce que après avoir rouvert l’eau, on s’est rendus compte que les joints avaient séchés et fuyaient. 300$

Tout ça, c’est sans compter les nombreux petits achats qui s’accumulent et que je n’avais pas compté. Tsé des boîtes de vis à 5$ et des cannes d’uréthane à 10$, ça fini par faire un beau petit montant. Comme le sous-planchers qu’on a dû refaire.

Vous comprendrez donc qu’en ce moment, j’hyperventile un petit peu. J’essaie toujours de voir venir le pire et j’avais prévu un coussin, mais là, j’ai l’impression d’avoir donné la main et qu’ils ont pris le bras… avec un chausson en prime.

tout-va-être-ok

Si le Doctor le dit, c’est que c’est vrai… right?

Actuellement, on est chanceux. Nico fait de l’overtime depuis 4 semaines, ce qui lui donne de très belles paies et me permet de patcher les trous, mais j’ai la désagréable impression que ça ne sera pas assez et je pense de plus en plus à aller faire une demande pour augmenter notre marge.

Les grosses dépenses s’en viennent et je ne veux pas qu’on soit pris à la gorge ou pire, devoir demander de l’aide à nos parents.

#lahonte

On a toujours fait seuls au niveau financier. Même dans les pires moments avec le bloc, on s’est arrangés. Là, j’ai l’impression d’avoir essayé de jouer à l’adulte et d’avoir échoué lamentablement. J’ai gaffé et j’en paie le prix (littéralement).

Je sais que je ne suis pas la seule dans une situation semblable, où tu te fais surprendre par des dépenses et des imprévus qui grugent ta détermination à te battre et à faire les meilleurs choix. Je suis épuisée, physiquement et mentalement. Ce matin je devais appeler mon cuisiniste parce que mes armoires sont en retard d’une semaine déjà et ne seront pas installée avant le 18 avril, soit dans 2 semaines… Je prévoyais mettre mon pied à terre et demander un rabais. J’ai appelé, j’ai écouté leurs excuses plates et j’ai juste laissé planer un silence plein de jugement… sans demander de rabais.

En gros, je suis dépassée.

tout-ne-va-pas-comme-prévu

Quoi faire quand on est dépassé.

Faire un pas en arrière

Prendre une grande respiration. Ouvrir une bière ou siroter un thé. Sortez-vous de la situation. Un peu comme quand ils disent aux parents à bout de souffle de reposer leur bébé hurlant dans sa bassinette et de fermer la porte derrière eux pour éviter de commettre le pire.

Laissez le problème dans sa bassinette et allez décanter plus loin.

Évaluer la situation objectivement

Faire une liste des choses qui posent problème. Faire une autre liste des choses qui vont bien (croyez-moi, il y en a, c’est sûr!) Qu’est-ce qui va le plus mal? Pourquoi?

Hier, je suis arrivée à la nouvelle maison après que les sableurs soient partis. Ils avaient teint les planchers… et c’était ROUGE. Je les paies 3100$, et mes planchers sont ROUGES?! Ils étaient sensés être dorés!

Crying mode activated.

Je vous jure j’ai appelé ma mère en braillant.

Ensuite, je suis retournée en-dedans et j’ai regardé plus attentivement. Est-ce que c’était vraiment rouge? Est-ce que c’est si pire que ça?  J’ai appelé le gars des planchers et je lui ai demandé calmement des explications et on a discuté des options.

 

éviter-décisions-importantes-argent-émotions

Trouver les solutions possibles

Il y a TOUJOURS une solution. Parfois ce n’est pas celle qui nous conviendrait le plus, mais il y a toujours une solution. Faites en la liste. Identifiez-les celles avec le plus de potentiel. Explorez les options.

Dans le cas de mon manque de liquidités, j’ai 2 options:

1-Faire augmenter la marge
2-Retarder certains travaux pour prendre le temps d’économiser/rembourser la marge.

J’ai choisi la deuxième option. Les fenêtres devront attendre. De même que la chambre du bas. Et la salle de bain du rez-de-chaussé. Mais au moins, mon ulcère va rester tranquille.

Faire un plan court-court-terme

Oubliez les grands plans. Oui, je sais que dans 8 mois, mes finances seront mieux, j’aurai à nouveau les liquidités et que ça va aller, mais demain, quand je devrai mettre le chèque à la poste pour 3100$ , c’est là que ça ira moins bien.

En attendant, je me fais un plan pour la semaine. J’appel ça « patcher les trous dans le bateau ».

Qu’est-ce que je dois faire d’ici demain pour éviter de couler?

Est-ce que j’ai besoin d’argent pour l’épicerie? Payer le loyer? Mettre de l’essence dans l’auto?

Comment j’y arrive?

Bref, vous voyez où je veux en venir? Souvent, on se laisse ensevelir par les plans en 46 étapes simples et on fini par être plus découragées par la solution que par le problème.

Prenez la solution qui fait le plus de sens pour vous, qui est réaliste et faisable et donnez-vous des directives simples à faire pour sa mise en place.

Pour ma part, j’ai fait une liste des choses restant à faire dans la maison, du plus urgent au « cosmétique ». J’ai ensuite accolé un montant à chose jusqu’à ce que j’atteigne la fin de mes liquidités (petite confidence: ce moment est arrivé vite). Ça m’a permis de faire deux choses: confirmer que j’avais l’argent pour les choses plus urgentes (comme éviter d’inonder le sous-sol à la moindre averse avec un nouveau drain de fondation), et réaliser que le reste n’était pas si urgent et pouvait bien attendre.

Une dernier truc: parlez-en

Vous seriez étonné de voir le réseau que vous avez autour de vous et le support dont vous bénéficiez sans le savoir. En parler permet aussi de relativiser la situation avec le regard des autres. Ça peut faire des miracles.

Est-ce que cette technique est miraculeuse? Non, certainement pas. Par contre, elle permet de faire le petit chien. Vous savez, la technique de nage super élégante? Celle qui permet de garder la tête hors de l’eau? Celle-là. Ça permet de faire le point, de reculer pour mieux reprendre le contrôle.

 

 

 

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Les finances et le couple: 5 méthodes pour gérer son argent.

Je m’attaque cette semaine à un sujet épineux: la gestion des finances personnelles dans un couple. Bien franchement, je trouve ce sujet excessivement personnel, bien plus que mes dettes, mon salaire ou mon budget.

Vous remarquerez que je suis assez transparente quand vient le temps de divulguer mon bilan personnel. Vous connaissez ma situation et mes objectifs pour 2017. Ce que vous ne savez peut-être pas, c’est que mon bilan personnel et mon bilan familial, c’est la même chose.

Oui, vous avez bien lu, chez nous, tout va dans le même pot.

C’est la méthode que nous avons choisi après des années de vies de couple et c’est une méthode qui s’est installée tranquillement, au fil du temps. Est-ce que c’est parfait? Pour nous, oui, totalement, mais ce n’est pas le cas pour tous!

J’ai la chance d’avoir quelqu’un dans ma vie qui partage mes objectifs et ma vision de l’argent, ce qui facilite grandement, selon moi, la gestion de nos finances.

Bien franchement, on ne sait jamais vraiment posé la question, parce qu’on a juste dérivé tranquillement vers la gestion intégrée de nos finances. Cependant, avec les années, j’ai compris que chaque couple est différent et de facto, gérera les choses différemment.

Voici donc  5 méthodes que j’ai observé à l’oeuvre. Est-ce que ça veut dire qu’il n’y a en a que 5?

Oh que non!! Mais, je donne ici les principales sur lesquelles les variations s’exercent.

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1-Church and State

C’est la méthode où vous gérez vos finances à vous et l’autre gère ses propres finances. Vous n’avez aucune idée de combien l’autre gagne ou dépense ou épargne. Chacun paie sa part des dépenses conjointes (s’il y en a), mais le partage s’arrête là. C’est souvent la première méthode qui est utilisée par les nouveaux couples, parce que soyons franc, personne aime parler d’argent. Si on en fait pas assez, on est gêné, si on en fait trop, on est gêné aussi.

Avantages:
Simple, genre, super méga simple. Vous n’avez même pas besoin d’un compte conjoint.
Privée, l’autre n’aura jamais le nez dans vos affaires. Vous conservez une totale indépendance.
Limite les risques en cas de rupture. C’est fini? Y’a rien d’autre à faire que d’enlever son nom du bail.

Désavantages:
Projet de couple? C’est plus difficile de faire des projets de couple de la moindre envergure. Imaginez: vous voulez aller en voyage dans le Sud, mais l’autre arrive à peine à tout payer ses factures, vous risquez d’attendre longtemps qu’il épargne sa part, ou pire, il pourrait le mettre sur la carte. Quand on ne connaît pas la capacité financière de l’autre, toute planification devient laborieuse.
Y’a aucune synergie. On se le cachera pas, l’un des gros avantages d’être en couple, c’est la synergie financière, 1+1=3. En utilisant cette méthode, vous êtes plus des colocs qu’un couple (juste au niveau financier là, ça change rien à l’amour).

J’ai essayé cette méthode mais je suis trop curieuse et ouverte pour que ça dure . Nico et moi, on a utilisé cette méthode pendant… 3 mois? La minute que nous nous sommes mis à habiter ensemble, dans un glorieux studio hors-de-prix, on a utilisé la deuxième méthode.

2- Le 50-50

C’est la chute du Mur. Chacun met encore 50-50 des dépenses, mais on est ouvert sur notre situation personnelle. L’autre commence à connaître nos habitudes de cigale ou de fourmi. On connait les habitudes de l’autre. Sauf que ne vous tromper pas, chacun gère encore ses dépenses personnelles comme il veut et reste maître de son budget au final, c’est encore mon argent-ton argent.

Avec cette méthode, planifier des projets communs devient plus facile, orienter nos finances personnelles vers une direction commune aussi.

Je trouve cette méthode super quand les dépenses sont encore très distinctes ou facilement séparables moitié-moitié. Sauf que dès qu’on rentre dans des gros achats communs, c’est peut-être plus compliqué. Exemple, vous partagez une voiture. Un des deux l’utilise plus que l’autre, mais la voiture sert aussi aux déplacements de la famille; allez-vous vous mettre à compter le kilométrage? Un autre exemple, monsieur veut une plus grande télé et se l’achète. Si madame écoute aussi la télé, devrait-elle contribuer?

Autrement dit, malgré l’apparente simplicité, c’est une méthode qui doit être rodée pour chaque couple. En plus si les revenus sont vraiment inégaux, ça peut rapidement devenir injuste.

3-L’équitable

Si tu fais 30 000$ par an et que l’autre fait 100 000$, c’est peut-être pas juste de penser que les dépenses doivent être 50-50, pour eux, comme pour l’autre. Si tu fais 30 000$ par an et tu es obligé de contribuer à 50% du train de vie de quelqu’un qui fait 100 000%, tu risques d’y passer tes paies au complet. D’un autre côté, si tu fais 100 000$ par an, tu as peut-être envie d’avoir un train de vie supérieur à celui de ton conjoint. Le partage des dépenses se fait alors en proportion du salaire.  Dans cet exemple-ci, la personne qui fait 30 000$ par an contribue à 23% du revenu et donc, devrait contribuer à 23% des dépenses.

Cette méthode ne touche que la répartition des charges financières à l’intérieur du couple. Pour le reste, c’est comme la méthode 50-50.

4- Le semi-commun

Vous connaissez cette méthode, c’est certain. C’est la méthode où l’argent est versé en  »grande partie » dans un compte conjoint et où chaque conjoint garde de  »l’argent de poche » + son épargne dans son compte. Autrement dit, l’argent pour les dépenses communes, l’épargne commune (mise de fonds pour une maison, épargne pour un voyage, REEE, etc) et le budget discrétionnaire de couple se retrouve sur le compte conjoint, qui est alors géré à deux.  Seulement, chacun garde une autonomie avec sa portion  »personnelle ». On peut aussi ajouter à cette méthode la carte de crédit commune, pour éviter les histoires de  »j’ai payé ça, tu as payé ça, combien on se doit ».

C’est l’entre-deux.

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5- Le commun

Ce qui est à moi est à toi et vice-versa. Cette méthode est loin d’être pour tout le monde. De un, elle demande une confiance presque absolue dans l’autre et des valeurs partagées pour la gestion et la dépense de l’argent. De deux, les deux partenaires doivent être ouverts et comprendre les implications que faire compte-commun imposent. À moins d’être l’exception qui confirme la règle, tu n’arrives pas à cette méthode après 2 mois de vie de couple.

Pour nous, la transition vers le tout commun à commencer en 2012. En juillet 2012, nous nous sommes mariés, en grande partie pour les prêts et bourses, mais ça faisait déjà 3 ans qu’on s’endurait s’aimait profondément.  Avec le budget riquiqui des prêts et bourses, on s’est vite rendu compte que de tout mettre en commun serait vraiment plus optimal. En plus, on se disait qui si l’autre était pas là, on n’aurait pas cet argent, donc c’était autant à nous deux qu’à l’individu.

Rapidement, on a adapté les choses au fur et à mesure que de nouvelles situations se présentaient pour arriver aujourd’hui à une gestion centralisée (moi) qui fait une reddition de compte journalière au conseil (lui et moi). On fait le budget ensemble et on se donne des objectifs que les deux approuvent. Comme je disais, nous sommes tout deux très ouverts avec notre argent et on discute régulièrement. Toute dépense dépassant 20$ est approuvée/discutée avec l’autre, simplement parce qu’on aime s’en parler, pas parce que je suis la Gestapo.

L’avantage principal est pour moi la simplicité de gestion. Plus de niaisage de transferts entre les comptes, je gère tout en direct. En plus, avec un chum ingénieur, il a plein d’avantages (carte de crédit avantageuse, marge de crédit à bas taux) dont je peux profiter de cette manière. Et il profite de mon talent pour la gestion financière.

Je n’utiliserai pas cette méthode si j’avais le moindre doute quant à la confiance que je porte à Nico. Mettre en commun ses avoirs, c’est toute une décision.

5-Votre méthode

Je pourrais écrire pendant des jours, je pourrais ne jamais décrire complètement votre méthode. Chaque couple est unique et votre situation peut aussi faire varier les choses. Il n’y a pas une réponse absolue. Et puis, on peut évoluer au travers de ça, il n’y a pas de règles.

La plupart des gens vont utiliser Church-and-State au tout début, quand ils n’habitent pas encore ensemble. Après tout, ça fait du sens, pourquoi partager des données financières à ce stade, l’autre n’en a pas besoin. Automatiquement, en habitant ensemble, la méthode 50-50 va prendre le relais pour la plupart des gens et certains vont utiliser l’Équitable si leur salaire sont vraiment disproportionné. Certains, comme mes beaux-parents vont arrêter là et seront confortables ainsi pour la suite.

Avec le temps certains vont migrer le semi-commun et certains vont continuer vers le commun. Ça dépend des gens et des couples.

L’important, c’est que les deux partenaires soient à l’aise dans le processus. Et ça, ça sera l’objet d’un autre article!

Notes importantes:

Une chose importante à se rappeler, c’est que peu importe la méthode choisie, vous devez épargner. Et même si vous mettez tout en commun, vous devriez aussi avoir de l’épargne sur un compte personnel. De toute façon les comptes enregistrés (CELI, REER) ne peuvent pas être des comptes conjoints.  C’est correct de faire pot commun, mais en cas de séparation, il est impensable que un des deux conjoints aie toute l’épargne du couple à son nom. Vous allez me dire que c’est évident, mais en transférant la mise de fonds pour la maison, je me suis rendue compte que l’un des compte-épargne que j’utilisais pour épargner des sous était seulement à mon nom. Ce n’était pas de la mauvaise foi, et pour moi il était clair que c’était moitié-moitié dès le départ, mais en cas de séparation, j’aurais pu tout garder.

Aussi, en cas de décès, les comptes conjoints sont gelés pendant un certain temps, donc, idéalement chaque personne devrait conserver son propre compte où sa paie est versée. De cette façon, elle pourra continuer de fonctionner jusqu’à ce que la situation soit régularisée par sa banque/caisse.

Un dernier point: si vous êtes mariés, faites attention à la méthode Church-and-State. Étant donné que vous êtes automatiquement solidaires de toutes dettes contractées pour quelque chose qui pourrait ressembler de près ou de loin à du patrimoine familial, vous devez être au courant des comptes de l’autre, un minimum. En plus, pouvez-vous m’expliquer pourquoi vous vous mariez si vous êtes pas capable de vous parler un peu d’argent? Je juge pas, je comprends juste pas!

Et vous, quelle est votre méthode? Comment y êtes-vous arrivé?

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C’est le temps du bilan: l’affreux, le laid, le beau!

Wow, 2016 qui se termine déjà! J’ai toujours ce petit pincement quand une année se termine. Belle ou plus raide, j’apprends de chaque année qui passe et lui dire au revoir m’est difficile.

En plus, c’est le temps du Bilan. Avec un grand B.

Celui qu’on fait juste une fois par année. Oui, à chaque mois, je compile et calcule un petit bilan vite vite: combien j’ai dépensé, combien j’ai épargné, mais celui de fin d’année, c’est le plus exhaustif, c’est celui qui me met les choses en pleine face, plus moyen de me mettre la tête dans le sable.

Je valide en plus si j’ai atteint mes objectifs. Cette année, on s’était fixés comme objectifs d’atteindre 20 000$ en épargne (le but était d’économiser 40 000$ sur deux ans pour une mise de fonds) et de partir en voyage pour la fin d’études de Nico en payant cash pour celui-ci.

Comme pour tous les bilans, tout n’est pas rose et arc-en-ciel dans le mien cette année, mais l’important c’est d’avancer!

bilan-2016

L’affreux

Le Bilan de cette année n’est pas super méga reluisant. Pas pire pour une blogueuse en finances perso, hein?

Il faut se rappeler que le début de 2016 n’a pas été tendre avec moi, j’avais un riquiqui contrat à 15h/semaine et 15$ de l’heure. J’ai trouvé à la mi-janvier un emploi d’aide-cuisinière dans un collège privé qui payait le minimum, mais au moins, ça m’a permis de boucher les trous. J’ai appris cette année que la recherche d’emploi n’est pas une période particulièrement facile quand tu n’as pas d’expérience.

2016 a aussi été l’année du remboursement de la dette étudiante que j’ai attaqué vitesse grand V, ça, ça fait un trou dans un budget. De 13 080$ en septembre 2015, il ne me reste plus que 4005$ aujourd’hui. La remise de dettes a beaucoup aidé!

Notre locataire du 3e logement est aussi parti en décembre 2015 et j’ai appris à la raide qu’un déménagement de locataires ne se fait jamais sans perte financière pour un propriétaire. Perdre 650$ en décembre-janvier a fait mal. Je ne regrette toujours pas le triplex, car grâce à son achat et sa remise en forme, on a pu présenter une mise de fonds de 20% pour l’achat de notre prochaine maison. 

 

Le laid

Je suis un peu déçue, car novembre et décembre n’ont pas suivi aussi bien le budget que j’aurais voulu, mais les dépenses relatives à la nouvelle maison, la fin de bac de Nico et des obligations au travail ont décidé que le budget bouclait autrement. Pas de nouvelle épargne significative de côté et 2000$ sur la marge de crédit. Comme cette année, notre marge de crédit est descendue aussi bas que 6000$ et qu’on l’a remboursé en entier (avant de remettre 2000$ dessus) je dirais que je suis plutôt contente overall.

2016, c’est aussi l’année où j’aurais pu acheter un gros char, où j’ai failli et où l’univers m’a envoyé un coup de pouce sous la forme de parents généreux et de leur vieille auto. C’est un gros cadeau qui nous durera encore quelques années si bien entretenu, et ça m’a évité des paiements de 400$/mois. Est-ce que c’est LE char qu’on voulait? Non. Est-ce qu’il roule et tire une remorque (critères essentiels)? Oui. Merci papa!

 

Le beau

Février a marqué mon début de carrière et avec ça, un salaire décent!! Yé!

Je suis quand même fière de moi pour 2016. Avec des revenus changeants et totalisant au net, pour Nico et moi, moins de 45 000$, nous avons été en mesure d’économiser à ce jour, presque 23 000$ (qui servira à payer une partie de notre mise de fonds de 34 000$).

J’ai aussi 2000$ en épargne-retraite que j’ai amassé petit à petit, comme un écureuil. La retraite n’était pas la priorité de 2016, Nico n’avait pas encore fini les études… mais là, oui! 2017 sera l’année où j’ouvrirai un compte Questrade pour Nico et où est-ce qu’on passera du statut d’épargnant à investisseur.

Alors si on récapitules, j’ai 23 000$ dans des comptes-épargne, 2000$ en épargne retraite, 2000$ sur la marge de crédit, un triplex qui vaut 232 000$, 2 autos pas-neuves-mais-qui-roulent, une nouvelle maison qui s’annonce et j’ai payé cash pour mon voyage en Grande-Bretagne qui arrive!

Pas une année si terrible et celle qui s’annonce sera encore meilleure si vous voulez mon avis. Attendez-vous à un fil Instagram bourré de photos de la nouvelle maison!

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