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Rembourser ses dettes: la méthode Avalanche

Quand on a une déjà un budget serré, rembourser ses dettes peut sembler un objectif inatteignable pour bien des gens, mais avec de la volonté, la bonne stratégie et une méthode, c’est plus accessible qu’on pourrait penser!

On continue la série Rembourser ses dettes avec un troisième article. Cette semaine, on discute de la méthode Avalanche, qui est une autre méthode qui pourrait vous permettre de kickstarter votre remboursement de dettes en 5e vitesse.

Les autres articles de la série:

Rembourser  ses dettes ou épargner: telle est la question

Rembourser ses dettes: les critères à connaître

Rembourser ses dette avec la méthode Snowball

Rappel: Pourquoi devez-vous avoir un plan?

J’aime tellement cette maxime que je vous la répète encore dernière fois (ou pas… 😉 )

Who fails to plan, plan to fail.

Sans plan, vous risquez pas mal plus d’arriver dans un cul-de-sac financier. Le saupoudrage d’argent sur toutes vos dettes, c’est inefficace, démotivant et coûteux. Alors, aussi bien avoir un plan qui vous dira où mettre votre argent en priorité pour atteindre la liberté le plus rapidement possible!

Rembourser ses dettes avec la méthode Avalanche

La méthode Avalanche

On l’appelle la méthode Avalanche parce que contrairement à la méthode Snowball, qui cible les plus petits montants en premier, la méthode Avalanche cible les plus haut taux d’intérêts en premier. C’est la méthode « logique », c’est celle qui, sur toute la durée de votre remboursement de dettes, vous permet d’économiser le plus de frais d’intérêts et donc, de réduire au maximum la durée.

Comment ça réussit à vous offrir ça?

En ciblant la dette avec le taux d’intérêt le plus élevé au départ, indépendamment du solde de celle-ci. Une dette ayant un taux d’intérêts élevé, est une dette qui vous coûte plus cher proportionnellement, qu’une dette avec un taux d’intérêts moins élevé. Et comme la plupart des dettes ont comme caractéristique de voir leur intérêts calculés de manière composée, plus d’intérêts veut dire une durée de remboursement plus longue.

Comment la mettre en application?

Encore une fois, ça commence par faire la liste de nos dettes, mais cette fois-ci, on les classe selon leur taux d’intérêt, du plus grand au plus petit.

Et on s’attaque avec hargne à celle qui se retrouve dans le haut de la liste.

Et quand je dis hargne, je veux en réalité dire d’y mettre tout ce que vous pouvez y mettre comme argent: les canettes que vous retournez à l’épicerie, les heures supplémentaires, les ventes de vêtements du petit dernier sur Kijiji, le retour d’impôt, le 5$ que vous trouvez sur la rue.

Remboursez ses dettes avec hargne, c’est faire des sacrifices, ne pas juste y mettre  »ce qui reste à la fin du mois ». C’est étirer l’épicerie pour pouvoir mettre 20$ de plus sur les dettes, c’est couper Vidéotron, c’est amener son  lunch, c’est vendre la 2e auto qui ne sert presque pas.

Dans la hargne, il y a toute les fois où vous n’avez pas bien dormi à cause de votre fardeau financier.

Toute votre gêne pour les fois où vous avez reçu un avis de la banque parce que vous dépassiez votre limite.

Toute votre déception parce que votre crédit était trop pourri pour faire ce que vous vouliez faire.

Si votre budget vous dit: tu peux mettre 50$ de plus ce mois-ci, essayez d’arriver à 60$. Soulevez les coussins du divan. Tondez des gazons. Vendez de la scrap de métal! Soyez créatif et vous le trouverez le 10$ de plus, j’en suis certaine.

Un exemple

Julie (encore elle!) a les dettes suivantes:

-Une visa à 1000$, à 19%, paiement min. 30$
-Un prêt style Accord D de 2000$, à 4%, paiement min. 150$
-Un prêt personnel de 3000$, à 7%, paiement min. 250$
-Une Mastercard à 6000$, à 22%, paiement min. 180$
-Une marge de crédit de 10 000$, à 2,7%, paiement min. 61$

Elle commence par les mettre en ordre décroissant selon leur taux d’intérêts:

-Une Mastercard à 6000$, à 22%
-Une visa à 1000$, à 19%
-Un prêt personnel de 3000$, à 7%
-Un prêt style Accord D de 2000$, à 4%
-Une marge de crédit de 10 000$, à 2,7%

Ensuite, elle concentre ses efforts sur la Mastercard, tout en continuant de payer le minimum sur les autres. De son budget, elle dégage 150$ supplémentaire par mois pour rembourser ses dettes, qu’elle applique donc en priorité sur la Mastercard. Si elle réussit à trouver des sous supplémentaires, ils vont sur cette dette jusqu’à ce que celle-ci soit vaincue.

Elle poursuit ensuite ses efforts sur le Visa, cette fois en appliquant non seulement le minimum (30$), mais aussi le 150$ supplémentaire et le paiement minimum de la Mastercard (180$), en plus de tout ce qu’elle peut trouver en dessous des coussins du divan.

Ainsi de suite jusqu’à ce que la dernière dette rende l’âme (et vous rende la vôtre!)

Rembourser ses dettes avec la méthode Avalanche

Pour

C’est une technique simple, très cartésienne, qui mise sur le fait que si vous payez moins d’intérêts, vous finirez de rembourser vos dettes plus rapidement et en payant moins d’intérêts.

Juste ça, c’est suffisant!

Contre

Qu’est-ce qui ce passe si votre dette avec le plus haut taux d’intérêts est aussi celle avec votre solde le plus élevé? Ça pourrait vous prendre des années à rembourser et en attendant, vous ne voyez pas le nombre de dettes diminuer. Ça peut être décourageant pour plusieurs personnes!

Et puis, qu’arrive-t-il si vos taux d’intérêts sont variables…?

Mon grain de sel

Je suis attirée par la méthode Snowball, je ne vous le cacherai pas. L’idée de créer un momentum me parle. Par contre, je suis cartésienne de nature. Si je peux épargner des frais, je vais le faire. En conséquence, quand j’ai mis en place mon plan de remboursement de dettes, j’ai choisi un hybride. J’ai remboursé les plus petites dettes avant et ensuite, pour les autres, j’y vais selon les taux d’intérêts.

C’est permis d’adapter les méthodes à nos besoins!

 

 

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Mes objectifs pour 2017

J’ai allumé que si je voulais faire un bilan annuel l’année prochaine, ça serait bien que vous soyiez au courant de mes objectifs pour 2017. Histoire que vous puissiez  enfoncer le couteau dans la plaie si je me suis plantée en décembre prochain. 😉

Cette année s’annonce vraiment excitante. Après une année tampon entre la fin de mes propres études et la fin de celles de Nico, année plutôt  »poche ». J’avais envie de faire plein de choses, mais une période de recherche d’emploi prolongée jumelée à un horaire de fou pour la fin du bac de Nico a fait en sorte qu’on a presque rien fait.

À l’exception de la démolition et de la reconstruction des trois lockers extérieurs du bloc. Tsé, quand une job que tu évalues à 2000$ et 3 fins de semaines t’en coûte pas loin de 3000$ et prends 4 mois à compléter?  C’est une histoire qui devrait faire l’objet d’un feuilleton, mais qui a été pas mal le seul loisir de notre année 2016.

Je m’attends donc, J’anticipes donc, J’exiges donc une année plus enlevante pour 2017 et disons qu’avec l’achat d’une maison bâtie en 1952 figée dans le temps, ça s’annonce bien!

Mes objectifs pour 2017

 

1- Ne pas dépasser mon budget pour le voyage en Grande-Bretagne

Budget voyage= 3000$. Montant dépensé à ce jour pour l’achat des billets d’avion, de l’hébergement et des transports: 2300$. Montant restant: 700$
C’est pas un voyage à petit mini budget, mais ça reste serré pour la Grand-Bretagne (et un premier voyage). On va avoir du fun à étirer le budget!

 Edit 22/01/2017: C’est réussi, je suis sous la barre du 3000, malgré un accrochage avec la voiture de location. Si on compte que l’épicerie achetée là-bas rentrait dans mon budget sous la catégorie  »épicerie » et que les dommages à la voitures seront remboursés par les assurances, on est tout près de 2500$ pour un voyage de 10 jours!

2-Rembourser la marge de crédit de Nico

C’ est un petit riquiqui montant: 1200$, mais j’aimerais l’avoir remboursé avant de commencer les rénos sur la maison… qui vont remplir la marge. Bon, c’est une question de principe. Le 1200$, ce sont des dépenses courantes qui m’ont échappé. Je ne veux pas qu’elles se retrouvent dans la même dette que la maison. Donc d’ici le 26 janvier, le 1200$ must go beu-bye.
Edit: Nico a reçu une paie  »surprise » qui nous a permis de réduire le solde à 500$. Yé!

3-Rembourser la moitié de la mise de fonds avant l’an prochain

14 000$ sur une marge à 2,7%, c’est pas la fin du monde sauf que c’est une question de principe. Même si on a économiser beaucoup à long-terme en utilisant notre marge pour compléter notre mise de fonds, on reste réfractaires aux dettes.  #amortlesdettes

4- Magasiner et négocier ma nouvelle cuisine

La cuisine de la nouvelle maison est finie. Les portes ne ferment plus et la peinture (probablement au plomb, donc oubliez le sablage) décolle. En plus, la porte du frigo n’ouvre pas au complet parce que la cuisine est minuscule. Solution: nouvelle cuisine de bonne qualité qui ajoutera de la valeur à la maison. Idéalement, je voudrais mettre 10 000$, livrée et installée, taxes incluses.. Reste à négocier, le premier estimé est entré à 11 328$…

 Edit 03/02/2017: J’ai eu un dernier estimé à 7 105$!! Tout ça parce que j’ai accepté de faire la finition des armoires moi-même pour 150$ de matériel. C’est peut-être pas à la portée de tous, mais pour une différence de presque 5000$, je vais le faire!

5- Négocier la réalisation du drain français pour la maison

Idem. Sauf que c’est moins le fun parce que c’est pas la cuisine. Et que ça coûte plus cher encore: 22 000$. Comme tout se négocie dans la vie, je vais ajouter cet objectif sur ma liste.

6- Garder les rénovations sous la barre des 40 000$

Avec l’expérience qu’on a des rénovations, on sait à quel point il est facile de se lancer dans les  »tant-qu’à-y-être ». Sauf que cette année, pour à la fois notre budget et notre santé mentale, on va se limiter à 40 000$. C’est mon budget top-top-top. Idéalement, j’aimerais être proche de 35 000$, mais je dois être réaliste…

7- Négocier les nouvelles assurances du triplex

Si il y avait une chose que je n’avais pas prévu en achetant la nouvelle maison, c’était que mes assurances pour le triplex augmenterait autant. Elles ont pratiquement doublé, passant de 75$/mois à 130$/mois.

Tchou-tchou.

train

C’est le train qui m’est passé dessus quand j’ai entendu le prix au téléphone.

J’espère vraiment que le dieu des assurances sera de mon bord lors de mes prochains appels…

Edit: J’ai appelé hier et j’ai eu une nouvelle soumission à 92$/mois et une à 112$/mois en rénogociant avec ma compagnie actuelle. Ça paie vraiment de jaser au téléphone aimablement avec un agent d’assurances.

8-Ouvrir un compte de courtage en ligne pour Nico

En 2016, je l’avais fait pour moi. En 2017, Nico y passe. J’aime bien l’idée de gérer mes propres choses et Questrade m’offre la possibilité de le faire à petit prix, alors c’est avec eux que j’ouvre le compte à Nico. En plus, ça compte aussi pour mon objectif 14!

9-Déposer 500$ par mois en épargne-retraite.

On a plus de raison de laisser traîner les choses: c’est le moment de nous attaquer à l’épargne-retraite. 2017 marquera l’année où on  »prendra » nos premiers REER! 500$ par mois n’est exactement suffisant, mais sachant que nous vivrons une année de rénovations que nous paierons moitié comptant, moitié avec la marge, 500$ est un bon début. L’an prochain ce sera 1000$ (la p’tite voix dans ma tête me fait dire de dire qu’on verra…)

 

10- Économiser pour le prochain voyage (objectif de 3000$)

Bibi a décidé de rentabiliser son passeport avant la venu des potentiels héritiers. Tout le monde avec qui je discute de descendance me disent deux choses:

1- C’est la plus belle affaire de leur vie.

2- Ce sont des sangsues qui te vident de ton énergie, de ton argent et de tes rêves de jeunesse.

Donc avant la bébépocalypse, je compte bien vivre un petit peu, parce qu’on a été très sages jusqu’à présent et que maintenant qu’on a un petit slack, on ira pas se remettre dans le jus tout de suite!

11- Maîtriser mon nouveau budget

Parce que qui dit nouveau travail, dit nouveau revenu! Avec Nico qui a commencé à travailler le 19 décembre, on est maintenant officiellement des DINKS (dual income-no kid). Avec l’apport d’argent, on se doit de faire un nouveau budget. Parce que les budgets, c’est ce qui assure que ton argent travaille pour toi. Et puis que si tu sais pas gérer ton argent, ça sert pas à grand chose dans faire plus, alors on planchera sous peu sur un nouveau budget. Les premiers mois seront peut-être chaotique, mais je suis motivée!

 Edit 06/02/2017 : on va y arriver, un jour. 

12- Réussir à louer le logement vacant du triplex pour juillet 2017

Le logement que nous occupons dans le triplex se libérera en mars et il demande des rénovations. Je crois que ça va demander du courage, mais on doit le mettre à louer rapidement pour trouver des locataires pour juillet. Après ça, vous viendrez me dire qu’on est pas travaillant (ou fou!).

13- Finir le cours sur les actions à dividendes d’Une Question d’argent.

J’adore ce cours! Le contenu est clair, objectif et actionnable, vraiment, c’est un de mes bons achats de 2016. Sauf que quand j’arrive le soir, je manque d’énergie et je fais tout sauf ça… Alors en 2017, je le finis et je prends action!

14-Analyser et acheter mes premières actions

C’est comme la suite de l’autre objectifs. Après avoir fini la formation sur les actions à dividendes d’Une Question d’argent, je compte mettre mes nouveaux acquis à contribution. J’ai toujours trouvé la bourse fascinante, un peu comme un club super sélect avec leur propre langage et pour 2017, je veux en faire parti!

15- Devenir meilleure à ce jeu qu’on appelle  »La vie adulte ».

Je suis convaincue que quelqu’un en quelque part à oublier de me donner un mémo. Ce qui fait que j’ai toujours l’impression qu’il me manque de l’information sur comment tu es sensée agir comme une adulte. C’est frustrant. Avec les années, je deviens meilleure à cacher mon ignorance, mais parfois, l’étendue de mon incompétence me frappe de plein fouet. Donc, j’aimerais trouver le mémo cette année.#tupeuxtoujoursrêver #dontgrowupitsatrap

adulting

Sur une autre note, je veux profiter de la prochaine année pour me dompter au niveau de la procrastination. Cette année, j’ai vécu de nombreuses frustrations en lien avec ma fâcheuse habitude tout remettre au lendemain et je pense que la clef de ma zénitude à long-terme, c’est d’apprendre à faire les choses au moment le plus opportun et pas quand il ne reste plus de temps pour les faire.

Ça inclu cet article.

Que j’aurais dû faire hier….

Qu’est-ce que tu veux, je deviendrai pas parfaite en criant bines-au-ketchup… 😉

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C’est le temps du bilan: l’affreux, le laid, le beau!

Wow, 2016 qui se termine déjà! J’ai toujours ce petit pincement quand une année se termine. Belle ou plus raide, j’apprends de chaque année qui passe et lui dire au revoir m’est difficile.

En plus, c’est le temps du Bilan. Avec un grand B.

Celui qu’on fait juste une fois par année. Oui, à chaque mois, je compile et calcule un petit bilan vite vite: combien j’ai dépensé, combien j’ai épargné, mais celui de fin d’année, c’est le plus exhaustif, c’est celui qui me met les choses en pleine face, plus moyen de me mettre la tête dans le sable.

Je valide en plus si j’ai atteint mes objectifs. Cette année, on s’était fixés comme objectifs d’atteindre 20 000$ en épargne (le but était d’économiser 40 000$ sur deux ans pour une mise de fonds) et de partir en voyage pour la fin d’études de Nico en payant cash pour celui-ci.

Comme pour tous les bilans, tout n’est pas rose et arc-en-ciel dans le mien cette année, mais l’important c’est d’avancer!

bilan-2016

L’affreux

Le Bilan de cette année n’est pas super méga reluisant. Pas pire pour une blogueuse en finances perso, hein?

Il faut se rappeler que le début de 2016 n’a pas été tendre avec moi, j’avais un riquiqui contrat à 15h/semaine et 15$ de l’heure. J’ai trouvé à la mi-janvier un emploi d’aide-cuisinière dans un collège privé qui payait le minimum, mais au moins, ça m’a permis de boucher les trous. J’ai appris cette année que la recherche d’emploi n’est pas une période particulièrement facile quand tu n’as pas d’expérience.

2016 a aussi été l’année du remboursement de la dette étudiante que j’ai attaqué vitesse grand V, ça, ça fait un trou dans un budget. De 13 080$ en septembre 2015, il ne me reste plus que 4005$ aujourd’hui. La remise de dettes a beaucoup aidé!

Notre locataire du 3e logement est aussi parti en décembre 2015 et j’ai appris à la raide qu’un déménagement de locataires ne se fait jamais sans perte financière pour un propriétaire. Perdre 650$ en décembre-janvier a fait mal. Je ne regrette toujours pas le triplex, car grâce à son achat et sa remise en forme, on a pu présenter une mise de fonds de 20% pour l’achat de notre prochaine maison. 

 

Le laid

Je suis un peu déçue, car novembre et décembre n’ont pas suivi aussi bien le budget que j’aurais voulu, mais les dépenses relatives à la nouvelle maison, la fin de bac de Nico et des obligations au travail ont décidé que le budget bouclait autrement. Pas de nouvelle épargne significative de côté et 2000$ sur la marge de crédit. Comme cette année, notre marge de crédit est descendue aussi bas que 6000$ et qu’on l’a remboursé en entier (avant de remettre 2000$ dessus) je dirais que je suis plutôt contente overall.

2016, c’est aussi l’année où j’aurais pu acheter un gros char, où j’ai failli et où l’univers m’a envoyé un coup de pouce sous la forme de parents généreux et de leur vieille auto. C’est un gros cadeau qui nous durera encore quelques années si bien entretenu, et ça m’a évité des paiements de 400$/mois. Est-ce que c’est LE char qu’on voulait? Non. Est-ce qu’il roule et tire une remorque (critères essentiels)? Oui. Merci papa!

 

Le beau

Février a marqué mon début de carrière et avec ça, un salaire décent!! Yé!

Je suis quand même fière de moi pour 2016. Avec des revenus changeants et totalisant au net, pour Nico et moi, moins de 45 000$, nous avons été en mesure d’économiser à ce jour, presque 23 000$ (qui servira à payer une partie de notre mise de fonds de 34 000$).

J’ai aussi 2000$ en épargne-retraite que j’ai amassé petit à petit, comme un écureuil. La retraite n’était pas la priorité de 2016, Nico n’avait pas encore fini les études… mais là, oui! 2017 sera l’année où j’ouvrirai un compte Questrade pour Nico et où est-ce qu’on passera du statut d’épargnant à investisseur.

Alors si on récapitules, j’ai 23 000$ dans des comptes-épargne, 2000$ en épargne retraite, 2000$ sur la marge de crédit, un triplex qui vaut 232 000$, 2 autos pas-neuves-mais-qui-roulent, une nouvelle maison qui s’annonce et j’ai payé cash pour mon voyage en Grande-Bretagne qui arrive!

Pas une année si terrible et celle qui s’annonce sera encore meilleure si vous voulez mon avis. Attendez-vous à un fil Instagram bourré de photos de la nouvelle maison!

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Devenir adulte: 5 leçons que j’ai apprises à la dure.

On a tous eu un moment dans notre vie où l’on se dit: bon, je viens d’avoir ma leçon… Plate et parfois gênant, ce moment c’est comme un badge de plus sur notre vie adulte.

Genre: Bravo, tu as compris que quand la lumière jaune allume, tu dois faire le plein!

Tu accumules les XP comme dirait l’autre, pis un moment donné, tu nivel up et tu deviens un vrai adulte.. Sauf qu’avant d’arriver à ça, faut passer par une étape un peu intermédiaire.

Avez-vous déjà remarqué à quel point c’est étrange le moment flou et indistinct qui entoure la fin du secondaire? Tu as un bal, tout le monde te trouve dont bon d’avoir fini, tu te mets beau/belle, tu fais le plus gros party de ta courte existence (jusqu’à ce moment-là, parce que d’autres viendront après et ceux-là seront encore plus epic). Puis, habituellement aux alentours du 15 août, ta vie change brusquement. Tu déménages (ou pas, mais disons que tu déménages) pour le cégep, tout le monde t’aide, les boîtes sont montées dans ta petite chambre et à 17h, tout le monde est reparti.

Et ça commence: tu es un adulte.

Pis c’est pas mal plus raide que tu penses.

La première semaine est quand même relaxe: ta mère t’a laissé de la bouffe et tu as pas encore eu à faire ton lavage et les cours sont chills.

Deuxième semaine, tu dois aller faire l’épicerie pis tu pleures un peu en sortant ton petite carte débit de ton portefeuille à velcro.  À la fin du premier mois, tu te couches le soir en échafaudant des plans pour retourner chez tes parents sans que ça paraisse que tu as la queue entre les jambes.

 

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Bon, your mileage may vary, mais vous devez reconnaître que ce moment charnière dans l’existence de tout ado est réel et s’accompagne de quelques grandes réalisations. On a tous fait des erreurs (comme penser que c’est ok de manger juste des ramens pendant 1 mois…) et certaines ont été plus raides que d’autres.

Parfois, j’aimerais pouvoir remonter dans le temps et me dire certaines choses. Comme je ne peux pas, j’ai compilé ici les 5 leçon que j’ai appris à la dure de 17 à 20 ans. Je suis certaine que certains d’entre-vous ont vécu la même chose et peut-être qu’il n’est pas trop tard pour certains…

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5 leçons que j’ai apprises à la dur:

1-Tout est toujours plus cher que tu penses.

Quand tu fais l’exercice sur le budget dans le cours d’économie en secondaire 5, tu mets plein de chiffres bâtards. L’épicerie? Bah, 15$/semaine. Ben moi, je l’ai essayé le 15$ par semaine d’épicerie à ma première année de cégep et croyez-moi, si j’avais pas eu ma grand-mère chez qui aller souper 3 fois/semaine, je serais morte de faim ou de dénutrition. À moins d’accepter de manger des beurrées de beurre de peanuts matin-midi-soir, avec une banane pour faire changement, vous risquez de trouver le temps long. Et à 15$ par semaine, oubliez le café!

Aussi, la job de freins sur ton char est toujours plus que l’estimé de 15$-20$. Et quand tu planifies à la cenne, tu l’as pas le 15$-20$.

Et quand tu penses que tu as tout payé, il va toujours y avoir une facture surprise qui va te popper dans la face.

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2-C’est ta job à toi de payer tes choses à temps.

Parlant de factures, quand tu en prends une à ton nom, c’est ta responsabilité de la payer. Engueule-pas la fille au service à la clientèle parce que tu as eu des frais d’administration sur ta factures, si tu l’avais payé le mois passé, y’en aurais pas de problèmes.

Aussi, n’oublie pas de payer ton permis de conduire et tes plaques à temps. Sans ça, si tu te fais arrêter, ils peuvent remorquer ton char et ça, ça coûte cher. Un jour, je vous raconterai la fois où j’ai amené la police chez nous pour leur prouver que j’avais payé mon permis de conduire, mais que c’était juste pas encore dans leur système.true_story_barney

 

Tout ça pour dire que c’est pas parce que tu as « seulement » 18 ans que les compagnies ne te maganeront pas ton crédit. Ton crédit, c’est un de tes actifs le plus précieux à 18 ans. Ton toi-futur de 26 ans va te remercier d’avoir protéger la pureté virginale de son crédit quand il voudra acheter une maison.

 

3- Les bonnes jobs sont plus dures à trouver que tu penses et tes contacts sont importants

C’était vrai quand j’avais 18 ans, c’est encore plus vrai aujourd’hui. Dans mon temps (je me sens vieille tout d’un coup), tu pouvais presque facilement faire 12-13$ de l’heure (quand le salaire minimum était à 8,35$/h, c’était pas mal). J’ai fait du tutorat à 15$/h et j’ai gardé des enfants pendant que j’étais au secondaire. En déménageant, j’ai tout lâché, pensant que je me retrouverais quelque chose facilement.

Erreur! Les jobs avec un horaire qui correspondent parfaitement à celui d’un étudiant à temps plein sont rares comme de la marde de pape et souvent paient peu. Pour en trouver, faut souvent faire jouer ses contacts.

Parlant de contact, ton ancien boss en est un. Too bad que tu aies lâché ta job sans avertissement un vendredi soir, quand tu devais rentrer le samedi matin. Tu viens de brûler un contact qui aurait pu t’aider dans le futur. En plus, un trou dans un C.V c’est toujours une question en entrevue. Même si ton excuse c’est que tu as failli mourir dans le congélo en faisant l’inventaire.

 

4-Personne ne te doit rien

Par-e-sonne. Pas tes parents, pas la société, par l’API du cégep, pas le prof de philo, pas ton proprio. Personne. Ce que tu veux, tu dois l’obtenir. C’est pas parce que toi, ti-coune de 19 ans, tu as merdé, que le monde entier doit s’arrêter et t’aider à ramasser ton bordel.*

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Tu as oublié que le loyer était à payer? Assume, fait un adulte de toi et trouve un arrangement pour payer ton proprio dans un délai raisonnable. Tu as coulé philo? Viens pas brailler, tu avais juste à ramer un peu plus pis lire ton livre.

Parfois, les gens, dans la bonté de leur âme, vont t’aider. Ne le prends jamais pour acquis. Dis merci. Et ne recommence plus.

*Sauf que si tu es seul et que ça va pas, parle. Y’a des gens autour de toi si tu as l’impression que tu fais juste creuser et que tu ne sors pas du trou. L’aide existe quand la situation est noire.

 

5-Malgré tout, négocie et ne te laisse pas marcher sur les pieds.

Je ne compte plus les fois où j’ai failli me faire avoir parce que le vendeur/mécanicien/etc voyait en moi un proie facile. Tu es un consommateur comme les autres. Tu as peut-être juste 20 ans, mais ils te doivent malgré tout le même niveau de respect qu’à n’importe qui d’autre et tu as le droit de négocier.

Tout se négocie: ton forfait de cell, ton char usagé, tes meubles « vintage » (lire: vieux) , le prix de ta chambre ou ton sofa neuf. Essaie, tu perds rien, c’est le moment de commencer du bon pied, soit pas paresseux, tu as pas assez d’argent pour ça.

Fais-toi en pas, tu finis par devenir bon!

Un moment donné, tout devient plus facile. Tu atteins l’âge presque magique du presque-milieu-de-la-vingtaine. Tu as de l’expérience à l’adulting, tu as de la barbe (ou pas, c’est selon) et tu as de la crédibilité. Tu as aussi habituellement une couple d’erreurs derrière toi et une belle liste de leçons apprises chèrement. Ton assurance auto te coûte moins chère et tu as une assurance-vie.

Et puis là, la seule chose qui soudainement te fait envie, c’est quand tu pouvais virer une brossette le jeudi soir, manger une frite et te lever à 8h comme si de rien était.

Et vous, quels sont vos leçons durement apprises?

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Quoi choisir: rembourser ses dettes ou épargner?

J’ai reçu d’une lectrice la question suivante: quelle est la marche à suivre en cas de dettes, est-ce plus avantageux de seulement rembourser les dettes ou d’épargner au même rythme? J’adooooore recevoir des questions comme ça, ça rend la tâche d’écriture tellement plus simple, car je n’ai pas à trop chercher de sujet. 😉

 

La grande question: rembourser ou épargner?

Personne n’aime les dettes. Même quand c’est des « bonnes » dettes, comme l’hypothèque ou les dettes d’étude. À moins de vivre dans un monde différent du reste de l’humanité, vous êtes en mesure de reconnaître que, peu importe si c’est une bonne dette ou une mauvaise dette, les dettes coûtent chères.

Une jambe, un bras et une partie de votre âme, pour être précise.

Vous restez attaché au créditeur pendant un nombre d’années incroyables et ils en profitent pour vous bombarder de publicités pendant encore 10 ans après la fin de votre prêt. J’ai un locataire qui s’est acheté des meubles chez Léon. Eh bien, ça fait maintenant 1 an qu’il a déménagé et ma boîte à mail est toujours pleine de prospectus qui essaient de lui vendre encore plus de stock.

C’est facile de se ré-endetter quand le démon vous appelle par votre p’tit nom et vous propose 36 petits paiements sur votre divan!

Sauf que la question demeure, quand on a des dettes, devrait-on les liquider au plus vite possible ou alors épargner? Plusieurs aspects pèsent dans la balance quand vient le temps de répondre à cette question épineuse.

 

 

rembourser-ses-dettes-ou-epargner

 

La logique

La logique veut que vous placiez vos dettes du plus haut taux d’intérêts annuel au plus petit et que vous vérifiez si, quand vous épargnez (et idéalement investissez) vous obtenez un rendement égal ou supérieur au taux que vous payez sur votre prêt.

Je vous donne un exemple:

Votre carte de crédit vous coûte 20% annuellement, avec un solde de 5000$

Le meilleur certificat de placement ( ou certificat de pauvreté comme certains l’appellent) que vous pourriez acheter vous rapporterait 3% annuellement (et encore…).

Si vous aviez 1000$ de disponible pour soit rembourser vos dettes ou épargner, voici ce que ça donnerait:

J’ai calculé ici que vous remboursiez 155$ par mois sur votre carte de crédit. Si vous prenez votre carte de crédit, avec un solde de 5000$ et que vous y appliquez un paiement de 155$ à chaque mois, vous aurez terminé de rembourser dans 47 mois, tout en ayant payé plus de 2230$ d’intérêts.

Si vous prenez le 1000$, et que vous l’appliquiez sur votre solde en même temps que votre premier paiement de 155$, vous aurez fini de payer en 34 mois et aurez payez 1160$ d’intérêts.

Entre les deux situations, vous pourriez épargner 1070$ d’intérêts.

Si vous placiez 1000$ à 3%, composé annuellement, vous obtiendrez presque 1093$ à la fin du 36e mois. Un gain de 93$.

1070$ vs 93$.

Il est dès lors facile de voir qu’en payant sa carte de crédit, on est beaucoup plus gagnant qu’en épargnant. C’est habituellement le cas pour les dettes qui ont des taux d’intérêts élevés, disons plus de 10%. Je dis 10% de façon assez arbitraire, mais selon moi, rares sont les placements générant plus de 10% annuellement avec un risque faible, en fait, je pense que les licornes ont plus de chance d’exister que ces placements. 😉

Pour résumer, la logique nous dit: on devrait rembourser nos prêts si ceux-ci nous coûtent plus cher que ce qu’on pourrait obtenir en plaçant un montant d’argent équivalent dans un placement de risque équivalent (soit très très faible).

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Les exceptions

Cependant, si vous avez une hypothèque à 2,89%, comme moi, la ligne est plus floue entre les options. Surtout si on commence à tenir compte de la fiscalité dans tout ça.

Par exemple, dans mon cas, comme je possède un triplex, je peux déduire de mon revenu 66% de mes frais d’intérêts que me coûte mon hypothèque. Comme mes revenus de location ne sont pas imposés à la source, je trouve très chouette le fait de pouvoir déduire mes frais d’intérêts au moment des impôts. Donc, compte tenu du très faible taux d’intérêts attaché à mon hypothèque et du fait que si je repaie plus vite mon hypothèque, je réduis mes déductions possibles, c’est loin d’être avantageux de vouloir réduire mon hypothèque.

Il en est de même pour les prêts étudiants, car les intérêts sont entièrement déductibles d’impôts et ces déductions sont reportables dans le temps.

Les prêts à 0% pour les meubles et les autos sont aussi une exception. C’est l’inflation vient jouer dans ce cas. En ce moment, l’inflation pour le Canada est estimé à 1,8%. Donc, si vous avez un prêt de 1000$ pour des meubles à 0% d’intérêt, cela veut dire que vous aurez payiez moins de 1000$ au bout de votre prêt en terme réel, car le dollar d’aujourd’hui vaut plus que celui de demain. Votre taux d’intérêt réel est de -1,8%. En le remboursant plus vite, vous perdez de l’argent. Vous devriez quand même chercher à éviter ces prêts de prime abord, car ils sont rarement réellement à 0%…

 

Quand les sentiments s’en mêlent…

Dans la théorie économique, on fait l’hypothèse que les agents (c’est nous ça!) sont rationnels, mais depuis quelques décennies, on se rend compte que la réalité est toute autre. Les agents ne sont pas si rationnels que ça. Parfois, leur actions économiques ne font aucun sens, surtout quand on tient compte de la nature éminemment humaine de l’homo economicus.

Un bon exemple de ceci? Tout le monde sait que le fait de vendre en période baissière à la bourse est une mauvaise idée (sauf dans certains cas de figures). Le prix commencent à baisser, quelques personnes vendent, les prix baissent encore plus pour réfleter le stock d’actions qui augmente, encore plus de gens vendent, les prix baissent encore plus, et voilà, c’est la débandade. La règle veut donc que quand les marchés se font promener sans aucune raison (je parle pas de Nortel ici…),tu t’assoies sur tes mains pis tu attends. C’est la chose rationnelle à faire, celle que tout le monde sait qu’ils doivent faire, mais la plupart des gens ont de la difficulté à laisser leur émotions à la maison quand on parle de finances et de leur argent.

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Un autre bon exemple est moi qui rembourse mes prêts étudiants plus vite que le 10 ans prescrit par la banque. Je ne devrais pas, ce n’est pas rentable, c’est complètement illogique, mais qu’est-ce que tu veux, le poids d’avoir 13 000$ qui me suit pendant 10 ans m’était insoutenable. J’en ai littéralement fait un ulcère (moi et le stress financier, ça ne fait pas bon ménage). Avec Nico, on a pris la décision d’accélérer nos versements pour finir de rembourser en mai 2018 mon prêt. J’avais aussi un 3000$ qui m’avait été versé en provenance d’un REEE qu’une grande-tante avait placé pour moi et j’avais beaucoup de scrupules à ne pas utiliser ses sous pour mon éducation. En remboursant une partie de mon prêt avec, j’avais l’impression de remettre les choses à la bonne place.

On s’entend tout ça est loin d’être logique. Ce n’est pas payant de rembourser plus vite, même que c’est pénalisant.

Sauf que…

Je me sens mieux. Je n’ai plus d’ulcère, ce qui en soi, est franchement fantastique (et débile, pour commencer…) et j’ai l’impression d’avoir le choix. Et ça, pour moi, ça n’a pas de prix. Je n’ai jamais été quelqu’un qui ne fait que le minimum, et donc, de payer un petit peu en-haut du minimum demandé, ça me rassure.

Certaines dettes sont chargées d’un poids émotif plus lourd que d’autres. Par exemple, si vous avez empruntés des sous à votre grand-mère, même si celle-ci ne vous charge aucun intérêt, vous voulez probablement la rembourser avant de mettre des sous de côté pour votre retraite!

Comme dirait l’autre, le coeur à ses raisons que la raison ignore.

 

Donc, on rembourse ou on épargne?

Ma réponse à moi est en 3 parties:

1- Rembourser les cartes de crédit et autre prêts à taux élevés.

2-Mettre de côté en même temps 1000$ pour se constituer un fonds d’urgence.

3-Pour le reste, faire moitié-moitié.

Alors disons que vous avez 500$ de  »surplus » par mois à attribuer à vos dettes ou votre épargne, je pitcherais la moitié sur mes cartes de crédit et l’autre moitié, je la mettrais dans mon fonds d’urgence de 1000$.

Quand mon fonds d’urgence atteint 1000$ après 4 mois, je prends le 500$ au complet et je le mets sur mes cartes crédit (et/ou autres prêts à intérêts élevés).

Une fois les cartes de  crédit vides, j’épargnerais la moitié du 500$ et l’autre moitié, je rembourserais mes autres dettes si elles me coûtaient plus chères que ce que me rapporteraient mon épargne, ou si leur charge émotive était élevée (aka ulcère).

Voici un exemple, avec une carte de crédit avec un solde 1500$. En suivant ce plan, on la vide en 7 mois, tout en se constituant un fonds d’urgence.

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De cette façon, on équilibre nos finances et on regarde vers l’avenir. Parce que l’épargne, c’est notre revenu de demain!

L’idée ici est de se départir le plus vite possible des prêts qui génèrent des frais d’intérêts exorbitants et de ramener la situation sous contrôle rapidement. Ensuite, on peut ralentir la cadence et redresser son bilan à une vitesse moins élevée.

Vous avez aussi maintenant un fonds d’urgence de 1000$ pour éviter les cartes de crédit à l’avenir. Vous avez fait un pas dans la bonne direction! Quand j’ai constitué mon premier fonds d’urgence, c’est fou la liberté que j’ai ressenti, fini les urgences qui déglinguent un budget, vous êtes maintenant votre propre banque.

 

L’impact sur sa situation financière

Réduire son endettement est essentiel pour améliorer votre indice de faillite si vous voulez faire des gros achats, comme une maison, prochainement. Cependant, il est important de se rappeler que pour garder son crédit le plus beau possible, il faut éviter de fermer ses plus vieilles cartes de crédit. Autrement dit, remboursez-les, diminuez le montant disponible pour empruntez, mais ne les fermez pas.

Pour l’achat d’une maison et l’obtention d’une hypothèque, il faut démontrer que notre ratio d’endettement brut est sous la barre des 40%, c’est alors une excellente chose que d’abaisser le montant général de nos dettes, car ceci fait diminuer les paiements minimum.

Il faut aussi noter que non seulement, notre bilan s’améliore quand on rembourse nos dettes, mais on libère aussi du cashflow. Une fois qu’une dette est entièrement remboursée, le montant qui auparavant servait à faire le paiement mensuel est maintenant libre d’être attribué à autre chose.

On peut ainsi travailler à augmenter notre épargne et éviter les dettes dans le futur en payant cash pour nos gros achats, où au moins, augmenter la mise de fonds qu’on met à l’achat.

Une dernière note, il faut faire attention aux frais que peuvent occasionner un remboursement anticipé d’un prêt, surtout ceux associés à l’hypothèque. Tenez-en compte dans le calcul de rendement!

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5 idées pour épargner 400$ à temps pour Noël

Vous êtes toujours étonné quand Noël arrive et de voir votre relevé de carte de crédit en janvier? C’est le temps de prévoir le coup! En commençant dès maintenant à épargner pour les dépenses de Noël, vous aurez 400$ qui vous attendront en janvier pour payer les comptes.

Ho ho ho! Noël approche à grand pas. On vient de terminer avec la rentrée scolaire et ses achats qui vous ruinent et voilà que Noël est à nos portes. Vous ne me croyez pas? Allez compter votre calendrier, je vais vous attendre ici.

Eh oui, vous avez bien vu: 16 petites semaines.

Il reste 16 petites semaines avant le sucre à la crème, les pantalons trop serrés, l’infâme tourtière et l’orgie de cadeaux.

Il vous reste aussi  20 semaines avant de recevoir le bill de votre carte de crédit pour la ribambelle de cadeaux que vous avez offerts à tous. Mon porte-feuille me regarde toujours avec un air meurtri après les faits. Du genre:

« T’avais pas le droit! Comment peux-tu être inconsidérée comme ça? »

Je sais, je sais, petit porte-feuille, je ferai mieux la prochaine fois.

Et aujourd’hui, c’est le moment de faire mieux.  D’être proactif! De déjouer le bill de carte de crédit qui nous force à manger des ramens pendant tout le mois de janvier! Il reste 16 semaines avant Noël, on peut encore changer le futur.

 

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L’année dernière, Noël n’a pas coûté « trop » cher chez nous: 300$ en comptant les cadeaux et l’essence pour aller partout. Cette année, je présume que ça risque d’être plus aux alentours de 400$, pour une multitude de raisons, entre autres pour les allers-retours plus nombreux et l’achat de plus de cadeaux.

Et si on ne veut pas être pris au dépourvu quand arrivera janvier (et le temps de payer!), il est important d’épargner à l’avance. Parce que, croyez-moi, ce n’est pas en janvier que soudainement, vous aller trouver 400$ de caché sous le divan et vous en sortir miraculeusement. Oh non! Croyez-moi, j’ai déjà tenté de faire l’autruche et ça fini rarement bien.

Cette année, en plus, Nico termine ses études et sera officiellement en recherche d’emploi le 2 janvier. J’essaie d’être positive et me dire qu’il aura de la facilité à se trouver un emploi, mais ma propre expérience m’a rendue frileuse. S’il devait être lui aussi 6 mois sans emploi stable (et rémunérateur!), on devra être extra-prudents. C’est pourquoi je veux amasser les sous avant Noël pour ne pas avoir à stresser après. Mon cadeau à moi, de moi.

Petit aparté: je pense aussi que le temps des Fêtes, c’est aussi autre chose que les cadeaux. C’est la joie de se retrouver, le temps passé ensemble et le bonheur de voir le temps s’arrêter pour quelques jours. Mais disons-nous le franchement, que ce soit pour les cadeaux ou une bouteille de vin supplémentaire, Noël a toujours un coût. 

Donc maintenant qu’on sait qu’on doit épargner, comment fait-on pour mettre de côté 400$ pour Noël, au milieu de toutes nos autres obligations, comme l’hypothèque, l’épicerie, les frais de scolarité, les autres poste d’épargne et autres? On ne peut pas simplement prendre une paie complète et la mettre dans un compte-épargne, se donner une tape dans le dos et voilà, c’est fait. En tout cas, si c’est votre cas, je vous applaudis, parce que moi, je n’ai malheureusement pas cette opportunité.

Alors si on peut pas faire ça, comment on fait? Ben, on mange l’éléphant une bouchée à la fois.  Il nous reste  16 semaines. 400$/ 16 semaines = 25$ par semaine. Ça s’est faisable. Voici une liste d’idée pour économiser 25$ par semaine en prévisions de Noël.

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5 idées pour réussir à épargner 25 dollars par semaine

1- Covoiturer plus que de normal

Vous allez voir vos parents, allez passer une fin de semaine dans le bas du fleuve ou encore, voyager régulièrement selon le même trajet pour l’école/ le travail? Le covoiturage va vous sauver les fesses. Chaque fois que je descends à Montréal, je prends des covoitureurs avec moi. À 10$ par personne, c’est facile d’économiser 25$… Surtout, vous êtes maintenant un super-héros pour l’environnement!

2- Chili, falafels et soupe de lentilles

En faisant deux repas végétariens de plus par semaine (en plus des restants pour les lunchs) , il est possible de sauver une vingtaine de dollars, surtout avec le prix de la viande qui augmente sans cesse. Essayer la sauce spag aux lentilles ou même, une assiette de fèves au  lard pour souper. Faites d’une pierre, deux coups en cuisinant vos lunchs si ce n’est pas déjà le cas. Pour économiser encore plus, tenter les légumineuses sèches, qui coûtent encore moins cher que les cannes.

3-Kijiji et autres

On vend tout ce qui traîne et qui ne sert plus. Cette semaine, j’ai vendu des patins à roues alignées. Disons qu’à Sherbrooke, faut être suicidaire pour en faire. J’espère que la personne à qui je les ai vendu va bien… Tout fini par trouver preneur au bon prix et en plus, il existe maintenant de ses petits (ou gros) groupes de vente sur Facebook. C’est franchement super. À chaque fois qu’on fait une vente, on dépose les sous dans un petit pot identifié: Noël, vous allez voir que ça grossit vite!

4-Canettes et bouteilles

Oh que oui, on fait les cheaps et on ramasse canettes et bouteilles qu’on voit traîner. Ça vous fera peut-être pas économiser 25$/semaine, mais combiné à autre chose, c’est une bonne idée. En plus, ça demande pas un gros effort. On se penche et on ramasse.

5-Petites jobines

Vous êtes doué(e)s avec les enfants? Vous êtes un as de la tondeuse? Votre coup de pelle fait des envieux? Vous lavez les vitres comme pas un? Une multitude de job(ines) s’offrent à vous pour combler vos temps morts. Dans le plus-haut de mes activités de gardiennage, je pouvais faire jusqu’à 200$/semaine.  Le tutorat est aussi une excellente option si vous avez la patience et les compétences. Je connais aussi un gars qui à lancer sa compagnie de tondage de pelouse à 15 ans et 20 ans plus tard, sa compagnie possède 12 immeubles à logement. Ne sous-estimez pas le pouvoir de votre temps libre. Je suis certaine que vous avez des talents qui peuvent être mis à contribution!

L’avantage d’épargner à l’avance

En commençant cette semaine, vous aurez mis de côté un beau petit montant pour clearer la carte de crédit en janvier.  La paix d’esprit, ça n’a pas de prix!

Vous pourrez aussi commencer, dès la semaine prochaine, à chercher le cadeau parfait pour toute la parenté. Considérez l’argent mis de côté comme un fonds « cadeaux » et puisez-y les sous nécessaires au fur et à mesure de vos achats, pas besoin d’attendre en janvier! En étalant les achats, vous pourriez économiser gros et cela, pour deux raisons principales. Un, vous ne serez pas pressé dans le temps et pourrez donc choisir un cadeau qui fonctionne avec votre budget, plutôt que de prendre la première chose qui fait l’affaire, parce que c’est le 24 décembre à 16h30.

Et deux, vous pourrez acheter en spécial! Si vous avez trouvé le cadeau parfait, disons une paire de drap en molleton pour chéri qui est tout le temps gelé, vous pouvez aller vérifier sur les différents sites internet des magasins s’ils ne sont pas moins chers ailleurs. Évitez la taxe paresse et achetez en avance pour profiter des spéciaux!

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Et si vous continuez sur votre lancée, en décembre 2017, vous devriez avoir assez sur votre compte-épargne pour  acheter des cadeaux à tout le monde et skipper la tourtière  et la folie du temps des Fêtes pour aller dans le Sud. #monrêve

 

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5 erreurs d’argent qui se corrigent en 1h top chrono

Quand on commence le processus de prendre en main ses finances, ou même quand on est dedans depuis un petit bout, le nombre de choses à faire peut paraître impressionnant. Tout le monde y va de ses conseils et vous, vous essayez de suivre le rythme en courant après votre queue. On se lance dans le gros remue-ménage, on vire notre vie de bord et on fini à bout de souffle en se disant que c’est d’la marde. 

Cependant, il existe des petites erreurs d’argent que presque tout le monde font qui peuvent se corriger rapidement et sans trop vous demander d’effort.

C’est certain que vous voulez faire les plus grosses économies et le plus vite possible, mais il ne faudrait pas laisser de côté les petits gains. Dites-vous que chaque dollar qui reste dans vos poches est un dollar de plus pour votre futur et un de moins à gagner! C’est souvent ces petits gains qui sont le plus valorisants, car on voit les résultats tout de suite. Et disons que dans notre société, où la gratification immédiate est valorisée, c’est pas mal ça qui nous motive.

J’ai donc fait la liste des 5 petites erreurs d’argent qui se corrigent rapidement, juste pour vous (ok, ok, vous pouvez partager!) Si vous vous donnez l’objectif d’en rayer une de la liste par soir, vous aurez fini en moins d’une semaine et vous pourriez épargner quelques centaines de dollars par année!

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5 erreurs d’argent qui se corrigent en 1h top chrono:

  1. Votre compte-épargne vous rapporte-t-il des peanuts?

    Dans la plupart des grandes banques en ce moment, les comptes-épargne vous rapporte, tenez-vous bien:

    0,75%.

    Oui, vous avez bien lu. Moins de 1%. Ce qui veut dire qu’avec une inflation tournant autour de 1,6% au Canada dans les derniers mois, vous perdez des sous chaque fois que vous en mettez de côté, car votre pouvoir d’achat diminue. C’est pas énorme, mais quand même!

    La solution? Épargnez dans un compte qui vous rapporte plus. Pour ma part, je suis avec Tangerine (anciennement ING Direct). Je n’ai pas de frais et le taux qui m’est offert en ce moment est de 2,73%.  En plus, ils offrent en ce moment un bonus à l’ouverture d’un compte de 50$, en plus d’un taux d’intérêt de 2,4%. Ce qui veut dire que si vous ouvrez un compte-épargne avec la clef orange d’un(e) ami(e), vous obtenez tous les deux 50$. En passant, voici ma clef: 34466077S1 ;).

    En épargnant dans un compte à intérêt élevé plutôt qu’à 0,75%, sur 1000$, vous ferez annuellement 20$ de plus. C’est pas les gros char, mais c’est mieux que de perdre son pouvoir d’achat. Et ouvrir un compte prend moins d’une heure. En fait, 30 minutes!

  2. Payez-vous des frais administratifs?

    Ici, ça dépend de plusieurs facteurs, mais on ne perd rien à essayer! Par exemple, l’année dernière avec Vidéotron, je me suis rendue compte après 4 mois, qu’ils ne prenaient pas le versements sur ma carte de crédit, comme ils disaient qu’ils le faisaient sur ma facture. En fait, ils avaient le mauvais dernier chiffre et le paiement ne pouvait donc se prendre. Inutile de dire qu’en plus de me monter une facture de fou (467,12$!!), j’avais des frais de presque 100$ pour retard et administration de mon compte! J’étais abasourdie et j’ai donc appelée poliment le service à la clientèle pour payer ma facture. En discutant gentiment avec l’agent, je lui fais remarquer que ce n’est pas ma faute (j’avais appelé 4 mois auparavant pour changer mon numéro de carte) et que je serais vraiment contente de ne pas avoir à payer les frais. Et bien, 10 minute plus tard, j’avais non seulement obtenu de ne pas avoir à débourser les frais, mais aussi un 10$ de rabais mensuel pendant 6 mois.
    J’ai épargné 60$ (plus 100$ de frais!) en moins de 20 minutes. Pas mal!

    Parfois, on fait des erreurs en payant nos comptes et quand on a été des bons clients dans le passé, un simple coup de fil poli peut amoindrir les frais ou carrément les effacer.

     

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  3. Avez-vous la bonne carte de crédit?

    Certain vont s’étonner que je parle de carte de crédit quand je suis si fortement contre l’endettement. La raison est simple: une carte de crédit devrait seulement servir aux dépenses du mois courant et être repayée en entier à chaque mois, donc, pas de raison de s’endetter. En plus, les cartes de crédit n’occasionnent aucun frais de transactions, ce qui les rend pratique et elles peuvent donner des points/récompenses/remises en argent. Pour ma part, nous avions jusqu’à tout récemment une carte Visa Desjardins Odyssée. Jusqu’à ce que je remarque qu’elle nous coûtait 110$ par an et qu’elle ne nous rapportait que 150$. Beu-bye la Odyssée. On est descendu à la Élégance (qui est gratuite pour Nico, comme il est étudiant en génie).

    J’ai aussi découvert la nouvelle carte de crédit Tangerine. Elle offre 2% sur 3 catégories d’achat au choix et 1% sur le reste. En plus, on obtenait un bonus d’ouverture avec 4% sur les 3 catégories d’achat qu’on avait choisi. En 3 mois, j’ai accumulé plus de 100$, remis mensuellement sur mon compte épargne. Et elle est gratuite! Comme la plupart de nos dépenses sont dans les 3 catégories choisies (essence, épicerie et factures récurrentes) on est gras-dur!

    La plupart des cartes de crédit offrent aussi une assurance voyage, mais certaines sont mieux que d’autres, alors si vous voyagez beaucoup, comme Béatrice de Eille la Cheap,  ça vaut la peine de bien magasiner sa carte et de comprendre l’assurance qui vient avec. On peut souvent s’épargner des assurances-voyage coûteuses!

    Temps requis? 1 heure-ish. Et il existe même des comparateurs pour vous sauver du temps!

  4.  Payez-vous trop cher pour vos services?

    Assurances, câble, internet, cellulaire, netflix, abonnements divers,  name it. J’ai remarqué que souvent, quand on fait face à des paiements récurrents, on a tendance à laisser aller plutôt que de se donner le p’tit coup pied dans le cul qui manque.

    Juste hier, j’ai pu discuter avec un charmant représentant de Ebox pour mon service internet et me rendre compte que j’avais un bloc de données de 200G de trop à chaque mois. Sans bargainer rien, j’économise maintenant 6,24$/mois!

    Allez-vous au gym? Si oui, vous pourriez peut-être discuter avec le gars derrière le comptoir pour avoir un nouveau prix, ils sont souvent ouverts si vous renouvelez tout de suite pour l’année.

    Pour le cellulaire , un échange poli permet bien souvent de trouver des solutions, sinon un cellulaire unlock permet de se promener de compagnie et trouver un meilleur prix ailleurs… 😉 J’ai fait le test plusieurs fois et dans les jours précédents mon débranchement, j’étais appelée avec une offre pour exactement le même forfait que je leur avais demandé.

    Pour les assurances, c’est souvent possible de magasiner ailleurs et d’appeler son assureur par la suite pour tenter de discuter d’une façon de faire baisser votre prime. Profitez aussi des offres d’ouverture de dossier: nous avons déjà obtenu plus de 300$ en remises en plus d’un meilleur prix en acceptant simplement de changer d’assureur. Vous devriez aussi toujours vérifiez avec votre ordre professionnel/université s’il n’existe pas une entente entre eux et un assureur. Nico est avec le réseau des ingénieurs du Québec et nous avons obtenu une prime 50% plus basse avec eux pour le triplex en plus des franchises à 0$.

     

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  5. Avez-vous des choses qui ne vous servent plus/pas assez qui traînent?

Une fois par année, nous faisons le tour de nos choses pour voir ce qu’on a et ce qui ne nous sert plus. Ça évite deux choses:

a- avoir à racheter quelque chose qu’on a déjà, parce qu’on avait oublié qu’on l’avait.

b- avoir quelque chose qui traîne alors qu’il pourrait être utile à d’autres et nous rapporter quelques sous.

Cette semaine, j’ai profité de mes vacances pour vendre une table et un meuble de rangement qui nous encombraient (pouvez-vous croire que nous avons déménagé la table 2 fois sans jamais s’en resservir!!) pour un total de 45$. Ça m’a pris 10 minutes par objet pour les mettre sur des groupes Facebook et Kijiji. Le lendemain c’était vendu!

J’ai aussi fait l’inventaire de la peinture que nous avions avant de me lancer dans la re-décoration de ma salle de bain. J’ai découvert qu’il me restait deux gallons presque pleins de Peau de jeune phoque et d’Air de jazz ( je niaise pas, ce sont les noms des teintes!). La peinture la moins chère, c’est celle qu’on peut éviter d’acheter! Je compte aussi trouver des petits éléments déco à même ce que j’ai déjà, histoire de continuer sur ma lancée.

Plus dramatiquement, vous pouvez aussi vendre des plus grosses choses. Par exemple, un barbecue qui sert 1 fois par an parce que vous n’aimez pas le partir, une deuxième auto qui rouille dans la cour parce que vous prenez le transport en commun (true story), un set de chambre trop gros, des articles de sports délaissés, etc. Souvent, on garde les choses au cas où, mais dites-vous bien que si un jour vous en avez de besoin à nouveau, vous pourrez le racheter usagé. En attendant, faites de la place et utilisez les sous que vous avez fait pour commencer/bonifier votre fonds d’urgence!

Et vous avez-vous d’autres erreurs faciles à corriger qui vous ont permis d’économiser? Avez-vous déjà réglé certaines de celles-ci? Je veux savoir!

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Comment faire face aux imprévus: 3 choses qui me permettent de passer au travers.

La semaine dernière, j’étais sur le cruise control comme on dit: mon budget se tenait, mon fonds d’urgence venait d’atteindre un niveau record et les réparations sur une de nos voitures étaient entièrement couverte par notre fonds auto. Bref, c’était la joie, j’étais en contrôle.

Et là, BAM.

Je me suis fait lancer un citron par la vie. Un petit citron vous pensez bien, mais un citron pareil.

Je vous explique: je travail dans un endroit qui offre des assurances collectives pour ses employés. Et ça, c’est super, mais disons-le nous franchement, comme c’est un petit organisme, les assurances ne sont pas extra. Disons que c’est même plutôt médiocre, mais quelqu’un qui en aurait besoin aurait au moins celles-ci et c’est tant mieux. Nous, on était assurés via l’université et les assurances sont vraiment bien. Pour 4 fois moins cher, j’ai le double de la protection plus une assurance dentaire. Le top.

Mais l’assurance de l’université ne couvre pas les médicaments.

Et le gouvernement nous dit que si on a accès à une police d’assurance collective qui couvre les médicaments, on a pas le choix de la prendre. Donc, plus moyen de nous exempter des assurances du bureaux.

L’assurance du bureau nous coûte 200$ par mois, soit 150$ de plus par mois! Automatiquement, je me suis dit:

C’est pas possible, j’ai pas l’argent pour ça!

Voyez-vous, je fais 36 000$ brut par an. Ce qui veut dire en terme net, 2130$ net par mois. Enlever le 1% de fonds de pension obligatoire, on descend à 2110$/mois et quand je suis la seule qui travaille dans la maison, comme ce sera le cas de septembre à mars, eh bien, c’est tout juste suffisant pour couvrir nos dépenses de bases et nous laisser de quoi économiser un peu.

Je ne m’étais jamais penchée sur la question parce que, même cet automne, quand les choses ont été raides pas mal entre ma recherche d’emploi infructueuse et des petits contrats ici et là, nous avions un revenu plus élevé et/ou des dépenses moindres. Sauf qu’à partir du 28 août, c’est fini! Nico retourne sur les bancs d’école pour sa dernière session et je serai le seul salaire à la maison. Ça ne m’inquiétait pas outre mesure, je me disais:

Je fais le salaire moyen du Québec, je suis maintenant sortie de la grosse misère des étudiants.

Apparemment non. C’est ainsi que nous nous sommes assis Nico et moi, avec une p’tite coupe de vin maison (parce qu’on est cheap de même) pis qu’on a recalculé notre budget. Je suis déçue parce que je pensais vraiment qu’après 7 ans de serrage de ceinture sur un budget étudiant, on était passé à autre chose. Pas que je voulais dépenser follement, mais juste avoir un petit peu de lousse ici et là. Nico, mon merveilleux chum, m’a aidé à mettre les choses en perspective et relativiser le tout.

On a pu dégager le 200$, en coupant dans mon remboursement de prêt étudiant (passé de 400$/mois à 240$) et dans l’épargne (un maigre 70$ par mois est maintenant mis de côté). On se dit que c’est temporaire, que Nico va bien se trouver un emploi en finissant ses études, mais je suis maintenant plus craintive: qu’est-ce qu’il se passe si ça lui prend six mois, comme moi?..

 

Comment faire face aux imprévus

3 choses qui m’ont aidé à surmonter les imprévus

Ce n’était pas la première fois que la vie me lançait un citron comme ça et j’ai appris avec le temps que certaines choses sont la clef quand vient le temps de faire de la limonade avec le dudit citron.

  1. Connaître sa situation actuelle 
    Où en êtes-vous avec votre bilan? À quoi ressemble-t-il? Selon votre budget, votre argent va où actuellement? Quels sont les postes budgétaires qui sont variables à chaque mois? Lesquels sont du luxe? En sachant tout ceci, on peut relativiser les choses et se mettre en mode solution. Par exemple, nous, on a regardé notre bilan et on a pu constaté que notre montant d’épargne était vraiment fantastique malgré notre situation et que ce ne serait pas la fin du monde de réduire nos contribution à notre CELI. Aussi, en regardant le solde de mon prêt étudiant, on a fait diverses hypothèses de remboursement. En passant de 100$/semaine à 65$, je ne repousse ma date de clôture que de 6 mois, ce qui est passable pour nous.
  2. Reconnaître la situation problématique le plus vite possible
    Ça ne sert à rien de se mettre la tête dans le sable en pensant que la situation va s’arranger d’elle-même, parce que ce ne sera fort probablement pas le cas. On s’ouvre les deux yeux pis on regarde le 18-roues en pleine face. Qu’est-ce qu’on peut faire pour amoindrir le choc? Peut-on l’éviter tout simplement? Parfois, il est possible de conclure des ententes pour étaler les paiements ou alors, réduire les prix. Il suffit de demander AVANT que le paiement soit en retard.
  3.  Utiliser son fonds d’urgence si on en a besoin
    Ça va paraître con comme truc, mais j’ai longtemps économiser pour rien, parce que quand arrivait les imprévus, je ne voulais pas utiliser mon épargne et préférait prendre un prêt. Parlez-moi d’une réaction idiote! Si vous pouvez utiliser votre fonds urgence, faites-le! Réparations auto, plombier, accident, impôts en retard, tout ceci peut être réglé avec le fonds d’urgence. Dans notre cas actuellement, c’est pas vraiment la solution, mais ça aurait pu!
  • Truc bonus: Parlez-en!
    Quand on est dans la marde, on a tendance à le ruminer et le garder pour soi. Il faut en parler. Les autres ont peut-être des solutions ou des ressources pour vous. Aussi, parfois, en brainstormant sur un problème avec les autres, on se rend compte que ce n’est pas la montagne qu’on pensait et tout devient plus simple.
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Épargner, oui, mais pourquoi?

Ok, go première réponse qui vous passe par l’esprit!

Je vous gage un gros 10$ que la majorité des gens à qui ont pourrait poser la question répondraient:

Ben, pour la retraite, c’t’affaire!

Pis c’est normal. On se fait répéter et re-répéter que la plupart des gens n’épargnent pas suffisamment pour leur retraite (42% des gens, en 2014, n’ont pas épargné un sous!!), alors naturellement quand on pense à l’épargne, on pense à la retraite.

Épargner, oui mais pourquoi?

Crédit photo: La Presse

Cependant quand on épargne en vue de la retraite, c’est le plus souvent à long-terme et l’argent est donc nécessairement investi dans des placements moins liquides que pour l’épargne de court-terme. L’épargne court-terme, ça reste le plus souvent sur un compte-épargne traditionnel, parfois dans un CELI.

À quoi ça sert?

Et alors, ça sert à quoi l’épargne à court-terme vous me direz?

Eh bien, c’est pour les urgences, les grosses dépenses et les moins grosses.

Oui, je sais. Pour tout ça, on se fait vendre du crédit. Un dégât d’eau, y’a la marge de crédit pour ça. Une voiture, y’a le prêt auto. Un nouveau matelas, ça se paie en 36 versements.

Sauf que même si vous prenez le crédit, vous devrez le payer un jour, et rajouter les intérêts par-dessus le tas. Même pour les prêts à 0%, vous allez payer une surprime. Vous me croyez pas? Offrez de payer cash votre nouveau char et regarder les rabais faire descendre votre prix.

En épargnant pour vous payer ces biens ou pour payer les urgences, vous évitez de mettre de l’argent dans les poches de votre banquier via les prêts et les intérêts. Et même plus, vous risquez de vous faire payer des intérêts. En ce moment, chez Tangerine, mon compte-épargne garanti m’offre 3% sur les nouveaux dépôts, ce qui est franchement exceptionnel.

Épargner, oui mais pourquoi?

Mon p’tit exemple

Je vous donne un exemple vécu. Je magasinais un divan en 2011. Je voulais qu’il soit neuf, c’était le seul morceau de mobilier que nous aurions neuf. Je trouve celui que je veux, la madame me fait le prix et tout le tralala, avec le plan de financement sur 18 mois. Le prix? 800$.

Je fais mon beau p’tit sourire et je lui dis que non, je paierais comptant mon divan et lui demande de me refaire le prix sans financement. Le prix? 685$. Juste parce que je leur évitais la paperasse et les frais imposés par Accord D, j’avais presque 15% de rabais! Mon financement à 0% me coûtait en réalité 15%.

Ok, mais là, on épargne comment et pourquoi?

Chez nous, on épargne pour tout. Ça peut paraître fendant, mais c’est la technique qui fonctionne le mieux pour nous, parce que les dettes nous rendent nerveux et chatouilleux.

Nous avons un fonds épargne pour la prochaine voiture. Nous avons estimé que nous aurions besoin de 8000$ pour la prochaine voiture, et ceci, d’ici deux ans.  On a regardé notre budget et on s’est demandé où on pouvait trouver les 400$/mois pour y arriver. La réponse? On ne peut pas. Ce qu’on peut faire par contre, c’est mettre 250$/mois de côté. Ça nous amène à 6000$ dans deux ans.

Non, ce n’est pas 8000$, mais on se dit qu’il sera toujours temps de faire le bilan de notre situation rendu au moment de l’achat et déplacer de l’épargne d’un autre fonds vers celui-ci, en suivant nos priorités.

Un autre fonds? Oui, nous en avons plusieurs. Un pour les urgences contenant l’équivalent de 3 mois de dépenses fixes, pour nous permettre de vivre en cas de baisse de revenus.

Un pour les taxes municipales, sinon c’était la panique, car on devait trouver 3600$ en mars, maintenant on économise 350$ par mois et c’est tellement plus zen! Le montant part directement du compte où sont déposé les chèques de locataires.

Et un pour les dépenses auto, nous avons calculé le montant annuel en entretien que nous devions consacrer aux voitures, 1200$, et on y met 100$ par mois de côté.

Le dernier, pour le moment, est tout nouveau, est pour les grosses dépenses qualifiées de désirs et pas de besoins. Comment pour la fois où j’ai acheté un nouveau lave-vaisselle (usagé, mais presque neuf). Nous en avions déjà un, mais lui était mieux et plus récent. Officiellement, je n’aurais pas dû l’acheter et pour éviter les débordements de budget, nous avons décidé de nous doter d’un fonds pour ça. Si l’argent pour l’achat est sur le compte, alors ça passe. Sinon, tant pis!

Les avantages

Le délai

Selon moi, l’avantage principal, c’est de se donner le temps de réfléchir aux gros achats. La consommation à une composante émotive importante. C’est pour cette raison que des psychologues sont embauchés pour faire des campagnes de publicités et analyser les comportements des consommateurs pour mieux vendre. Parfois le frigo en inox, qu’on veut tellleeeeemeeent, c’est pas le move le plus smart quand le frigo qu’on a fonctionne #1. Ça permet aussi de mieux faire ses recherches et comparaisons.

Avoir le prix réel

Comme je l’ai dit plus-haut, quand on prend du financement pour un bien, il y a des frais pour ça. L’argent ne sort pas des airs pour les vendeurs. Ils l’empruntent ou ne l’investissent pas et cela leur coûte. Et ils vous refilent la facture d’une façon où d’une autre. La méthode la plus flagrante, ce sont les intérêts. L’autre, c’est les prix gonflés. Vous seriez surpris des prix que vous pourriez obtenir si vous sortiez une liasse de billets sur le bureau du vendeur d’électroménagers!

Voir le montant total

Si vous ne seriez pas prêt à sortir le montant d’un coup de votre porte-feuille, parce que ça fait mal, peut-être que ce n’est pas un besoin réel. Comme changer de téléphone; en échange d’un nouveau forfait plus cher (10$ de plus par mois), j’aurais un nouveau téléphone. Sauf que je suis incapable de me voir sortir 360$ de ma poche pour acheter un nouveau téléphone. Le mien fonctionne bien et même si ça serait super d’avoir plus de ci et de ça, 360$, c’est trop pour ça. Idem pour le superbe set de salle à manger annoncé à 119$/mois, qui revient plus de 4000$ une fois tout payé (oui, j’ai failli, passé ben ben proche, de craquer). Si vous auriez des remords à vous départir de 4000$, comment ça se fait que 120$/mois pendant 2 ans ne vous donne pas le même feeling?

Fini la panique!

On a beaucoup parlé des gros (et petits) achats, mais l’épargne c’est aussi pour les urgences. En mettant un fonds d’urgence sur pied, vous vous assurez de n’être plus jamais pris de court pour les prochains pépins qui surviendrait dans vos vies. Un coussin de 1000$, c’est base, ça fait partie de mes 4 règles simples pour me sécuriser niveau finances. En étant un tout petit peu discipliné, on peut se créer un fonds d’urgence de 1000$ en quelques semaines et profiter du sentiment de sécurité que ça apporte par la suite!

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Comment j’ai acheté un triplex à 23 ans et aux études.

J’aborde ce sujet parce que j’ai envie que de diffuser la bonne nouvelle. Que ça se peut de se bâtir de l’équité à 22 et 23 ans, malgré le fait d’être aux études et d’avoir des dettes d’études. Faut juste être réaliste, planifier, encore planifier et bien choisir.

Notre méthode

Bon, alors. Commençons.  En arrivant à Sherbrooke en 2012, nous payions 520$ par mois pour notre loyer et notre budget était relativement serré; nous avions en moyenne 1000$ de budget mensuel. Cependant, nous savions où on voulait s’en aller et pour nous, l’achat d’immobilier dans un horizon de court-terme était ce qui nous motivait. On voulait devenir propriétaires, rénover et générer une plus-value intéressante et le plus tôt serait le mieux.

Comment acheter un triplex à 23 et aux études. J'aborde ce sujet parce que j'ai envie que de diffuser la bonne nouvelle. Que ça se peut de se bâtir de l'équité à 22 et 23 ans, malgré le fait d'être aux études et d'avoir des dettes d'études. Faut juste être réaliste, planifier, encore planifier et bien choisir.

 

On était pauvres, mais on était riches de rêves. (Awwww)

Ce qui fait que de septembre 2012 à décembre 2013, on a pédalé fort. On savait que ne pourrait probablement pas acheter avant la fin de nos études, mais on voulait pouvoir être en mesure de le faire à ce moment-là en amassant la mise de fonds au-préalable.

Je sais que plein de gens vont essayer de vous dire que pour acheter de l’immobilier locatif, vous n’avez pas besoin d’économiser pour une mise de fonds, mais la réalité, c’est que rare sont les gens qui se font donner 25 000$ cash, ou qui ont un partenariat possible à 22-23 ans. Oui ça se peut, mais c’est pas super commun, la plupart des gens commencent leur parc immobilier avec une mise de fonds épargnées de peine et de misère et bâtissent une équité pour la suite.

Autrement dit, je ne vous raconterai pas de menteries ici. Pour acheter notre premier triplex, on a économisé. Fort. Pis savez-vous quoi? Non seulement nous avons réussi, mais nous avons réussi    3 ans plus tôt que prévu!

6 mois avant la fin de mon bac et le début de ma maîtrise.

Bam!

Entre septembre 2012 et décembre 2013, nous prenions régulièrement le pouls de notre situation. Nous faisions notre bilan et on voyait notre épargne monté lentement mais sûrement. Chaque sous que je gagnais comme gardienne, je l’économisais. On s’était mis au défi de vivre exclusivement sur le montant des prêts et bourses pour économiser le reste. On refaisait notre budget régulièrement pour voir où on pouvait trimmer un peu et dégager plus d’épargne.

En décembre 2013, on avait accumulé 22 000$.

omment acheter un triplex à 23 et aux études. J'aborde ce sujet parce que j'ai envie que de diffuser la bonne nouvelle. Que ça se peut de se bâtir de l'équité à 22 et 23 ans, malgré le fait d'être aux études et d'avoir des dettes d'études. Faut juste être réaliste, planifier, encore planifier et bien choisir.

Nos critères

On savait que nous ne pourrions pas payer plus que notre loyer en frais mensuel, donc ça ne pouvait pas dépasser de beaucoup  550$-600$/mois en frais associés au logement.

On a dès lors exclu les maisons unifamiliales, qui étaient de toute façon trop grandes pour nous et qui ne cadraient pas avec notre vision d’investissement immobilier.

Une fois ça réglé, on s’est mis à penser à ce qu’on devait avoir pour pouvoir se permettre le bloc et ce que l’on voulait. La première constatation: on possédait 22 000$ en mise de fonds. Ce qui voulait dire que l’on pouvait se permettre un immeuble de 220 000$ maximum, s’il avait plus de deux logements, car pour les immeubles de 3-5 logements, ça prend 10% de mise de fonds. Ça réduit les opportunités!

On savait aussi qu’on voulait garder l’immeuble à long-terme, donc entre un duplex ou un triplex, on préférerait le triplex pour sa meilleur rentabilité à long-terme.

On voulait aussi au moins des 4 et 1/2 (entre 4 et 6  1/2), parce qu’ils sont BEAUCOUP plus faciles à louer que les logement plus petits à Sherbrooke.

Donc, si on récapitule, on voulait:

  • un immeuble à revenu
  • en-bas de 220 000$
  • Avec le plus de logements possibles
  • Les logements devaient être des 4 et demi et plus.
  • L’hypothèque et les frais devait être en-bas de 550$ par mois après les revenus.

Même dans un marché comme Sherbrooke où l’immobilier est abordable, c’était (et c’est toujours)  demander presque la lune. C’est pourquoi on pensait ne pouvoir acheter qu’en 2017.

On a fait nos devoir. On a regardé les quartiers que l’on voulait. Location, location, location qu’ils disent. Et c’est vrai. Si vous êtes dans une ville étudiante, la proximité du Cégep et de l’université et des lignes d’autobus est primordiales. Le quartier doit aussi avoir du potentiel; nous avions choisi le presque centre-ville. Tout est en train de s’y faire revitaliser. La Ville distribue des subventions aux propriétaires. Les maisons vont prendre de la valeur. Nous y serions à 5 min à pied du Marché de la Gare et du Lac des Nations,  des attractions de Sherbrooke.

Acheter une maison dans ce quartier, c’était un rêve plus qu’une possibilité. Les immeubles y sont souvent rénovés, donc c’était en-haut de notre budget. Les mises en vente sont rares.  On avait pris notre mal en patience.

Le hasard

Au Boxing Day de 2013, je surfe sur Centris (parce que oui, je visite souvent ce site!) et là…

Un triplex, avec trois 5 et 1/2, idéal, avec assez de terrain pour pouvoir faire 2 stationnements par logement.

Bien entendu, ça demandait des améliorations majeures et vites. Cependant un des trois logements était déjà loué, bonus!

Le prix? 199 000$. 20 000$ sous l’évaluation municipal.

Le potentiel locatif, 19 000$/année, était vraiment bien avec un ratio de presque 10.

La raison, il était en vente depuis presque 3 mois par… la banque. C’était une reprise de finance, et ils voulaient vendre. On a fait une offre conditionnelle à l’inspection pour 195 000$. Qu’ils ont acceptés.

Après une inspection, j’ai renégocier à 190 000$. Dans ma tête, c’était clair: c’était ce prix-là ou rien. On la voulait, mais au bon prix. Et on l’a eu à 190 000$.

Voici l’état dans lequel on l’a eu. Sale et déglingué, mais glorieusement à nous, en échange de l’hypothèque! La photo ne rend pas justice à l’état déplorable des deux cuisines inoccupées. Les portes d’armoires tenaient en place à cause de la graisse, car les vis ne tenaient plus rien. Quand tu veux acheter un triplex à 23 ans, tu fais des compromis!

Triplex, avant

Notre tactique

  • Mise de fonds

    Comme je l’ai dit plus-haut, certains ont d’autres tactiques. Nous, on a choisi la méthode traditionnelle: on a économisé, cenne par cenne, notre mise de fonds. En intégrant l’épargne à notre budget comme si c’était une dépense. Oui, oui! Dans le fond, si tu te dis que tu n’as pas le choix de payer ton cell, fais la même chose pour l’épargne. Même si on ne mettait que 25$ par semaine, on en mettait. On a fait des « semaines sans dépenses » et mis l’argent ainsi épargné dans notre compte-épargne.

  • Cautionnement

    Comme nous étions tous deux « sans-emploi » pour la banque, celle-ci était frileuse, malgré 10% de mise de fonds. Mes supers parents se sont alors portés volontaires pour nous épauler. Pas financièrement, mais simplement en mettant leur nom sur le contrat d’hypothèque. Autrement dit, si un jour nous devions arrêter de payer l’hypothèque, ce sont mes parents qui devraient payer, mais ne comptez pas là-dessus!

  • Super cote de crédit

    Malgré le cautionnement, comme nous étions les porteurs primaires de l’hypothèque, la première chose que la banque a regardé, c’est notre cote de crédit. Si celle-ci avait été inférieur à 700 points, on aurait pu oublier ça! Une cote de crédit, ça se soigne et ça ne coûte rien à soigner, alors c’était au coeur de notre stratégie. Depuis notre mariage en 2012, on faisait tout particulièrement attention à nos habitudes de crédit.

  • Revenus d’immeuble

    Avec un triplex, on pouvait espérer des revenus de locations de 1000$ par mois, donc ceux-ci s’ajoute aux revenus des propriétaires quand vient le temps de calculer le niveau d’endettement. Nous, seulement un des logements était loués, ce qui n’était pas super pour la banque, mais ça a aidé un peu.

Le calcul

Et maintenant, le calcul:

On paie actuellement:

  • 2×399$ par mois d’hypothèque (en bi-hebdomadaire accéléré)
  • 3600$/année en taxes (ouch), 350$/mois
  • 200$/mois en entretien

Sous-total: 1350$/mois
On reçoit:

  • 535$/mois
  • 560$/mois

Sous-total: 1095$/mois

Total: 255$/mois.

Booya!

Savez-vous quoi? On est plus riches qu’avant l’achat en terme mensuels. On a aussi une équité du tonnerre, car après 15 000$ de rénovations (et beaucoup, beaucoup de sueur) la banque a réévalué l’immeuble à 230 000$. Une augmentation de 40 000$, soit 117% annuellement, sur notre mise de fonds initiale :). Ça paie d’acheter un triplex à 23 ans.

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