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Rembourser ses dettes: la méthode Snowball

Voici le deuxième article de la série Rembourser ses dettes, une série d’articles visant à rendre digestible le remboursement des dettes. On ne se mentira pas: ça ne sera probablement pas facile, mais en comprenant mieux ce qui importe dans un plan de remboursement de dettes, on peut se donner une meilleure chance au départ.

Les articles précédents de la série Rembourser ses dettes:

Rembourser ses dettes ou épargner : telle est la question

Rembourser ses dettes: quels critères connaître?

Aujourd’hui je m’attaque à la méthode, le plan d’attaque. Plus précisément un plan d’attaque basé sur la méthode dite « Snowball ». Cette méthode a été popularisée par Dave Ramsey, un gourou des finances personnelles aux États-Unis et tire son nom de l’image suivante: si vous lancez une petite balle de neige en haut d’une montagne, en dévalant la pente, la balle de neige grossit, grossit, grossit, accumule de l’inertie et fini par dévaler la pente à 100 miles à l’heure.

Pourquoi vous devez choisir une méthode

Avez-vous déjà entendu: qui coure 10 lièvres à la fois n’en attrape aucun? Ou encore l’expression anglophone: Who fail to plan, plan to fail ?

Ben c’est ça.

Pas de plan, pas d’actions concrètes. Pas d’actions concrètes, pas de résultats.

Vous voulez des résultats, vous êtes en train de lire cette article, vous faites déjà un pas par en avant! Vous avez fait la liste de vos dettes, vous savez que leur remboursement draine chaque mois une grosse partie de vos revenus et, là, C’EST ASSEZ. Vous voulez les rembourser, mais par quel bout commencer?

Il existe plusieurs méthodes, la snowball, l’avalanche et l’émotive, pour ne parlez que de celles-ci. Je traite aujourd’hui de la snowball, mais restez proche, parce que la semaine prochaine, c’est l’avalanche et l’émotive suivra sous peu.

Peu importe la méthode choisie, toute ont une chose en commun:

Priorisez une dette et payez le minimum sur les autres.

Arrêtez de saupoudrer votre argent partout!

On va reprendre l’analogie de la neige. Imaginez que vous avez un espace à déneiger (c’est pas si loin à votre mémoire, j’imagine 😉 ) Est-ce que vous allez enlever une première couche de neige partout, puis revenir au point de départ et enlever une autre couche à la grandeur et ainsi de suite jusqu’à ce que se soit vide? Non, vous allez vous épuiser en faisant des pas inutiles et repasser sans cesse au même endroit.

Vous commencerez probablement par vous concentrer sur un endroit à la fois. Les marches, l’entrée, le tour de la voiture et finalement, le bordage.

C’est la même chose avec le remboursement de vos dettes, vous concentrez toute votre énergie et vos sous de disponibles sur une dette. Quand celle-ci est réglée, on passe à la prochaine.

Rembourser ses dettes- Utilisez la méthode Snowball

Qu’est-ce que la méthode Snowball?

Comme je vous le disais plus-haut, Snowball illustre une petite boule de neige qui amasse de l’inertie en roulant. La technique snowball :

1.  On fait la liste des dettes, du plus petit solde jusqu’au plus grand.

2. On fait le paiement minimum sur toutes nos dettes, TOUJOURS. On ne saute aucun paiement.

3. On prend tout l’argent de surplus qu’on a et on l’applique au solde de la plus petite dette.

4. Quand la première dette est remboursée, on prend ce que versait sur elle (paiement minimum+surplus) et on l’applique à la suivante. Le but, c’est que le montant versé à chaque mois sur la dette en cours de remboursement augmente à chaque fois qu’on fini d’en rembourser une, c’est  »l’inertie » de la technique.

Un exemple?

Julie a 5 dettes qui la turlupine:

-Une visa à 1000$
-Un prêt style Accord D de 2000$
-Un prêt personnel de 3000$
-Une Mastercard à 6000$
-Une marge de crédit de 10 000$

Les paiement minimum sont respectivement de:

-30$
-150$
-250$
-180$
-61$

À chaque mois, Julie peut se permettre de mettre 150$ de plus sur ses dettes (ce qui correspond à son surplus dans son budget)

Comme la Visa est sa plus petite dette, elle obtient le statut de « dette-vedette » et se trouvera liquidée en premier. Le plan de Julie aurait donc l’air de ça:

-Visa: 30$ + 150$
-Prêt Accord D: 150$
-Prêt Personnel: 250$
-Mastercard: 60$
-Marge de crédit: 61$

Au 6e mois, Julie finit de repayer sa Visa. Elle fait d’abord une petite danse de la joie:

Puis avec vigueur et volonté, recommence la même tactique, mais cette fois, le montant qu’elle peut payer  sur la prochaine dette-vedette est de 180$ (30$ de la Visa+150$ de surplus) en plus du montant minimum associé à la dette. Ça ressemble donc à ceci:

-Prêt Accord D: 150$+180$
-Prêt Personnel: 250$
-Mastercard: 60$
-Marge de crédit: 61$

Quand elle finit de rembourser son Prêt Accord D, elle applique le montant libéré (150$+180$) à la prochaine dette-vedette:

-Prêt Personnel: 250$+330$
-Mastercard: 60$
-Marge de crédit: 61$

Et ainsi de suite. Commencez-vous à voir la boule de neige émerger? Chaque fois qu’une dette est finie de payer, la prochaine voit son remboursement augmenter de manière exponentielle. Au final, le montant total que vous payiez en remboursement de dettes n’augmente pas, mais le montant que vous payiez sur la dette-vedette, lui, augmente.

Méthode Snowball- payez vos dettes avec vengeance!

Vous pouvez constater mes grands talents en création visuelle 😉

Les avantages de la techniques

Si on compare cette méthode au saupoudrage traditionnelle, elle fait économiser des frais d’intérêts, mais selon moi (et plusieurs autres), son principal avantage vient du momentum qu’elle crée.

Comme vous focusez sur la plus petite dette en premier, rapidement vous l’éliminerez.

Hasta la vista, baby!

Une dette de moins, c’est encourageant! Vous venez d’accomplir le premier pas (et le plus important), vous risquez d’être encore plus motivé à continuer. C’est comme être au régime et perdre le premières 5 livres, ça justifie les efforts, mettons!

C’est une méthode simple et efficace, qui, en plus, est intuitive.

Les inconvénients

Selon bien des gens, la logique voudrait que tu paies la dette qui te coûte le plus cher en terme d’intérêts en premier et avec la technique Snowball, ce n’est pas toujours le cas. Au final, tu finis donc par par payer un peu plus en frais d’intérêts qu’avec la technique Avalanche, par exemple.

Aussi, qu’est-ce que tu fais si tu as deux dettes avec exactement le même montant? (Réponse: paie celle avec le taux d’intérêt le plus élevé des deux.)

Rembourser ses dettes avec la méthode Snowball

Comment appliquer la technique

Faites comme Julie 😉

Non, sans blague, c’est assez facile. Vous identifiez les dettes qui vous ralentissent, ce sont habituellement les dettes associées à aucun actif ou à des actifs qui se déprécient rapidement, comme des dettes de cartes de crédit, des dettes de  »achetez maintenant, payez pour longtemps » et des prêts auto qui ont ballounés.

Il suffit ensuite de les mettre en ordre croissant et de commencer à liquider la première.

N’oubliez pas la petite danse de la joie entre chaque.

Est-ce la bonne méthode pour moi?

C’est la bonne méthode pour vous si vous voulez voir des résultats et vite. Si vous êtes comme moi, vous n’êtes pas patient, vous voulez voir des changements à votre situation rapidement. Cette méthode est faite exactement pour du monde comme nous!

Dave Ramsey, le fameux gourou, dit d’attaquer ses dettes avec vengeance et intensité. Plus vous démarrez le processus avec un sprint, plus vite les résultats vont venir et vous resterez motivés. Son site regorgent d’exemple de gens supra-endettés qui ont choisi de presque tout vendre leur bébelles de surplus pour mettre plus d’argent sur leurs dettes.

Machine à crème glacé vendue sur Kijiji, voiture de luxe remplacée par une Corolla 2003, vente de garage massive, déménagement dans plus petit, deuxième job, tous les moyens sont bons pour libérer des fonds pour repayer plus vite les dettes. L’idée c’est que chaque dollar de surplus doit être dirigé vers la  »mission ultime »: la liberté financière.

C’est peut-être extrême pour certains d’entre nous, mais ça peut en inspirer plusieurs! Jusqu’où iriez-vous pour rembourser vos dettes et vous libérez des paiements?

 

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Remboursement de dettes: les critères à connaître

Disons que vous avez décidé de redorer votre bilan et vous voulez rembourser vos dettes. (Yé, bravo!) Vous savez que dans votre cas, entre épargner ou rembourser vos dettes, c’est la dernière option qui est la plus payante, mais  comment choisi-t-on par où commencer? Un plan de remboursement de dettes, ça se réfléchi, ça s’optimise et ça se met en place! Cet article est le premier d’une série sur le remboursement des dettes, au courant des prochaines semaines, j’aborderai les autres aspects qui influencent un plan d’attaque pour le remboursement de nos dettes.

Les critères à connaître

On a souvent plusieurs  »opportunités » de nous endetter, et ça, même aux balbutiements de notre vie d’adulte. À 18 ans, j’avais ma première carte de crédit, à 19 ans, j’ai une première marge. À 20 ans, j’ai failli me laisser tenter par l’achat à crédit d’une voiture neuve (imaginez-vous, je n’aurais pas encore fini de la payer!) À 22 ans, je prenais des prêts gouvernementaux pour les études. Et maintenant, à 26 ans, je multiplie les marges, carte de crédit et hypothèques. J’ai pas encore 30 ans et je suis attachée au crédit, même si tout est encore très sain dans notre relation.

Je reste convaincue que le crédit peut être un outil, une rampe d’accès si on l’utilise pour investir, mais ça peut aussi être une arme à double tranchant: il nous permet l’accès à des biens maintenant, mais on repaie avec nos revenus du futurs+intérêts.  À la longue, les  »petits paiements » peuvent devenir la corde avec laquelle on se pend.

Et une fois qu’on a profité de ces « opportunités » et qu’on commence à sentir la corde autour de notre cou, comment repaie-t-on le tout? Pour le déterminer, il faut bien connaître ce qui constitue notre dette, c’est-à-dire nos différents emprunts. Chaque emprunt aura des conditions différentes et ce sont ces conditions qui influencent sur vos remboursement.

Rembourser ses dettes- les critères à connaître

Le terme et l’échéance

Certains outils de crédit, comme la carte de crédit et la marge de crédit, n’ont pas de terme et d’échéance, si ce n’est que la date limite pour faire son paiement avant que les intérêts commencent à se calculer.

D’autres, comme les prêts personnels, les achats à crédit (36 paiements pour un sofa par exemple), les prêts étudiants et les prêts hypothécaire, ont une terme et une échéance. Un terme, c’est une période de temps à l’intérieur de laquelle les conditions que vous avez négociés sont fixes. L’échéance, c’est le temps qu’il reste jusqu’à ce que le capital soit entièrement remboursé. Dans certains cas, terme et échéance se confondent.

Par exemple, quand j’ai commencé à repayer mon prêt étudiant, la durée de mon prêt (terme) était de 3 ans, mais l’échéance de 10 ans. Comme j’ai récemment réduit mes paiements à cette dette, ma durée c’est allongé, mais l’échéance reste la même. En réduisant mes paiements, j’ai redistribué le montant restant sur les années restantes avant l’échéance. C’est souvent une tactique utilisée dans les plans de repaiement de dette quand on a un dette à très faible taux/ ou dont les intérêts sont déductibles d’impôts.

Solde

Combien devez-vous encore sur votre prêt? Ce solde contient habituellement le capital, et les intérêts accumulés depuis le dernier versement. Le solde va habituellement en diminuant, sauf si vous réempruntez régulièrement sans rembourser.

Fréquence de paiement

Au mois? À la semaine? Une fois par an? Règle général, avec un prêt dont l’intérêt est calculé quotidiennement, plus votre fréquence de paiement est élevé, plus vous rembourserez rapidement.

Taux d’intérêts

Quel est le taux d’intérêts que vous assumez sur votre dette? À quelle fréquence se capitalise-t-il? Plus les intérêts sont calculés (capitalisés) régulièrement, plus le facteur de l’intérêt composé joue son rôle.

Conditions de grâce

On appelle ça  »de grâce », mais ne vous faites pas prendre, ce n’est pas un cadeau qu’ils vous font. Les prêteurs offrent parfois à leur clients de suspendre leurs paiements pendant un certain temps, ou de le diminuer (parfois juste les intérêts devront être payés). Le fameux  »paiement minimum » des cartes de crédit pourrait être compté comme une condition de grâce.

Pour les prêts étudiants, le six de congé de paiement à la fin des études, c’est une condition de grâce.

Restrictions et pénalités

Un bon exemple de restrictions serait un prêt qui vous empêcherait de changer votre fréquence de paiement. Ou encore, avec mon hypothèque, je peux doubler le paiement, mais je ne pourrais pas le tripler.

Les pénalités se présentent quand, par exemple, vous finissez de rembourser plutôt une dette, vous aurez des frais. Ou si vous voulez renégocier votre prêt avant la fin du terme. Ou céder votre prêt auto.

Il est important de connaître les restrictions et les pénalités entourant un prêt avant de commencer un régime  »mort aux dettes ».

Intérêts déductibles d’impôt ou pas?

Pour certaines dettes, les intérêts seront déductibles d’impôt, comme les prêts étudiants, les prêts servant à l’investissement dans une entreprise et les prêts pour l’immobilier locatif.

Les intérêts payés sont alors enlevés (déduits) du revenu imposable. Il est donc moins intéressant de rembourser rapidement ces dettes par rapport à une autre avec des conditions semblables, mais dont les intérêts ne seraient pas déductibles.

Et maintenant?

Faites la liste de vos dettes et associez-leur leurs critères propres à chacune. Vous devriez le faire pour toutes, y compris , les prêts auto, les prêts étudiants et l’hypothèque. Les gens ont souvent tendance à laisser celles-ci de côté parce que ce sont des dettes  »propres », des  »bonnes » dettes, mais toute dette exige un paiement mensuel et c’est ce paiement qui gruge votre revenu disponible à chaque mois.

Vous pouvez utiliser ce fichier pour faire la liste des emprunts 🙂

La prochaine étape est de déterminer le montant que vous pouvez  »pitcher » sur vos dettes pour les faire disparaître le plus vite possible. Et ça, il suffit de rester à l’écoute, parce que l’article sera disponible sous peu!

Rembourser ses dettes- quels critères devez-vous connaître?

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Sauvez votre budget, devenez un écureuil.

J’ai toujours été surnommée ”l’écureuil”. Mes parents faisaient des blagues en disant qu’à force d’épargner comme je le faisais, je paierais cash ma première maison (spoiler: ce n’est pas arrivé). Mon chum dit à la blague que  Scratch dans Ère de Glace est inspiré de moi.

écureuil-économe

 

J’étais le genre de petite fille qui déposait religieusement l’argent reçu pour sa fête dans son compte-épargne avec la caisse scolaire. Je pense que c’est de là que vient mon amour des comptes-épargne.

Un compte-épargne, ça peut changer une vie.

Pour de  vrai là!

C’est un endroit, loin des yeux et des cartes de guichet, qui met ton argent à l’abri de toi-même. La journée où tu en as besoin, il est là,  tout prêt à être dépensé pour une dépense soigneusement planifiée.

Tout ça pour dire que j’ai toujours eu un compte-épargne et je me disais:

“MOI JE L’AI L’AFFAIRE, J’ÉPARGNE!”

Et puis arrivait une dépense que j’avais pas vu venir, pas une urgence, mais un oh-ho, genre les plaques de ton char. Ça revient à chaque année et pourtant, je réussis à les oublier à chaque année. Ce qui faisait que chaque année en octobre et janvier, je paniquais et on mangeait du riz pendant 3 semaines pour équilibrer le budget. Et ce mois-là, je n’épargnais pas.

Bref, j’avais perdu de vue mon écureuil intérieur…

devenir-écureuil-budget

Comment devenir un écureuil fait-il du sens?

Un écureuil, ça fait quoi?

Ça ramasse des noix/glands/champignons/etc, et ça les cache en vue de l’hiver. Ça reporte donc sa consommation présente dans le futur, on peut dont dire qu’il épargne.

Sauf qu’il ne met pas tout à la même place! Oh non, il éparpille ses réserves un peu partout et divise pour mieux régner.

Si à la place d’avoir un seul compte-épargne, on faisait comme l’écureuil et qu’on avait plusieurs comptes pour mieux gérer nos finances, qu’est-ce qui se passerait?

La magie des comptes-épargne

Un jour, Nico et moi avons ouvert un compte-conjoint, en se disant qu’on était prêts pour le semi-commun, mais rapidement, on a migré vers la gestion commune et le compte-conjoint s’est vu inutilisé. J’ai pris l’habitude d’y virer le montant mensuel que Mint me disait de mettre de côté pour les plaques: 48$.

Après un an, surprise! J’ai pu payer les plaques sans problèmes.

Encouragée, j’ai commencé à faire pareil pour les taxes municipales: 3 300$/an. Avec les taxes scolaires, c’est presque 350$/mois à mettre de côté. J’ai donc utilisé pour le mettre de côté le compte-épargne conjoint qu’on n’utilisait pas.

Petit à petit, j’ai appliqué la technique  des fonds à toute mes dépenses annuels, sporadiques et potentielles (les réparations pour l’auto, nouveaux vêtements, entretien du triplex). Maintenant, c’est 5 comptes-épargne qui se sont ajoutés à mon portail Tangerine.

Cette façon de faire a changé ma vie. Avant, même si je gérais mon argent de manière serrée et consciente, j’étais toujours prise par surprise par les grosses dépenses et je détestais devoir sortir de l’épargne pour les payer.

J’étais même reconnue pour m’endetter plutôt que d’utiliser mon épargne tellement je n’aimais pas voir descendre mon pécule.

#irrationnelle

Maintenant, j’épargne tout simplement pour les payer avec l’idée que l’argent que je mets de côté ne peut servir qu’à ça, parce que je la mets dans un fonds qui porte le nom de la dépense!

Présentement, on épargne 150$/mois pour couvrir tout ce qui touche aux voitures: plaques, réparations, pneus, permis de conduire. Quand on a eu a faire faire la timing belt sur la voiture en octobre, l’argent était là et ça n’a pas fait une vague dans mon budget.

En plus, ça permet de diriger mes paies directement au bon endroit à chaque jeudi matin. Je fais travailler chaque dollar pour moi, parce que je leur donne une job précise dans mon plan de vie. Aucun dollar n’est laissé derrière et ça me permet d’épargner à chaque mois le montant que j’ai dit que j’épargnerais.

Liste des dépenses qui se prêtent bien au système des fonds:

-Les dépenses reliées à la voiture

Pensez-y, on peut jamais prévoir les réparations (ou presque). On peut prévoir l’entretien, mais c’est plus difficile de savoir exactement quand et combien et les plaques nous surprennent toujours même si on sait quand c’est sensé arrivé. Mon truc? Je calcule combien je penses dépenser pour ses items et je divise par 12. Je mets ensuite ce montant de côté par mois.
Dans mon cas:
Plaques: 300$ x 2 =600$
Permis: 100$ x 2= 200$
4 changements  d’huiles = 150$
2 réparations à 400$= 800$

Total: 1750$, soit 145$ par mois. Je mets 150$, juste pour être certaine.

-Les taxes municipales

Ça c’est facile, on prend simplement le montant annuel et on divise par 12. Rien à estimer (si ce n’est que la potentielle augmentation), juste à diviser et épargner!

-Les frais de loisirs

Voyage, billets de ski, remplacement d’équipement, cours et formations, etc. On estime au mieux et on divise par 12 et on épargne.

-L’entretien de la maison

Tout ce qui est entretien normal, comme le déneigement, la tonte de pelouse, les petites réparations ici et là, etc. On pourrait calculer les grosses rénos, mais si vous comptez épargner 20 000$ pour le revêtement extérieur en un an, c’est peut-être un peu raide.  Ça se fait (tout dépend du salaire!), mais prenez-vous à l’avance.

-Les frais payables une fois par année

Frais de cartes de crédit, forfait bancaires, carte Costco, école, etc. Je me fais toujours avoir par ma carte Costco, c’est immanquable, alors j’ai maintenant un fonds où je mets 20$ par mois pour ce type de frais. Problème réglé!

-Les dépenses en vêtements et équipements de sport/loisir

Celle-là je mentirais si je disais que j’avais un fonds pour ça. Par contre, c’est dans mes plans pour 2017. On essaie d’acheter des choses de meilleure qualité pour éviter d’avoir racheter constamment, mais nécessairement, c’est plus cher. Si on avait un fonds pour ça, on pourrait mieux planifier nos achats et avoir le meilleur rendement pour notre dollar.

Est-ce que j’en oublie? Avez-vous d’autres fonds?

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Le secret pour devenir riche

J’ai eu une conversation intéressante aujourd’hui avec une collègue de bureau. Elle me disait vouloir s’acheter une maison, mais qu’avec le prix exorbitant que celles-ci sont, c’est impossible pour elle, avec son salaire. Venant tout juste d’acheter une maison, je comprenais son point, mais je ne le partageais pas. Après avoir échanger quelques minutes, elle a conclu en disant:

« Ouin ben tu dois avoir compris le secret pour devenir riche, parce qu’avec nos salaires, je te dis que c’est impossible. »

Ça m’a un peu bousculé. Je suis habituée que les gens pensent que  »je l’ai eu facile », qu’ils présument que mes études ont été payées par mes parents (ce qui est faux, j’ai tout payé seule) et que ceux-ci paient aussi pour mes achats immobiliers (encore faux), mais là, son intervention touchait un autre niveau.  C’était comme si j’étais une autre classe de personne. Les  »riches », les capitalistes, parce que j’avais compris le  »secret ».

Ce qui fait que je me suis demandée si, effectivement, je connaissais le secret pour devenir riche sans le savoir. Après réflexion, j’ai réalisé deux choses:

1- Je connais effectivement le secret
2-Le secret n’est pas le secret. Le secret, c’est de l’appliquer!

secret-pour-devenir-riche

Le secret pour devenir riche.

Je vous apprends rien si je vous dis:

Revenus – dépenses= surplus

En science économique, on dira:

Rd – C = E

Où Rd est le revenu disponible, C est la consommation et E est l’épargne.

On peut aussi dire:

Rd= C+E

Autrement dit, le revenu se partage entre deux éléments, l’épargne et la consommation.

Si on ne peut jamais tout mettre en épargne, par contre, il est possible de tout dépenser!

L’épargne, c’est de la consommation reportée. Pensez-y, quand vous vous dites: j’ai 1$ aujourd’hui et je vais l’utiliser demain pour acheter un café, vous épargner 1$ aujourd’hui pour le consommer demain. Si au lieu de laisser votre dollar dans votre portefeuille, vous le prêtiez à un ami qui vous le rendrait le lendemain avec 25 sous supplémentaire, vous seriez plus riche de 25 sous!

Vous pouvez consommer aujourd’hui 1$ ou avoir 1,25$ demain, c’est ça le secret.

Le secret, c’est que si on dépense tout notre argent aujourd’hui, il n’y en a plus. Si on ne dépense pas tout, on peut mettre de côté et investir notre argent et le voir croître. C’est pas de la magie, ni un passe-passe de comptable!

En épargnant, vous pourrez mettre votre argent à votre service en l’investissant. Que ce soit en bourse, dans l’immobilier ou encore, en créant une entreprise, chaque dollar sera appelé à créer de la valeur.

Ark, tu es pas sérieuse?

Oui, oui, je suis sérieuse. Le seul truc dans la vie, pour devenir riche, c’est de créer de la valeur.

Les entrepreneurs le font avec leurs idées de start-up.

Les financiers de ce monde le font en investissant dans les projets des start-up.

Les Hells le font en offrant « des solutions » à leurs clients (ça n’a pas besoin d’être légal pour créer de la valeur).

Vous le faites en travaillant (plus).

Vous le faites quand vous investissez un dollar.

Et malheureusement, on ne peut pas passer à côté de l’épargne si vous voulez investir.  Et pour épargner, vous avez deux choix:

1- Réduire C

2-Augmenter Rd

Réduire C implique de couper les dépenses, trouver les opportunités d’épargner (en voici 5 faciles) et apprendre à ne pas toujours satisfaire toutes ses envies (ce qui est plutôt sain, si vous voulez mon avis!). Le problème avec le fait de réduire la consommation, c’est que malheureusement, y’a une limite, on ne pourra jamais épargner 100% de son salaire.

Augmenter le revenu est souvent repoussé du dos de la main par la plupart des gens.

Voyons dont! Comment on peut gagner plus que son salaire? Impossible!

En fait, c’est plutôt simple, mais ça demande souvent plus d’efforts que la première option. On peut demander une augmentation. On peut faire des heures supplémentaires, on peut lancer une entreprise à temps perdu, on peut trouver un 2e emploi,etc. La seule limite, c’est vous!

À notre première session d’université, y’a fallu qu’on fasse des choix pas faciles. Les prêts et bourse d’une seule personne, c’est limite en titi pour tout payer! Après avoir tout coupé ce qu’on pouvait couper et vendu tout ce qu’on pouvait vendre (bye bye 2e voiture!), y’a fallu se rendre à l’évidence: il fallait faire plus d’argent si on voulait avoir l’espoir d’épargner!

C’est à ce moment que j’ai (re)démarré mes activités de gardienne. Ça vous paraît stupide qu’à 21 ans, une fille garde encore des enfants pour 5$/heure?

Pas moi.

J’étais une mautadite bonne gardienne. Tsé celle qui arrive des activités trippantes et qui est capable d’endormir les bébés à coliques. J’étais rendue pas mal en demande. J’ai gardé de 21 ans à 23 ans de façon active et de 23 à 25 de façon sporadique. En moyenne de 2012 à 2014, je faisais presque 250$/mois supplémentaire! En fait, j’ai calculé que la mise de fonds du bloc a été bâtie à 25% par mes activités de gardienne.

Le secret pour devenir riche: faire travailler son argent pour soi.

Le secret du secret

Maintenant qu’on sait que le secret pour devenir riche, c’est de dépenser moins qu’on gagne pour dégager un surplus qu’on pourra investir, c’est simple non?

Pas si simple que ça. Sinon, tout le monde serait riche et il n’y aurait pas de secret!

Le secret, c’est d’accepter de vivre avec moins et de faire des efforts.

Ça veut pas dire de vivre dans une boîte de carton et de manger des ramen secs. Ça veut juste dire de laisser le Xième petit haut cute du mois sur la tablette et de tougher son  »cell de marde »  (à chaque fois que j’entends ça, je griche des dents) un an de plus. Ça veut aussi dire de garder toutes les fins de semaines ou presque, à la St-Valentin et lors de la période des party de bureau, même quand tu voudrais être chez vous.

Faut dégager le surplus et le mettre de côté.

La deuxième partie est aussi importante que la première, sinon, je vous garanti que le surplus disparaît. Calculer votre montant de  »surplus » et à chaque paie, le jeudi matin, virez-le sur un compte-épargne.

Ensuite à la fin du mois, virez votre compte-épargne vers votre compte de courtage en ligne/ fonds communs de placement.

C’est comme ça qu’on fait travailler notre argent pour nous.

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Les finances et le couple: 5 méthodes pour gérer son argent.

Je m’attaque cette semaine à un sujet épineux: la gestion des finances personnelles dans un couple. Bien franchement, je trouve ce sujet excessivement personnel, bien plus que mes dettes, mon salaire ou mon budget.

Vous remarquerez que je suis assez transparente quand vient le temps de divulguer mon bilan personnel. Vous connaissez ma situation et mes objectifs pour 2017. Ce que vous ne savez peut-être pas, c’est que mon bilan personnel et mon bilan familial, c’est la même chose.

Oui, vous avez bien lu, chez nous, tout va dans le même pot.

C’est la méthode que nous avons choisi après des années de vies de couple et c’est une méthode qui s’est installée tranquillement, au fil du temps. Est-ce que c’est parfait? Pour nous, oui, totalement, mais ce n’est pas le cas pour tous!

J’ai la chance d’avoir quelqu’un dans ma vie qui partage mes objectifs et ma vision de l’argent, ce qui facilite grandement, selon moi, la gestion de nos finances.

Bien franchement, on ne sait jamais vraiment posé la question, parce qu’on a juste dérivé tranquillement vers la gestion intégrée de nos finances. Cependant, avec les années, j’ai compris que chaque couple est différent et de facto, gérera les choses différemment.

Voici donc  5 méthodes que j’ai observé à l’oeuvre. Est-ce que ça veut dire qu’il n’y a en a que 5?

Oh que non!! Mais, je donne ici les principales sur lesquelles les variations s’exercent.

finances-couple-argent

1-Church and State

C’est la méthode où vous gérez vos finances à vous et l’autre gère ses propres finances. Vous n’avez aucune idée de combien l’autre gagne ou dépense ou épargne. Chacun paie sa part des dépenses conjointes (s’il y en a), mais le partage s’arrête là. C’est souvent la première méthode qui est utilisée par les nouveaux couples, parce que soyons franc, personne aime parler d’argent. Si on en fait pas assez, on est gêné, si on en fait trop, on est gêné aussi.

Avantages:
Simple, genre, super méga simple. Vous n’avez même pas besoin d’un compte conjoint.
Privée, l’autre n’aura jamais le nez dans vos affaires. Vous conservez une totale indépendance.
Limite les risques en cas de rupture. C’est fini? Y’a rien d’autre à faire que d’enlever son nom du bail.

Désavantages:
Projet de couple? C’est plus difficile de faire des projets de couple de la moindre envergure. Imaginez: vous voulez aller en voyage dans le Sud, mais l’autre arrive à peine à tout payer ses factures, vous risquez d’attendre longtemps qu’il épargne sa part, ou pire, il pourrait le mettre sur la carte. Quand on ne connaît pas la capacité financière de l’autre, toute planification devient laborieuse.
Y’a aucune synergie. On se le cachera pas, l’un des gros avantages d’être en couple, c’est la synergie financière, 1+1=3. En utilisant cette méthode, vous êtes plus des colocs qu’un couple (juste au niveau financier là, ça change rien à l’amour).

J’ai essayé cette méthode mais je suis trop curieuse et ouverte pour que ça dure . Nico et moi, on a utilisé cette méthode pendant… 3 mois? La minute que nous nous sommes mis à habiter ensemble, dans un glorieux studio hors-de-prix, on a utilisé la deuxième méthode.

2- Le 50-50

C’est la chute du Mur. Chacun met encore 50-50 des dépenses, mais on est ouvert sur notre situation personnelle. L’autre commence à connaître nos habitudes de cigale ou de fourmi. On connait les habitudes de l’autre. Sauf que ne vous tromper pas, chacun gère encore ses dépenses personnelles comme il veut et reste maître de son budget au final, c’est encore mon argent-ton argent.

Avec cette méthode, planifier des projets communs devient plus facile, orienter nos finances personnelles vers une direction commune aussi.

Je trouve cette méthode super quand les dépenses sont encore très distinctes ou facilement séparables moitié-moitié. Sauf que dès qu’on rentre dans des gros achats communs, c’est peut-être plus compliqué. Exemple, vous partagez une voiture. Un des deux l’utilise plus que l’autre, mais la voiture sert aussi aux déplacements de la famille; allez-vous vous mettre à compter le kilométrage? Un autre exemple, monsieur veut une plus grande télé et se l’achète. Si madame écoute aussi la télé, devrait-elle contribuer?

Autrement dit, malgré l’apparente simplicité, c’est une méthode qui doit être rodée pour chaque couple. En plus si les revenus sont vraiment inégaux, ça peut rapidement devenir injuste.

3-L’équitable

Si tu fais 30 000$ par an et que l’autre fait 100 000$, c’est peut-être pas juste de penser que les dépenses doivent être 50-50, pour eux, comme pour l’autre. Si tu fais 30 000$ par an et tu es obligé de contribuer à 50% du train de vie de quelqu’un qui fait 100 000%, tu risques d’y passer tes paies au complet. D’un autre côté, si tu fais 100 000$ par an, tu as peut-être envie d’avoir un train de vie supérieur à celui de ton conjoint. Le partage des dépenses se fait alors en proportion du salaire.  Dans cet exemple-ci, la personne qui fait 30 000$ par an contribue à 23% du revenu et donc, devrait contribuer à 23% des dépenses.

Cette méthode ne touche que la répartition des charges financières à l’intérieur du couple. Pour le reste, c’est comme la méthode 50-50.

4- Le semi-commun

Vous connaissez cette méthode, c’est certain. C’est la méthode où l’argent est versé en  »grande partie » dans un compte conjoint et où chaque conjoint garde de  »l’argent de poche » + son épargne dans son compte. Autrement dit, l’argent pour les dépenses communes, l’épargne commune (mise de fonds pour une maison, épargne pour un voyage, REEE, etc) et le budget discrétionnaire de couple se retrouve sur le compte conjoint, qui est alors géré à deux.  Seulement, chacun garde une autonomie avec sa portion  »personnelle ». On peut aussi ajouter à cette méthode la carte de crédit commune, pour éviter les histoires de  »j’ai payé ça, tu as payé ça, combien on se doit ».

C’est l’entre-deux.

finances-couple-argent

5- Le commun

Ce qui est à moi est à toi et vice-versa. Cette méthode est loin d’être pour tout le monde. De un, elle demande une confiance presque absolue dans l’autre et des valeurs partagées pour la gestion et la dépense de l’argent. De deux, les deux partenaires doivent être ouverts et comprendre les implications que faire compte-commun imposent. À moins d’être l’exception qui confirme la règle, tu n’arrives pas à cette méthode après 2 mois de vie de couple.

Pour nous, la transition vers le tout commun à commencer en 2012. En juillet 2012, nous nous sommes mariés, en grande partie pour les prêts et bourses, mais ça faisait déjà 3 ans qu’on s’endurait s’aimait profondément.  Avec le budget riquiqui des prêts et bourses, on s’est vite rendu compte que de tout mettre en commun serait vraiment plus optimal. En plus, on se disait qui si l’autre était pas là, on n’aurait pas cet argent, donc c’était autant à nous deux qu’à l’individu.

Rapidement, on a adapté les choses au fur et à mesure que de nouvelles situations se présentaient pour arriver aujourd’hui à une gestion centralisée (moi) qui fait une reddition de compte journalière au conseil (lui et moi). On fait le budget ensemble et on se donne des objectifs que les deux approuvent. Comme je disais, nous sommes tout deux très ouverts avec notre argent et on discute régulièrement. Toute dépense dépassant 20$ est approuvée/discutée avec l’autre, simplement parce qu’on aime s’en parler, pas parce que je suis la Gestapo.

L’avantage principal est pour moi la simplicité de gestion. Plus de niaisage de transferts entre les comptes, je gère tout en direct. En plus, avec un chum ingénieur, il a plein d’avantages (carte de crédit avantageuse, marge de crédit à bas taux) dont je peux profiter de cette manière. Et il profite de mon talent pour la gestion financière.

Je n’utiliserai pas cette méthode si j’avais le moindre doute quant à la confiance que je porte à Nico. Mettre en commun ses avoirs, c’est toute une décision.

5-Votre méthode

Je pourrais écrire pendant des jours, je pourrais ne jamais décrire complètement votre méthode. Chaque couple est unique et votre situation peut aussi faire varier les choses. Il n’y a pas une réponse absolue. Et puis, on peut évoluer au travers de ça, il n’y a pas de règles.

La plupart des gens vont utiliser Church-and-State au tout début, quand ils n’habitent pas encore ensemble. Après tout, ça fait du sens, pourquoi partager des données financières à ce stade, l’autre n’en a pas besoin. Automatiquement, en habitant ensemble, la méthode 50-50 va prendre le relais pour la plupart des gens et certains vont utiliser l’Équitable si leur salaire sont vraiment disproportionné. Certains, comme mes beaux-parents vont arrêter là et seront confortables ainsi pour la suite.

Avec le temps certains vont migrer le semi-commun et certains vont continuer vers le commun. Ça dépend des gens et des couples.

L’important, c’est que les deux partenaires soient à l’aise dans le processus. Et ça, ça sera l’objet d’un autre article!

Notes importantes:

Une chose importante à se rappeler, c’est que peu importe la méthode choisie, vous devez épargner. Et même si vous mettez tout en commun, vous devriez aussi avoir de l’épargne sur un compte personnel. De toute façon les comptes enregistrés (CELI, REER) ne peuvent pas être des comptes conjoints.  C’est correct de faire pot commun, mais en cas de séparation, il est impensable que un des deux conjoints aie toute l’épargne du couple à son nom. Vous allez me dire que c’est évident, mais en transférant la mise de fonds pour la maison, je me suis rendue compte que l’un des compte-épargne que j’utilisais pour épargner des sous était seulement à mon nom. Ce n’était pas de la mauvaise foi, et pour moi il était clair que c’était moitié-moitié dès le départ, mais en cas de séparation, j’aurais pu tout garder.

Aussi, en cas de décès, les comptes conjoints sont gelés pendant un certain temps, donc, idéalement chaque personne devrait conserver son propre compte où sa paie est versée. De cette façon, elle pourra continuer de fonctionner jusqu’à ce que la situation soit régularisée par sa banque/caisse.

Un dernier point: si vous êtes mariés, faites attention à la méthode Church-and-State. Étant donné que vous êtes automatiquement solidaires de toutes dettes contractées pour quelque chose qui pourrait ressembler de près ou de loin à du patrimoine familial, vous devez être au courant des comptes de l’autre, un minimum. En plus, pouvez-vous m’expliquer pourquoi vous vous mariez si vous êtes pas capable de vous parler un peu d’argent? Je juge pas, je comprends juste pas!

Et vous, quelle est votre méthode? Comment y êtes-vous arrivé?

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Mes objectifs pour 2017

J’ai allumé que si je voulais faire un bilan annuel l’année prochaine, ça serait bien que vous soyiez au courant de mes objectifs pour 2017. Histoire que vous puissiez  enfoncer le couteau dans la plaie si je me suis plantée en décembre prochain. 😉

Cette année s’annonce vraiment excitante. Après une année tampon entre la fin de mes propres études et la fin de celles de Nico, année plutôt  »poche ». J’avais envie de faire plein de choses, mais une période de recherche d’emploi prolongée jumelée à un horaire de fou pour la fin du bac de Nico a fait en sorte qu’on a presque rien fait.

À l’exception de la démolition et de la reconstruction des trois lockers extérieurs du bloc. Tsé, quand une job que tu évalues à 2000$ et 3 fins de semaines t’en coûte pas loin de 3000$ et prends 4 mois à compléter?  C’est une histoire qui devrait faire l’objet d’un feuilleton, mais qui a été pas mal le seul loisir de notre année 2016.

Je m’attends donc, J’anticipes donc, J’exiges donc une année plus enlevante pour 2017 et disons qu’avec l’achat d’une maison bâtie en 1952 figée dans le temps, ça s’annonce bien!

Mes objectifs pour 2017

 

1- Ne pas dépasser mon budget pour le voyage en Grande-Bretagne

Budget voyage= 3000$. Montant dépensé à ce jour pour l’achat des billets d’avion, de l’hébergement et des transports: 2300$. Montant restant: 700$
C’est pas un voyage à petit mini budget, mais ça reste serré pour la Grand-Bretagne (et un premier voyage). On va avoir du fun à étirer le budget!

 Edit 22/01/2017: C’est réussi, je suis sous la barre du 3000, malgré un accrochage avec la voiture de location. Si on compte que l’épicerie achetée là-bas rentrait dans mon budget sous la catégorie  »épicerie » et que les dommages à la voitures seront remboursés par les assurances, on est tout près de 2500$ pour un voyage de 10 jours!

2-Rembourser la marge de crédit de Nico

C’ est un petit riquiqui montant: 1200$, mais j’aimerais l’avoir remboursé avant de commencer les rénos sur la maison… qui vont remplir la marge. Bon, c’est une question de principe. Le 1200$, ce sont des dépenses courantes qui m’ont échappé. Je ne veux pas qu’elles se retrouvent dans la même dette que la maison. Donc d’ici le 26 janvier, le 1200$ must go beu-bye.
Edit: Nico a reçu une paie  »surprise » qui nous a permis de réduire le solde à 500$. Yé!

3-Rembourser la moitié de la mise de fonds avant l’an prochain

14 000$ sur une marge à 2,7%, c’est pas la fin du monde sauf que c’est une question de principe. Même si on a économiser beaucoup à long-terme en utilisant notre marge pour compléter notre mise de fonds, on reste réfractaires aux dettes.  #amortlesdettes

4- Magasiner et négocier ma nouvelle cuisine

La cuisine de la nouvelle maison est finie. Les portes ne ferment plus et la peinture (probablement au plomb, donc oubliez le sablage) décolle. En plus, la porte du frigo n’ouvre pas au complet parce que la cuisine est minuscule. Solution: nouvelle cuisine de bonne qualité qui ajoutera de la valeur à la maison. Idéalement, je voudrais mettre 10 000$, livrée et installée, taxes incluses.. Reste à négocier, le premier estimé est entré à 11 328$…

 Edit 03/02/2017: J’ai eu un dernier estimé à 7 105$!! Tout ça parce que j’ai accepté de faire la finition des armoires moi-même pour 150$ de matériel. C’est peut-être pas à la portée de tous, mais pour une différence de presque 5000$, je vais le faire!

5- Négocier la réalisation du drain français pour la maison

Idem. Sauf que c’est moins le fun parce que c’est pas la cuisine. Et que ça coûte plus cher encore: 22 000$. Comme tout se négocie dans la vie, je vais ajouter cet objectif sur ma liste.

6- Garder les rénovations sous la barre des 40 000$

Avec l’expérience qu’on a des rénovations, on sait à quel point il est facile de se lancer dans les  »tant-qu’à-y-être ». Sauf que cette année, pour à la fois notre budget et notre santé mentale, on va se limiter à 40 000$. C’est mon budget top-top-top. Idéalement, j’aimerais être proche de 35 000$, mais je dois être réaliste…

7- Négocier les nouvelles assurances du triplex

Si il y avait une chose que je n’avais pas prévu en achetant la nouvelle maison, c’était que mes assurances pour le triplex augmenterait autant. Elles ont pratiquement doublé, passant de 75$/mois à 130$/mois.

Tchou-tchou.

train

C’est le train qui m’est passé dessus quand j’ai entendu le prix au téléphone.

J’espère vraiment que le dieu des assurances sera de mon bord lors de mes prochains appels…

Edit: J’ai appelé hier et j’ai eu une nouvelle soumission à 92$/mois et une à 112$/mois en rénogociant avec ma compagnie actuelle. Ça paie vraiment de jaser au téléphone aimablement avec un agent d’assurances.

8-Ouvrir un compte de courtage en ligne pour Nico

En 2016, je l’avais fait pour moi. En 2017, Nico y passe. J’aime bien l’idée de gérer mes propres choses et Questrade m’offre la possibilité de le faire à petit prix, alors c’est avec eux que j’ouvre le compte à Nico. En plus, ça compte aussi pour mon objectif 14!

9-Déposer 500$ par mois en épargne-retraite.

On a plus de raison de laisser traîner les choses: c’est le moment de nous attaquer à l’épargne-retraite. 2017 marquera l’année où on  »prendra » nos premiers REER! 500$ par mois n’est exactement suffisant, mais sachant que nous vivrons une année de rénovations que nous paierons moitié comptant, moitié avec la marge, 500$ est un bon début. L’an prochain ce sera 1000$ (la p’tite voix dans ma tête me fait dire de dire qu’on verra…)

 

10- Économiser pour le prochain voyage (objectif de 3000$)

Bibi a décidé de rentabiliser son passeport avant la venu des potentiels héritiers. Tout le monde avec qui je discute de descendance me disent deux choses:

1- C’est la plus belle affaire de leur vie.

2- Ce sont des sangsues qui te vident de ton énergie, de ton argent et de tes rêves de jeunesse.

Donc avant la bébépocalypse, je compte bien vivre un petit peu, parce qu’on a été très sages jusqu’à présent et que maintenant qu’on a un petit slack, on ira pas se remettre dans le jus tout de suite!

11- Maîtriser mon nouveau budget

Parce que qui dit nouveau travail, dit nouveau revenu! Avec Nico qui a commencé à travailler le 19 décembre, on est maintenant officiellement des DINKS (dual income-no kid). Avec l’apport d’argent, on se doit de faire un nouveau budget. Parce que les budgets, c’est ce qui assure que ton argent travaille pour toi. Et puis que si tu sais pas gérer ton argent, ça sert pas à grand chose dans faire plus, alors on planchera sous peu sur un nouveau budget. Les premiers mois seront peut-être chaotique, mais je suis motivée!

 Edit 06/02/2017 : on va y arriver, un jour. 

12- Réussir à louer le logement vacant du triplex pour juillet 2017

Le logement que nous occupons dans le triplex se libérera en mars et il demande des rénovations. Je crois que ça va demander du courage, mais on doit le mettre à louer rapidement pour trouver des locataires pour juillet. Après ça, vous viendrez me dire qu’on est pas travaillant (ou fou!).

13- Finir le cours sur les actions à dividendes d’Une Question d’argent.

J’adore ce cours! Le contenu est clair, objectif et actionnable, vraiment, c’est un de mes bons achats de 2016. Sauf que quand j’arrive le soir, je manque d’énergie et je fais tout sauf ça… Alors en 2017, je le finis et je prends action!

14-Analyser et acheter mes premières actions

C’est comme la suite de l’autre objectifs. Après avoir fini la formation sur les actions à dividendes d’Une Question d’argent, je compte mettre mes nouveaux acquis à contribution. J’ai toujours trouvé la bourse fascinante, un peu comme un club super sélect avec leur propre langage et pour 2017, je veux en faire parti!

15- Devenir meilleure à ce jeu qu’on appelle  »La vie adulte ».

Je suis convaincue que quelqu’un en quelque part à oublier de me donner un mémo. Ce qui fait que j’ai toujours l’impression qu’il me manque de l’information sur comment tu es sensée agir comme une adulte. C’est frustrant. Avec les années, je deviens meilleure à cacher mon ignorance, mais parfois, l’étendue de mon incompétence me frappe de plein fouet. Donc, j’aimerais trouver le mémo cette année.#tupeuxtoujoursrêver #dontgrowupitsatrap

adulting

Sur une autre note, je veux profiter de la prochaine année pour me dompter au niveau de la procrastination. Cette année, j’ai vécu de nombreuses frustrations en lien avec ma fâcheuse habitude tout remettre au lendemain et je pense que la clef de ma zénitude à long-terme, c’est d’apprendre à faire les choses au moment le plus opportun et pas quand il ne reste plus de temps pour les faire.

Ça inclu cet article.

Que j’aurais dû faire hier….

Qu’est-ce que tu veux, je deviendrai pas parfaite en criant bines-au-ketchup… 😉

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7 erreurs qui ruinent votre budget

J’adore les budgets. J’aime savoir qu’est-ce que je dois payer, combien je peux épargner, où ira mon argent durement gagné dans le prochain mois. Mais malgré beaucoup d’efforts, il peut arriver que rien ne marche.

Faire un budget, c’est simple. Première étape: on calcule les revenus. Votre salaire, le salaire du conjoint (si vous avez un budget commun), les revenus de placements, les crédits d’impôts, les revenus de location, alouette. Deuxième étape: on compile les dépenses selon deux catégories, les fixes et les variables. Revenus-dépenses=0, idéalement. Si c’est plus que zéro, versez la différence en épargne, si c’est moins que 0, tentez de réduire vos dépenses ou augmenter vos revenus.

Malgré l’apparente simplicité de la patente, il n’en reste pas moins que des obstacles peuvent venir se dresser entre vous et le parfait budget.

J’ai dressé ici une liste de 7 erreurs qui peuvent venir vous faire une jambette quand vous essayez de faire balancer votre budget. Je suis certaine que vous savez de quoi je parle: vous êtes motivé, vous suivez vos dépenses, compilez fidèlement vos revenus, répartissez tout dans les bonnes cases et là, BAM, y’a plus rien qui marche.

Bref, voici 7 erreurs communes et des pistes de solutions.

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1- Votre budget est irréaliste!

Un budget, c’est comme un régime: on commence ça, on est tout plein de bonne volonté. On se dit fini les bonbons et les chips, je mange juste de la salade à partir de maintenant. L’affaire, c’est que vous ne pouvez pas juste manger 1000 calories par jour, ce n’est pas assez.

Oui, parfois quand on voit les chiffres sur papier (ou écran) ça fait peur. Avec un ami récemment, on esquissait son budget. Quand il a vu ce qu’il dépensait en   »p’tits cafés », ça l’a choqué.

« Ben voyons, ça a pas de bon sens, je dépenses 150$/mois en café et je vais te couper tout ça »

Autant que j’étais d’accord avec lui, il faut se dire que passer de 2-3 café par jour à rien pantoute, ça marchera pas. Couper le budget à un niveau acceptable (1 café par jour de travail= 40$) permettra de gérer les dépenses tout en laissant un petit budget pour les habitudes.

Là, je vais me transformer en Isabelle Huot du budget: la clé est dans l’équilibre. À moins d’être dans une situation désespérée et de ne pas avoir d’autre choix, un budget devrait être équilibré entre les dépenses obligatoires (logement, téléphone, internet, épicerie de base, essence pour aller travailler, etc) et les désirs (forfait cellulaire de feu, paiement pour une auto neuve, essence pour loisir, restaurants, épicerie  »fancy », etc).

On en voit souvent qui se lance all in dans la rigueur budgétaire et qui décide de mettre 50% de leur salaire en épargne. C’est un beau geste et je l’applaudis, mais je n’en suis pas arrivée à être capable de faire ça en un mois. Ça m’a pris des mois de petites améliorations ici et là pour être capable d’épargner 50% de mon salaire. Et encore, il y a des mois où c’est impossible, question de répartition des dépenses. Je peux vous garantir que si vous passez un mois à dire non à tout et manger des ramens pour vous rendre compte que votre budget chie, ça va vous prendre un bon bout de temps avant de retenter l’expérience du budget.

2- Vous oubliez des dépenses/revenus

Vous souvenez de votre facture pour l’immatriculation de votre voiture?

Oui, ça, la grosse facture qui vous prend par surprise à chaque année.

Le genre de chose qui fait dérailler un budget en 15 secondes si celui-ci est déjà à la cenne près.

La moyenne des ours oublient ce genre de dépenses et sont surpris quand ça arrive par la poste ou quand ça passe sur la carte de crédit. Pour les grosses dépenses de ce genre, j’aime bien me créer un fonds. J’ouvre simplement un nouveau compte-épargne chez Tangerine, c’est gratuit et l’argent n’est jamais  »gelé » et j’y dépose mensuellement un montant qui correspond à la grosse dépense divisée par 12. Rendu à l’année prochaine, j’ai l’argent et je peux payer rapidement, sans même faire de trou à mon budget!

Il n’y a pas juste les grosses dépenses, même les petites peuvent faire mal quand on les oublie. On oublie souvent ce qui est variable et qui n’arrive pas toujours à intervalle régulier, comme les médicaments ou le stationnement payant. Il n’y a pas de truc magique. On peut soit se créer un fonds  »buffer’‘ ou absorber ses dépenses dans le budgets (je passe souvent le stationnement dans le budget essence). Le désavantage, c’est que plusieurs petites dépenses peut devenir un gros trou.

Le mieux alors est de faire l’effort de les prévoir. Oui, même si c’est difficile 😉

À l’inverse, vous pouvez oublier des revenus. Ça s’est plus facile à gérer, mais ça peut quand même débalancer un budget soigneusement monté. Crédit d’impôt de Solidarité, crédit d’impôt pour la TPS, remboursement des assurances, ristournes et dividendes, revenus d’intérêts, tout ça doit être comptabilisé pour leur donner une job, quitte à le mettre en épargne.

Parce que n’oubliez pas qu’un dollar sans job, c’est un dollar de perdu.

 

3- Vous ne suivez pas vos progrès/vous ne vous fixez pas de but

Un budget pour faire un budget, c’est un peu voué à l’échec. Pourquoi voulez-vous mieux gérer vos dépenses? Quels sont les métriques (mesures) de votre succès?

Si vous suivez votre budget, mais pas les retombées, attendez-vous à vous désintéresser rapidement de la manoeuvre.

Fixez-vous des objectifs! 

Donnez-vous une tape dans le dos quand vous les atteignez et révisez vos stratégies quand vous passez à côté.

 

4-Votre budget est trop compliqué

Plus vous avez de catégories, mieux vous maîtrisez vos sous. Sauf que plus vous avez de catégories, plus votre budget devient difficile à gérer. En plus, si vous choisissez des outils complexes pour le gérer (je pense à YNAB, qui même si super, est pas facile à comprendre au début), votre budget est déjà à moitié sorti de la fenêtre.

Simplifiez les choses le temps de prendre en main vos dépenses. Si vous n’avez qu’une seule facture pour vos télécommunications, pourquoi les séparer en 3 catégories? Avec le temps, vous pourrez les affiner et raffiner votre budget.

 

5-Vous comptabilisez mal certaines dépenses

Tsé quand vous payez votre carte de crédit, y’a de l’argent qui sort de votre compte? Ben devinez quoi. C’est pas réellement une dépense. Ce n’est qu’un transfert d’argent.

Vous avez fait les dépenses le mois précédents, ce sont ces dépenses qui ont été comptabilisées une première fois. Si vous calculez aussi le paiement comme une dépense, c’est comme si vous les aviez acheté deux fois. On peut alors  »ignorer » le paiement de carte de crédit. Oui, c’est contre-intuitif, mais c’est comme ça que vous ferez balancer vos affaires.

Par contre, si vous avez une dette de crédit et que vous effectuez des paiements sur celle-ci, le paiement de repaiement de dette est une dépense réelle et elle doit être comptabilisée (et budgétée)! Perdu? N’hésitez pas à me contacter et on pourra en jaser 🙂

Vous savez aussi les paiements d’assurances pour les services payés dans le passé? Ça aussi ça peut être mal comptabilisé, surtout si la dépense à lieu dans le mois précédent. Si par exemple vous aller vous acheter des lunettes pour 250$ le 4 du mois et que l’assurance vous repaie 100$ le 24 du mois, votre dépense nette pour le poste budgétaire « Santé » de ce mois-là est de 150$, vous y indiquez la dépense de 250$ et le remboursement de 100$.

Mais que se passe-t-il si les assurances vous remboursent seulement le 4 du mois suivant? Deux choix: soit calculer le remboursement comme un revenu pour le mois, soit l’ajouter au poste budgétaire « santé » pour le mois en cours. Personnellement, comme j’ai un fonds « santé », je le dépose simplement sur le compte-épargne et je le compte comme un revenu (et une de dépense aussi).

6-Le syndrome du voisin gonflable­

C’est tellement facile de succomber à ce syndrome. Vous êtes au bureau et tout le monde sort sur l’heure du dîner pour luncher. Vous ne voulez pas rester seul avec votre p’tit lunch triste, alors vous y aller aussi, si eux peuvent se le permettre, vous aussi! Et bam, votre budget resto est dépassé.

Vos amis s’achètent une maison, un char neuf, magasinent chez Holt Renfrew. Vous aussi, right?

voisin-gonflable

Pas si vite. On ne connaît pas la situation financière de ceux qui nous entourent. Leur salaire, leur niveau de dette, le backing de papa-maman. Regardez votre situation et prenez les décisions en fonction de celle-ci, parce que sinon il est trop facile d’acheter des choses qu’on ne peut se permettre ou qui ne cadrent pas avec nos objectifs.

C’est sûr que c’est ben le fun de faire le tour de la route de vins avec la gang, mais le 150$ que vous venez de dépenser, c’est 150$ qui n’ira vers le voyage en Europe dont vous rêvez.

 

7-Vous avez calculé vos revenus à partir des revenus bruts

Oh la gaffe! Ça arrive souvent quand on se fait un budget avant de débuter une nouvelle job. Tout dépendant de votre taux d’imposition, vous pourriez avoir surestimer vos revenus de presque 40%. Outch!

La solution la plus simple est d’attendre d’avoir les bons chiffres pour faire son budget. 😉

Je calcule aussi mon budget avec les revenus brut du triplex, parce que nous les recevons brut et devons mettre nous-même de côté les sous pour l’impôt, mais ça nous a joué de mauvaises surprises au début…

C’est la même chose pour les travailleurs autonomes. On recommande aux travailleurs autonomes de mettre entre 30-50% de leur revenus nets de côté pour payer les impôts et les autres cotisations en fin d’année. Si vous faites moins de 30 000$ de vente par année, vous êtes safe à mettre 30% de côté. À 80 000$ de revenu net, mettez-en 50% et peut-être un petit peu plus, au mieux vous aurez de l’épargne d’accumulé pour en mettre dans vos REER. Et peu importe ce que vous faites, n’oubliez pas que les taxes que vous percevez ne sont pas des revenus!!

 

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Un testament: la paix d’esprit

J’ai eu 26 ans la semaine dernière. Quand j’étais petite, je m’imaginais que la frontière entre le jeune et l’adulte-le-vrai-avec-toutes-ses-dents était 26 ans. Jusqu’à 25 ans et 354 jours, tu as le droit d’être irresponsable et de ne pas savoir où tu t’en vas. Sonne la cloche du 26 ans et là, tu as plus le choix, tu es un adulte, tu dois penser à ton avenir: enfant, retraite, assurance, testament. Ce qui fait que le 29 novembre dernier, à 26 ans tapant, j’ai pris le téléphone et j’ai téléphoné au même notaire qui s’occupe de nos achats immobiliers et j’ai dit:

« Peux-tu m’ajouter 2 testaments avec ça. »

C’était mon cadeau à moi de moi.

En passant, j’ai pas remarqué de différence entre 25 et 26 ans, donc je pense que tu deviens un adulte pas mal quand tu veux et que le fait de passer du côté triste de la vingtaine n’y change rien.

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Le Testament

Alors on continue dans la lancée des postes sur la planification et les « je-suis-trop-jeune-pour-penser-à-ça » avec le testament. Plus précisément le mien et celui de Nico. Glauque et macabre, I know, mais j’ai eu un rappel à la réalité avec l’achat de la maison.

On est allés à la banque, tout anxieux parce que Nico est encore aux études (pour 12 jours!) et que ça ne fait pas un an que je travaille. Qui sait s’ils ne nous riraient pas dans la face comme les dernières fois? Accepteraient-ils de nous prêter ET de réhypothéquer le bloc? Mais pour une fois, je me trouvais ben ben bonne: j’avais tous les papiers demandés.

Parce que moi l’organisation, c’est pas ma force. Je suis la fille qui laisse les lettres pas ouvertes épinglées avec un aimant sur le frigo pendant six mois ou pire qui les ouvre et les classe n’importe où. Depuis un an, la sagesse me rattrape et je suis de mieux en mieux. L’achat d’un classeur a probablement aussi aidé. J’dis ça de même.

Ce qui fait qu’on est à la banque, on sort nos ti-papiers, on donne nos nouvelles informations et là, magie! Avec à peine un petit coup d’oeil à mon beau contrat de travail ou notre relevé de compte où se trouve la mise de fonds, la conseillère nous annonce:

« Je ne m’inquièterais pas si j’étais vous, vous pouvez l’achetez en masse la maison, avec le titre de monsieur, on vous prête jusqu’à 300 000$ »

Avec le titre de monsieur?

Par-e-don?!

Ce que vous êtes en train de me dire ma chère m
adame, c’est que mon avenir s’écroule sans mon (merveilleux) conjoint? Qu’avec seulement mon salaire qui est correct et suffisant, je serais incapable de réhypothéquer  une maison qu’on aurait acheter à deux et que je devrais vendre?!

La sonnette d’alarme dans ma tête sonnait tellement fort que j’étais sûre que Nico l’entendait.

Il faut dire que le matin même, j’étais tombée sur une histoire triste et malheureuse d’une dame dont le conjoint, décédé sans testament. Quand tu décèdes sans testament au Québec, c’est le Code Civil qui prend le relais du testament.

Autrement dit, si tu as pas décidé à qui tu donnais tes avoirs, l’État
prend la décision pour toi.

Dans le cas de la dame, elle se retrouvait sans rien, parce que si tu n’es pas mariée au Québec, tu n’hérites de rien. Les enfants, les parents ou les frères et soeurs se partagent le patrimoine et toi, tu es dehors.

Ce qui m’a accroché, c’est que la dame possédait 50% de la maison parce qu’elle l’avait acheté avec le monsieur. Sauf que pour continuer d’y habiter, elle devait racheter l’autre 50% à la famille.

Elle devait se réendetter, à la retraite, alors qu’elle vivait auparavant dans une maison libre de toutes dettes.

Un simple testament du monsieur disant que la maison revenait à la conjointe lui aurait permis de finir ses jours, tranquille et rassurée.

Quelques recherches

Après avoir lu cette histoire (d’horreur), je décide de faire quelque recherches pour me rassurer. Parce que voyez-vous, nous sommes mariés. Ça doit donc compter pour quelque chose dans cette histoire de testament, un contrat de mariage?!

Eh bien, il s’avère que oui… et non.

L’avantage d’être mariés, c’est que  vous avez droit au partage du patrimoine familial en priorité sur les dispositions testamentaires. Autrement dit, si vous êtes mariés, en partant 50% du patrimoine vous revient. Ensuite, les dispositions testamentaires s’appliquent sur le 50% restant.

Si vous avez des enfants, ceux-ci hériteront du 2/3 du 50% et vous du 1/3.

Si vous n’avez pas d’enfants, vous hériterez de 2/3 du 50% et les parents de votre conjoint (ou ses frères/soeurs si ses parents sont décédés) obtiendront le 1/3 du 50%.

Autrement dit, vous n’obtiendrez jamais 100% de votre maison (et autres biens, comme la voiture et les meubles!!) et devrez vous entendre avec les autres héritiers pour racheter leur part.

 

 

Ma situation (et celle de bien d’autres, c’est certain)

Mon couple était dans cette situation, outre la police d’assurance-vie que j’ai via le travail dont j’ai nommé Nico le bénéficiaire, si  je décède demain matin, il devra tout départager avec mes parents. Il devra ré-hypothéquer les immeubles pour rembourser mes parents (ou utiliser l’assurance-vie qui lui sera versé pour ce faire). Je ne m’inquiète pas trop pour sa situation, malgré le fait qu’un testament lui évitera énormément de trouble dans un moment pas facile et aussi d’avoir à payer mes parents pour quelque chose qu’on a acheté à deux!

De mon côté par contre, si Nico décède demain matin, je n’ai pas de police d’assurance pour m’aider (pas encore…). J’ai un plus petit salaire et la banque pourrait refuser de ré-hypothéquer les immeubles. Je me retrouverais probablement dans une situation où je devrais vendre un ou les deux bâtiments et je n’obtiendrai pas la pleine valeur parce qu’un des deux serait en plein chantier. Un testament pourrait éviter que les bâtiments soient légués en parti à ses parents et me force à vendre ou encore, à partager ma maison.

En plus, imaginez-vous que le triplex, seulement le tiers est considéré comme résidence familial et donc, inclus dans le patrimoine familial. Le partage serait encore plus inégal.

Je ne suis pas notaire, ni planificatrice financière, mais j’ai compris l’urgence de penser à ma mort. Je fais tout dans cette vie pour que nous ayons une vie simple et pas trop compliquée (à l’exception d’acheter des immeubles qui ont besoin de beaucoup de rénos), il est logique je planifie donc la suite si un jour je ne suis plus là, de manière à ce que ce soit simple pour tout le monde.

 

La paix d’esprit et son coût

C’est ainsi que, pour mes 26 ans, je me suis payée la paix d’esprit. Maintenant, je sais exactement qu’est-ce qui va se passer et combien de sous je devrai à qui.

Et ça coûte combien la paix d’esprit?

Pour deux testaments, 650$ taxes incluses. Je peux même y mettre les futurs enfants que nous auront peut-être comme héritiers et déterminer tout de suite qui seront leur gardien et comment l’argent que nous leur laisserons pourra être utilisé. Alors, ce sera fait pour un p’tit bout, ne nécessitant que des modifications mineures au fil de temps.

C’est certain que c’est beaucoup de sous, mais j’ai décidé de relativiser les choses. On s’embarque dans 40 000$ de travaux en janvier. 650$, c’est rien en comparaison.

Vous voulez vous éviter des frais en faisant un testament olographes, c’est-à-dire signé par vous et deux témoins, sans le notaire? Pensez-y deux fois. En plus d’être plus facilement contestable (entraînant ainsi des délais pour votre succession), c’est vos héritiers qui devront payer pour le faire authentifier et ça, c’est presque 1000$!!

Vous pourriez aussi faire ajouter une clause testamentaire à votre contrat de mariage, mais cela ne peut concerner que le conjoint et à ses limites. Par contre, c’est une solution adéquate pour bien des gens. Si je l’avais su en 2012 au moment de la rédaction de mon contrat de mariage, je l’aurais fait inclure et j’aurais pu repousser encore un peu le testament.

C’est plate et personne ne veut penser qu’il peut mourir, mais est-ce que le fait que ça soit plate pour vous peut justifier de laisser dans le trou votre conjoint, enfants et proches?

Non, la réponse, c’est non.

 

Passez le mot!
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Passez go et réclamez 2000$: la remise de dettes

Quand on fini ses études, la vie devient un vrai tourbillon en un claquement de doigts. La recherche d’un nouveau travail, le déménagement potentiel, les divers formulaires à remplir pour l’université, la banque et autres. On se retrouve dans une situation où tout presse et rien ne peut attendre. Sauf les prêts étudiants de l’AFE, grâce au six mois d’exemption sur le remboursement de capital. Si vous êtes allumés sur vos finances, vous allez commencer à rembourser dès que vous aurez un emploi et éviter d’accumuler les intérêts. Mais saviez-vous qu’il existait une autre façon de payer moins d’intérêts?..

Et savez-vous le pire? Peu de gens la connaissent! Je faisais partie de ces gens-là jusqu’à tout récemment.

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Le programme de remise de dettes

Au Québec, le gouvernement veut vous encourager à finir vos études dans les délais prescrits (parce que ça lui coûte beaucoup moins cher). Il a donc mis sur pied un programme qui offre de rembourser 15% de la dette contractée dans le cadre du programme des prêts et bourses si vous finissez vos études à temps.

C’est le programme de remise de dettes.

C’est-y-pas merveilleux ça?

Autrement dit, si vous êtes à vos affaires à l’école, on vous récompense à grands coups de mille piasses.

remise-de-dettes

 

Jusqu’à tout récemment j’étais dans l’ignorance de ce programme. Comme vous savez, je rembourse ma dette d’études à la vitesse grand V, question de principes, même si c’est pas la chose la plus payante. C’est ma seule dette, hors hypothèque, et je ne veux plus la voir. J’avais fait un gros versement au début et depuis, je payais environ 1,5 fois le montant minimum à chaque mois. J’allais finir de la rembourser dans 3 ans (au lieu de 10 ans!), et j’étais super contente.

Ben je suis tombée en bas de ma chaise quand j’ai découvert que le programme de remise de dettes existait. J’arrêtais pas de répéter à Nico: Ben non! Ben non, ça se peut pas! Voyons dont que je connaissais pas ça! Je me sentais comme le coordonnier mal-chaussé. Ce qui fait que j’ai imprimé les formulaires (2 fois le même, un pour le bac et l’autre pour la maîtrise) et j’ai envoyé tout ça en 15 minutes.

Si tout va bien, je devrais voir ma dette restante diminuée de 1899$.

#freemoney

Sérieusement, c’est un super programme qui fait une énorme différence dans votre repaiement de dette. Et puis pensez-y, quand est-ce que le gouvernement vous fait des cadeaux de même? J’ai donc fait ma mission de renseigner le monde entier sur cette option fantastique!

Conditions

Voici les principales conditions, il y en a d’autres, mais si votre situation est conventionnelle, ça devrait vous couvrir:

  • Vous devez avoir fait soit un baccalauréat ou un DEC technique pour avoir droit à la remise de dette.Vous pouvez demander une remise de dettes pour les dettes contractées pendant votre maîtrise seulement si vous avez fait une demande de remise de dettes pour votre bac aussi.
  • Vous devez avoir reçu une bourse pour chaque année d’attribution durant laquelle vous étiez aux études.
  • Vous devez avoir réussi et terminé votre programme d’études dans le nombre de période prévu par le programme.
  • Vous devez demander la remise de dette dans les trois ans suivant la fin de vos études.

 

afe

 

Et si vous avez déjà remboursé?

Trop tard, too bad…

Ben non!! J’te niaise!

Ils vous le redonnent à vous directement si vous avez déjà fini de rembourser, sinon ils font un paiement directement auprès de votre institution financière et s’en va sur votre dette. Donc vous ne perdez rien, rien, rien à faire la demande quand même!

Y-a-t-il des attrapes?

Non… et oui.

C’est à dire que c’est quand même de l’argent  »gratuit », no string attached. Ils viendront pas vous demander, dans 10 ans, de le remettre. Ça ne vous empêche pas non plus de refaire une demande de prêts et bourses dans le futur. Franchement, on serait fou de passer à côté!

Cependant, c’est imposable, ils vous envoient un feuillet d’impôts en février. Donc, vous paierez de l’impôt sur le montant qu’ils vous donnent en fonction de votre taux marginal d’imposition. Sauf que si vous êtes comme tout bon étudiant, vous avez encore fort probablement des tonnes de crédits non-utilisés que vous pourrez utiliser pour  vous éviter de payer de l’impôt sur leur cadeau.

Un autre bon moyen d’éviter ça? Mettre le même montant en REER. D’un côté vous recevez 2000$, de l’autre vous faites  »disparaître » 2000$ de votre revenu imposable pour l’année. Et bam,  tout balance.

Et pour ceux qui viendront me dire:

« Ouin mais les intérêts payés sur une dette étudiante sont déductibles d’impôts… »

Je réponds: Ouin, pis? Préfères-tu payer quelque chose et te le refaire rembourser, ou ne jamais le payer? En plus, en réduisant le capital de votre dette d’un coup, vous améliorez votre bilan, ce qui peut vous favoriser au niveau de votre cote de crédit ou dans l’obtention d’une hypothèque.

Autrement dit, si vous y avez accès, vous ne perdez rien à remplir la demande et faire la (courte) démarche.

Ok, je fais comment?

1-Tu vas sur le site de l’AFE et tu télécharges le formulaire.

2-Tu le remplis avec les bonnes infos

3-Tu le signes avec la signature d’adulte que tu pratiques depuis que t’as ton diplôme

4- Tu le numérises avec ton relevé de note final

5-Tu le transmets en utilisant leur fonction « transmettre un document ».

Done!

Il ne  reste plus qu’à attendre la réponse et du même coup, le dépôt sur ton compte.

Ce n’est pas un programme qui est beaucoup publicisé par le gouvernement. Disons qu’ils ne le mettent pas en avant trop trop, mais ça existe. Et si ça existe, c’est pour que les gens qui y ont droit puissent en profiter. Alors sortez votre crayon et votre relevé de note, on fait notre demande de remise de dettes!

Passez le mot!
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Quoi choisir: rembourser ses dettes ou épargner?

J’ai reçu d’une lectrice la question suivante: quelle est la marche à suivre en cas de dettes, est-ce plus avantageux de seulement rembourser les dettes ou d’épargner au même rythme? J’adooooore recevoir des questions comme ça, ça rend la tâche d’écriture tellement plus simple, car je n’ai pas à trop chercher de sujet. 😉

 

La grande question: rembourser ou épargner?

Personne n’aime les dettes. Même quand c’est des « bonnes » dettes, comme l’hypothèque ou les dettes d’étude. À moins de vivre dans un monde différent du reste de l’humanité, vous êtes en mesure de reconnaître que, peu importe si c’est une bonne dette ou une mauvaise dette, les dettes coûtent chères.

Une jambe, un bras et une partie de votre âme, pour être précise.

Vous restez attaché au créditeur pendant un nombre d’années incroyables et ils en profitent pour vous bombarder de publicités pendant encore 10 ans après la fin de votre prêt. J’ai un locataire qui s’est acheté des meubles chez Léon. Eh bien, ça fait maintenant 1 an qu’il a déménagé et ma boîte à mail est toujours pleine de prospectus qui essaient de lui vendre encore plus de stock.

C’est facile de se ré-endetter quand le démon vous appelle par votre p’tit nom et vous propose 36 petits paiements sur votre divan!

Sauf que la question demeure, quand on a des dettes, devrait-on les liquider au plus vite possible ou alors épargner? Plusieurs aspects pèsent dans la balance quand vient le temps de répondre à cette question épineuse.

 

 

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La logique

La logique veut que vous placiez vos dettes du plus haut taux d’intérêts annuel au plus petit et que vous vérifiez si, quand vous épargnez (et idéalement investissez) vous obtenez un rendement égal ou supérieur au taux que vous payez sur votre prêt.

Je vous donne un exemple:

Votre carte de crédit vous coûte 20% annuellement, avec un solde de 5000$

Le meilleur certificat de placement ( ou certificat de pauvreté comme certains l’appellent) que vous pourriez acheter vous rapporterait 3% annuellement (et encore…).

Si vous aviez 1000$ de disponible pour soit rembourser vos dettes ou épargner, voici ce que ça donnerait:

J’ai calculé ici que vous remboursiez 155$ par mois sur votre carte de crédit. Si vous prenez votre carte de crédit, avec un solde de 5000$ et que vous y appliquez un paiement de 155$ à chaque mois, vous aurez terminé de rembourser dans 47 mois, tout en ayant payé plus de 2230$ d’intérêts.

Si vous prenez le 1000$, et que vous l’appliquiez sur votre solde en même temps que votre premier paiement de 155$, vous aurez fini de payer en 34 mois et aurez payez 1160$ d’intérêts.

Entre les deux situations, vous pourriez épargner 1070$ d’intérêts.

Si vous placiez 1000$ à 3%, composé annuellement, vous obtiendrez presque 1093$ à la fin du 36e mois. Un gain de 93$.

1070$ vs 93$.

Il est dès lors facile de voir qu’en payant sa carte de crédit, on est beaucoup plus gagnant qu’en épargnant. C’est habituellement le cas pour les dettes qui ont des taux d’intérêts élevés, disons plus de 10%. Je dis 10% de façon assez arbitraire, mais selon moi, rares sont les placements générant plus de 10% annuellement avec un risque faible, en fait, je pense que les licornes ont plus de chance d’exister que ces placements. 😉

Pour résumer, la logique nous dit: on devrait rembourser nos prêts si ceux-ci nous coûtent plus cher que ce qu’on pourrait obtenir en plaçant un montant d’argent équivalent dans un placement de risque équivalent (soit très très faible).

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Les exceptions

Cependant, si vous avez une hypothèque à 2,89%, comme moi, la ligne est plus floue entre les options. Surtout si on commence à tenir compte de la fiscalité dans tout ça.

Par exemple, dans mon cas, comme je possède un triplex, je peux déduire de mon revenu 66% de mes frais d’intérêts que me coûte mon hypothèque. Comme mes revenus de location ne sont pas imposés à la source, je trouve très chouette le fait de pouvoir déduire mes frais d’intérêts au moment des impôts. Donc, compte tenu du très faible taux d’intérêts attaché à mon hypothèque et du fait que si je repaie plus vite mon hypothèque, je réduis mes déductions possibles, c’est loin d’être avantageux de vouloir réduire mon hypothèque.

Il en est de même pour les prêts étudiants, car les intérêts sont entièrement déductibles d’impôts et ces déductions sont reportables dans le temps.

Les prêts à 0% pour les meubles et les autos sont aussi une exception. C’est l’inflation vient jouer dans ce cas. En ce moment, l’inflation pour le Canada est estimé à 1,8%. Donc, si vous avez un prêt de 1000$ pour des meubles à 0% d’intérêt, cela veut dire que vous aurez payiez moins de 1000$ au bout de votre prêt en terme réel, car le dollar d’aujourd’hui vaut plus que celui de demain. Votre taux d’intérêt réel est de -1,8%. En le remboursant plus vite, vous perdez de l’argent. Vous devriez quand même chercher à éviter ces prêts de prime abord, car ils sont rarement réellement à 0%…

 

Quand les sentiments s’en mêlent…

Dans la théorie économique, on fait l’hypothèse que les agents (c’est nous ça!) sont rationnels, mais depuis quelques décennies, on se rend compte que la réalité est toute autre. Les agents ne sont pas si rationnels que ça. Parfois, leur actions économiques ne font aucun sens, surtout quand on tient compte de la nature éminemment humaine de l’homo economicus.

Un bon exemple de ceci? Tout le monde sait que le fait de vendre en période baissière à la bourse est une mauvaise idée (sauf dans certains cas de figures). Le prix commencent à baisser, quelques personnes vendent, les prix baissent encore plus pour réfleter le stock d’actions qui augmente, encore plus de gens vendent, les prix baissent encore plus, et voilà, c’est la débandade. La règle veut donc que quand les marchés se font promener sans aucune raison (je parle pas de Nortel ici…),tu t’assoies sur tes mains pis tu attends. C’est la chose rationnelle à faire, celle que tout le monde sait qu’ils doivent faire, mais la plupart des gens ont de la difficulté à laisser leur émotions à la maison quand on parle de finances et de leur argent.

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Un autre bon exemple est moi qui rembourse mes prêts étudiants plus vite que le 10 ans prescrit par la banque. Je ne devrais pas, ce n’est pas rentable, c’est complètement illogique, mais qu’est-ce que tu veux, le poids d’avoir 13 000$ qui me suit pendant 10 ans m’était insoutenable. J’en ai littéralement fait un ulcère (moi et le stress financier, ça ne fait pas bon ménage). Avec Nico, on a pris la décision d’accélérer nos versements pour finir de rembourser en mai 2018 mon prêt. J’avais aussi un 3000$ qui m’avait été versé en provenance d’un REEE qu’une grande-tante avait placé pour moi et j’avais beaucoup de scrupules à ne pas utiliser ses sous pour mon éducation. En remboursant une partie de mon prêt avec, j’avais l’impression de remettre les choses à la bonne place.

On s’entend tout ça est loin d’être logique. Ce n’est pas payant de rembourser plus vite, même que c’est pénalisant.

Sauf que…

Je me sens mieux. Je n’ai plus d’ulcère, ce qui en soi, est franchement fantastique (et débile, pour commencer…) et j’ai l’impression d’avoir le choix. Et ça, pour moi, ça n’a pas de prix. Je n’ai jamais été quelqu’un qui ne fait que le minimum, et donc, de payer un petit peu en-haut du minimum demandé, ça me rassure.

Certaines dettes sont chargées d’un poids émotif plus lourd que d’autres. Par exemple, si vous avez empruntés des sous à votre grand-mère, même si celle-ci ne vous charge aucun intérêt, vous voulez probablement la rembourser avant de mettre des sous de côté pour votre retraite!

Comme dirait l’autre, le coeur à ses raisons que la raison ignore.

 

Donc, on rembourse ou on épargne?

Ma réponse à moi est en 3 parties:

1- Rembourser les cartes de crédit et autre prêts à taux élevés.

2-Mettre de côté en même temps 1000$ pour se constituer un fonds d’urgence.

3-Pour le reste, faire moitié-moitié.

Alors disons que vous avez 500$ de  »surplus » par mois à attribuer à vos dettes ou votre épargne, je pitcherais la moitié sur mes cartes de crédit et l’autre moitié, je la mettrais dans mon fonds d’urgence de 1000$.

Quand mon fonds d’urgence atteint 1000$ après 4 mois, je prends le 500$ au complet et je le mets sur mes cartes crédit (et/ou autres prêts à intérêts élevés).

Une fois les cartes de  crédit vides, j’épargnerais la moitié du 500$ et l’autre moitié, je rembourserais mes autres dettes si elles me coûtaient plus chères que ce que me rapporteraient mon épargne, ou si leur charge émotive était élevée (aka ulcère).

Voici un exemple, avec une carte de crédit avec un solde 1500$. En suivant ce plan, on la vide en 7 mois, tout en se constituant un fonds d’urgence.

rembourser-epargner

 

De cette façon, on équilibre nos finances et on regarde vers l’avenir. Parce que l’épargne, c’est notre revenu de demain!

L’idée ici est de se départir le plus vite possible des prêts qui génèrent des frais d’intérêts exorbitants et de ramener la situation sous contrôle rapidement. Ensuite, on peut ralentir la cadence et redresser son bilan à une vitesse moins élevée.

Vous avez aussi maintenant un fonds d’urgence de 1000$ pour éviter les cartes de crédit à l’avenir. Vous avez fait un pas dans la bonne direction! Quand j’ai constitué mon premier fonds d’urgence, c’est fou la liberté que j’ai ressenti, fini les urgences qui déglinguent un budget, vous êtes maintenant votre propre banque.

 

L’impact sur sa situation financière

Réduire son endettement est essentiel pour améliorer votre indice de faillite si vous voulez faire des gros achats, comme une maison, prochainement. Cependant, il est important de se rappeler que pour garder son crédit le plus beau possible, il faut éviter de fermer ses plus vieilles cartes de crédit. Autrement dit, remboursez-les, diminuez le montant disponible pour empruntez, mais ne les fermez pas.

Pour l’achat d’une maison et l’obtention d’une hypothèque, il faut démontrer que notre ratio d’endettement brut est sous la barre des 40%, c’est alors une excellente chose que d’abaisser le montant général de nos dettes, car ceci fait diminuer les paiements minimum.

Il faut aussi noter que non seulement, notre bilan s’améliore quand on rembourse nos dettes, mais on libère aussi du cashflow. Une fois qu’une dette est entièrement remboursée, le montant qui auparavant servait à faire le paiement mensuel est maintenant libre d’être attribué à autre chose.

On peut ainsi travailler à augmenter notre épargne et éviter les dettes dans le futur en payant cash pour nos gros achats, où au moins, augmenter la mise de fonds qu’on met à l’achat.

Une dernière note, il faut faire attention aux frais que peuvent occasionner un remboursement anticipé d’un prêt, surtout ceux associés à l’hypothèque. Tenez-en compte dans le calcul de rendement!

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