Category: État d’esprit (page 1 of 2)

Réparer ou changer d’auto: comment décider?

Vient un moment dans la vie de tout propriétaire de voiture où il aura à faire un choix déchirant: continuer de réparer sa minoune ou tirer la plug? Comment faire ce choix de manière objective? Quand le coeur balance entre neuf et économies, voici une façon de faire un choix objectif!

Chez nous, nous avons un fonds  »voiture » qui s’accumule au rythme de 250$ par mois. Ce fonds est dédié à l’entretien, réparations, immatriculation et permis de conduire, bref, tout ce qui se rattache à nos deux autos.  Après avoir eu longtemps une seule voiture, nous avons dû passé au typique « une voiture par perosnne » quand Nico s’est retrouvé à Drummondville le temps d’un stage. Et puis maintenant, difficile de se passer de la confortable XC70 qui nous permet de tirer une remorque et de voyager en tout confort.

On covoiture le matin, ce qui rend la 2e voiture redondante, mais comme la Volvo est gourmande en essence sur les trajets citadins, on garde la petite Kia pour nos déplacements quotidiens.

Tsé, le gros luxe.

Sauf que cette année, il se trouve que les deux voitures réclament beaucoup d’entretien et de réparations. La Kia a atteint 120 000 km et si vous connaissez un peu les voitures, vous savez ce que ça signifie… La Volvo, elle, a atteint les 280 000 km! En gros, plusieurs réparations se succèdent depuis quelques mois à un rythme qui ferait peur au plus économe d’entre nous.

Presque 4000$ en 6 mois.

1000$ de plus le mois prochain.

J’ai des sueurs froides rien qu’à y penser, mais en même temps, ça ne me dérange pas (tant que ça) de payer. Voici pourquoi 😉

Réparer ou changer sa voiture

Réparer sa voiture, ça vaut la peine!

La Kia nous a coûté 7000$ il y a 4 ans. Elle roulera encore au moins pour 100 000 km, n’a pas de rouille (vive l’antirouille diligent!) et nous a coûté moins de 500$ par année d’entretien en 3 ans. Cette année, ça a atteint 1000$ et je présume que ce sera comme ça pour les prochaines années.

Les grosses réparations ont été faites dessus, rien de majeur ne sera à refaire avant la clutch (700$) ou l’alternateur (500$). Je suis tranquille pour un p’tit bout.

Pour valider que j’ai raison de continuer de la faire réparer malgré ses nombreux petits bobos (c’est une Kia après tout…) j’ai fait le calcul suivant:

  • J’aimerais la garder encore 5 ans.
  • Dans 5 ans, elle vaudra 800$.
  • Elle me coûte 500$ d’entretien par année.

Donc, sur toute la durée de la possession (9 ans), elle m’aura coûté:

7000$+(500$*3)+(1000*6)-800$=14 700$

Soit 1633$ par année ou encore, 136$/mois.

Réparer ou remplacer sa voiture usagée?

La preuve est dans le pudding!

Sachant qu’une voiture de la même catégorie (sous-compact) coûte au moins 200$, plus taxes, plus frais, par mois, je pense que je suis gagnante. Et on ne parle que de l’achat à ce prix-là, pas d’entretien, ni de réparations.

Par contre, si le montant de réparations devait se mettre à augmenter et dépasser 1000$ par année, je pense que je n’hésiterais pas trop longtemps.

Réparer un véhicule  »de luxe »

Contrairement à notre Kia, la Volvo est un gros luxe que nous nous offrons; nous savons qu’elle nous coûte un peu plus cher à réparer qu’un véhicule semblable, mais d’une marque milieu de gamme. Sauf que mon père nous l’a donné. Ouin, je suis chanceuse de même, moi. Ou je faisais très pitié. Un peu des deux, je crois.

Elle nous est indispensable. Elle nous permet d’aller chercher les matériaux pour nos rénos, tirer des charges importantes et bien franchement, voyager un peu plus confortable. Sauf qu’elle date quand même de 2006 et que les frais de réparations grimpent vite. On se demande souvent jusqu’à quand on continuera d’y mettre des sous.

Alors, voici l’analyse:

  • Elle ne m’a rien coûté, mais disons pour les fins de l’analyse que je l’ai payé 3500$ (valeur marchande)
  • Nous avons investi 4000$ dedans en réparations.
  • Elle me coûtera probablement 1500$ par année en réparations et entretien.
  • Je veux la conserver encore 3 ans, 4 si possible et nous l’avons depuis 1 an et demi.
  • Elle vaudra 500$ à la fin.

3500$+4000$+(1500$*3)-500$=11 500$

Soit 2555$ par an ou encore, 213$ par mois.

Je suis sûre et certaine que je suis incapable d’avoir un véhicule de la même catégorie que la XC70 pour 213$ par mois.  Même si je sors du véhicule  »de luxe » (pas certaine qu’un XC70 de 2006 se classe encore comme véhicule de luxe 😉 ) et que je prends un VUS milieu de gamme, je suis incapable d’arriver en-bas de 300$ par mois, juste pour payer le véhicule. En fait, j’arrive à presque 700$ par mois.

Réparer ou remplacer sa voiture usagée?

Allez-y, faites le calcul!

Avant de publier chacun des articles sur Cennes Habitudes, j’en parle avec Nico. Parce qu’on s’entend, il est bien souvent au coeur de mes histoires (dans mon coeur aussi 😉 ). Donc, hier soir, on en jasait ensemble. Disons que Nico, il est plus de la team « d’la marde, on répare plus »  que moi. Malheureusement (ou heureusement, selon le point de vue!) la vie a fait en sorte que nous avons toujours dû réparer que racheter. Nous ne changions de véhicules que quand la durée de vie espérée était sous les 12 mois.

Bref, disons qu’il est un peu plus partial vers la nouvelle voiture que moi.

Malgré sa partialité, il a été forcé de reconnaître que de continuer à réparer nos véhicules, surtout le gros, ça valait vraiment le coup. Même si on devra augmenter notre budget  »auto ».

Comme il l’a dit lui-même:

500$ de différence pour l’odeur de char neuf, je suis pas sûr que je suis prêt à payer ça!

Bien dit chéri!

Pour ceux qui seraient intéressés, voici un fichier excel pour faire les calculs. Il est simple et clair, mais si vous avez des questions, n’hésitez-pas, je suis là. Pour le fichier, cliquez-ici!

Passez le mot!
Share on FacebookPin on PinterestShare on LinkedIn

Les chicanes d’argent dans votre couple: 3 trucs pour les éviter

L’argent, c’est le nerf de la guerre. Y compris la source de bien des chicanes de couple. L’un cigale et l’autre fourmi. L’un trippant budget et ordre, l’autre, bohème et liberté. Chaque couple est différent et surtout, tous ou presque, se chicane un jour ou l’autre à propos d’argent.  C’est normal. Par contre,  si c’est normal d’avoir quelques prises de bec à ce sujet, ce n’est pas normal que la moindre mention à vos finances déclenchent une guerre froide entre vous deux.

J’ai (l’immense) chance de pouvoir dire que Nico et moi, nous n’avons jamais eu de melt-down nucléaire à ce sujet. Les gens s’étonnent souvent de ce fait, mais la réalité et quand même là: même dans nos moments les plus glauques au niveau des finances, comme quand je ne trouvais pas d’emploi suite à ma fin d’études ou quand les rénos ont doublé de prix,on a pu en discuter calmement,
comme les adultes  que nous sommes qu’on essaie d’être.

Peu importe la méthode de partage des dépenses que vous utilisez dans votre couple, ces trois conseils presque niaiseux peuvent vraiment faire une différence dans la façon dont vous discuter d’argent. Je le sais parce que je l’utilise dans le mien et que je l’utilise dans ma pratique professionnelle auprès des entrepreneurs (une paire d’entrepreneurs, c’est comme un couple!)

Si vous êtes francs, que vous établissez des objectifs communs et que vous vous parlez régulièrement, vous devriez être en business!

Éviter les chicanes d'argent dans votre couple

Mettre cartes sur table

On peut bien essayer de discuter finances, mais si nous ne sommes pas sur la même longueur d’ondes, c’est voué à l’échec. Soyez franc avec votre partenaire: quelles sont les choses importantes pour vous? Quelles sont vos priorités? Où vous voyez vous dans 5 ans, financièrement ou autre? Quelle est votre situation financière actuelle?

J’ai lu un moment donné une statistique qui disait qu’au États-Unis, presque la moitié des couples n’avaient pas parlé d’argent avant le mariage. Ça, ça  veut dire qu’avant d’emménager avec l’autre, un bonne proportion des couples n’ont pas parlé d’argent entre eux.

Comment voulez-vous vous comprendre si vous ne connaissez pas l’autre?!

Je me souviens quand Nico et moi, encore au Cégep, étions passé devant un duplex en vente. Je m’étais exclamée:

« Mautadine que je l’achèterais si je pouvais »

Nico m’avait fait toute une face. Lui, il ne se voyait TELLEMENT pas propriétaire d’immeubles à revenu. 6 ans plus tard, je tape ces mots et lui est en train de réparer un bris au triplex. En mettant cartes sur table dès le début de notre idylle, on a pu en arriver à un compromis, à un juste milieu, selon les limites de chacun.

Autrement dit, j’ai gagné et on a acheté un bloc.

Dans un couple, il faut faire des compromis

Non, sans blague. On a pu discuter de nos objectifs de vies. Je lui ai expliqué pourquoi, pour moi, l’achat d’un petit parc immobilier me tenait à coeur et il m’a partagé ses craintes.

Autrement dit, n’ayez pas peur de partager vos objectifs, financiers ou autres, même si vous pensez qu’ils risquent d’être en dissonance avec ceux de votre moitié. De toute façon, vaut mieux le savoir plus tôt que tard…

Établir des objectifs communs

Pas facile de travailler ensemble sans une orientation concrète, non? Voulez-vous acheter une maison dans les prochaines années? Changer d’auto? Prendre une sabbatique? Retourner au études? Partir à New Delhi?

Si vous compter le faire comme couple, va falloir travailler ensemble! À un moment donné, je-toi doit devenir nous et on doit se mettre à ramer dans la même direction si on veut arriver quelque part.

Nico et moi établissons nos objectifs régulièrement et on se challenge pour les atteindre. À deux, c’est toujours plus facile.

Faire un meeting mensuel

Si, comme moi, vous gérez les finances du couple, vous savez à quel point ça peut devenir échevelant. Les factures fusent de toute part, les décisions s’enchaînent et les comptes se vident plus vite que l’éclair.

En plus de tenir au courant Nico lors de notre petite balade matinale, a.k.a le covoiturage jusqu’au travail, nous essayons de maintenir la tradition de faire notre budget mensuel en déjeunant le premier samedi du mois. On sort les ordinateurs et on balance les choses à deux. On coche les objectifs atteints. On révise les tirs pour les autres.

Bref, on prend le temps de se parler.

Je pourrais résumer ces trois conseils en un seul dans le fond:

Parlez-vous!

 Éviter les chicanes d'argent dans votre couple

Passez le mot!
Share on FacebookPin on PinterestShare on LinkedIn

Objectifs 2017: mise à jour

En janvier dernier, je vous présentais mes objectifs pour cette année et comme nous sommes maintenant à la moitié de l’année (et oui, déjà!) il est de mise de présenter une mise à jour!

Mes objectifs pour l’année était nombreux, 15 en tout! Ils couvraient plein d’aspects de mon année, ils étaient d’ordre financier ou personnel, c’était un peu ma bucket list de 2017.

Objectifs pour 2017:

  1. Ne pas dépasser mon budget pour le voyage en Grande-Bretagne
  2. Rembourser la marge de crédit avant de commencer les rénovations
  3. Rembourser la moitié de la mise de fonds avant l’an prochain
  4. Magasiner et négocier ma nouvelle cuisine
  5. Négocier le drainage des fondations
  6. Garder les rénovations sous la barre des 40 000 $
  7. Négocier les nouvelles assurances
  8. Ouvrir un compte de courtage en ligne pour Nico
  9. Déposer 500 $ par mois en épargne-retraite.
  10. Économiser pour le prochain voyage
  11. Maîtriser mon nouveau budget
  12. Réussir à louer le logement vacant du triplex pour juillet 2017
  13. Finir un cours sur les actions à dividendes
  14. Analyser et acheter mes premières actions
  15. Devenir meilleure à ce qu’on appelle « la vie adulte »

Mes objectifs pour 2017-Mise à jour de mi-parcours

Ceux que j’ai réussi

Louer notre logement vacant

En mars, j’ai répondu à une annonce de quelqu’un se cherchant un logement pour juillet dans mon secteur. J’ai simplement pris quelques photos de notre appartement, écrit quelques lignes sur ses caractéristiques et indiqué que nous changerions les planchers avant l’entrée du potentiel locataire.

Quelqu’un a vu mon commentaire, m’a écrit pour visiter et une semaine plus tard, c’était loué! Ça nous a enlevé un gros poids. Ce logement est super, avec ses planchers (chauffants) neufs et son grand balcon, il est charmant. Par contre il est situé dans un rez-de-jardin, avec un mur sous-terre, ce qui le qualifie comme un demi sous-sol. Difficile à louer.  Le fait de n’avoir eu a faire qu’une seule visite est presque miraculeux. Son prix compétitif aide aussi, mais au moins c’est loué!

Démarrer les rénos avec une marge à zéro

Avant même d’acheter la maison, notre marge était à zéro. En fait, elle l’a été entre novembre et le 26 janvier (date de l’achat de la maison). Woup woup! Ce n’est plus le cas, loin de là, mais au moins, j’ai accompli cet objectif.

Dépenser moins de 3000$ pour notre voyage

Du 12 au 22 janvier, nous étions en voyage en Grande-Bretagne. En tout, billets d’avion compris, notre voyage nous a coûté 2600$, moins un crédit voyage Boni-dollar de 300$, donc 2300$. Sérieux, je me suis impressionnée. Avec AirBnB, on a pu payer presque rien pour notre hébergement (56$ la nuit en moyenne). On a cuisiné tous nos repas sauf ceux de Londres, pour 15$ par jour en moyenne. La voiture a été louée avec une promotion qui a réduit le prix à 200$ environ et l’essence nous a coûté 100$.  Nos  »attractions » avaient été réservées à l’avance pour moins cher.  On a fait un magnifique roadtrip le long de la côte galloise pour  admirer des châteaux médiévaux et les moutons, tout en pique-niquant, seuls en-haut de la colline, en janvier. Malade.

Je planifie maintenant prendre ma retraite in Wales, parler Welsh et appeler mes futurs marmots « Cadwgan » et « Caerwyn » (ok, probablement pas).

Varia

J’ai négocié notre cuisine, non sans peine. Le prix est passé de 12 000$ à 8000$, installée.

Le prix du drainage a été négocié, j’y étais presque quand Nico a décidé qu’on devrait aussi les faire isoler. Il avait raison et donc, ça nous a coûté 25 000$ au total, taxes comprises. Disons que j’ai quand même réussi.

J’ai fini le cours sur les actions à dividendes. Est-ce que j’ai droit à mon collant maintenant?

J’ai négocié nos nouvelles assurances, peut-être pas assez, mais j’ai une soumission qui m’attend l’an prochain chez une autre compagnie.

 

Ceux qui ont pris le bord

Garder les rénovations sous les 40 000$

À celle-là, nous avons lamentablement échoué.

Mes objectifs de 2017: ceux qui ont foirés

Pas par caprice, mais vraiment par surprises (coûteuses) et peut-être par une planification douteuse de nos rénos.  Quand on est arrivé, on s’est aperçu que la fournaise, même si fonctionnelle, était brisée. On aurait pu attendre l’automne suivant pour la changer, mais en pesant le pour et le contre, on a choisi de la remplacer pour 3200$ .  On a obtenu un remboursement du gouvernement de 1250$, mais n’empêche…  Aussi, toutes les prises du rez-de-chaussé ou presque ont dû avoir du nouveau filage. La tapisserie ne s’enlevait pas des murs sans tout arracher, donc on a dû replâtrer le rez-de-chaussé au complet. Bref, en comptabilisant les factures, j’arrive à presque 50 000$ de rénovations.

Avec la mise de fonds qu’on a mis sur la marge, le notaire et la taxe de bienvenue, nous en sommes à des frais 68 000$. On a eu aussi le logement qui a coûté le double du montant prévu, soit 8000$. Nous avons dû faire augmenter la marge de Nico en avril pour palier à la situation.

En date d’aujourd’hui nous avons ramener les marges à un solde combiné de 45 000$. On a donc payé plus de 31 000$  entre février et aujourd’hui.  J’y ai mis tout notre retour d’impôts, mon p’tit change, mes revenus d’appoints, la ristourne de la caisse et l’argent récolté par mes ventes sur Kijiji sur nos marges et notre budget nous aide beaucoup.

L’achat d’action/500$ pour la retraite

Un, avec quel argent? Non, on blague. Mon nouveau budget comprend quand même un (riquiqui) 120$ par mois qui s’en va sur mon compte Questrade, mais j’ai décidé que les FNB, c’était super pour moi pour l’instant.

Faut savoir se mettre des priorités!

Ceux qui sont en bonne voie

Maîtriser le nouveau budget

Je maîtrise presque mon budget! On s’est assis, Nico et moi, et on a discuté de ce qui était le plus important pour nous d’accomplir cette année. Avec nos marges de crédit qui sont dangereusement proches de leur limite, même si c’était prévu, on sent que la priorité devrait être de les ramener à un niveau normal. On a donc refait notre budget et dirigé 2300$ vers nos dettes, soit 36% de nos revenus. Depuis 2 mois, soit la fin des gros travaux, nous parvenons à respecter notre budget et rembourser nos dettes!

Si tout va bien, nous devrions réussir à mettre à mort presque 72 000$ de dettes en 2 ans.

Ouvrir un compte de courtage pour Nico

Je suis aussi en train de faire les démarches pour ouvrir un compte de courtage à Nico d’ici septembre. Avec son augmentation et un projet que je veux mettre sur pied, on devrait avoir de quoi y mettre quelques sous d’ici là fin de 2017.

On ne se le cachera pas, les rénovations qui semblent toujours sans fin et les marges qui gonflent sans arrêt, ça me fait peur. Je garde cependant les yeux sur la ligne d’arrivée parce que je sais qu’on va réussir. La maison a pris de la valeur et continuera d’en prendre et notre situation financière est loin d’être désespérée. Juste un peu serré!

Et pour me changer les idées, parlez-moi donc de vos objectifs! 🙂

 

Passez le mot!
Share on FacebookPin on PinterestShare on LinkedIn

6 mythes sur les finances personnelles dans la vingtaine

Les finances personnelles sont un sujet nébuleux pour pas mal de gens. Le fléau n’épargne personne, mais les milléniaux sont les plus touchés. On débute pour la plupart notre vie d’adulte (oui, la trentaine compte encore comme un « jeune adulte »)  et on est au moment clef de nos vie pour prendre en main nos finances. Si au moins on pouvait éviter les mythes qui les entourent! 

Devenir adulte, ce n’est pas facile. Quand on pensait échapper aux règles et restrictions propres à l’enfance et  à l’adolescence, on se retrouve soudainement submergé par les attentes.  En plus tout le monde nous donne son avis, qu’on le demande ou pas et contribuent à nourrir les mythes.  C’est le temps de démêler tout ça!

6 mythes sur les finances personnelles et la vingtaine

5 mythes sur les finances personnelles dans la vingtaine

Mythe #1

Une fois que tu feras plus d’argent, tu n’auras plus besoin d’un budget

On aurait tellement envie d’y croire à celle-là; fini les restrictions ! Après 3,4,5 ans passés à regarder avec angoisse notre solde bancaire et calculer le nombre de jour restant au mois et le nombre de paquets de ramen dans l’armoire, on se dit que le pire est derrière nous.

Le pire est peut-être derrière toi, mais si tu veux éviter de t’y retrouver à nouveau, ton budget reste ton ami.

5 mythes sur les finan5 mythe sur les finances personnelles et la vingtaine

Je commence à avoir l’impression d’être un disque rayé, mais un budget, ça t’empêchera jamais de vivre. Ton budget, tu le fais selon TES priorités. Celles-ci vont changer en fonction d’où tu es rendu dans la vie, mais ton budget devrait toujours être avec toi. Il permet de maîtriser son argent et de savoir où il va. Parce que, crois-moi, même si tu en fais plus, si tu le maîtrises pas, ça sert à rien!

Mythe #2

Un budget, c’est plate, ça t’empêche d’acheter quoique ce soit.

Budget. Le mot est brun-beige. Le genre de couleur qu’on associe au fisc, aux comptables et aux files d’attente.

Sauf que, même si un budget, ce n’est techniquement que des additions et soustractions, rien ne t’empêche de le jazzer un peu! Mint peut t’aider ou simplement des crayons de couleur.

Maintenant qu’on a adressé la partie plate, je vais t’expliquer pourquoi le budget ne t’empêche pas d’acheter quoi que ce soit.

Un budget, c’est une feuille de papier/chiffrier électronique.

Toi, tu mets les chiffres dedans et tu détermines ce que tu dois/veux dépenser/épargner dans les mois qui viennent.

Si tu décides que tu veux acheter une nouvelle patente qui ne rentre pas dans ton budget sans l’envoyer dans le rouge, le problème, c’est pas le budget!

Le problème, c’est que tu n’as pas assez d’argent! Quand bien même que tu n’aurais pas de budget, tu ne serais quand même pas en mesure de l’acheter. En fait, sans budget, tu l’aurais peut-être acheté, mais tu te serais retrouver avec une dette sur une carte de crédit/marge de crédit.

Le budget fait simplement l’inventaire de ce que tu as de disponible et de tes obligations. C’est pas être plate ça, c’est être responsable.

La nouvelle patente attendra un peu, le temps que tu épargnes pour!

Mythe #3

Tu as besoin d’un conseiller financier.

Au risque de me faire tirer des roches, je vais vous raconter une petite anecdote qui m’est arrivée la semaine dernière. Ma mère s’est faite appeler par sa conseillère financière. Celle-ci lui demande:

– Est-ce que tu pourrais me refiler les coordonnées de ta fille pour que je la contacte et que lui propose mes services? 

Ma mère lui dit que ce n’est pas nécessaire, parce que je me gère très bien toute seule. La conseillère insiste.

-Oui, mais elle a bien besoin que quelqu’un lui trouve ses placements? Si elle veut avoir de l’argent à la retraite, elle doit en mettre dans des REER! 

Cette dame, elle a accompagné mes parents dans leurs investissements depuis 15 ans, je suis sûre qu’elle est respectablement compétente, mais, malgré ça, je ne veux pas confier à quelqu’un d’autre le choix de mes placements et me retirer de la décision. Surtout quelqu’un qui juge mes connaissances en finances sans jamais m’avoir rencontré.

Oui, un jour, je veux inclure dans l’équation un planificateur financier pour m’aider à prévoir les impacts fiscaux de mes décisions, mais d’ici là, je vais éviter les frais et investir mes sous moi-même. Après tout, ma technique ne semble pas si mal! 

Quand on est dans la vingtaine et qu’on commence à avoir des sous, ce dont on a réellement besoin, c’est d’être informé. Et pas informé par quelqu’un qui cherche à atteindre des quotas de vente ou à nous fidéliser. On a besoin d’informations claires et simples sur le REER, le CELI, les REEE, le RAP, les hypothèques, les congés parentaux, notre dossier de crédit, etc.

Si vous n’êtes pas informés, comment voulez-vous vous assurez que la personne en face de vous vous propose les bonnes choses? Le meilleur moyen d’optimiser sa situation financière, c’est d’être aux commandes. Alors commencez donc par lire le manuel 😉 !

Mythe #4

Les dettes sont un passage obligé, tout le monde en a.

Comme dirait votre mère:

Si tout le monde se jetait en bas du pont le ferais-tu?

C’est pas parce que l’on est matraqué de publicités sur les petits paiements de la nouvelle voiture de l’année, que c’est obligatoire pour vous aussi d’avoir un prêt auto. Qui dit petit paiement dit tu paies longtemps et parfois, c’est un cercle vicieux.

Les dettes, c’est de l’argent qu’on emprunte à nous-même dans le futur. On accepte d’avoir plus maintenant pour avoir moins plus tard. Parfois, le jeu en vaut la chandelle, comme avec les dettes d’études (on obtient un plus haut revenu en investissant dans notre éducation via le prêt) ou avec une hypothèque pour un bien immobilier (qui on espère, vaudra plus dans le futur).

Si on débutait notre vie d’adulte avec l’idée que les dettes, ce n’est pas normal et que ce n’est pas la seule solution, on serait étonné des résultats selon moi.

6 mythes sur les finances personnelles dans la vingtaine

Mythe #5

Faire plus d’argent, c’est impossible.

La mentalité du petit pain, c’est vraiment difficile à déboulonner. On dirait qu’on se dit qu’on est incapable de faire plus que ce qu’on gagne et on fini par accepter la réalité.

Ce qui fait que quand les gens sont dans une situation moins facile, ou veulent simplement mettre plus d’argent de côté, la première chose qu’ils font, c’est de couper dans leurs dépenses.

Quand il n’y a plus rien à couper, c’est là que la panique/sentiment d’impuissance s’installe. On est pris. On ne peut pas rien faire de plus!

Or, il y a deux façons d’impacter sur le surplus dans un budget. La première: réduire les dépenses. La deuxième? Faire plus d’argent.

Vous pouvez négocier votre augmentation!

Votre talent peut devenir une petite entreprise!

Vous avez une tondeuse et des voisins qui ont du gazon? Bam, vous faites 50$ de plus par semaine.

Vous savez repérer les bargains sur Kijiji? Flipper des objets peut être super payant!

Faire plus d’argent, ce n’est pas impossible. Ça demande un effort, mais c’est à votre portée!

Mythe #6

Si tu n’as pas de REER, tu vas mourir pauvre après une retraite à manger des ramens.

oui, vous devez épargner pour la retraite, parce que si vous ne le faites pas, personne ne le fera pour vous. Moins de 42% des Québécois ont un régime de retraite par l’employeur et le nombre est en décroissance perpétuelle. À moins d’être de la fonction publique, vous DEVEZ mettre des sous de côté en prévision de la retraite.

Mais ce ne veut pas dire de les placer automatiquement dans un REER!

Dans les dernières années, les spécialistes sont montés au micro pour nous rappeler quelque chose de bien important: contrairement à ce que votre banque essaie de vous dire depuis leur création en 2009, le CELI, ce n’est pas qu’un compte-épargne pour les projets à court-terme.

C’est aussi un excellent véhicule de placement pour la retraite.

Surtout pour les jeunes professionnels qui veulent profiter de l’effet de l’intérêt composé sans contribuer à un REER beaucoup plus contraignant. En plus, comme on y contribue avec de l’argent déjà imposé, il n’est pas imposé à la sortie, ce qui simplifie la gestion des retraits rendu au moment de dire  »bye-bye boss! » Ça ne veut pas dire que le REER est mort, il reste un bel outil pour les niveaux de revenu plus élevés.

Pour ma part, je bypass le REER pour encore quelques années.

Vive le CELI!

Passez le mot!
Share on FacebookPin on PinterestShare on LinkedIn

3 bonnes raisons d’acheter un plex laid

Pour commencer dans l’immobilier locatif, il faut avoir l’œil pour reconnaître le potentiel d’un immeuble. S’il est bien placé, qu’il offre des logements intéressants et qu’il ne demande pas de travaux majeurs (structure, électricité, plomberie) le fait qu’il soit laid ne devrait pas être un frein. Voici comment j’en suis arrivée à cette conclusion, mais aussi 3 bonnes raisons pour considérer l’achat d’un immeuble à revenu qui demande un peu d’amour. 

Récemment, on faisait faire un estimé pour l’installation de planchers chauffants dans notre logement du rez-de-jardin et l’entrepreneur nous dit, juste après nous avoir dit bonjour:

« Les rénovations, est-ce que c’est parce que vous voulez vendre, parce que si vous voulez vendre… »

Il faut comprendre ici qu’il nous signifiait son intérêt pour le triplex.

Ça m’a comme fait un petit velours. Ce bloc-là, quand on l’a acheté, le monde nous traitaient de fous. Même mes parents, qui sont toujours un très grand soutien, m’avaient dit:

« Faut commencer quelque part, hein? »

On va se le dire franchement, le bloc, il était LAID. Les poubelles débordaient en-avant, les balcons n’avaient jamais été entretenus, le terrain en arrière était une jungle. Un de nos locataires barricadaient son balcon avec du polythène à chaque hiver et ne l’enlevaient qu’en juin. Il était HORRIBLE.

3-bonnes-raisons-acheter-immeuble-laid

 

Et c’est pour ça qu’on l’a acheté. En fait, je devrais dire que comme son aspect extérieur laissait à désirer, les acheteurs ne se bousculaient pas au portillon et il a attendu plus de 6 mois sur le marché. La banque qui le détenait était plus-que-prête à s’en débarrasser et on l’a eu à un prix qui faisait du sens. Autrement dit, comme il était laid, personne n’en voulait et le prix a diminué en conséquence.

La loi de l’offre et la demande, ça vous dit quelque chose? 😉

 

3-bonnes-raisons-acheter-immeuble-laid

Épinglez sur Pinterest pour retrouver l’article plus facilement 🙂

Alors pourquoi acheter un immeuble laid?

On a refait évaluer le triplex cette année, pour l’achat de notre maison. L’immeuble a pris 45 000$ de valeur en 3 ans!  Avec le recul, je suis en mesure de mettre des mots sur mon intuition du départ et de vous donner trois bonnes raisons d’acheter un plex laid.

Ils coûtent moins cher à l’achat

Qui dit prix plus-bas, dit plus petite hypothèque et dit plus petits paiements mensuel (duh!) Ça peut permettre à certaines personnes, disons, ahem, deux étudiants pauvres, mais motivés, d’acquérir une propriété, même avec leur mise de fonds est limitée. C’est un excellent moyen de se  mettre les pieds dans le merveilleux monde de l’investissement immobilier.

De plus, toute chose étant égale par ailleurs, un immeuble avec un prix plus-bas génère techniquement plus de cash-flow (parce que plus petits paiements hypothécaires).

Aussi, votre endettement sera moindre au départ, et éventuellement, votre valeur nette plus grande.

Leur plus-value/l’équité potentielle est plus grande

Un immeuble fraîchement rénové, à moins d’une demande exceptionnellement forte (pensez Toronto, ou le Plateau y’a 5 ans), ne prendra pas plus de valeur que l’inflation (théoriquement). Dans notre cas, on a payé l’immeuble 190 000$ en 2014. On y a investi 20 000$ (en date de 2016), pour un total de 210 000$. En novembre 2016, il a été évalué à 235 000$. Chaque dollar investi est allé chercher 1,25$ de plus-value.

Si j’avais acheté un immeuble rénové en 2014, jamais il n’aurait pris autant de valeur en 2016. C’est avec cette équité que nous avons pu financer l’achat de la nouvelle maison (après avoir tâté le marché du plex pendant quelques temps), on a décidé d’attendre un peu). Quand on veut investir en immobilier, il est commun (et conseillé) d’utiliser l’équité qui découle du premier immeuble comme mise de fonds pour l’achat du suivant.

Sans plus-value/équité, pas de mise de fonds et pas de nouvel immeuble.

Les logements à rénover peuvent être augmentés de prix

Ok, avant qu’on crie à l’embourgeoisement, il faut savoir que:

  1. C’est normal que les prix augmentent
  2. Un proprio ne peut pas mettre dehors un locataire pour faire des rénovations et augmenter ses loyers unilatéralement.

Quand on a acheté, j’avais fait une vérification du loyer moyen que les logements pouvaient nous rapporter sans les rénover. Environ 470$. Pour des 5 1/2. Par contre, dans le quartier où l’on achetait, un logement bien entretenu se louait 550$/mois.

Après des rénovations de 5000$ dans le logement du haut, nous le louons maintenant 560$. Notre logement du bas, celui que nous occupions, a fait l’objet de 3000$ de réno en 2014. Il est déjà loué pour juillet (et un autre objectif à cocher!) pour 540$. Comme c’est un petit 5 1/2 dans un rez-de-jardin, sans ces améliorations, je n’aurais pas pu demander plus de 450$. Le seul logement dont l’intérieur n’a pas été touché a quand même été augmenté de 505$ à 535$, grâce aux améliorations extérieures.

Autrement dit, pour 20 000$ en rénovations, je récupère 210$ de plus par mois. 2520$ par an. Et mes loyers sont exactement sur la médiane du prix des loyers dans mon secteur. Je pourrais louer plus cher, mais je préfère avoir des locataires de qualité qui apprécient leur logement et qui y restent.

On s’entend ici que je ne parle que de travaux esthétiques et pas d’éléments majeurs, comme, entre autre, de l’infiltration d’eau et des problèmes de structure. Simplement, parfois, il faut voir au-delà des premières impression et de la crasse pour apercevoir le potentiel qui s’y cache. Et ne pas avoir peur de l’ouvrage… beaucoup d’ouvrage!

Pourquoi-acheter-immeuble-laid

Passez le mot!
Share on FacebookPin on PinterestShare on LinkedIn

Quand tout ne va pas comme prévu: la technique pour reprendre le contrôle

Je fais souvent des articles où j’essaie de rendre des sujets sérieux et beiges, légers et plaisants. Je pense que je réussis plutôt bien, mais la réalité, c’est que parfois, je me plante moi aussi. J’ai parfois l’impression que je perds royalement le contrôle.

Comme vous savez peut-être, j’ai acheté une maison récemment. Superbe, grande, bien localisée et avec un potentiel de prise de valeur vraiment intéressant. J’avais tout préparé: l’argent pour la mise de fonds, l’argent pour les rénos, le budget pour les rénos, les bons entrepreneurs, etc.

J’avais pensé aux frais de clôture.

En fait, je pensais l’avoir fait.

Quand nous avions acheté le triplex, la taxe de Bienvenue nous avait été envoyée en juin, 4 mois après l’achat et nous avions jusqu’en août pour la payer. Apparemment, ce n’est pas pareil dans toutes les municipalités. Le compte de taxes est rentré ce mois-ci… et est payable avant le 26 avril. Je pensais avoir jusqu’en juin. Tout aurait été ok en juin, j’avais prévu les liquidités pour ça.

Mais pas maintenant.

Surtout, que grâce à des vendeurs pas très collaboratifs, notre notaire a dû nous charger presque 400$ de plus pour l’acte de vente.

Et que finalement, on a dû changer la fournaise parce que, contrairement à ce que les vendeurs prétendaient, elle n’avait pas été en fonction depuis 3 ans et a brisé dans les premiers jours de possession, envoyant dans l’air une odeur prononcée de jetfuel.

Avant que vous me disiez: t’avais juste à faire inspecter, je tiens à préciser qu’une fournaise, un inspecteur en bâtiment, ça inspecte pas ça.

La fournaise nous a donc coûté 3000$. Le gouvernement donne actuellement une subvention pour la conversion mazout-électricité, mais l’évaluateur de notre dossier brette et exige une facture de chauffe-eau (on n’a pas changé le chauffe-eau).

On a dû refaire la plomberie complète d’une salle de bain, parce que après avoir rouvert l’eau, on s’est rendus compte que les joints avaient séchés et fuyaient. 300$

Tout ça, c’est sans compter les nombreux petits achats qui s’accumulent et que je n’avais pas compté. Tsé des boîtes de vis à 5$ et des cannes d’uréthane à 10$, ça fini par faire un beau petit montant. Comme le sous-planchers qu’on a dû refaire.

Vous comprendrez donc qu’en ce moment, j’hyperventile un petit peu. J’essaie toujours de voir venir le pire et j’avais prévu un coussin, mais là, j’ai l’impression d’avoir donné la main et qu’ils ont pris le bras… avec un chausson en prime.

tout-va-être-ok

Si le Doctor le dit, c’est que c’est vrai… right?

Actuellement, on est chanceux. Nico fait de l’overtime depuis 4 semaines, ce qui lui donne de très belles paies et me permet de patcher les trous, mais j’ai la désagréable impression que ça ne sera pas assez et je pense de plus en plus à aller faire une demande pour augmenter notre marge.

Les grosses dépenses s’en viennent et je ne veux pas qu’on soit pris à la gorge ou pire, devoir demander de l’aide à nos parents.

#lahonte

On a toujours fait seuls au niveau financier. Même dans les pires moments avec le bloc, on s’est arrangés. Là, j’ai l’impression d’avoir essayé de jouer à l’adulte et d’avoir échoué lamentablement. J’ai gaffé et j’en paie le prix (littéralement).

Je sais que je ne suis pas la seule dans une situation semblable, où tu te fais surprendre par des dépenses et des imprévus qui grugent ta détermination à te battre et à faire les meilleurs choix. Je suis épuisée, physiquement et mentalement. Ce matin je devais appeler mon cuisiniste parce que mes armoires sont en retard d’une semaine déjà et ne seront pas installée avant le 18 avril, soit dans 2 semaines… Je prévoyais mettre mon pied à terre et demander un rabais. J’ai appelé, j’ai écouté leurs excuses plates et j’ai juste laissé planer un silence plein de jugement… sans demander de rabais.

En gros, je suis dépassée.

tout-ne-va-pas-comme-prévu

Quoi faire quand on est dépassé.

Faire un pas en arrière

Prendre une grande respiration. Ouvrir une bière ou siroter un thé. Sortez-vous de la situation. Un peu comme quand ils disent aux parents à bout de souffle de reposer leur bébé hurlant dans sa bassinette et de fermer la porte derrière eux pour éviter de commettre le pire.

Laissez le problème dans sa bassinette et allez décanter plus loin.

Évaluer la situation objectivement

Faire une liste des choses qui posent problème. Faire une autre liste des choses qui vont bien (croyez-moi, il y en a, c’est sûr!) Qu’est-ce qui va le plus mal? Pourquoi?

Hier, je suis arrivée à la nouvelle maison après que les sableurs soient partis. Ils avaient teint les planchers… et c’était ROUGE. Je les paies 3100$, et mes planchers sont ROUGES?! Ils étaient sensés être dorés!

Crying mode activated.

Je vous jure j’ai appelé ma mère en braillant.

Ensuite, je suis retournée en-dedans et j’ai regardé plus attentivement. Est-ce que c’était vraiment rouge? Est-ce que c’est si pire que ça?  J’ai appelé le gars des planchers et je lui ai demandé calmement des explications et on a discuté des options.

 

éviter-décisions-importantes-argent-émotions

Trouver les solutions possibles

Il y a TOUJOURS une solution. Parfois ce n’est pas celle qui nous conviendrait le plus, mais il y a toujours une solution. Faites en la liste. Identifiez-les celles avec le plus de potentiel. Explorez les options.

Dans le cas de mon manque de liquidités, j’ai 2 options:

1-Faire augmenter la marge
2-Retarder certains travaux pour prendre le temps d’économiser/rembourser la marge.

J’ai choisi la deuxième option. Les fenêtres devront attendre. De même que la chambre du bas. Et la salle de bain du rez-de-chaussé. Mais au moins, mon ulcère va rester tranquille.

Faire un plan court-court-terme

Oubliez les grands plans. Oui, je sais que dans 8 mois, mes finances seront mieux, j’aurai à nouveau les liquidités et que ça va aller, mais demain, quand je devrai mettre le chèque à la poste pour 3100$ , c’est là que ça ira moins bien.

En attendant, je me fais un plan pour la semaine. J’appel ça « patcher les trous dans le bateau ».

Qu’est-ce que je dois faire d’ici demain pour éviter de couler?

Est-ce que j’ai besoin d’argent pour l’épicerie? Payer le loyer? Mettre de l’essence dans l’auto?

Comment j’y arrive?

Bref, vous voyez où je veux en venir? Souvent, on se laisse ensevelir par les plans en 46 étapes simples et on fini par être plus découragées par la solution que par le problème.

Prenez la solution qui fait le plus de sens pour vous, qui est réaliste et faisable et donnez-vous des directives simples à faire pour sa mise en place.

Pour ma part, j’ai fait une liste des choses restant à faire dans la maison, du plus urgent au « cosmétique ». J’ai ensuite accolé un montant à chose jusqu’à ce que j’atteigne la fin de mes liquidités (petite confidence: ce moment est arrivé vite). Ça m’a permis de faire deux choses: confirmer que j’avais l’argent pour les choses plus urgentes (comme éviter d’inonder le sous-sol à la moindre averse avec un nouveau drain de fondation), et réaliser que le reste n’était pas si urgent et pouvait bien attendre.

Une dernier truc: parlez-en

Vous seriez étonné de voir le réseau que vous avez autour de vous et le support dont vous bénéficiez sans le savoir. En parler permet aussi de relativiser la situation avec le regard des autres. Ça peut faire des miracles.

Est-ce que cette technique est miraculeuse? Non, certainement pas. Par contre, elle permet de faire le petit chien. Vous savez, la technique de nage super élégante? Celle qui permet de garder la tête hors de l’eau? Celle-là. Ça permet de faire le point, de reculer pour mieux reprendre le contrôle.

 

 

 

Passez le mot!
Share on FacebookPin on PinterestShare on LinkedIn

Sauvez votre budget, devenez un écureuil.

J’ai toujours été surnommée ”l’écureuil”. Mes parents faisaient des blagues en disant qu’à force d’épargner comme je le faisais, je paierais cash ma première maison (spoiler: ce n’est pas arrivé). Mon chum dit à la blague que  Scratch dans Ère de Glace est inspiré de moi.

écureuil-économe

 

J’étais le genre de petite fille qui déposait religieusement l’argent reçu pour sa fête dans son compte-épargne avec la caisse scolaire. Je pense que c’est de là que vient mon amour des comptes-épargne.

Un compte-épargne, ça peut changer une vie.

Pour de  vrai là!

C’est un endroit, loin des yeux et des cartes de guichet, qui met ton argent à l’abri de toi-même. La journée où tu en as besoin, il est là,  tout prêt à être dépensé pour une dépense soigneusement planifiée.

Tout ça pour dire que j’ai toujours eu un compte-épargne et je me disais:

“MOI JE L’AI L’AFFAIRE, J’ÉPARGNE!”

Et puis arrivait une dépense que j’avais pas vu venir, pas une urgence, mais un oh-ho, genre les plaques de ton char. Ça revient à chaque année et pourtant, je réussis à les oublier à chaque année. Ce qui faisait que chaque année en octobre et janvier, je paniquais et on mangeait du riz pendant 3 semaines pour équilibrer le budget. Et ce mois-là, je n’épargnais pas.

Bref, j’avais perdu de vue mon écureuil intérieur…

devenir-écureuil-budget

Comment devenir un écureuil fait-il du sens?

Un écureuil, ça fait quoi?

Ça ramasse des noix/glands/champignons/etc, et ça les cache en vue de l’hiver. Ça reporte donc sa consommation présente dans le futur, on peut dont dire qu’il épargne.

Sauf qu’il ne met pas tout à la même place! Oh non, il éparpille ses réserves un peu partout et divise pour mieux régner.

Si à la place d’avoir un seul compte-épargne, on faisait comme l’écureuil et qu’on avait plusieurs comptes pour mieux gérer nos finances, qu’est-ce qui se passerait?

La magie des comptes-épargne

Un jour, Nico et moi avons ouvert un compte-conjoint, en se disant qu’on était prêts pour le semi-commun, mais rapidement, on a migré vers la gestion commune et le compte-conjoint s’est vu inutilisé. J’ai pris l’habitude d’y virer le montant mensuel que Mint me disait de mettre de côté pour les plaques: 48$.

Après un an, surprise! J’ai pu payer les plaques sans problèmes.

Encouragée, j’ai commencé à faire pareil pour les taxes municipales: 3 300$/an. Avec les taxes scolaires, c’est presque 350$/mois à mettre de côté. J’ai donc utilisé pour le mettre de côté le compte-épargne conjoint qu’on n’utilisait pas.

Petit à petit, j’ai appliqué la technique  des fonds à toute mes dépenses annuels, sporadiques et potentielles (les réparations pour l’auto, nouveaux vêtements, entretien du triplex). Maintenant, c’est 5 comptes-épargne qui se sont ajoutés à mon portail Tangerine.

Cette façon de faire a changé ma vie. Avant, même si je gérais mon argent de manière serrée et consciente, j’étais toujours prise par surprise par les grosses dépenses et je détestais devoir sortir de l’épargne pour les payer.

J’étais même reconnue pour m’endetter plutôt que d’utiliser mon épargne tellement je n’aimais pas voir descendre mon pécule.

#irrationnelle

Maintenant, j’épargne tout simplement pour les payer avec l’idée que l’argent que je mets de côté ne peut servir qu’à ça, parce que je la mets dans un fonds qui porte le nom de la dépense!

Présentement, on épargne 150$/mois pour couvrir tout ce qui touche aux voitures: plaques, réparations, pneus, permis de conduire. Quand on a eu a faire faire la timing belt sur la voiture en octobre, l’argent était là et ça n’a pas fait une vague dans mon budget.

En plus, ça permet de diriger mes paies directement au bon endroit à chaque jeudi matin. Je fais travailler chaque dollar pour moi, parce que je leur donne une job précise dans mon plan de vie. Aucun dollar n’est laissé derrière et ça me permet d’épargner à chaque mois le montant que j’ai dit que j’épargnerais.

Liste des dépenses qui se prêtent bien au système des fonds:

-Les dépenses reliées à la voiture

Pensez-y, on peut jamais prévoir les réparations (ou presque). On peut prévoir l’entretien, mais c’est plus difficile de savoir exactement quand et combien et les plaques nous surprennent toujours même si on sait quand c’est sensé arrivé. Mon truc? Je calcule combien je penses dépenser pour ses items et je divise par 12. Je mets ensuite ce montant de côté par mois.
Dans mon cas:
Plaques: 300$ x 2 =600$
Permis: 100$ x 2= 200$
4 changements  d’huiles = 150$
2 réparations à 400$= 800$

Total: 1750$, soit 145$ par mois. Je mets 150$, juste pour être certaine.

-Les taxes municipales

Ça c’est facile, on prend simplement le montant annuel et on divise par 12. Rien à estimer (si ce n’est que la potentielle augmentation), juste à diviser et épargner!

-Les frais de loisirs

Voyage, billets de ski, remplacement d’équipement, cours et formations, etc. On estime au mieux et on divise par 12 et on épargne.

-L’entretien de la maison

Tout ce qui est entretien normal, comme le déneigement, la tonte de pelouse, les petites réparations ici et là, etc. On pourrait calculer les grosses rénos, mais si vous comptez épargner 20 000$ pour le revêtement extérieur en un an, c’est peut-être un peu raide.  Ça se fait (tout dépend du salaire!), mais prenez-vous à l’avance.

-Les frais payables une fois par année

Frais de cartes de crédit, forfait bancaires, carte Costco, école, etc. Je me fais toujours avoir par ma carte Costco, c’est immanquable, alors j’ai maintenant un fonds où je mets 20$ par mois pour ce type de frais. Problème réglé!

-Les dépenses en vêtements et équipements de sport/loisir

Celle-là je mentirais si je disais que j’avais un fonds pour ça. Par contre, c’est dans mes plans pour 2017. On essaie d’acheter des choses de meilleure qualité pour éviter d’avoir racheter constamment, mais nécessairement, c’est plus cher. Si on avait un fonds pour ça, on pourrait mieux planifier nos achats et avoir le meilleur rendement pour notre dollar.

Est-ce que j’en oublie? Avez-vous d’autres fonds?

Passez le mot!
Share on FacebookPin on PinterestShare on LinkedIn

Le secret pour devenir riche

J’ai eu une conversation intéressante aujourd’hui avec une collègue de bureau. Elle me disait vouloir s’acheter une maison, mais qu’avec le prix exorbitant que celles-ci sont, c’est impossible pour elle, avec son salaire. Venant tout juste d’acheter une maison, je comprenais son point, mais je ne le partageais pas. Après avoir échanger quelques minutes, elle a conclu en disant:

« Ouin ben tu dois avoir compris le secret pour devenir riche, parce qu’avec nos salaires, je te dis que c’est impossible. »

Ça m’a un peu bousculé. Je suis habituée que les gens pensent que  »je l’ai eu facile », qu’ils présument que mes études ont été payées par mes parents (ce qui est faux, j’ai tout payé seule) et que ceux-ci paient aussi pour mes achats immobiliers (encore faux), mais là, son intervention touchait un autre niveau.  C’était comme si j’étais une autre classe de personne. Les  »riches », les capitalistes, parce que j’avais compris le  »secret ».

Ce qui fait que je me suis demandée si, effectivement, je connaissais le secret pour devenir riche sans le savoir. Après réflexion, j’ai réalisé deux choses:

1- Je connais effectivement le secret
2-Le secret n’est pas le secret. Le secret, c’est de l’appliquer!

secret-pour-devenir-riche

Le secret pour devenir riche.

Je vous apprends rien si je vous dis:

Revenus – dépenses= surplus

En science économique, on dira:

Rd – C = E

Où Rd est le revenu disponible, C est la consommation et E est l’épargne.

On peut aussi dire:

Rd= C+E

Autrement dit, le revenu se partage entre deux éléments, l’épargne et la consommation.

Si on ne peut jamais tout mettre en épargne, par contre, il est possible de tout dépenser!

L’épargne, c’est de la consommation reportée. Pensez-y, quand vous vous dites: j’ai 1$ aujourd’hui et je vais l’utiliser demain pour acheter un café, vous épargner 1$ aujourd’hui pour le consommer demain. Si au lieu de laisser votre dollar dans votre portefeuille, vous le prêtiez à un ami qui vous le rendrait le lendemain avec 25 sous supplémentaire, vous seriez plus riche de 25 sous!

Vous pouvez consommer aujourd’hui 1$ ou avoir 1,25$ demain, c’est ça le secret.

Le secret, c’est que si on dépense tout notre argent aujourd’hui, il n’y en a plus. Si on ne dépense pas tout, on peut mettre de côté et investir notre argent et le voir croître. C’est pas de la magie, ni un passe-passe de comptable!

En épargnant, vous pourrez mettre votre argent à votre service en l’investissant. Que ce soit en bourse, dans l’immobilier ou encore, en créant une entreprise, chaque dollar sera appelé à créer de la valeur.

Ark, tu es pas sérieuse?

Oui, oui, je suis sérieuse. Le seul truc dans la vie, pour devenir riche, c’est de créer de la valeur.

Les entrepreneurs le font avec leurs idées de start-up.

Les financiers de ce monde le font en investissant dans les projets des start-up.

Les Hells le font en offrant « des solutions » à leurs clients (ça n’a pas besoin d’être légal pour créer de la valeur).

Vous le faites en travaillant (plus).

Vous le faites quand vous investissez un dollar.

Et malheureusement, on ne peut pas passer à côté de l’épargne si vous voulez investir.  Et pour épargner, vous avez deux choix:

1- Réduire C

2-Augmenter Rd

Réduire C implique de couper les dépenses, trouver les opportunités d’épargner (en voici 5 faciles) et apprendre à ne pas toujours satisfaire toutes ses envies (ce qui est plutôt sain, si vous voulez mon avis!). Le problème avec le fait de réduire la consommation, c’est que malheureusement, y’a une limite, on ne pourra jamais épargner 100% de son salaire.

Augmenter le revenu est souvent repoussé du dos de la main par la plupart des gens.

Voyons dont! Comment on peut gagner plus que son salaire? Impossible!

En fait, c’est plutôt simple, mais ça demande souvent plus d’efforts que la première option. On peut demander une augmentation. On peut faire des heures supplémentaires, on peut lancer une entreprise à temps perdu, on peut trouver un 2e emploi,etc. La seule limite, c’est vous!

À notre première session d’université, y’a fallu qu’on fasse des choix pas faciles. Les prêts et bourse d’une seule personne, c’est limite en titi pour tout payer! Après avoir tout coupé ce qu’on pouvait couper et vendu tout ce qu’on pouvait vendre (bye bye 2e voiture!), y’a fallu se rendre à l’évidence: il fallait faire plus d’argent si on voulait avoir l’espoir d’épargner!

C’est à ce moment que j’ai (re)démarré mes activités de gardienne. Ça vous paraît stupide qu’à 21 ans, une fille garde encore des enfants pour 5$/heure?

Pas moi.

J’étais une mautadite bonne gardienne. Tsé celle qui arrive des activités trippantes et qui est capable d’endormir les bébés à coliques. J’étais rendue pas mal en demande. J’ai gardé de 21 ans à 23 ans de façon active et de 23 à 25 de façon sporadique. En moyenne de 2012 à 2014, je faisais presque 250$/mois supplémentaire! En fait, j’ai calculé que la mise de fonds du bloc a été bâtie à 25% par mes activités de gardienne.

Le secret pour devenir riche: faire travailler son argent pour soi.

Le secret du secret

Maintenant qu’on sait que le secret pour devenir riche, c’est de dépenser moins qu’on gagne pour dégager un surplus qu’on pourra investir, c’est simple non?

Pas si simple que ça. Sinon, tout le monde serait riche et il n’y aurait pas de secret!

Le secret, c’est d’accepter de vivre avec moins et de faire des efforts.

Ça veut pas dire de vivre dans une boîte de carton et de manger des ramen secs. Ça veut juste dire de laisser le Xième petit haut cute du mois sur la tablette et de tougher son  »cell de marde »  (à chaque fois que j’entends ça, je griche des dents) un an de plus. Ça veut aussi dire de garder toutes les fins de semaines ou presque, à la St-Valentin et lors de la période des party de bureau, même quand tu voudrais être chez vous.

Faut dégager le surplus et le mettre de côté.

La deuxième partie est aussi importante que la première, sinon, je vous garanti que le surplus disparaît. Calculer votre montant de  »surplus » et à chaque paie, le jeudi matin, virez-le sur un compte-épargne.

Ensuite à la fin du mois, virez votre compte-épargne vers votre compte de courtage en ligne/ fonds communs de placement.

C’est comme ça qu’on fait travailler notre argent pour nous.

Passez le mot!
Share on FacebookPin on PinterestShare on LinkedIn

Les finances et le couple: 5 méthodes pour gérer son argent.

Je m’attaque cette semaine à un sujet épineux: la gestion des finances personnelles dans un couple. Bien franchement, je trouve ce sujet excessivement personnel, bien plus que mes dettes, mon salaire ou mon budget.

Vous remarquerez que je suis assez transparente quand vient le temps de divulguer mon bilan personnel. Vous connaissez ma situation et mes objectifs pour 2017. Ce que vous ne savez peut-être pas, c’est que mon bilan personnel et mon bilan familial, c’est la même chose.

Oui, vous avez bien lu, chez nous, tout va dans le même pot.

C’est la méthode que nous avons choisi après des années de vies de couple et c’est une méthode qui s’est installée tranquillement, au fil du temps. Est-ce que c’est parfait? Pour nous, oui, totalement, mais ce n’est pas le cas pour tous!

J’ai la chance d’avoir quelqu’un dans ma vie qui partage mes objectifs et ma vision de l’argent, ce qui facilite grandement, selon moi, la gestion de nos finances.

Bien franchement, on ne sait jamais vraiment posé la question, parce qu’on a juste dérivé tranquillement vers la gestion intégrée de nos finances. Cependant, avec les années, j’ai compris que chaque couple est différent et de facto, gérera les choses différemment.

Voici donc  5 méthodes que j’ai observé à l’oeuvre. Est-ce que ça veut dire qu’il n’y a en a que 5?

Oh que non!! Mais, je donne ici les principales sur lesquelles les variations s’exercent.

finances-couple-argent

1-Church and State

C’est la méthode où vous gérez vos finances à vous et l’autre gère ses propres finances. Vous n’avez aucune idée de combien l’autre gagne ou dépense ou épargne. Chacun paie sa part des dépenses conjointes (s’il y en a), mais le partage s’arrête là. C’est souvent la première méthode qui est utilisée par les nouveaux couples, parce que soyons franc, personne aime parler d’argent. Si on en fait pas assez, on est gêné, si on en fait trop, on est gêné aussi.

Avantages:
Simple, genre, super méga simple. Vous n’avez même pas besoin d’un compte conjoint.
Privée, l’autre n’aura jamais le nez dans vos affaires. Vous conservez une totale indépendance.
Limite les risques en cas de rupture. C’est fini? Y’a rien d’autre à faire que d’enlever son nom du bail.

Désavantages:
Projet de couple? C’est plus difficile de faire des projets de couple de la moindre envergure. Imaginez: vous voulez aller en voyage dans le Sud, mais l’autre arrive à peine à tout payer ses factures, vous risquez d’attendre longtemps qu’il épargne sa part, ou pire, il pourrait le mettre sur la carte. Quand on ne connaît pas la capacité financière de l’autre, toute planification devient laborieuse.
Y’a aucune synergie. On se le cachera pas, l’un des gros avantages d’être en couple, c’est la synergie financière, 1+1=3. En utilisant cette méthode, vous êtes plus des colocs qu’un couple (juste au niveau financier là, ça change rien à l’amour).

J’ai essayé cette méthode mais je suis trop curieuse et ouverte pour que ça dure . Nico et moi, on a utilisé cette méthode pendant… 3 mois? La minute que nous nous sommes mis à habiter ensemble, dans un glorieux studio hors-de-prix, on a utilisé la deuxième méthode.

2- Le 50-50

C’est la chute du Mur. Chacun met encore 50-50 des dépenses, mais on est ouvert sur notre situation personnelle. L’autre commence à connaître nos habitudes de cigale ou de fourmi. On connait les habitudes de l’autre. Sauf que ne vous tromper pas, chacun gère encore ses dépenses personnelles comme il veut et reste maître de son budget au final, c’est encore mon argent-ton argent.

Avec cette méthode, planifier des projets communs devient plus facile, orienter nos finances personnelles vers une direction commune aussi.

Je trouve cette méthode super quand les dépenses sont encore très distinctes ou facilement séparables moitié-moitié. Sauf que dès qu’on rentre dans des gros achats communs, c’est peut-être plus compliqué. Exemple, vous partagez une voiture. Un des deux l’utilise plus que l’autre, mais la voiture sert aussi aux déplacements de la famille; allez-vous vous mettre à compter le kilométrage? Un autre exemple, monsieur veut une plus grande télé et se l’achète. Si madame écoute aussi la télé, devrait-elle contribuer?

Autrement dit, malgré l’apparente simplicité, c’est une méthode qui doit être rodée pour chaque couple. En plus si les revenus sont vraiment inégaux, ça peut rapidement devenir injuste.

3-L’équitable

Si tu fais 30 000$ par an et que l’autre fait 100 000$, c’est peut-être pas juste de penser que les dépenses doivent être 50-50, pour eux, comme pour l’autre. Si tu fais 30 000$ par an et tu es obligé de contribuer à 50% du train de vie de quelqu’un qui fait 100 000%, tu risques d’y passer tes paies au complet. D’un autre côté, si tu fais 100 000$ par an, tu as peut-être envie d’avoir un train de vie supérieur à celui de ton conjoint. Le partage des dépenses se fait alors en proportion du salaire.  Dans cet exemple-ci, la personne qui fait 30 000$ par an contribue à 23% du revenu et donc, devrait contribuer à 23% des dépenses.

Cette méthode ne touche que la répartition des charges financières à l’intérieur du couple. Pour le reste, c’est comme la méthode 50-50.

4- Le semi-commun

Vous connaissez cette méthode, c’est certain. C’est la méthode où l’argent est versé en  »grande partie » dans un compte conjoint et où chaque conjoint garde de  »l’argent de poche » + son épargne dans son compte. Autrement dit, l’argent pour les dépenses communes, l’épargne commune (mise de fonds pour une maison, épargne pour un voyage, REEE, etc) et le budget discrétionnaire de couple se retrouve sur le compte conjoint, qui est alors géré à deux.  Seulement, chacun garde une autonomie avec sa portion  »personnelle ». On peut aussi ajouter à cette méthode la carte de crédit commune, pour éviter les histoires de  »j’ai payé ça, tu as payé ça, combien on se doit ».

C’est l’entre-deux.

finances-couple-argent

5- Le commun

Ce qui est à moi est à toi et vice-versa. Cette méthode est loin d’être pour tout le monde. De un, elle demande une confiance presque absolue dans l’autre et des valeurs partagées pour la gestion et la dépense de l’argent. De deux, les deux partenaires doivent être ouverts et comprendre les implications que faire compte-commun imposent. À moins d’être l’exception qui confirme la règle, tu n’arrives pas à cette méthode après 2 mois de vie de couple.

Pour nous, la transition vers le tout commun à commencer en 2012. En juillet 2012, nous nous sommes mariés, en grande partie pour les prêts et bourses, mais ça faisait déjà 3 ans qu’on s’endurait s’aimait profondément.  Avec le budget riquiqui des prêts et bourses, on s’est vite rendu compte que de tout mettre en commun serait vraiment plus optimal. En plus, on se disait qui si l’autre était pas là, on n’aurait pas cet argent, donc c’était autant à nous deux qu’à l’individu.

Rapidement, on a adapté les choses au fur et à mesure que de nouvelles situations se présentaient pour arriver aujourd’hui à une gestion centralisée (moi) qui fait une reddition de compte journalière au conseil (lui et moi). On fait le budget ensemble et on se donne des objectifs que les deux approuvent. Comme je disais, nous sommes tout deux très ouverts avec notre argent et on discute régulièrement. Toute dépense dépassant 20$ est approuvée/discutée avec l’autre, simplement parce qu’on aime s’en parler, pas parce que je suis la Gestapo.

L’avantage principal est pour moi la simplicité de gestion. Plus de niaisage de transferts entre les comptes, je gère tout en direct. En plus, avec un chum ingénieur, il a plein d’avantages (carte de crédit avantageuse, marge de crédit à bas taux) dont je peux profiter de cette manière. Et il profite de mon talent pour la gestion financière.

Je n’utiliserai pas cette méthode si j’avais le moindre doute quant à la confiance que je porte à Nico. Mettre en commun ses avoirs, c’est toute une décision.

5-Votre méthode

Je pourrais écrire pendant des jours, je pourrais ne jamais décrire complètement votre méthode. Chaque couple est unique et votre situation peut aussi faire varier les choses. Il n’y a pas une réponse absolue. Et puis, on peut évoluer au travers de ça, il n’y a pas de règles.

La plupart des gens vont utiliser Church-and-State au tout début, quand ils n’habitent pas encore ensemble. Après tout, ça fait du sens, pourquoi partager des données financières à ce stade, l’autre n’en a pas besoin. Automatiquement, en habitant ensemble, la méthode 50-50 va prendre le relais pour la plupart des gens et certains vont utiliser l’Équitable si leur salaire sont vraiment disproportionné. Certains, comme mes beaux-parents vont arrêter là et seront confortables ainsi pour la suite.

Avec le temps certains vont migrer le semi-commun et certains vont continuer vers le commun. Ça dépend des gens et des couples.

L’important, c’est que les deux partenaires soient à l’aise dans le processus. Et ça, ça sera l’objet d’un autre article!

Notes importantes:

Une chose importante à se rappeler, c’est que peu importe la méthode choisie, vous devez épargner. Et même si vous mettez tout en commun, vous devriez aussi avoir de l’épargne sur un compte personnel. De toute façon les comptes enregistrés (CELI, REER) ne peuvent pas être des comptes conjoints.  C’est correct de faire pot commun, mais en cas de séparation, il est impensable que un des deux conjoints aie toute l’épargne du couple à son nom. Vous allez me dire que c’est évident, mais en transférant la mise de fonds pour la maison, je me suis rendue compte que l’un des compte-épargne que j’utilisais pour épargner des sous était seulement à mon nom. Ce n’était pas de la mauvaise foi, et pour moi il était clair que c’était moitié-moitié dès le départ, mais en cas de séparation, j’aurais pu tout garder.

Aussi, en cas de décès, les comptes conjoints sont gelés pendant un certain temps, donc, idéalement chaque personne devrait conserver son propre compte où sa paie est versée. De cette façon, elle pourra continuer de fonctionner jusqu’à ce que la situation soit régularisée par sa banque/caisse.

Un dernier point: si vous êtes mariés, faites attention à la méthode Church-and-State. Étant donné que vous êtes automatiquement solidaires de toutes dettes contractées pour quelque chose qui pourrait ressembler de près ou de loin à du patrimoine familial, vous devez être au courant des comptes de l’autre, un minimum. En plus, pouvez-vous m’expliquer pourquoi vous vous mariez si vous êtes pas capable de vous parler un peu d’argent? Je juge pas, je comprends juste pas!

Et vous, quelle est votre méthode? Comment y êtes-vous arrivé?

Passez le mot!
Share on FacebookPin on PinterestShare on LinkedIn

Achat immobilier: 5 conseils pour une négociation réussie

Dans la vie, j’ai appris deux choses: la première, c’est que tout coûte pas mal plus cher que tu penses. La deuxième, c’est que tout se négocie. La négociation, c’est un art et on devrait l’apprendre à l’école!

En octobre, je trouvais ça bête d’acheter une unifamiliale tandis que nous n’étions encore que deux. Nous ne comptons pas ajouter d’héritiers à la famille de sitôt et l’idée d’acheter une belle grande maison qui resterait vide, alors que nous aurions pu acheter un immeuble rentable pour nous loger, c’était une aberration à mon sens.

L’unifamiliale, ce n’est pas comme le plex. Tu ne peux pas voir ça comme un investissement pur et simple.
Les gens vont souvent dire que leur maison est leur investissement, mais une maison, ce n’est que de l’épargne forcée. Un peu comme l’achat d’une assurance-vie encaissable (ark).

Si tu es chanceux, ta maison va s’apprécier plus que le montant total d’intérêts que tu vas payer sur 25 ans et tu feras un petit profit, mais si tu comptes l’entretien et les taxes, ton profit est nul. Ça veut pas dire de ne pas acheter. Ça veut dire qu’une maison est simplement un actif, une réserve de valeur, qui permet de se loger et d’être vendu pour récupérer l’investissement à la fin.

Je ne juge pas ici, loin de là. Pour certaines personnes, le fait d’acheter une unifamiliale est plus brillant que de rester en logement et l’immobilier locatif, c’est pas pour tout le monde.

Ce qui fait qu’en novembre, j’ai fait une offre d’achat sur une unifamiliale, avec grand terrain et garage. Ma vie est pleine de contradictions…

5-conseils-négociation-réussie

Comment c’est arrivé?

Franchement, je ne sais pas encore. C’est une toute nouvelle réalité pour moi. Je ne me voyais pas propriétaire d’une unifamiliale avant encore 3-5 ans, mais après la visite catastrophique d’un immeuble et l’absence d’opportunité qui nous convenait sur le marché des immeubles à revenu, j’ai étendu mes recherches du côté de l’unifamiliale, parce que j’adore magasiner sur Centris. Genre que c’est un de mes loisirs préférés. Je « spotte » les maisons à potentiel, évalue leur valeur réelle, Nico et moi on en jase, on argumente, on rêve un peu, mais on visitait jamais.

Les conditions

J’ai donc pris une attente avec Nico. J’acceptais de regarder de l’unifamilial à condition que:

-La maison soit sous la barre des 220 000$ (ou puisse se négocier en-bas de ce prix)
-Qu’elle aie un potentiel de prise de valeur
-Minimum de 10 000 pi. carré de terrain
-Qu’elle aie besoin d’un peu d’amour (ben quoi, on aime ça faire des rénos…)

C’est ainsi que j’ai commencé mes recherches.

Acheter une succession ou une reprise de finances

Notre triplex, nous avions acheté une reprise de finances. Le processus peu conventionnel d’achat (pas de vendeurs, mais un interlocuteur qui est la banque) ne nous stressait pas et nous étions prêt à répéter l’expérience.

Il faut dire que le fait d’acheter dans une situation non-traditionnel permet un rendement à l’achat souvent impressionnant. Sur le bloc, nous avions fait presque 117% de rendement, car nous avions acheté en-dessous de la valeur marchande.

J’ai donc utilisé l’outil Mon Prospecteur pour voir les dernières transactions au Registre Foncier. Avec Mon Prospecteur, on peut voir les maisons (ou immeubles) qui ont reçu un avis de 60 jours, qui sont en reprise de finances ou les successions.

Le fait d’acheter une maison qui n’est pas encore à vendre, ça demande du guts, mais ça offre de belles opportunités. Imaginez-vous si vous vous présentez chez quelqu’un dont la banque menace de reprendre les clefs de sa maison en lui offrant la valeur restante à son hypothèque… Vous lui évitez de devoir rendre les clefs à banque et de tout perdre, et vous, vous obtenez une maison à un prix plus-bas que si vous l’aviez acheté selon les canaux traditionnels.

Quelque maisons nous ont intéressés, mais jamais assez pour faire les démarches. Et puis un jour, sur Centris, en élargissant mon rayon de sélection, je suis tombée sur ma maison de rêve. 15 000 pi. carré de terrain, vintage à l’os, dans un quartier haut-de-gamme de Sherbrooke.

Cape-Cod-52

Cette fois-ci, nous achetons une succession, sans garanti légales. Nous la payerons sous la valeur marchande aussi. Elle demande des travaux d’esthétiques majeures (cuisine, salles de bains (2) et murs à abattre) et la réfection des drains français. La raison pour laquelle elle n’était pas sur Mon Prospecteur? Elle a été léguée il y a plus de 3 ans et les héritiers ont décidé de la mettre sur le marché en octobre dernier seulement.

La négociation

Les vendeurs demandaient 195 000$. Les comparables se vendent entre 230 000 et 250 000$. Il y a pour 35 000$ de travaux à faire rapidement, ce qui ramenait son prix réel à 230 000$. Trop cher. Idéalement, quand tu achètes sans garanti, tu achètes 10% de moins que la valeur marchande pour justifier ton risque. En plus, là, je me claque les travaux plutôt que de l’acheter clef en main.

Ce qui fait que j’ai négocié.

Première offre à 165 000$.

Les vendeurs ont fait une contre-offre à 182 000$

On a dit non. Et continué à magasiner en laissant les vendeurs poireauter un peu.

Les vendeurs sont revenus en disant qu’ils prendraient 170 000$.

170 000$ était notre maximum. Et franchement après l’inspection, on aurait pas pu la payer plus. Je pense franchement que si j’avais vraiment voulu un investissement, j’aurais dû payé 160 000$.

Mais je l’aiiiiimmmeee. Mes émotions viennent de me coûter 10 000$.

Au final

Nous avons pu utiliser la plus-value du triplex pour faire notre mise de fonds et éviter de payer la prime SCHL. Et comme nous étions propriétaire-occupant du triplex, on a pu faire libérer la plus-value sous la forme d’une marge de crédit plutôt qu’un refinancement complet (plus pratique!).

Nous n’aurons qu’une hypothèque de 136 000$ (et une marge de crédit hypothécaire de 14 000$ pour la mise de fonds) à rembourser, dans un quartier où les comparables se vendent 250 000$.

C’est une équité à court-terme de 40 000$. Nous pourrons utiliser l’équité libérée sur la maison pour racheter un immeuble dans le futur ou investir en bourse. Je suis aux oiseaux et Nico aussi. Il voulait un garage, mais savait que ses chances étaient minces, connaissant notre budget. Il aura maintenant un garage double pour tous ses projets.

5 conseils pour une négociation réussie

1-Faites vos recherches sur les quartiers qui vous intéressent: comparables, écoles, ventes dans les derniers mois, prix moyens, délais moyens, etc.

Plus vous en connaissez mieux c’est. Vous serez capable de mieux cerner rapidement le potentiel de la maison, l’écart entre le prix de vente et la valeur réelle.

On peut toujours négocier, même dans un marché qui favorise le vendeur, mais ce n’est pas toujours pour le prix! Dans une maison chauffée à l’huile, on pourrait négocier que le vendeur nous laisse l’huile gratis ou encore qu’il paie pour l’entretien annuel.

La date de prise de possession se négocie aussi et les inclusions. Bref soyez créatif, mais aussi réaliste, on peut tout négocier, mais tout à une valeur aussi. La clef, c’est l’information que vous avez. Ou comme dirais l’autre:

5-conseils-négociation-knowledge-is-power

2-Connaissez-en un minimum sur les travaux de base d’une maison.

Idéalement, vous devriez reconnaître rapidement les travaux à faire et leur prix approximatif. Moi, en entrant dans la maison, je savais que les planchers étaient à sabler et que la cuisine devrait être refaite. Juste ça, j’étais à 13 000$.

Une nouvelle toilette est 250$. Une fenêtre de 30po installée, c’est 500$. Un dosseret de céramique, c’est 800$. Si vous le faites vous-même tant mieux, mais ne négligez pas ces choses. En plus, il y a toutes les choses qu’on ne peut pas voir qui pourrait s’additionner. Bref, éviter d’être comme Jon Snow:

5-conseils-négociation-tout-savoir

En plus, vous pourrez évaluer les rénovations qui ont déjà été mises dans la maison. Si beaucoup d’esthétisme à été mise mais que les galeries tombent en ruines, ça devrait vous mettre la puce à l’oreille…

3- Trouvez vous un bon courtier.

Un bon courtier, c’est de l’or en barre. Elle ou il vous guidera dans vos démarches et saura vous conseiller et vous renseigner sur les comparables, les délais, les prix de ventes, etc.

4-Gardez vos émotions en vue quand vous négocier.

J’ai été en mesure de le faire une partie du chemin et en cours de route, j’ai laissé un peu mon coeur paraître et j’en  »paie » le prix aujourd’hui.

C’est correct d’aimer une maison, mais dites-vous que si vous le laissez paraître vous donnez un avantage au vendeur. Laissez-le se mettre le pied dans la bouche. S’il indique qu’il est attaché à la maison à cause des souvenirs, soulignez à quel point vous aimez l’âme du bâtiment. S’il dit qu’il est pressé de vendre, car il est à court d’argent, offrez de reprendre rapidement la maison (en négociant à la baisse), bref utilisez ce que vous pouvez apprendre à votre avantage.

Un conseil? Si vous négociez votre prix à la baisse, aller au prix le plus bas que vous pensez que la maison vaut et enlever 2300$.

Genre, ça vaut au prix le plus bas 190 000$ selon vous? Faites une offre à 187 700$. Les chiffres pas ronds feront passer à vos vendeurs que vous avez calculé quelque chose du prix et que vous faites l’offre en conséquence. En plus, vous partez avec une marge de manœuvre dans la négociation.

5-Fixer les limites

Avant d’entrer dans n’importe quelle négociation (salaire, prix de l’auto, assurances), fixez-vous votre objectif et fixez votre prix de sortie, sinon vous risquez de perdre au change. Ne laissez pas vos émotions vous chuchotez à l’oreille:

« Voyons, pour 200$ de plus, tu peux accepter »

Soyez rationnel, connaissez la valeur de ce que vous voulez obtenir et jouer avec le silence. Le silence est inconfortable.

Soyez aussi prêts à quitter la table si vous n’êtes pas capable d’obtenir un prix satisfaisant. C’est correct de le faire, ne dépassez pas vos limites et ne vous étranglez pas avec des paiements pour un achat immobilier fait sur un coup de coeur.

Nous, notre maximum, c’était 170 000$. On n’a pas bougé de ça. Les vendeurs nous seraient revenus à 172 000$ qu’on aurait laissé faire.

 

Et vous avez-vous d’autres conseils pour négocier l’achat d’une maison?

Passez le mot!
Share on FacebookPin on PinterestShare on LinkedIn
Older posts

© 2017 Cennes Habitudes

Theme by Anders NorenUp ↑