Category: État d’esprit (page 1 of 2)

3 bonnes raisons d’acheter un plex laid

Pour commencer dans l’immobilier locatif, il faut avoir l’œil pour reconnaître le potentiel d’un immeuble. S’il est bien placé, qu’il offre des logements intéressants et qu’il ne demande pas de travaux majeurs (structure, électricité, plomberie) le fait qu’il soit laid ne devrait pas être un frein. Voici comment j’en suis arrivée à cette conclusion, mais aussi 3 bonnes raisons pour considérer l’achat d’un immeuble à revenu qui demande un peu d’amour. 

Récemment, on faisait faire un estimé pour l’installation de planchers chauffants dans notre logement du rez-de-jardin et l’entrepreneur nous dit, juste après nous avoir dit bonjour:

« Les rénovations, est-ce que c’est parce que vous voulez vendre, parce que si vous voulez vendre… »

Il faut comprendre ici qu’il nous signifiait son intérêt pour le triplex.

Ça m’a comme fait un petit velours. Ce bloc-là, quand on l’a acheté, le monde nous traitaient de fous. Même mes parents, qui sont toujours un très grand soutien, m’avaient dit:

« Faut commencer quelque part, hein? »

On va se le dire franchement, le bloc, il était LAID. Les poubelles débordaient en-avant, les balcons n’avaient jamais été entretenus, le terrain en arrière était une jungle. Un de nos locataires barricadaient son balcon avec du polythène à chaque hiver et ne l’enlevaient qu’en juin. Il était HORRIBLE.

3-bonnes-raisons-acheter-immeuble-laid

 

Et c’est pour ça qu’on l’a acheté. En fait, je devrais dire que comme son aspect extérieur laissait à désirer, les acheteurs ne se bousculaient pas au portillon et il a attendu plus de 6 mois sur le marché. La banque qui le détenait était plus-que-prête à s’en débarrasser et on l’a eu à un prix qui faisait du sens. Autrement dit, comme il était laid, personne n’en voulait et le prix a diminué en conséquence.

La loi de l’offre et la demande, ça vous dit quelque chose? 😉

 

3-bonnes-raisons-acheter-immeuble-laid

Épinglez sur Pinterest pour retrouver l’article plus facilement 🙂

Alors pourquoi acheter un immeuble laid?

On a refait évaluer le triplex cette année, pour l’achat de notre maison. L’immeuble a pris 45 000$ de valeur en 3 ans!  Avec le recul, je suis en mesure de mettre des mots sur mon intuition du départ et de vous donner trois bonnes raisons d’acheter un plex laid.

Ils coûtent moins cher à l’achat

Qui dit prix plus-bas, dit plus petite hypothèque et dit plus petits paiements mensuel (duh!) Ça peut permettre à certaines personnes, disons, ahem, deux étudiants pauvres, mais motivés, d’acquérir une propriété, même avec leur mise de fonds est limitée. C’est un excellent moyen de se  mettre les pieds dans le merveilleux monde de l’investissement immobilier.

De plus, toute chose étant égale par ailleurs, un immeuble avec un prix plus-bas génère techniquement plus de cash-flow (parce que plus petits paiements hypothécaires).

Aussi, votre endettement sera moindre au départ, et éventuellement, votre valeur nette plus grande.

Leur plus-value/l’équité potentielle est plus grande

Un immeuble fraîchement rénové, à moins d’une demande exceptionnellement forte (pensez Toronto, ou le Plateau y’a 5 ans), ne prendra pas plus de valeur que l’inflation (théoriquement). Dans notre cas, on a payé l’immeuble 190 000$ en 2014. On y a investi 20 000$ (en date de 2016), pour un total de 210 000$. En novembre 2016, il a été évalué à 235 000$. Chaque dollar investi est allé chercher 1,25$ de plus-value.

Si j’avais acheté un immeuble rénové en 2014, jamais il n’aurait pris autant de valeur en 2016. C’est avec cette équité que nous avons pu financer l’achat de la nouvelle maison (après avoir tâté le marché du plex pendant quelques temps), on a décidé d’attendre un peu). Quand on veut investir en immobilier, il est commun (et conseillé) d’utiliser l’équité qui découle du premier immeuble comme mise de fonds pour l’achat du suivant.

Sans plus-value/équité, pas de mise de fonds et pas de nouvel immeuble.

Les logements à rénover peuvent être augmentés de prix

Ok, avant qu’on crie à l’embourgeoisement, il faut savoir que:

  1. C’est normal que les prix augmentent
  2. Un proprio ne peut pas mettre dehors un locataire pour faire des rénovations et augmenter ses loyers unilatéralement.

Quand on a acheté, j’avais fait une vérification du loyer moyen que les logements pouvaient nous rapporter sans les rénover. Environ 470$. Pour des 5 1/2. Par contre, dans le quartier où l’on achetait, un logement bien entretenu se louait 550$/mois.

Après des rénovations de 5000$ dans le logement du haut, nous le louons maintenant 560$. Notre logement du bas, celui que nous occupions, a fait l’objet de 3000$ de réno en 2014. Il est déjà loué pour juillet (et un autre objectif à cocher!) pour 540$. Comme c’est un petit 5 1/2 dans un rez-de-jardin, sans ces améliorations, je n’aurais pas pu demander plus de 450$. Le seul logement dont l’intérieur n’a pas été touché a quand même été augmenté de 505$ à 535$, grâce aux améliorations extérieures.

Autrement dit, pour 20 000$ en rénovations, je récupère 210$ de plus par mois. 2520$ par an. Et mes loyers sont exactement sur la médiane du prix des loyers dans mon secteur. Je pourrais louer plus cher, mais je préfère avoir des locataires de qualité qui apprécient leur logement et qui y restent.

On s’entend ici que je ne parle que de travaux esthétiques et pas d’éléments majeurs, comme, entre autre, de l’infiltration d’eau et des problèmes de structure. Simplement, parfois, il faut voir au-delà des premières impression et de la crasse pour apercevoir le potentiel qui s’y cache. Et ne pas avoir peur de l’ouvrage… beaucoup d’ouvrage!

Pourquoi-acheter-immeuble-laid

Passez le mot!
Share on FacebookPin on PinterestShare on LinkedIn

Quand tout ne va pas comme prévu: la technique pour reprendre le contrôle

Je fais souvent des articles où j’essaie de rendre des sujets sérieux et beiges, légers et plaisants. Je pense que je réussis plutôt bien, mais la réalité, c’est que parfois, je me plante moi aussi. J’ai parfois l’impression que je perds royalement le contrôle.

Comme vous savez peut-être, j’ai acheté une maison récemment. Superbe, grande, bien localisée et avec un potentiel de prise de valeur vraiment intéressant. J’avais tout préparé: l’argent pour la mise de fonds, l’argent pour les rénos, le budget pour les rénos, les bons entrepreneurs, etc.

J’avais pensé aux frais de clôture.

En fait, je pensais l’avoir fait.

Quand nous avions acheté le triplex, la taxe de Bienvenue nous avait été envoyée en juin, 4 mois après l’achat et nous avions jusqu’en août pour la payer. Apparemment, ce n’est pas pareil dans toutes les municipalités. Le compte de taxes est rentré ce mois-ci… et est payable avant le 26 avril. Je pensais avoir jusqu’en juin. Tout aurait été ok en juin, j’avais prévu les liquidités pour ça.

Mais pas maintenant.

Surtout, que grâce à des vendeurs pas très collaboratifs, notre notaire a dû nous charger presque 400$ de plus pour l’acte de vente.

Et que finalement, on a dû changer la fournaise parce que, contrairement à ce que les vendeurs prétendaient, elle n’avait pas été en fonction depuis 3 ans et a brisé dans les premiers jours de possession, envoyant dans l’air une odeur prononcée de jetfuel.

Avant que vous me disiez: t’avais juste à faire inspecter, je tiens à préciser qu’une fournaise, un inspecteur en bâtiment, ça inspecte pas ça.

La fournaise nous a donc coûté 3000$. Le gouvernement donne actuellement une subvention pour la conversion mazout-électricité, mais l’évaluateur de notre dossier brette et exige une facture de chauffe-eau (on n’a pas changé le chauffe-eau).

On a dû refaire la plomberie complète d’une salle de bain, parce que après avoir rouvert l’eau, on s’est rendus compte que les joints avaient séchés et fuyaient. 300$

Tout ça, c’est sans compter les nombreux petits achats qui s’accumulent et que je n’avais pas compté. Tsé des boîtes de vis à 5$ et des cannes d’uréthane à 10$, ça fini par faire un beau petit montant. Comme le sous-planchers qu’on a dû refaire.

Vous comprendrez donc qu’en ce moment, j’hyperventile un petit peu. J’essaie toujours de voir venir le pire et j’avais prévu un coussin, mais là, j’ai l’impression d’avoir donné la main et qu’ils ont pris le bras… avec un chausson en prime.

tout-va-être-ok

Si le Doctor le dit, c’est que c’est vrai… right?

Actuellement, on est chanceux. Nico fait de l’overtime depuis 4 semaines, ce qui lui donne de très belles paies et me permet de patcher les trous, mais j’ai la désagréable impression que ça ne sera pas assez et je pense de plus en plus à aller faire une demande pour augmenter notre marge.

Les grosses dépenses s’en viennent et je ne veux pas qu’on soit pris à la gorge ou pire, devoir demander de l’aide à nos parents.

#lahonte

On a toujours fait seuls au niveau financier. Même dans les pires moments avec le bloc, on s’est arrangés. Là, j’ai l’impression d’avoir essayé de jouer à l’adulte et d’avoir échoué lamentablement. J’ai gaffé et j’en paie le prix (littéralement).

Je sais que je ne suis pas la seule dans une situation semblable, où tu te fais surprendre par des dépenses et des imprévus qui grugent ta détermination à te battre et à faire les meilleurs choix. Je suis épuisée, physiquement et mentalement. Ce matin je devais appeler mon cuisiniste parce que mes armoires sont en retard d’une semaine déjà et ne seront pas installée avant le 18 avril, soit dans 2 semaines… Je prévoyais mettre mon pied à terre et demander un rabais. J’ai appelé, j’ai écouté leurs excuses plates et j’ai juste laissé planer un silence plein de jugement… sans demander de rabais.

En gros, je suis dépassée.

tout-ne-va-pas-comme-prévu

Quoi faire quand on est dépassé.

Faire un pas en arrière

Prendre une grande respiration. Ouvrir une bière ou siroter un thé. Sortez-vous de la situation. Un peu comme quand ils disent aux parents à bout de souffle de reposer leur bébé hurlant dans sa bassinette et de fermer la porte derrière eux pour éviter de commettre le pire.

Laissez le problème dans sa bassinette et allez décanter plus loin.

Évaluer la situation objectivement

Faire une liste des choses qui posent problème. Faire une autre liste des choses qui vont bien (croyez-moi, il y en a, c’est sûr!) Qu’est-ce qui va le plus mal? Pourquoi?

Hier, je suis arrivée à la nouvelle maison après que les sableurs soient partis. Ils avaient teint les planchers… et c’était ROUGE. Je les paies 3100$, et mes planchers sont ROUGES?! Ils étaient sensés être dorés!

Crying mode activated.

Je vous jure j’ai appelé ma mère en braillant.

Ensuite, je suis retournée en-dedans et j’ai regardé plus attentivement. Est-ce que c’était vraiment rouge? Est-ce que c’est si pire que ça?  J’ai appelé le gars des planchers et je lui ai demandé calmement des explications et on a discuté des options.

 

éviter-décisions-importantes-argent-émotions

Trouver les solutions possibles

Il y a TOUJOURS une solution. Parfois ce n’est pas celle qui nous conviendrait le plus, mais il y a toujours une solution. Faites en la liste. Identifiez-les celles avec le plus de potentiel. Explorez les options.

Dans le cas de mon manque de liquidités, j’ai 2 options:

1-Faire augmenter la marge
2-Retarder certains travaux pour prendre le temps d’économiser/rembourser la marge.

J’ai choisi la deuxième option. Les fenêtres devront attendre. De même que la chambre du bas. Et la salle de bain du rez-de-chaussé. Mais au moins, mon ulcère va rester tranquille.

Faire un plan court-court-terme

Oubliez les grands plans. Oui, je sais que dans 8 mois, mes finances seront mieux, j’aurai à nouveau les liquidités et que ça va aller, mais demain, quand je devrai mettre le chèque à la poste pour 3100$ , c’est là que ça ira moins bien.

En attendant, je me fais un plan pour la semaine. J’appel ça « patcher les trous dans le bateau ».

Qu’est-ce que je dois faire d’ici demain pour éviter de couler?

Est-ce que j’ai besoin d’argent pour l’épicerie? Payer le loyer? Mettre de l’essence dans l’auto?

Comment j’y arrive?

Bref, vous voyez où je veux en venir? Souvent, on se laisse ensevelir par les plans en 46 étapes simples et on fini par être plus découragées par la solution que par le problème.

Prenez la solution qui fait le plus de sens pour vous, qui est réaliste et faisable et donnez-vous des directives simples à faire pour sa mise en place.

Pour ma part, j’ai fait une liste des choses restant à faire dans la maison, du plus urgent au « cosmétique ». J’ai ensuite accolé un montant à chose jusqu’à ce que j’atteigne la fin de mes liquidités (petite confidence: ce moment est arrivé vite). Ça m’a permis de faire deux choses: confirmer que j’avais l’argent pour les choses plus urgentes (comme éviter d’inonder le sous-sol à la moindre averse avec un nouveau drain de fondation), et réaliser que le reste n’était pas si urgent et pouvait bien attendre.

Une dernier truc: parlez-en

Vous seriez étonné de voir le réseau que vous avez autour de vous et le support dont vous bénéficiez sans le savoir. En parler permet aussi de relativiser la situation avec le regard des autres. Ça peut faire des miracles.

Est-ce que cette technique est miraculeuse? Non, certainement pas. Par contre, elle permet de faire le petit chien. Vous savez, la technique de nage super élégante? Celle qui permet de garder la tête hors de l’eau? Celle-là. Ça permet de faire le point, de reculer pour mieux reprendre le contrôle.

 

 

 

Passez le mot!
Share on FacebookPin on PinterestShare on LinkedIn

Sauvez votre budget, devenez un écureuil.

J’ai toujours été surnommée ”l’écureuil”. Mes parents faisaient des blagues en disant qu’à force d’épargner comme je le faisais, je paierais cash ma première maison (spoiler: ce n’est pas arrivé). Mon chum dit à la blague que  Scratch dans Ère de Glace est inspiré de moi.

écureuil-économe

 

J’étais le genre de petite fille qui déposait religieusement l’argent reçu pour sa fête dans son compte-épargne avec la caisse scolaire. Je pense que c’est de là que vient mon amour des comptes-épargne.

Un compte-épargne, ça peut changer une vie.

Pour de  vrai là!

C’est un endroit, loin des yeux et des cartes de guichet, qui met ton argent à l’abri de toi-même. La journée où tu en as besoin, il est là,  tout prêt à être dépensé pour une dépense soigneusement planifiée.

Tout ça pour dire que j’ai toujours eu un compte-épargne et je me disais:

“MOI JE L’AI L’AFFAIRE, J’ÉPARGNE!”

Et puis arrivait une dépense que j’avais pas vu venir, pas une urgence, mais un oh-ho, genre les plaques de ton char. Ça revient à chaque année et pourtant, je réussis à les oublier à chaque année. Ce qui faisait que chaque année en octobre et janvier, je paniquais et on mangeait du riz pendant 3 semaines pour équilibrer le budget. Et ce mois-là, je n’épargnais pas.

Bref, j’avais perdu de vue mon écureuil intérieur…

devenir-écureuil-budget

Comment devenir un écureuil fait-il du sens?

Un écureuil, ça fait quoi?

Ça ramasse des noix/glands/champignons/etc, et ça les cache en vue de l’hiver. Ça reporte donc sa consommation présente dans le futur, on peut dont dire qu’il épargne.

Sauf qu’il ne met pas tout à la même place! Oh non, il éparpille ses réserves un peu partout et divise pour mieux régner.

Si à la place d’avoir un seul compte-épargne, on faisait comme l’écureuil et qu’on avait plusieurs comptes pour mieux gérer nos finances, qu’est-ce qui se passerait?

La magie des comptes-épargne

Un jour, Nico et moi avons ouvert un compte-conjoint, en se disant qu’on était prêts pour le semi-commun, mais rapidement, on a migré vers la gestion commune et le compte-conjoint s’est vu inutilisé. J’ai pris l’habitude d’y virer le montant mensuel que Mint me disait de mettre de côté pour les plaques: 48$.

Après un an, surprise! J’ai pu payer les plaques sans problèmes.

Encouragée, j’ai commencé à faire pareil pour les taxes municipales: 3 300$/an. Avec les taxes scolaires, c’est presque 350$/mois à mettre de côté. J’ai donc utilisé pour le mettre de côté le compte-épargne conjoint qu’on n’utilisait pas.

Petit à petit, j’ai appliqué la technique  des fonds à toute mes dépenses annuels, sporadiques et potentielles (les réparations pour l’auto, nouveaux vêtements, entretien du triplex). Maintenant, c’est 5 comptes-épargne qui se sont ajoutés à mon portail Tangerine.

Cette façon de faire a changé ma vie. Avant, même si je gérais mon argent de manière serrée et consciente, j’étais toujours prise par surprise par les grosses dépenses et je détestais devoir sortir de l’épargne pour les payer.

J’étais même reconnue pour m’endetter plutôt que d’utiliser mon épargne tellement je n’aimais pas voir descendre mon pécule.

#irrationnelle

Maintenant, j’épargne tout simplement pour les payer avec l’idée que l’argent que je mets de côté ne peut servir qu’à ça, parce que je la mets dans un fonds qui porte le nom de la dépense!

Présentement, on épargne 150$/mois pour couvrir tout ce qui touche aux voitures: plaques, réparations, pneus, permis de conduire. Quand on a eu a faire faire la timing belt sur la voiture en octobre, l’argent était là et ça n’a pas fait une vague dans mon budget.

En plus, ça permet de diriger mes paies directement au bon endroit à chaque jeudi matin. Je fais travailler chaque dollar pour moi, parce que je leur donne une job précise dans mon plan de vie. Aucun dollar n’est laissé derrière et ça me permet d’épargner à chaque mois le montant que j’ai dit que j’épargnerais.

Liste des dépenses qui se prêtent bien au système des fonds:

-Les dépenses reliées à la voiture

Pensez-y, on peut jamais prévoir les réparations (ou presque). On peut prévoir l’entretien, mais c’est plus difficile de savoir exactement quand et combien et les plaques nous surprennent toujours même si on sait quand c’est sensé arrivé. Mon truc? Je calcule combien je penses dépenser pour ses items et je divise par 12. Je mets ensuite ce montant de côté par mois.
Dans mon cas:
Plaques: 300$ x 2 =600$
Permis: 100$ x 2= 200$
4 changements  d’huiles = 150$
2 réparations à 400$= 800$

Total: 1750$, soit 145$ par mois. Je mets 150$, juste pour être certaine.

-Les taxes municipales

Ça c’est facile, on prend simplement le montant annuel et on divise par 12. Rien à estimer (si ce n’est que la potentielle augmentation), juste à diviser et épargner!

-Les frais de loisirs

Voyage, billets de ski, remplacement d’équipement, cours et formations, etc. On estime au mieux et on divise par 12 et on épargne.

-L’entretien de la maison

Tout ce qui est entretien normal, comme le déneigement, la tonte de pelouse, les petites réparations ici et là, etc. On pourrait calculer les grosses rénos, mais si vous comptez épargner 20 000$ pour le revêtement extérieur en un an, c’est peut-être un peu raide.  Ça se fait (tout dépend du salaire!), mais prenez-vous à l’avance.

-Les frais payables une fois par année

Frais de cartes de crédit, forfait bancaires, carte Costco, école, etc. Je me fais toujours avoir par ma carte Costco, c’est immanquable, alors j’ai maintenant un fonds où je mets 20$ par mois pour ce type de frais. Problème réglé!

-Les dépenses en vêtements et équipements de sport/loisir

Celle-là je mentirais si je disais que j’avais un fonds pour ça. Par contre, c’est dans mes plans pour 2017. On essaie d’acheter des choses de meilleure qualité pour éviter d’avoir racheter constamment, mais nécessairement, c’est plus cher. Si on avait un fonds pour ça, on pourrait mieux planifier nos achats et avoir le meilleur rendement pour notre dollar.

Est-ce que j’en oublie? Avez-vous d’autres fonds?

Passez le mot!
Share on FacebookPin on PinterestShare on LinkedIn

Le secret pour devenir riche

J’ai eu une conversation intéressante aujourd’hui avec une collègue de bureau. Elle me disait vouloir s’acheter une maison, mais qu’avec le prix exorbitant que celles-ci sont, c’est impossible pour elle, avec son salaire. Venant tout juste d’acheter une maison, je comprenais son point, mais je ne le partageais pas. Après avoir échanger quelques minutes, elle a conclu en disant:

« Ouin ben tu dois avoir compris le secret pour devenir riche, parce qu’avec nos salaires, je te dis que c’est impossible. »

Ça m’a un peu bousculé. Je suis habituée que les gens pensent que  »je l’ai eu facile », qu’ils présument que mes études ont été payées par mes parents (ce qui est faux, j’ai tout payé seule) et que ceux-ci paient aussi pour mes achats immobiliers (encore faux), mais là, son intervention touchait un autre niveau.  C’était comme si j’étais une autre classe de personne. Les  »riches », les capitalistes, parce que j’avais compris le  »secret ».

Ce qui fait que je me suis demandée si, effectivement, je connaissais le secret pour devenir riche sans le savoir. Après réflexion, j’ai réalisé deux choses:

1- Je connais effectivement le secret
2-Le secret n’est pas le secret. Le secret, c’est de l’appliquer!

secret-pour-devenir-riche

Le secret pour devenir riche.

Je vous apprends rien si je vous dis:

Revenus – dépenses= surplus

En science économique, on dira:

Rd – C = E

Où Rd est le revenu disponible, C est la consommation et E est l’épargne.

On peut aussi dire:

Rd= C+E

Autrement dit, le revenu se partage entre deux éléments, l’épargne et la consommation.

Si on ne peut jamais tout mettre en épargne, par contre, il est possible de tout dépenser!

L’épargne, c’est de la consommation reportée. Pensez-y, quand vous vous dites: j’ai 1$ aujourd’hui et je vais l’utiliser demain pour acheter un café, vous épargner 1$ aujourd’hui pour le consommer demain. Si au lieu de laisser votre dollar dans votre portefeuille, vous le prêtiez à un ami qui vous le rendrait le lendemain avec 25 sous supplémentaire, vous seriez plus riche de 25 sous!

Vous pouvez consommer aujourd’hui 1$ ou avoir 1,25$ demain, c’est ça le secret.

Le secret, c’est que si on dépense tout notre argent aujourd’hui, il n’y en a plus. Si on ne dépense pas tout, on peut mettre de côté et investir notre argent et le voir croître. C’est pas de la magie, ni un passe-passe de comptable!

En épargnant, vous pourrez mettre votre argent à votre service en l’investissant. Que ce soit en bourse, dans l’immobilier ou encore, en créant une entreprise, chaque dollar sera appelé à créer de la valeur.

Ark, tu es pas sérieuse?

Oui, oui, je suis sérieuse. Le seul truc dans la vie, pour devenir riche, c’est de créer de la valeur.

Les entrepreneurs le font avec leurs idées de start-up.

Les financiers de ce monde le font en investissant dans les projets des start-up.

Les Hells le font en offrant « des solutions » à leurs clients (ça n’a pas besoin d’être légal pour créer de la valeur).

Vous le faites en travaillant (plus).

Vous le faites quand vous investissez un dollar.

Et malheureusement, on ne peut pas passer à côté de l’épargne si vous voulez investir.  Et pour épargner, vous avez deux choix:

1- Réduire C

2-Augmenter Rd

Réduire C implique de couper les dépenses, trouver les opportunités d’épargner (en voici 5 faciles) et apprendre à ne pas toujours satisfaire toutes ses envies (ce qui est plutôt sain, si vous voulez mon avis!). Le problème avec le fait de réduire la consommation, c’est que malheureusement, y’a une limite, on ne pourra jamais épargner 100% de son salaire.

Augmenter le revenu est souvent repoussé du dos de la main par la plupart des gens.

Voyons dont! Comment on peut gagner plus que son salaire? Impossible!

En fait, c’est plutôt simple, mais ça demande souvent plus d’efforts que la première option. On peut demander une augmentation. On peut faire des heures supplémentaires, on peut lancer une entreprise à temps perdu, on peut trouver un 2e emploi,etc. La seule limite, c’est vous!

À notre première session d’université, y’a fallu qu’on fasse des choix pas faciles. Les prêts et bourse d’une seule personne, c’est limite en titi pour tout payer! Après avoir tout coupé ce qu’on pouvait couper et vendu tout ce qu’on pouvait vendre (bye bye 2e voiture!), y’a fallu se rendre à l’évidence: il fallait faire plus d’argent si on voulait avoir l’espoir d’épargner!

C’est à ce moment que j’ai (re)démarré mes activités de gardienne. Ça vous paraît stupide qu’à 21 ans, une fille garde encore des enfants pour 5$/heure?

Pas moi.

J’étais une mautadite bonne gardienne. Tsé celle qui arrive des activités trippantes et qui est capable d’endormir les bébés à coliques. J’étais rendue pas mal en demande. J’ai gardé de 21 ans à 23 ans de façon active et de 23 à 25 de façon sporadique. En moyenne de 2012 à 2014, je faisais presque 250$/mois supplémentaire! En fait, j’ai calculé que la mise de fonds du bloc a été bâtie à 25% par mes activités de gardienne.

Le secret pour devenir riche: faire travailler son argent pour soi.

Le secret du secret

Maintenant qu’on sait que le secret pour devenir riche, c’est de dépenser moins qu’on gagne pour dégager un surplus qu’on pourra investir, c’est simple non?

Pas si simple que ça. Sinon, tout le monde serait riche et il n’y aurait pas de secret!

Le secret, c’est d’accepter de vivre avec moins et de faire des efforts.

Ça veut pas dire de vivre dans une boîte de carton et de manger des ramen secs. Ça veut juste dire de laisser le Xième petit haut cute du mois sur la tablette et de tougher son  »cell de marde »  (à chaque fois que j’entends ça, je griche des dents) un an de plus. Ça veut aussi dire de garder toutes les fins de semaines ou presque, à la St-Valentin et lors de la période des party de bureau, même quand tu voudrais être chez vous.

Faut dégager le surplus et le mettre de côté.

La deuxième partie est aussi importante que la première, sinon, je vous garanti que le surplus disparaît. Calculer votre montant de  »surplus » et à chaque paie, le jeudi matin, virez-le sur un compte-épargne.

Ensuite à la fin du mois, virez votre compte-épargne vers votre compte de courtage en ligne/ fonds communs de placement.

C’est comme ça qu’on fait travailler notre argent pour nous.

Passez le mot!
Share on FacebookPin on PinterestShare on LinkedIn

Les finances et le couple: 5 méthodes pour gérer son argent.

Je m’attaque cette semaine à un sujet épineux: la gestion des finances personnelles dans un couple. Bien franchement, je trouve ce sujet excessivement personnel, bien plus que mes dettes, mon salaire ou mon budget.

Vous remarquerez que je suis assez transparente quand vient le temps de divulguer mon bilan personnel. Vous connaissez ma situation et mes objectifs pour 2017. Ce que vous ne savez peut-être pas, c’est que mon bilan personnel et mon bilan familial, c’est la même chose.

Oui, vous avez bien lu, chez nous, tout va dans le même pot.

C’est la méthode que nous avons choisi après des années de vies de couple et c’est une méthode qui s’est installée tranquillement, au fil du temps. Est-ce que c’est parfait? Pour nous, oui, totalement, mais ce n’est pas le cas pour tous!

J’ai la chance d’avoir quelqu’un dans ma vie qui partage mes objectifs et ma vision de l’argent, ce qui facilite grandement, selon moi, la gestion de nos finances.

Bien franchement, on ne sait jamais vraiment posé la question, parce qu’on a juste dérivé tranquillement vers la gestion intégrée de nos finances. Cependant, avec les années, j’ai compris que chaque couple est différent et de facto, gérera les choses différemment.

Voici donc  5 méthodes que j’ai observé à l’oeuvre. Est-ce que ça veut dire qu’il n’y a en a que 5?

Oh que non!! Mais, je donne ici les principales sur lesquelles les variations s’exercent.

finances-couple-argent

1-Church and State

C’est la méthode où vous gérez vos finances à vous et l’autre gère ses propres finances. Vous n’avez aucune idée de combien l’autre gagne ou dépense ou épargne. Chacun paie sa part des dépenses conjointes (s’il y en a), mais le partage s’arrête là. C’est souvent la première méthode qui est utilisée par les nouveaux couples, parce que soyons franc, personne aime parler d’argent. Si on en fait pas assez, on est gêné, si on en fait trop, on est gêné aussi.

Avantages:
Simple, genre, super méga simple. Vous n’avez même pas besoin d’un compte conjoint.
Privée, l’autre n’aura jamais le nez dans vos affaires. Vous conservez une totale indépendance.
Limite les risques en cas de rupture. C’est fini? Y’a rien d’autre à faire que d’enlever son nom du bail.

Désavantages:
Projet de couple? C’est plus difficile de faire des projets de couple de la moindre envergure. Imaginez: vous voulez aller en voyage dans le Sud, mais l’autre arrive à peine à tout payer ses factures, vous risquez d’attendre longtemps qu’il épargne sa part, ou pire, il pourrait le mettre sur la carte. Quand on ne connaît pas la capacité financière de l’autre, toute planification devient laborieuse.
Y’a aucune synergie. On se le cachera pas, l’un des gros avantages d’être en couple, c’est la synergie financière, 1+1=3. En utilisant cette méthode, vous êtes plus des colocs qu’un couple (juste au niveau financier là, ça change rien à l’amour).

J’ai essayé cette méthode mais je suis trop curieuse et ouverte pour que ça dure . Nico et moi, on a utilisé cette méthode pendant… 3 mois? La minute que nous nous sommes mis à habiter ensemble, dans un glorieux studio hors-de-prix, on a utilisé la deuxième méthode.

2- Le 50-50

C’est la chute du Mur. Chacun met encore 50-50 des dépenses, mais on est ouvert sur notre situation personnelle. L’autre commence à connaître nos habitudes de cigale ou de fourmi. On connait les habitudes de l’autre. Sauf que ne vous tromper pas, chacun gère encore ses dépenses personnelles comme il veut et reste maître de son budget au final, c’est encore mon argent-ton argent.

Avec cette méthode, planifier des projets communs devient plus facile, orienter nos finances personnelles vers une direction commune aussi.

Je trouve cette méthode super quand les dépenses sont encore très distinctes ou facilement séparables moitié-moitié. Sauf que dès qu’on rentre dans des gros achats communs, c’est peut-être plus compliqué. Exemple, vous partagez une voiture. Un des deux l’utilise plus que l’autre, mais la voiture sert aussi aux déplacements de la famille; allez-vous vous mettre à compter le kilométrage? Un autre exemple, monsieur veut une plus grande télé et se l’achète. Si madame écoute aussi la télé, devrait-elle contribuer?

Autrement dit, malgré l’apparente simplicité, c’est une méthode qui doit être rodée pour chaque couple. En plus si les revenus sont vraiment inégaux, ça peut rapidement devenir injuste.

3-L’équitable

Si tu fais 30 000$ par an et que l’autre fait 100 000$, c’est peut-être pas juste de penser que les dépenses doivent être 50-50, pour eux, comme pour l’autre. Si tu fais 30 000$ par an et tu es obligé de contribuer à 50% du train de vie de quelqu’un qui fait 100 000%, tu risques d’y passer tes paies au complet. D’un autre côté, si tu fais 100 000$ par an, tu as peut-être envie d’avoir un train de vie supérieur à celui de ton conjoint. Le partage des dépenses se fait alors en proportion du salaire.  Dans cet exemple-ci, la personne qui fait 30 000$ par an contribue à 23% du revenu et donc, devrait contribuer à 23% des dépenses.

Cette méthode ne touche que la répartition des charges financières à l’intérieur du couple. Pour le reste, c’est comme la méthode 50-50.

4- Le semi-commun

Vous connaissez cette méthode, c’est certain. C’est la méthode où l’argent est versé en  »grande partie » dans un compte conjoint et où chaque conjoint garde de  »l’argent de poche » + son épargne dans son compte. Autrement dit, l’argent pour les dépenses communes, l’épargne commune (mise de fonds pour une maison, épargne pour un voyage, REEE, etc) et le budget discrétionnaire de couple se retrouve sur le compte conjoint, qui est alors géré à deux.  Seulement, chacun garde une autonomie avec sa portion  »personnelle ». On peut aussi ajouter à cette méthode la carte de crédit commune, pour éviter les histoires de  »j’ai payé ça, tu as payé ça, combien on se doit ».

C’est l’entre-deux.

finances-couple-argent

5- Le commun

Ce qui est à moi est à toi et vice-versa. Cette méthode est loin d’être pour tout le monde. De un, elle demande une confiance presque absolue dans l’autre et des valeurs partagées pour la gestion et la dépense de l’argent. De deux, les deux partenaires doivent être ouverts et comprendre les implications que faire compte-commun imposent. À moins d’être l’exception qui confirme la règle, tu n’arrives pas à cette méthode après 2 mois de vie de couple.

Pour nous, la transition vers le tout commun à commencer en 2012. En juillet 2012, nous nous sommes mariés, en grande partie pour les prêts et bourses, mais ça faisait déjà 3 ans qu’on s’endurait s’aimait profondément.  Avec le budget riquiqui des prêts et bourses, on s’est vite rendu compte que de tout mettre en commun serait vraiment plus optimal. En plus, on se disait qui si l’autre était pas là, on n’aurait pas cet argent, donc c’était autant à nous deux qu’à l’individu.

Rapidement, on a adapté les choses au fur et à mesure que de nouvelles situations se présentaient pour arriver aujourd’hui à une gestion centralisée (moi) qui fait une reddition de compte journalière au conseil (lui et moi). On fait le budget ensemble et on se donne des objectifs que les deux approuvent. Comme je disais, nous sommes tout deux très ouverts avec notre argent et on discute régulièrement. Toute dépense dépassant 20$ est approuvée/discutée avec l’autre, simplement parce qu’on aime s’en parler, pas parce que je suis la Gestapo.

L’avantage principal est pour moi la simplicité de gestion. Plus de niaisage de transferts entre les comptes, je gère tout en direct. En plus, avec un chum ingénieur, il a plein d’avantages (carte de crédit avantageuse, marge de crédit à bas taux) dont je peux profiter de cette manière. Et il profite de mon talent pour la gestion financière.

Je n’utiliserai pas cette méthode si j’avais le moindre doute quant à la confiance que je porte à Nico. Mettre en commun ses avoirs, c’est toute une décision.

5-Votre méthode

Je pourrais écrire pendant des jours, je pourrais ne jamais décrire complètement votre méthode. Chaque couple est unique et votre situation peut aussi faire varier les choses. Il n’y a pas une réponse absolue. Et puis, on peut évoluer au travers de ça, il n’y a pas de règles.

La plupart des gens vont utiliser Church-and-State au tout début, quand ils n’habitent pas encore ensemble. Après tout, ça fait du sens, pourquoi partager des données financières à ce stade, l’autre n’en a pas besoin. Automatiquement, en habitant ensemble, la méthode 50-50 va prendre le relais pour la plupart des gens et certains vont utiliser l’Équitable si leur salaire sont vraiment disproportionné. Certains, comme mes beaux-parents vont arrêter là et seront confortables ainsi pour la suite.

Avec le temps certains vont migrer le semi-commun et certains vont continuer vers le commun. Ça dépend des gens et des couples.

L’important, c’est que les deux partenaires soient à l’aise dans le processus. Et ça, ça sera l’objet d’un autre article!

Notes importantes:

Une chose importante à se rappeler, c’est que peu importe la méthode choisie, vous devez épargner. Et même si vous mettez tout en commun, vous devriez aussi avoir de l’épargne sur un compte personnel. De toute façon les comptes enregistrés (CELI, REER) ne peuvent pas être des comptes conjoints.  C’est correct de faire pot commun, mais en cas de séparation, il est impensable que un des deux conjoints aie toute l’épargne du couple à son nom. Vous allez me dire que c’est évident, mais en transférant la mise de fonds pour la maison, je me suis rendue compte que l’un des compte-épargne que j’utilisais pour épargner des sous était seulement à mon nom. Ce n’était pas de la mauvaise foi, et pour moi il était clair que c’était moitié-moitié dès le départ, mais en cas de séparation, j’aurais pu tout garder.

Aussi, en cas de décès, les comptes conjoints sont gelés pendant un certain temps, donc, idéalement chaque personne devrait conserver son propre compte où sa paie est versée. De cette façon, elle pourra continuer de fonctionner jusqu’à ce que la situation soit régularisée par sa banque/caisse.

Un dernier point: si vous êtes mariés, faites attention à la méthode Church-and-State. Étant donné que vous êtes automatiquement solidaires de toutes dettes contractées pour quelque chose qui pourrait ressembler de près ou de loin à du patrimoine familial, vous devez être au courant des comptes de l’autre, un minimum. En plus, pouvez-vous m’expliquer pourquoi vous vous mariez si vous êtes pas capable de vous parler un peu d’argent? Je juge pas, je comprends juste pas!

Et vous, quelle est votre méthode? Comment y êtes-vous arrivé?

Passez le mot!
Share on FacebookPin on PinterestShare on LinkedIn

Achat immobilier: 5 conseils pour une négociation réussie

Dans la vie, j’ai appris deux choses: la première, c’est que tout coûte pas mal plus cher que tu penses. La deuxième, c’est que tout se négocie. La négociation, c’est un art et on devrait l’apprendre à l’école!

En octobre, je trouvais ça bête d’acheter une unifamiliale tandis que nous n’étions encore que deux. Nous ne comptons pas ajouter d’héritiers à la famille de sitôt et l’idée d’acheter une belle grande maison qui resterait vide, alors que nous aurions pu acheter un immeuble rentable pour nous loger, c’était une aberration à mon sens.

L’unifamiliale, ce n’est pas comme le plex. Tu ne peux pas voir ça comme un investissement pur et simple.
Les gens vont souvent dire que leur maison est leur investissement, mais une maison, ce n’est que de l’épargne forcée. Un peu comme l’achat d’une assurance-vie encaissable (ark).

Si tu es chanceux, ta maison va s’apprécier plus que le montant total d’intérêts que tu vas payer sur 25 ans et tu feras un petit profit, mais si tu comptes l’entretien et les taxes, ton profit est nul. Ça veut pas dire de ne pas acheter. Ça veut dire qu’une maison est simplement un actif, une réserve de valeur, qui permet de se loger et d’être vendu pour récupérer l’investissement à la fin.

Je ne juge pas ici, loin de là. Pour certaines personnes, le fait d’acheter une unifamiliale est plus brillant que de rester en logement et l’immobilier locatif, c’est pas pour tout le monde.

Ce qui fait qu’en novembre, j’ai fait une offre d’achat sur une unifamiliale, avec grand terrain et garage. Ma vie est pleine de contradictions…

5-conseils-négociation-réussie

Comment c’est arrivé?

Franchement, je ne sais pas encore. C’est une toute nouvelle réalité pour moi. Je ne me voyais pas propriétaire d’une unifamiliale avant encore 3-5 ans, mais après la visite catastrophique d’un immeuble et l’absence d’opportunité qui nous convenait sur le marché des immeubles à revenu, j’ai étendu mes recherches du côté de l’unifamiliale, parce que j’adore magasiner sur Centris. Genre que c’est un de mes loisirs préférés. Je « spotte » les maisons à potentiel, évalue leur valeur réelle, Nico et moi on en jase, on argumente, on rêve un peu, mais on visitait jamais.

Les conditions

J’ai donc pris une attente avec Nico. J’acceptais de regarder de l’unifamilial à condition que:

-La maison soit sous la barre des 220 000$ (ou puisse se négocier en-bas de ce prix)
-Qu’elle aie un potentiel de prise de valeur
-Minimum de 10 000 pi. carré de terrain
-Qu’elle aie besoin d’un peu d’amour (ben quoi, on aime ça faire des rénos…)

C’est ainsi que j’ai commencé mes recherches.

Acheter une succession ou une reprise de finances

Notre triplex, nous avions acheté une reprise de finances. Le processus peu conventionnel d’achat (pas de vendeurs, mais un interlocuteur qui est la banque) ne nous stressait pas et nous étions prêt à répéter l’expérience.

Il faut dire que le fait d’acheter dans une situation non-traditionnel permet un rendement à l’achat souvent impressionnant. Sur le bloc, nous avions fait presque 117% de rendement, car nous avions acheté en-dessous de la valeur marchande.

J’ai donc utilisé l’outil Mon Prospecteur pour voir les dernières transactions au Registre Foncier. Avec Mon Prospecteur, on peut voir les maisons (ou immeubles) qui ont reçu un avis de 60 jours, qui sont en reprise de finances ou les successions.

Le fait d’acheter une maison qui n’est pas encore à vendre, ça demande du guts, mais ça offre de belles opportunités. Imaginez-vous si vous vous présentez chez quelqu’un dont la banque menace de reprendre les clefs de sa maison en lui offrant la valeur restante à son hypothèque… Vous lui évitez de devoir rendre les clefs à banque et de tout perdre, et vous, vous obtenez une maison à un prix plus-bas que si vous l’aviez acheté selon les canaux traditionnels.

Quelque maisons nous ont intéressés, mais jamais assez pour faire les démarches. Et puis un jour, sur Centris, en élargissant mon rayon de sélection, je suis tombée sur ma maison de rêve. 15 000 pi. carré de terrain, vintage à l’os, dans un quartier haut-de-gamme de Sherbrooke.

Cape-Cod-52

Cette fois-ci, nous achetons une succession, sans garanti légales. Nous la payerons sous la valeur marchande aussi. Elle demande des travaux d’esthétiques majeures (cuisine, salles de bains (2) et murs à abattre) et la réfection des drains français. La raison pour laquelle elle n’était pas sur Mon Prospecteur? Elle a été léguée il y a plus de 3 ans et les héritiers ont décidé de la mettre sur le marché en octobre dernier seulement.

La négociation

Les vendeurs demandaient 195 000$. Les comparables se vendent entre 230 000 et 250 000$. Il y a pour 35 000$ de travaux à faire rapidement, ce qui ramenait son prix réel à 230 000$. Trop cher. Idéalement, quand tu achètes sans garanti, tu achètes 10% de moins que la valeur marchande pour justifier ton risque. En plus, là, je me claque les travaux plutôt que de l’acheter clef en main.

Ce qui fait que j’ai négocié.

Première offre à 165 000$.

Les vendeurs ont fait une contre-offre à 182 000$

On a dit non. Et continué à magasiner en laissant les vendeurs poireauter un peu.

Les vendeurs sont revenus en disant qu’ils prendraient 170 000$.

170 000$ était notre maximum. Et franchement après l’inspection, on aurait pas pu la payer plus. Je pense franchement que si j’avais vraiment voulu un investissement, j’aurais dû payé 160 000$.

Mais je l’aiiiiimmmeee. Mes émotions viennent de me coûter 10 000$.

Au final

Nous avons pu utiliser la plus-value du triplex pour faire notre mise de fonds et éviter de payer la prime SCHL. Et comme nous étions propriétaire-occupant du triplex, on a pu faire libérer la plus-value sous la forme d’une marge de crédit plutôt qu’un refinancement complet (plus pratique!).

Nous n’aurons qu’une hypothèque de 136 000$ (et une marge de crédit hypothécaire de 14 000$ pour la mise de fonds) à rembourser, dans un quartier où les comparables se vendent 250 000$.

C’est une équité à court-terme de 40 000$. Nous pourrons utiliser l’équité libérée sur la maison pour racheter un immeuble dans le futur ou investir en bourse. Je suis aux oiseaux et Nico aussi. Il voulait un garage, mais savait que ses chances étaient minces, connaissant notre budget. Il aura maintenant un garage double pour tous ses projets.

5 conseils pour une négociation réussie

1-Faites vos recherches sur les quartiers qui vous intéressent: comparables, écoles, ventes dans les derniers mois, prix moyens, délais moyens, etc.

Plus vous en connaissez mieux c’est. Vous serez capable de mieux cerner rapidement le potentiel de la maison, l’écart entre le prix de vente et la valeur réelle.

On peut toujours négocier, même dans un marché qui favorise le vendeur, mais ce n’est pas toujours pour le prix! Dans une maison chauffée à l’huile, on pourrait négocier que le vendeur nous laisse l’huile gratis ou encore qu’il paie pour l’entretien annuel.

La date de prise de possession se négocie aussi et les inclusions. Bref soyez créatif, mais aussi réaliste, on peut tout négocier, mais tout à une valeur aussi. La clef, c’est l’information que vous avez. Ou comme dirais l’autre:

5-conseils-négociation-knowledge-is-power

2-Connaissez-en un minimum sur les travaux de base d’une maison.

Idéalement, vous devriez reconnaître rapidement les travaux à faire et leur prix approximatif. Moi, en entrant dans la maison, je savais que les planchers étaient à sabler et que la cuisine devrait être refaite. Juste ça, j’étais à 13 000$.

Une nouvelle toilette est 250$. Une fenêtre de 30po installée, c’est 500$. Un dosseret de céramique, c’est 800$. Si vous le faites vous-même tant mieux, mais ne négligez pas ces choses. En plus, il y a toutes les choses qu’on ne peut pas voir qui pourrait s’additionner. Bref, éviter d’être comme Jon Snow:

5-conseils-négociation-tout-savoir

En plus, vous pourrez évaluer les rénovations qui ont déjà été mises dans la maison. Si beaucoup d’esthétisme à été mise mais que les galeries tombent en ruines, ça devrait vous mettre la puce à l’oreille…

3- Trouvez vous un bon courtier.

Un bon courtier, c’est de l’or en barre. Elle ou il vous guidera dans vos démarches et saura vous conseiller et vous renseigner sur les comparables, les délais, les prix de ventes, etc.

4-Gardez vos émotions en vue quand vous négocier.

J’ai été en mesure de le faire une partie du chemin et en cours de route, j’ai laissé un peu mon coeur paraître et j’en  »paie » le prix aujourd’hui.

C’est correct d’aimer une maison, mais dites-vous que si vous le laissez paraître vous donnez un avantage au vendeur. Laissez-le se mettre le pied dans la bouche. S’il indique qu’il est attaché à la maison à cause des souvenirs, soulignez à quel point vous aimez l’âme du bâtiment. S’il dit qu’il est pressé de vendre, car il est à court d’argent, offrez de reprendre rapidement la maison (en négociant à la baisse), bref utilisez ce que vous pouvez apprendre à votre avantage.

Un conseil? Si vous négociez votre prix à la baisse, aller au prix le plus bas que vous pensez que la maison vaut et enlever 2300$.

Genre, ça vaut au prix le plus bas 190 000$ selon vous? Faites une offre à 187 700$. Les chiffres pas ronds feront passer à vos vendeurs que vous avez calculé quelque chose du prix et que vous faites l’offre en conséquence. En plus, vous partez avec une marge de manœuvre dans la négociation.

5-Fixer les limites

Avant d’entrer dans n’importe quelle négociation (salaire, prix de l’auto, assurances), fixez-vous votre objectif et fixez votre prix de sortie, sinon vous risquez de perdre au change. Ne laissez pas vos émotions vous chuchotez à l’oreille:

« Voyons, pour 200$ de plus, tu peux accepter »

Soyez rationnel, connaissez la valeur de ce que vous voulez obtenir et jouer avec le silence. Le silence est inconfortable.

Soyez aussi prêts à quitter la table si vous n’êtes pas capable d’obtenir un prix satisfaisant. C’est correct de le faire, ne dépassez pas vos limites et ne vous étranglez pas avec des paiements pour un achat immobilier fait sur un coup de coeur.

Nous, notre maximum, c’était 170 000$. On n’a pas bougé de ça. Les vendeurs nous seraient revenus à 172 000$ qu’on aurait laissé faire.

 

Et vous avez-vous d’autres conseils pour négocier l’achat d’une maison?

Passez le mot!
Share on FacebookPin on PinterestShare on LinkedIn

Mes objectifs pour 2017

J’ai allumé que si je voulais faire un bilan annuel l’année prochaine, ça serait bien que vous soyiez au courant de mes objectifs pour 2017. Histoire que vous puissiez  enfoncer le couteau dans la plaie si je me suis plantée en décembre prochain. 😉

Cette année s’annonce vraiment excitante. Après une année tampon entre la fin de mes propres études et la fin de celles de Nico, année plutôt  »poche ». J’avais envie de faire plein de choses, mais une période de recherche d’emploi prolongée jumelée à un horaire de fou pour la fin du bac de Nico a fait en sorte qu’on a presque rien fait.

À l’exception de la démolition et de la reconstruction des trois lockers extérieurs du bloc. Tsé, quand une job que tu évalues à 2000$ et 3 fins de semaines t’en coûte pas loin de 3000$ et prends 4 mois à compléter?  C’est une histoire qui devrait faire l’objet d’un feuilleton, mais qui a été pas mal le seul loisir de notre année 2016.

Je m’attends donc, J’anticipes donc, J’exiges donc une année plus enlevante pour 2017 et disons qu’avec l’achat d’une maison bâtie en 1952 figée dans le temps, ça s’annonce bien!

Mes objectifs pour 2017

 

1- Ne pas dépasser mon budget pour le voyage en Grande-Bretagne

Budget voyage= 3000$. Montant dépensé à ce jour pour l’achat des billets d’avion, de l’hébergement et des transports: 2300$. Montant restant: 700$
C’est pas un voyage à petit mini budget, mais ça reste serré pour la Grand-Bretagne (et un premier voyage). On va avoir du fun à étirer le budget!

 Edit 22/01/2017: C’est réussi, je suis sous la barre du 3000, malgré un accrochage avec la voiture de location. Si on compte que l’épicerie achetée là-bas rentrait dans mon budget sous la catégorie  »épicerie » et que les dommages à la voitures seront remboursés par les assurances, on est tout près de 2500$ pour un voyage de 10 jours!

2-Rembourser la marge de crédit de Nico

C’ est un petit riquiqui montant: 1200$, mais j’aimerais l’avoir remboursé avant de commencer les rénos sur la maison… qui vont remplir la marge. Bon, c’est une question de principe. Le 1200$, ce sont des dépenses courantes qui m’ont échappé. Je ne veux pas qu’elles se retrouvent dans la même dette que la maison. Donc d’ici le 26 janvier, le 1200$ must go beu-bye.
Edit: Nico a reçu une paie  »surprise » qui nous a permis de réduire le solde à 500$. Yé!

3-Rembourser la moitié de la mise de fonds avant l’an prochain

14 000$ sur une marge à 2,7%, c’est pas la fin du monde sauf que c’est une question de principe. Même si on a économiser beaucoup à long-terme en utilisant notre marge pour compléter notre mise de fonds, on reste réfractaires aux dettes.  #amortlesdettes

4- Magasiner et négocier ma nouvelle cuisine

La cuisine de la nouvelle maison est finie. Les portes ne ferment plus et la peinture (probablement au plomb, donc oubliez le sablage) décolle. En plus, la porte du frigo n’ouvre pas au complet parce que la cuisine est minuscule. Solution: nouvelle cuisine de bonne qualité qui ajoutera de la valeur à la maison. Idéalement, je voudrais mettre 10 000$, livrée et installée, taxes incluses.. Reste à négocier, le premier estimé est entré à 11 328$…

 Edit 03/02/2017: J’ai eu un dernier estimé à 7 105$!! Tout ça parce que j’ai accepté de faire la finition des armoires moi-même pour 150$ de matériel. C’est peut-être pas à la portée de tous, mais pour une différence de presque 5000$, je vais le faire!

5- Négocier la réalisation du drain français pour la maison

Idem. Sauf que c’est moins le fun parce que c’est pas la cuisine. Et que ça coûte plus cher encore: 22 000$. Comme tout se négocie dans la vie, je vais ajouter cet objectif sur ma liste.

6- Garder les rénovations sous la barre des 40 000$

Avec l’expérience qu’on a des rénovations, on sait à quel point il est facile de se lancer dans les  »tant-qu’à-y-être ». Sauf que cette année, pour à la fois notre budget et notre santé mentale, on va se limiter à 40 000$. C’est mon budget top-top-top. Idéalement, j’aimerais être proche de 35 000$, mais je dois être réaliste…

7- Négocier les nouvelles assurances du triplex

Si il y avait une chose que je n’avais pas prévu en achetant la nouvelle maison, c’était que mes assurances pour le triplex augmenterait autant. Elles ont pratiquement doublé, passant de 75$/mois à 130$/mois.

Tchou-tchou.

train

C’est le train qui m’est passé dessus quand j’ai entendu le prix au téléphone.

J’espère vraiment que le dieu des assurances sera de mon bord lors de mes prochains appels…

Edit: J’ai appelé hier et j’ai eu une nouvelle soumission à 92$/mois et une à 112$/mois en rénogociant avec ma compagnie actuelle. Ça paie vraiment de jaser au téléphone aimablement avec un agent d’assurances.

8-Ouvrir un compte de courtage en ligne pour Nico

En 2016, je l’avais fait pour moi. En 2017, Nico y passe. J’aime bien l’idée de gérer mes propres choses et Questrade m’offre la possibilité de le faire à petit prix, alors c’est avec eux que j’ouvre le compte à Nico. En plus, ça compte aussi pour mon objectif 14!

9-Déposer 500$ par mois en épargne-retraite.

On a plus de raison de laisser traîner les choses: c’est le moment de nous attaquer à l’épargne-retraite. 2017 marquera l’année où on  »prendra » nos premiers REER! 500$ par mois n’est exactement suffisant, mais sachant que nous vivrons une année de rénovations que nous paierons moitié comptant, moitié avec la marge, 500$ est un bon début. L’an prochain ce sera 1000$ (la p’tite voix dans ma tête me fait dire de dire qu’on verra…)

 

10- Économiser pour le prochain voyage (objectif de 3000$)

Bibi a décidé de rentabiliser son passeport avant la venu des potentiels héritiers. Tout le monde avec qui je discute de descendance me disent deux choses:

1- C’est la plus belle affaire de leur vie.

2- Ce sont des sangsues qui te vident de ton énergie, de ton argent et de tes rêves de jeunesse.

Donc avant la bébépocalypse, je compte bien vivre un petit peu, parce qu’on a été très sages jusqu’à présent et que maintenant qu’on a un petit slack, on ira pas se remettre dans le jus tout de suite!

11- Maîtriser mon nouveau budget

Parce que qui dit nouveau travail, dit nouveau revenu! Avec Nico qui a commencé à travailler le 19 décembre, on est maintenant officiellement des DINKS (dual income-no kid). Avec l’apport d’argent, on se doit de faire un nouveau budget. Parce que les budgets, c’est ce qui assure que ton argent travaille pour toi. Et puis que si tu sais pas gérer ton argent, ça sert pas à grand chose dans faire plus, alors on planchera sous peu sur un nouveau budget. Les premiers mois seront peut-être chaotique, mais je suis motivée!

 Edit 06/02/2017 : on va y arriver, un jour. 

12- Réussir à louer le logement vacant du triplex pour juillet 2017

Le logement que nous occupons dans le triplex se libérera en mars et il demande des rénovations. Je crois que ça va demander du courage, mais on doit le mettre à louer rapidement pour trouver des locataires pour juillet. Après ça, vous viendrez me dire qu’on est pas travaillant (ou fou!).

13- Finir le cours sur les actions à dividendes d’Une Question d’argent.

J’adore ce cours! Le contenu est clair, objectif et actionnable, vraiment, c’est un de mes bons achats de 2016. Sauf que quand j’arrive le soir, je manque d’énergie et je fais tout sauf ça… Alors en 2017, je le finis et je prends action!

14-Analyser et acheter mes premières actions

C’est comme la suite de l’autre objectifs. Après avoir fini la formation sur les actions à dividendes d’Une Question d’argent, je compte mettre mes nouveaux acquis à contribution. J’ai toujours trouvé la bourse fascinante, un peu comme un club super sélect avec leur propre langage et pour 2017, je veux en faire parti!

15- Devenir meilleure à ce jeu qu’on appelle  »La vie adulte ».

Je suis convaincue que quelqu’un en quelque part à oublier de me donner un mémo. Ce qui fait que j’ai toujours l’impression qu’il me manque de l’information sur comment tu es sensée agir comme une adulte. C’est frustrant. Avec les années, je deviens meilleure à cacher mon ignorance, mais parfois, l’étendue de mon incompétence me frappe de plein fouet. Donc, j’aimerais trouver le mémo cette année.#tupeuxtoujoursrêver #dontgrowupitsatrap

adulting

Sur une autre note, je veux profiter de la prochaine année pour me dompter au niveau de la procrastination. Cette année, j’ai vécu de nombreuses frustrations en lien avec ma fâcheuse habitude tout remettre au lendemain et je pense que la clef de ma zénitude à long-terme, c’est d’apprendre à faire les choses au moment le plus opportun et pas quand il ne reste plus de temps pour les faire.

Ça inclu cet article.

Que j’aurais dû faire hier….

Qu’est-ce que tu veux, je deviendrai pas parfaite en criant bines-au-ketchup… 😉

Passez le mot!
Share on FacebookPin on PinterestShare on LinkedIn

C’est le temps du bilan: l’affreux, le laid, le beau!

Wow, 2016 qui se termine déjà! J’ai toujours ce petit pincement quand une année se termine. Belle ou plus raide, j’apprends de chaque année qui passe et lui dire au revoir m’est difficile.

En plus, c’est le temps du Bilan. Avec un grand B.

Celui qu’on fait juste une fois par année. Oui, à chaque mois, je compile et calcule un petit bilan vite vite: combien j’ai dépensé, combien j’ai épargné, mais celui de fin d’année, c’est le plus exhaustif, c’est celui qui me met les choses en pleine face, plus moyen de me mettre la tête dans le sable.

Je valide en plus si j’ai atteint mes objectifs. Cette année, on s’était fixés comme objectifs d’atteindre 20 000$ en épargne (le but était d’économiser 40 000$ sur deux ans pour une mise de fonds) et de partir en voyage pour la fin d’études de Nico en payant cash pour celui-ci.

Comme pour tous les bilans, tout n’est pas rose et arc-en-ciel dans le mien cette année, mais l’important c’est d’avancer!

bilan-2016

L’affreux

Le Bilan de cette année n’est pas super méga reluisant. Pas pire pour une blogueuse en finances perso, hein?

Il faut se rappeler que le début de 2016 n’a pas été tendre avec moi, j’avais un riquiqui contrat à 15h/semaine et 15$ de l’heure. J’ai trouvé à la mi-janvier un emploi d’aide-cuisinière dans un collège privé qui payait le minimum, mais au moins, ça m’a permis de boucher les trous. J’ai appris cette année que la recherche d’emploi n’est pas une période particulièrement facile quand tu n’as pas d’expérience.

2016 a aussi été l’année du remboursement de la dette étudiante que j’ai attaqué vitesse grand V, ça, ça fait un trou dans un budget. De 13 080$ en septembre 2015, il ne me reste plus que 4005$ aujourd’hui. La remise de dettes a beaucoup aidé!

Notre locataire du 3e logement est aussi parti en décembre 2015 et j’ai appris à la raide qu’un déménagement de locataires ne se fait jamais sans perte financière pour un propriétaire. Perdre 650$ en décembre-janvier a fait mal. Je ne regrette toujours pas le triplex, car grâce à son achat et sa remise en forme, on a pu présenter une mise de fonds de 20% pour l’achat de notre prochaine maison. 

 

Le laid

Je suis un peu déçue, car novembre et décembre n’ont pas suivi aussi bien le budget que j’aurais voulu, mais les dépenses relatives à la nouvelle maison, la fin de bac de Nico et des obligations au travail ont décidé que le budget bouclait autrement. Pas de nouvelle épargne significative de côté et 2000$ sur la marge de crédit. Comme cette année, notre marge de crédit est descendue aussi bas que 6000$ et qu’on l’a remboursé en entier (avant de remettre 2000$ dessus) je dirais que je suis plutôt contente overall.

2016, c’est aussi l’année où j’aurais pu acheter un gros char, où j’ai failli et où l’univers m’a envoyé un coup de pouce sous la forme de parents généreux et de leur vieille auto. C’est un gros cadeau qui nous durera encore quelques années si bien entretenu, et ça m’a évité des paiements de 400$/mois. Est-ce que c’est LE char qu’on voulait? Non. Est-ce qu’il roule et tire une remorque (critères essentiels)? Oui. Merci papa!

 

Le beau

Février a marqué mon début de carrière et avec ça, un salaire décent!! Yé!

Je suis quand même fière de moi pour 2016. Avec des revenus changeants et totalisant au net, pour Nico et moi, moins de 45 000$, nous avons été en mesure d’économiser à ce jour, presque 23 000$ (qui servira à payer une partie de notre mise de fonds de 34 000$).

J’ai aussi 2000$ en épargne-retraite que j’ai amassé petit à petit, comme un écureuil. La retraite n’était pas la priorité de 2016, Nico n’avait pas encore fini les études… mais là, oui! 2017 sera l’année où j’ouvrirai un compte Questrade pour Nico et où est-ce qu’on passera du statut d’épargnant à investisseur.

Alors si on récapitules, j’ai 23 000$ dans des comptes-épargne, 2000$ en épargne retraite, 2000$ sur la marge de crédit, un triplex qui vaut 232 000$, 2 autos pas-neuves-mais-qui-roulent, une nouvelle maison qui s’annonce et j’ai payé cash pour mon voyage en Grande-Bretagne qui arrive!

Pas une année si terrible et celle qui s’annonce sera encore meilleure si vous voulez mon avis. Attendez-vous à un fil Instagram bourré de photos de la nouvelle maison!

objectifs-chemin

Passez le mot!
Share on FacebookPin on PinterestShare on LinkedIn

Un testament: la paix d’esprit

J’ai eu 26 ans la semaine dernière. Quand j’étais petite, je m’imaginais que la frontière entre le jeune et l’adulte-le-vrai-avec-toutes-ses-dents était 26 ans. Jusqu’à 25 ans et 354 jours, tu as le droit d’être irresponsable et de ne pas savoir où tu t’en vas. Sonne la cloche du 26 ans et là, tu as plus le choix, tu es un adulte, tu dois penser à ton avenir: enfant, retraite, assurance, testament. Ce qui fait que le 29 novembre dernier, à 26 ans tapant, j’ai pris le téléphone et j’ai téléphoné au même notaire qui s’occupe de nos achats immobiliers et j’ai dit:

« Peux-tu m’ajouter 2 testaments avec ça. »

C’était mon cadeau à moi de moi.

En passant, j’ai pas remarqué de différence entre 25 et 26 ans, donc je pense que tu deviens un adulte pas mal quand tu veux et que le fait de passer du côté triste de la vingtaine n’y change rien.

hiking

Le Testament

Alors on continue dans la lancée des postes sur la planification et les « je-suis-trop-jeune-pour-penser-à-ça » avec le testament. Plus précisément le mien et celui de Nico. Glauque et macabre, I know, mais j’ai eu un rappel à la réalité avec l’achat de la maison.

On est allés à la banque, tout anxieux parce que Nico est encore aux études (pour 12 jours!) et que ça ne fait pas un an que je travaille. Qui sait s’ils ne nous riraient pas dans la face comme les dernières fois? Accepteraient-ils de nous prêter ET de réhypothéquer le bloc? Mais pour une fois, je me trouvais ben ben bonne: j’avais tous les papiers demandés.

Parce que moi l’organisation, c’est pas ma force. Je suis la fille qui laisse les lettres pas ouvertes épinglées avec un aimant sur le frigo pendant six mois ou pire qui les ouvre et les classe n’importe où. Depuis un an, la sagesse me rattrape et je suis de mieux en mieux. L’achat d’un classeur a probablement aussi aidé. J’dis ça de même.

Ce qui fait qu’on est à la banque, on sort nos ti-papiers, on donne nos nouvelles informations et là, magie! Avec à peine un petit coup d’oeil à mon beau contrat de travail ou notre relevé de compte où se trouve la mise de fonds, la conseillère nous annonce:

« Je ne m’inquièterais pas si j’étais vous, vous pouvez l’achetez en masse la maison, avec le titre de monsieur, on vous prête jusqu’à 300 000$ »

Avec le titre de monsieur?

Par-e-don?!

Ce que vous êtes en train de me dire ma chère m
adame, c’est que mon avenir s’écroule sans mon (merveilleux) conjoint? Qu’avec seulement mon salaire qui est correct et suffisant, je serais incapable de réhypothéquer  une maison qu’on aurait acheter à deux et que je devrais vendre?!

La sonnette d’alarme dans ma tête sonnait tellement fort que j’étais sûre que Nico l’entendait.

Il faut dire que le matin même, j’étais tombée sur une histoire triste et malheureuse d’une dame dont le conjoint, décédé sans testament. Quand tu décèdes sans testament au Québec, c’est le Code Civil qui prend le relais du testament.

Autrement dit, si tu as pas décidé à qui tu donnais tes avoirs, l’État
prend la décision pour toi.

Dans le cas de la dame, elle se retrouvait sans rien, parce que si tu n’es pas mariée au Québec, tu n’hérites de rien. Les enfants, les parents ou les frères et soeurs se partagent le patrimoine et toi, tu es dehors.

Ce qui m’a accroché, c’est que la dame possédait 50% de la maison parce qu’elle l’avait acheté avec le monsieur. Sauf que pour continuer d’y habiter, elle devait racheter l’autre 50% à la famille.

Elle devait se réendetter, à la retraite, alors qu’elle vivait auparavant dans une maison libre de toutes dettes.

Un simple testament du monsieur disant que la maison revenait à la conjointe lui aurait permis de finir ses jours, tranquille et rassurée.

Quelques recherches

Après avoir lu cette histoire (d’horreur), je décide de faire quelque recherches pour me rassurer. Parce que voyez-vous, nous sommes mariés. Ça doit donc compter pour quelque chose dans cette histoire de testament, un contrat de mariage?!

Eh bien, il s’avère que oui… et non.

L’avantage d’être mariés, c’est que  vous avez droit au partage du patrimoine familial en priorité sur les dispositions testamentaires. Autrement dit, si vous êtes mariés, en partant 50% du patrimoine vous revient. Ensuite, les dispositions testamentaires s’appliquent sur le 50% restant.

Si vous avez des enfants, ceux-ci hériteront du 2/3 du 50% et vous du 1/3.

Si vous n’avez pas d’enfants, vous hériterez de 2/3 du 50% et les parents de votre conjoint (ou ses frères/soeurs si ses parents sont décédés) obtiendront le 1/3 du 50%.

Autrement dit, vous n’obtiendrez jamais 100% de votre maison (et autres biens, comme la voiture et les meubles!!) et devrez vous entendre avec les autres héritiers pour racheter leur part.

 

 

Ma situation (et celle de bien d’autres, c’est certain)

Mon couple était dans cette situation, outre la police d’assurance-vie que j’ai via le travail dont j’ai nommé Nico le bénéficiaire, si  je décède demain matin, il devra tout départager avec mes parents. Il devra ré-hypothéquer les immeubles pour rembourser mes parents (ou utiliser l’assurance-vie qui lui sera versé pour ce faire). Je ne m’inquiète pas trop pour sa situation, malgré le fait qu’un testament lui évitera énormément de trouble dans un moment pas facile et aussi d’avoir à payer mes parents pour quelque chose qu’on a acheté à deux!

De mon côté par contre, si Nico décède demain matin, je n’ai pas de police d’assurance pour m’aider (pas encore…). J’ai un plus petit salaire et la banque pourrait refuser de ré-hypothéquer les immeubles. Je me retrouverais probablement dans une situation où je devrais vendre un ou les deux bâtiments et je n’obtiendrai pas la pleine valeur parce qu’un des deux serait en plein chantier. Un testament pourrait éviter que les bâtiments soient légués en parti à ses parents et me force à vendre ou encore, à partager ma maison.

En plus, imaginez-vous que le triplex, seulement le tiers est considéré comme résidence familial et donc, inclus dans le patrimoine familial. Le partage serait encore plus inégal.

Je ne suis pas notaire, ni planificatrice financière, mais j’ai compris l’urgence de penser à ma mort. Je fais tout dans cette vie pour que nous ayons une vie simple et pas trop compliquée (à l’exception d’acheter des immeubles qui ont besoin de beaucoup de rénos), il est logique je planifie donc la suite si un jour je ne suis plus là, de manière à ce que ce soit simple pour tout le monde.

 

La paix d’esprit et son coût

C’est ainsi que, pour mes 26 ans, je me suis payée la paix d’esprit. Maintenant, je sais exactement qu’est-ce qui va se passer et combien de sous je devrai à qui.

Et ça coûte combien la paix d’esprit?

Pour deux testaments, 650$ taxes incluses. Je peux même y mettre les futurs enfants que nous auront peut-être comme héritiers et déterminer tout de suite qui seront leur gardien et comment l’argent que nous leur laisserons pourra être utilisé. Alors, ce sera fait pour un p’tit bout, ne nécessitant que des modifications mineures au fil de temps.

C’est certain que c’est beaucoup de sous, mais j’ai décidé de relativiser les choses. On s’embarque dans 40 000$ de travaux en janvier. 650$, c’est rien en comparaison.

Vous voulez vous éviter des frais en faisant un testament olographes, c’est-à-dire signé par vous et deux témoins, sans le notaire? Pensez-y deux fois. En plus d’être plus facilement contestable (entraînant ainsi des délais pour votre succession), c’est vos héritiers qui devront payer pour le faire authentifier et ça, c’est presque 1000$!!

Vous pourriez aussi faire ajouter une clause testamentaire à votre contrat de mariage, mais cela ne peut concerner que le conjoint et à ses limites. Par contre, c’est une solution adéquate pour bien des gens. Si je l’avais su en 2012 au moment de la rédaction de mon contrat de mariage, je l’aurais fait inclure et j’aurais pu repousser encore un peu le testament.

C’est plate et personne ne veut penser qu’il peut mourir, mais est-ce que le fait que ça soit plate pour vous peut justifier de laisser dans le trou votre conjoint, enfants et proches?

Non, la réponse, c’est non.

 

Passez le mot!
Share on FacebookPin on PinterestShare on LinkedIn

Arrêtons de planifier la retraite!

Je déteste me faire dire quoi faire. Genre, vraiment beaucoup. En fait, je suis la personne qui essaie toujours de trouver la façon d’éviter de faire comme on me dit. Fouillez-moi pourquoi, je suis comme ça depuis toute jeune.

Je me suis mariée à 20 ans juste pour voir la face du monde… et les prêts et bourses.

J’ai acheté un triplex à 23 ans juste pour prouver que ça se pouvait.

J’ai pas de REER encore (mais j’ai un CELI)

Sauf que j’ai réalisé dans l’année qui vient de passer qu’il y a certaines choses que l’on ne peut pas vraiment éviter.

Comme la planification de sa retraite.

Eurk.

Juste le mot « retraite » me rend agressive. J’ai 25 ans, encore toutes mes dents, je viens de me trouver un emploi dans un domaine que j’aime, j’en ai encore pour 2 ans à repayer mes dettes d’études, on peut tu attendre avant de me parler de mon 65e anniversaire et de la retraite?

Ben non.

On peut difficilement attendre.

Je me disais que j’étais  »correcte ». Je paies mes dettes vitesse V et j’ai amassé une belle équité sur le triplex. J’ai pas de dettes de consommation et j’épargne comme un écureuil avec une maladie.

Planifions notre vie: épargner comme un écureuil

Je pensais donc passer encore quelques années insouciantes avant de  »vraiment m’y mettre ».

Jusqu’à ce que je lise un article qui m’a marqué. Comme quoi, en ce moment, des commerçants, en affaires dans les cours de danse, de musique, de langue, de peinture, font des affaires en or avec les 60-70 ans. Littéralement, leurs horaires sont pleins et ils ont même développé de nouvelles offres de service pour ces personnes. Un des commerçants disaient que les gens venaient le voir en disant qu’ils se reprenaient maintenant parce qu’ils avaient toujours voulu apprendre, mais qu’ils n’avait jamais pris le temps.

Et je me suis dit que non.

Non, je ne passerais pas ma vie à  planifier et attendre ma retraite.

C’était hors de question. J’avais trouvé le loophole.

Moi, j’allais me faire un plan de vie au lieu d’un plan de retraite!

Pourquoi un plan de vie plutôt qu’un plan de retraite?

Parce que c’est long attendre 40 ans pour atteindre son but. Et c’est dull en chien d’attendre 40 ans pour commencer à vivre!

Quand les objectifs sont trop loin, l’être humain a tendance à procrastiner parce que le sentiment d’urgence n’est pas présent pour aider à la réalisation des objectifs.

Aussi, parce que si je vous dis que vous avez besoin de 2 millions pour votre retraite, vous allez hyperventiler un peu?

Oui, moi aussi, c’est normal. C’est énorme comme montant. Mais on est pas sensé se lever un matin, aller à la banque et dire au caissier:

« Dépose-moi ce gros sac de billets de banque, il devrait y avoir 2 millions »

Non, on est sensé y arriver peu à peu.

Se faire un plan de vie, c’est étaler les objectifs, se demander qu’est-ce qu’on veut, quand et comment on le veut. Parce que dans la vie y’a tout, sauf juste la retraite. Y’a la famille et les amis. Les voyages et les nouveaux défis. Une nouvelle maison ou un chien. En regardant dans le temps et en se demandant ce qu’on veut de la vie, on peut jalonner notre futur d’étapes et de milestones.

On peut ainsi rapprocher un peu le futur du maintenant.

Planifions notre vie pour ne pas la passer à attendre notre retraite.

Réconcilier présent et futur

Tout le monde procrastine. C’est la nature humaine. Savez-vous pourquoi? Parce que l’humain, même s’il sait que demain viendra, ne peut s’imaginer demain. Une étude a démontré que quand on propose à des individus le choix entre recevoir 10$ aujourd’hui ou 20$ dans deux semaines, la plupart des gens prenaient 10$ aujourd’hui. Et cela, même si les chercheurs leur rappelait qu’ils pourraient doubler leur mise en attendant 2 petites semaines!

L’humain est ainsi, la gratification immédiate est préférée à la sécurité de notre vieillesse, mais aussi à l’atteinte de nos objectifs de plus ou moins long-terme.

Le truc? Actualiser vos objectifs. Oui, la retraite, c’est loin. Par contre, Noël est tout près. L’achat d’une maison se pointe à l’horizon. Une nouvelle voiture sera nécessaire dans 18 mois. Bref, éviter de vous donner un seul objectif lointain, multiplier les objectifs en leur donnant des deadlines différents.

Quand je rencontre des entrepreneurs, je leur dis qu’ils doivent avoir pour leur entreprise une vision très claire pour le court-terme (1-2 ans), claire pour le moyen-terme (3-5 ans) et définie pour le long-terme (10 ans et plus).

Un exemple?
-Épargner 25$ par semaine (niveau 1)
-Épargner 110$ par mois (niveau deux)
-Épargner 1200$ par année (niveau trois)
-Avoir amassé 5000$ dans 3 ans (niveau 4)
-Accumulé 500 000$ en épargne-retraite à 55 ans (niveau 5)

Chaque niveau contribue à l’atteinte du prochain niveau, mais garde ancré dans le présent un objectif lointain. On pourrait aussi y inclure des objectifs uniquement de court-terme, et ça aurait l’air de ceci:

-Épargner 25$ par semaine
-Mettre de côté 25$ par semaine pour Noël
-Épargner 110$ par mois
-Atteindre 500$ d’épargne pour Noël
-Épargner 1200$ par année
-Avoir amassé 5000$ dans 3 ans (niveau 4)
-Accumulé 500 000$ en épargne-retraite à 55 ans

On pourrait (et devrait) même y ajouter des objectifs sans lien avec l’épargne! Comme le fait de réorienter sa carrière, reprendre les études ou encore, apprendre une nouvelle langue! C’est votre vie, n’attendez pas d’être à la retraite pour la vivre, mais ne mettez pas votre retraite en danger en la vivant, parce que vous devrez encore vivre rendu là! 😉

Je pense sincèrement que la mise en place de checkpoints via les objectifs de court-terme permet de garder le cap sur notre objectif de long-terme, tout en gardant une flexibilité dans l’approche. Et c’est ce qui m’attire, la flexibilité de l’approche! Aujourd’hui, je dis que je veux prendre ma retraite à 60 ans, mais qu’est-ce qui me dit que je ne déciderai pas de prendre une sabbatique à 45 ans pour retourner aux études? Autrement dit, on peut décider de la destination aujourd’hui, mais on ne peut décider des vents et il est certain que des correctifs devront être apportés au fil du temps à la trajectoire.

Il ne faudrait pas oublier que le fait d’épargner n’est pas tout et que pour fructifier, l’argent doit être investi avec des rendements qui reflètent notre tolérance au risque. Investirez-vous vous-même? Profiterez-vous des services d’un planificateur financier? Achèterez-vous des parts de fonds communs de placement? Une multitude de choix s’offre à vous. Personnellement, j’ai choisi une approche mixte qui combine fonds commun de placement, fonds négociés en bourse et prochainement, action à dividendes. C’est à voir et comprendre!

Et le plutôt sera le mieux, parce que si on investi tôt, on a l’effet de l’intérêt composé qui travail pour nous.

 

Planifions notre vie pour ne pas la passer à attendre notre retraite.

 

Passez le mot!
Share on FacebookPin on PinterestShare on LinkedIn
Older posts

© 2017 Cennes Habitudes

Theme by Anders NorenUp ↑