Category: Budget

Quel est le meilleur outil pour faire son budget?

Vous avez décidé que vous aviez besoin d’un budget et vous avez choisi la méthode mais maintenant vous vous demandez comment le faire? Papier-crayon? Un beau fichier Excel, comme celui qu’Eille la cheap propose? La dernière application que tout le monde vante? C’est vrai que les outils sont multiples et les avis, nombreux.  Il faut simplement se rappeler que chaque façon de faire à ses avantages et ses inconvénients.

Le bon vieux papier-crayon

On s’entend que c’est la base, on commence tous par là, j’en suis convaincue! Que ce soit dans un agenda, sur une napkin, ou dans un cahier dédié, le budget papier est l’Alpha. Pas de fla-fla ou de gros investissements nécessaires. À la limite, une calculatrice pourrait être utile, de même qu’une règle.

Nico et moi avons des meetings budgétaires durant le souper assez régulièrement, et on utilise le budget papier pour illustrer nos idées en attendant de les entrer dans Mint ou dans Excel.

Il suffit d’indiquer ses revenus dans le haut de la feuille et d’en faire le total. Ensuite, on fait simplement la liste de ses dépenses et le montant qu’on doit allouer en épargne. La mécanique est la même pour toutes les méthodes!

Le budget papier s’utilise surtout pour représenter un budget, beaucoup moins pour suivre ses entrées et sorties d’argent dans le mois. Le fait de devoir écrire chaque dépense, puis de l’effacer pour réécrire le nouveau chiffre quand on dépense à nouveau dans la catégorie est, selon moi, l’un de ses pires défauts.

Pour: ultra-simple, peut se faire partout, on peut même le décorer avec des crayons de couleurs!

Contre: presque impossible à utiliser pour suivre ses dépenses, doit être recopier à chaque mois

Chiffrier numérique, type Excel

Il a y de nombreux avantages à se faire un budget avec Excel. Les modèles sont nombreux et gratuits, le logiciel en lui-même est accessible et parfois, gratuit (Google sheets ou Open Office, par exemple) et le budget peut être adapté à la situation de presque tous, simple ou complexe. On peut y faire plusieurs scénarios en copiant simplement la feuille et en y modifiant les données.

On peut aussi y faire des graphiques et qui n’aime pas un bon vieux graphique pointe-de-tarte?

Faire son budget avec Excel: le bonus est un graphique en pointe de tarte!

Ce que j’aime moins avec un chiffrier, c’est que l’on doit constamment aller y reporter ses dépenses et entrées de fonds. C’est l’une des raisons pour lesquels les gens n’adhèrent pas au budget: garder les maudites factures!

J’utilise beaucoup le budget Excel lors de situations extraordinaires, comme des rénovations ou un voyage. Ce genre de situation bouscule le budget habituel.Le faire avec Excel me permet de bidouiller pour voir la situation réelle, plutôt que le portrait sanglant que me renverrait mon budget normal (ça fait trois mois que mon budget ne balance absolument pas, mais grâce à un chiffrier spécial réno, je sais que la situation est loin d’être aussi grave qu’elle n’y paraît!).

Pour: gratuit, nombreux modèles gratuits, flexibilité, peut permettre de présenter le bilan, graphiques en bonus

Contre: une bonne connaissance d’Excel est nécessaire, les transactions doivent être ajoutée une par une.

Meilleur-outil-budget-excel-mint

Mint

Mint est, de loin, l’outil que j’utilise le plus. On l’utilise depuis 2011!

Je trouve qu’il est le mieux intégré et le plus complet. Est-ce qu’il est parfait? Non, comme tous les outils qui existent, il a des défauts. Il est offert uniquement en anglais et il peut être complexe à comprendre au début. De plus, la gestion de l’épargne est faite d’une manière un peu étrange.

Par contre, le fait qu’il synchronise TOUS mes comptes en un seul endroit et qu’il offre un bilan en temps réel est pour moi le summum. Comme tous vos comptes sont synchronisés au même endroit, vos transactions y sont automatiquement affichées, pas besoin de les retranscrire. Il suffit de bâtir son budget, et le premier mois, d’y classer vos transaction selon les catégories. Les mois suivants, Mint les classera automatiquement dans les bonnes catégories.

Son fonctionnement est assez intuitif, mais quand il commence à compter les remboursements de carte de crédit comme une dépense, ça peut s’avérer moins facile. Il suffit simplement de le ramener à l’ordre et d’indiquer le tout comme un transfert.

Pour ceux qui seraient craintifs à l’idée de lier tout leurs comptes au même endroit, il est bon de savoir que Mint est mis en ligne par Intuit, une compagnie qui fait la production de logiciel d’impôt et que les données sont très très bien encryptées et sécurisées.

Pour: gratuit, peut synchroniser tous vos comptes, plus besoin de classer les dépenses, permet de suivre au jour le jour ses dépenses et de les contrôler, présente un bilan

Contre: en anglais, peut être complexe, propose de la publicité pour du crédit

Alors, quel outil est le mieux?

Si vous avez suivi jusqu’ici, vous aurez compris qu’il n’y a pas de meilleur outil. Il n’y a que le meilleur outil selon la situation.

Vous voulez dresser rapidement le portrait de votre situation pour en prendre le pouls? Papier-crayon est une excellente option.

Vous voulez faire plusieurs scénarios en modifiant certains éléments, mais en gardant la structure générale? Un chiffrier est possiblement ce qu’il vous faut (graphiques en prime!)

Vous voulez suivre, contrôler et visualiser vos dépenses et vos revenus? Une application mobile qui télécharge vos transactions vous aidera grandement.

Et vous, quel outil utilisez-vous? Utilisez-vous d’autres outils que ceux nommés?  Pourquoi?

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Sauvez votre budget, devenez un écureuil.

J’ai toujours été surnommée ”l’écureuil”. Mes parents faisaient des blagues en disant qu’à force d’épargner comme je le faisais, je paierais cash ma première maison (spoiler: ce n’est pas arrivé). Mon chum dit à la blague que  Scratch dans Ère de Glace est inspiré de moi.

écureuil-économe

 

J’étais le genre de petite fille qui déposait religieusement l’argent reçu pour sa fête dans son compte-épargne avec la caisse scolaire. Je pense que c’est de là que vient mon amour des comptes-épargne.

Un compte-épargne, ça peut changer une vie.

Pour de  vrai là!

C’est un endroit, loin des yeux et des cartes de guichet, qui met ton argent à l’abri de toi-même. La journée où tu en as besoin, il est là,  tout prêt à être dépensé pour une dépense soigneusement planifiée.

Tout ça pour dire que j’ai toujours eu un compte-épargne et je me disais:

“MOI JE L’AI L’AFFAIRE, J’ÉPARGNE!”

Et puis arrivait une dépense que j’avais pas vu venir, pas une urgence, mais un oh-ho, genre les plaques de ton char. Ça revient à chaque année et pourtant, je réussis à les oublier à chaque année. Ce qui faisait que chaque année en octobre et janvier, je paniquais et on mangeait du riz pendant 3 semaines pour équilibrer le budget. Et ce mois-là, je n’épargnais pas.

Bref, j’avais perdu de vue mon écureuil intérieur…

devenir-écureuil-budget

Comment devenir un écureuil fait-il du sens?

Un écureuil, ça fait quoi?

Ça ramasse des noix/glands/champignons/etc, et ça les cache en vue de l’hiver. Ça reporte donc sa consommation présente dans le futur, on peut dont dire qu’il épargne.

Sauf qu’il ne met pas tout à la même place! Oh non, il éparpille ses réserves un peu partout et divise pour mieux régner.

Si à la place d’avoir un seul compte-épargne, on faisait comme l’écureuil et qu’on avait plusieurs comptes pour mieux gérer nos finances, qu’est-ce qui se passerait?

La magie des comptes-épargne

Un jour, Nico et moi avons ouvert un compte-conjoint, en se disant qu’on était prêts pour le semi-commun, mais rapidement, on a migré vers la gestion commune et le compte-conjoint s’est vu inutilisé. J’ai pris l’habitude d’y virer le montant mensuel que Mint me disait de mettre de côté pour les plaques: 48$.

Après un an, surprise! J’ai pu payer les plaques sans problèmes.

Encouragée, j’ai commencé à faire pareil pour les taxes municipales: 3 300$/an. Avec les taxes scolaires, c’est presque 350$/mois à mettre de côté. J’ai donc utilisé pour le mettre de côté le compte-épargne conjoint qu’on n’utilisait pas.

Petit à petit, j’ai appliqué la technique  des fonds à toute mes dépenses annuels, sporadiques et potentielles (les réparations pour l’auto, nouveaux vêtements, entretien du triplex). Maintenant, c’est 5 comptes-épargne qui se sont ajoutés à mon portail Tangerine.

Cette façon de faire a changé ma vie. Avant, même si je gérais mon argent de manière serrée et consciente, j’étais toujours prise par surprise par les grosses dépenses et je détestais devoir sortir de l’épargne pour les payer.

J’étais même reconnue pour m’endetter plutôt que d’utiliser mon épargne tellement je n’aimais pas voir descendre mon pécule.

#irrationnelle

Maintenant, j’épargne tout simplement pour les payer avec l’idée que l’argent que je mets de côté ne peut servir qu’à ça, parce que je la mets dans un fonds qui porte le nom de la dépense!

Présentement, on épargne 150$/mois pour couvrir tout ce qui touche aux voitures: plaques, réparations, pneus, permis de conduire. Quand on a eu a faire faire la timing belt sur la voiture en octobre, l’argent était là et ça n’a pas fait une vague dans mon budget.

En plus, ça permet de diriger mes paies directement au bon endroit à chaque jeudi matin. Je fais travailler chaque dollar pour moi, parce que je leur donne une job précise dans mon plan de vie. Aucun dollar n’est laissé derrière et ça me permet d’épargner à chaque mois le montant que j’ai dit que j’épargnerais.

Liste des dépenses qui se prêtent bien au système des fonds:

-Les dépenses reliées à la voiture

Pensez-y, on peut jamais prévoir les réparations (ou presque). On peut prévoir l’entretien, mais c’est plus difficile de savoir exactement quand et combien et les plaques nous surprennent toujours même si on sait quand c’est sensé arrivé. Mon truc? Je calcule combien je penses dépenser pour ses items et je divise par 12. Je mets ensuite ce montant de côté par mois.
Dans mon cas:
Plaques: 300$ x 2 =600$
Permis: 100$ x 2= 200$
4 changements  d’huiles = 150$
2 réparations à 400$= 800$

Total: 1750$, soit 145$ par mois. Je mets 150$, juste pour être certaine.

-Les taxes municipales

Ça c’est facile, on prend simplement le montant annuel et on divise par 12. Rien à estimer (si ce n’est que la potentielle augmentation), juste à diviser et épargner!

-Les frais de loisirs

Voyage, billets de ski, remplacement d’équipement, cours et formations, etc. On estime au mieux et on divise par 12 et on épargne.

-L’entretien de la maison

Tout ce qui est entretien normal, comme le déneigement, la tonte de pelouse, les petites réparations ici et là, etc. On pourrait calculer les grosses rénos, mais si vous comptez épargner 20 000$ pour le revêtement extérieur en un an, c’est peut-être un peu raide.  Ça se fait (tout dépend du salaire!), mais prenez-vous à l’avance.

-Les frais payables une fois par année

Frais de cartes de crédit, forfait bancaires, carte Costco, école, etc. Je me fais toujours avoir par ma carte Costco, c’est immanquable, alors j’ai maintenant un fonds où je mets 20$ par mois pour ce type de frais. Problème réglé!

-Les dépenses en vêtements et équipements de sport/loisir

Celle-là je mentirais si je disais que j’avais un fonds pour ça. Par contre, c’est dans mes plans pour 2017. On essaie d’acheter des choses de meilleure qualité pour éviter d’avoir racheter constamment, mais nécessairement, c’est plus cher. Si on avait un fonds pour ça, on pourrait mieux planifier nos achats et avoir le meilleur rendement pour notre dollar.

Est-ce que j’en oublie? Avez-vous d’autres fonds?

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7 erreurs qui ruinent votre budget

J’adore les budgets. J’aime savoir qu’est-ce que je dois payer, combien je peux épargner, où ira mon argent durement gagné dans le prochain mois. Mais malgré beaucoup d’efforts, il peut arriver que rien ne marche.

Faire un budget, c’est simple. Première étape: on calcule les revenus. Votre salaire, le salaire du conjoint (si vous avez un budget commun), les revenus de placements, les crédits d’impôts, les revenus de location, alouette. Deuxième étape: on compile les dépenses selon deux catégories, les fixes et les variables. Revenus-dépenses=0, idéalement. Si c’est plus que zéro, versez la différence en épargne, si c’est moins que 0, tentez de réduire vos dépenses ou augmenter vos revenus.

Malgré l’apparente simplicité de la patente, il n’en reste pas moins que des obstacles peuvent venir se dresser entre vous et le parfait budget.

J’ai dressé ici une liste de 7 erreurs qui peuvent venir vous faire une jambette quand vous essayez de faire balancer votre budget. Je suis certaine que vous savez de quoi je parle: vous êtes motivé, vous suivez vos dépenses, compilez fidèlement vos revenus, répartissez tout dans les bonnes cases et là, BAM, y’a plus rien qui marche.

Bref, voici 7 erreurs communes et des pistes de solutions.

7-erreurs-trucs-budget

1- Votre budget est irréaliste!

Un budget, c’est comme un régime: on commence ça, on est tout plein de bonne volonté. On se dit fini les bonbons et les chips, je mange juste de la salade à partir de maintenant. L’affaire, c’est que vous ne pouvez pas juste manger 1000 calories par jour, ce n’est pas assez.

Oui, parfois quand on voit les chiffres sur papier (ou écran) ça fait peur. Avec un ami récemment, on esquissait son budget. Quand il a vu ce qu’il dépensait en   »p’tits cafés », ça l’a choqué.

« Ben voyons, ça a pas de bon sens, je dépenses 150$/mois en café et je vais te couper tout ça »

Autant que j’étais d’accord avec lui, il faut se dire que passer de 2-3 café par jour à rien pantoute, ça marchera pas. Couper le budget à un niveau acceptable (1 café par jour de travail= 40$) permettra de gérer les dépenses tout en laissant un petit budget pour les habitudes.

Là, je vais me transformer en Isabelle Huot du budget: la clé est dans l’équilibre. À moins d’être dans une situation désespérée et de ne pas avoir d’autre choix, un budget devrait être équilibré entre les dépenses obligatoires (logement, téléphone, internet, épicerie de base, essence pour aller travailler, etc) et les désirs (forfait cellulaire de feu, paiement pour une auto neuve, essence pour loisir, restaurants, épicerie  »fancy », etc).

On en voit souvent qui se lance all in dans la rigueur budgétaire et qui décide de mettre 50% de leur salaire en épargne. C’est un beau geste et je l’applaudis, mais je n’en suis pas arrivée à être capable de faire ça en un mois. Ça m’a pris des mois de petites améliorations ici et là pour être capable d’épargner 50% de mon salaire. Et encore, il y a des mois où c’est impossible, question de répartition des dépenses. Je peux vous garantir que si vous passez un mois à dire non à tout et manger des ramens pour vous rendre compte que votre budget chie, ça va vous prendre un bon bout de temps avant de retenter l’expérience du budget.

2- Vous oubliez des dépenses/revenus

Vous souvenez de votre facture pour l’immatriculation de votre voiture?

Oui, ça, la grosse facture qui vous prend par surprise à chaque année.

Le genre de chose qui fait dérailler un budget en 15 secondes si celui-ci est déjà à la cenne près.

La moyenne des ours oublient ce genre de dépenses et sont surpris quand ça arrive par la poste ou quand ça passe sur la carte de crédit. Pour les grosses dépenses de ce genre, j’aime bien me créer un fonds. J’ouvre simplement un nouveau compte-épargne chez Tangerine, c’est gratuit et l’argent n’est jamais  »gelé » et j’y dépose mensuellement un montant qui correspond à la grosse dépense divisée par 12. Rendu à l’année prochaine, j’ai l’argent et je peux payer rapidement, sans même faire de trou à mon budget!

Il n’y a pas juste les grosses dépenses, même les petites peuvent faire mal quand on les oublie. On oublie souvent ce qui est variable et qui n’arrive pas toujours à intervalle régulier, comme les médicaments ou le stationnement payant. Il n’y a pas de truc magique. On peut soit se créer un fonds  »buffer’‘ ou absorber ses dépenses dans le budgets (je passe souvent le stationnement dans le budget essence). Le désavantage, c’est que plusieurs petites dépenses peut devenir un gros trou.

Le mieux alors est de faire l’effort de les prévoir. Oui, même si c’est difficile 😉

À l’inverse, vous pouvez oublier des revenus. Ça s’est plus facile à gérer, mais ça peut quand même débalancer un budget soigneusement monté. Crédit d’impôt de Solidarité, crédit d’impôt pour la TPS, remboursement des assurances, ristournes et dividendes, revenus d’intérêts, tout ça doit être comptabilisé pour leur donner une job, quitte à le mettre en épargne.

Parce que n’oubliez pas qu’un dollar sans job, c’est un dollar de perdu.

 

3- Vous ne suivez pas vos progrès/vous ne vous fixez pas de but

Un budget pour faire un budget, c’est un peu voué à l’échec. Pourquoi voulez-vous mieux gérer vos dépenses? Quels sont les métriques (mesures) de votre succès?

Si vous suivez votre budget, mais pas les retombées, attendez-vous à vous désintéresser rapidement de la manoeuvre.

Fixez-vous des objectifs! 

Donnez-vous une tape dans le dos quand vous les atteignez et révisez vos stratégies quand vous passez à côté.

 

4-Votre budget est trop compliqué

Plus vous avez de catégories, mieux vous maîtrisez vos sous. Sauf que plus vous avez de catégories, plus votre budget devient difficile à gérer. En plus, si vous choisissez des outils complexes pour le gérer (je pense à YNAB, qui même si super, est pas facile à comprendre au début), votre budget est déjà à moitié sorti de la fenêtre.

Simplifiez les choses le temps de prendre en main vos dépenses. Si vous n’avez qu’une seule facture pour vos télécommunications, pourquoi les séparer en 3 catégories? Avec le temps, vous pourrez les affiner et raffiner votre budget.

 

5-Vous comptabilisez mal certaines dépenses

Tsé quand vous payez votre carte de crédit, y’a de l’argent qui sort de votre compte? Ben devinez quoi. C’est pas réellement une dépense. Ce n’est qu’un transfert d’argent.

Vous avez fait les dépenses le mois précédents, ce sont ces dépenses qui ont été comptabilisées une première fois. Si vous calculez aussi le paiement comme une dépense, c’est comme si vous les aviez acheté deux fois. On peut alors  »ignorer » le paiement de carte de crédit. Oui, c’est contre-intuitif, mais c’est comme ça que vous ferez balancer vos affaires.

Par contre, si vous avez une dette de crédit et que vous effectuez des paiements sur celle-ci, le paiement de repaiement de dette est une dépense réelle et elle doit être comptabilisée (et budgétée)! Perdu? N’hésitez pas à me contacter et on pourra en jaser 🙂

Vous savez aussi les paiements d’assurances pour les services payés dans le passé? Ça aussi ça peut être mal comptabilisé, surtout si la dépense à lieu dans le mois précédent. Si par exemple vous aller vous acheter des lunettes pour 250$ le 4 du mois et que l’assurance vous repaie 100$ le 24 du mois, votre dépense nette pour le poste budgétaire « Santé » de ce mois-là est de 150$, vous y indiquez la dépense de 250$ et le remboursement de 100$.

Mais que se passe-t-il si les assurances vous remboursent seulement le 4 du mois suivant? Deux choix: soit calculer le remboursement comme un revenu pour le mois, soit l’ajouter au poste budgétaire « santé » pour le mois en cours. Personnellement, comme j’ai un fonds « santé », je le dépose simplement sur le compte-épargne et je le compte comme un revenu (et une de dépense aussi).

6-Le syndrome du voisin gonflable­

C’est tellement facile de succomber à ce syndrome. Vous êtes au bureau et tout le monde sort sur l’heure du dîner pour luncher. Vous ne voulez pas rester seul avec votre p’tit lunch triste, alors vous y aller aussi, si eux peuvent se le permettre, vous aussi! Et bam, votre budget resto est dépassé.

Vos amis s’achètent une maison, un char neuf, magasinent chez Holt Renfrew. Vous aussi, right?

voisin-gonflable

Pas si vite. On ne connaît pas la situation financière de ceux qui nous entourent. Leur salaire, leur niveau de dette, le backing de papa-maman. Regardez votre situation et prenez les décisions en fonction de celle-ci, parce que sinon il est trop facile d’acheter des choses qu’on ne peut se permettre ou qui ne cadrent pas avec nos objectifs.

C’est sûr que c’est ben le fun de faire le tour de la route de vins avec la gang, mais le 150$ que vous venez de dépenser, c’est 150$ qui n’ira vers le voyage en Europe dont vous rêvez.

 

7-Vous avez calculé vos revenus à partir des revenus bruts

Oh la gaffe! Ça arrive souvent quand on se fait un budget avant de débuter une nouvelle job. Tout dépendant de votre taux d’imposition, vous pourriez avoir surestimer vos revenus de presque 40%. Outch!

La solution la plus simple est d’attendre d’avoir les bons chiffres pour faire son budget. 😉

Je calcule aussi mon budget avec les revenus brut du triplex, parce que nous les recevons brut et devons mettre nous-même de côté les sous pour l’impôt, mais ça nous a joué de mauvaises surprises au début…

C’est la même chose pour les travailleurs autonomes. On recommande aux travailleurs autonomes de mettre entre 30-50% de leur revenus nets de côté pour payer les impôts et les autres cotisations en fin d’année. Si vous faites moins de 30 000$ de vente par année, vous êtes safe à mettre 30% de côté. À 80 000$ de revenu net, mettez-en 50% et peut-être un petit peu plus, au mieux vous aurez de l’épargne d’accumulé pour en mettre dans vos REER. Et peu importe ce que vous faites, n’oubliez pas que les taxes que vous percevez ne sont pas des revenus!!

 

7-erreurs-ruinent-budget

 

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Faire plus d’argent ne changera rien.

Je vais peut-être en surprendre certains en disant ceci:

 

Le secret dans la vie, c’est pas de faire plus d’argent.

Ben oui toi, je m’en vais te dire ça, moi, la fille qui a un blogue sur les finances personnelles pis qui travaille encore les fins de semaine pour faire plus d’argent.

Et en plus, parce que je suis fine de même, je vais t’expliquer pourquoi c’est pas ça qui va te sauver, faire plus d’argent. Je vais même te dire comment j’en suis arrivée à cette réalisation. Et si tu lis jusqu’au bout, tu vas même comprendre c’est quoi, le vrai secret.

 

La p’tite histoire.

Nico, mon super-merveilleux chum, est un (presque) ingénieur. Et quand tu es un futur ingénieur, les banques, ben, elles t’aiment ben gros. Elles te font des mamours, te flattent la bedaine et te donnent des beaux nanannes pour ingénieurs: cartes de crédit, marge de crédit et beaux rabais sur leurs produits financiers. C’est franchement super pour certaines choses, comme la carte de crédit super avantageuse gratuite ( ça ne mord pas si on sait s’en occuper) et la fois où ils ont payé nos frais de notaires.

Sauf que ça a un mauvais côté. D’une part, ils te disent que  »comme ingénieur, tu vas faire la palette », alors ne te préoccupe pas trop de tes dettes d’études, tu auras l’argent en masse pour les repayer et d’une autre part, ils te fournissent la corde pour te pendre: la marge étudiante.

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10 000$/ an pendant 4 ans.

40 000$ à 3,5%, payable dès que ton p’tit jonc est sur ton p’tit doigt.

Si tu as eu accès aux prêts et bourses, c’est maintenant plus de 50 000$ que tu dois en dettes d’études.

Je t’entends déjà me dire:

« Voyons, c’est pas si pire que ça, c’est 12 500$ par année pour vivre! »

Attendez, vous oubliez que les étudiants en génie, ils ont des stages rémunérés. Si je me fies à Nico, c’est presque 20 000$ par an de salaire qui entre. Ça fait un salaire net de près de 33 000$.

Savez-vous ça équivaut à combien en salaire brut ça?

44 000$.

Certains étudiants de génie réussissent à flamber un salaire annuel brut de 44 000$. Je dis flamber, parce qu’ils ont rien, sinon leur diplôme, leurs cernes et leur foie amoché, à montrer en échange de leur dette.

Pas de REER. 

Pas de CELI. 

Peut-être un char neuf (assorti d’un beau prêt, donc…).

 

Pourquoi faire plus d’argent ne change rien

Je sais pas pour vous, mais moi, je ne fais pas 44 000$ par an. Je fais 36 000$, peut-être un peu plus avec les revenus du triplex.

J’ai un CELI (mais pas encore de REER, vous savez pourquoi 😉 )

J’ai un fonds d’urgence.

Mes deux voitures sont payées.

Et j’ai un triplex à mon nom. 

Ce que j’essaie de vous dire, c’est que c’est pas parce qu’on fait beaucoup de sous qu’on sait le gérer.

Donc si on est incapable de bien gérer son argent quand on en a pas, c’est pas parce qu’on se met à en faire plus que soudainement tout va se régler comme par magie.

Reprenons nos étudiants dépensiers. La plupart que j’ai rencontré sont convaincus qu’ils n’ont pas d’argent, n’essayez pas de les convaincre du contraire, leur relevé de compte le leur prouve bien.

Quand Nico et moi les recevions chez nous, ils nous trouvaient ben étranges d’étendre notre linge sur la corde, de chauffer à 19C et de faire notre propre bière pour économiser, ce qui fait qu’ils étaient encore plus perplexes quand on a annoncé qu’on avait acheté un triplex.

Ils ne pouvaient pas voir comment on avait réussi à faire ça.

Entre ça et sortir un lapin d’un chapeau, y’avais pas grande différence, ils cherchaient le truc (et certains cherchent toujours).

 

Ce qui fait qu’ils vont maintenant finir leurs études en décembre et souhaitons-leur de se trouver un emploi sur-le-champ dans leur domaine parce que sinon, la vie sera dure.

La plupart feront entre 55 000$ et 57 000$ par an au début.

43 000$ net.

Leur prêts vont leur coûter 488$ / mois, soit 5856$ par an (50 000$, à 3,5%)

Et maintenant, ils auront l’impression que, comme ils ne sont plus étudiants, ils font beaucoup, beaucoup plus d’argent. Ce qui fait qu’on les verra sur Facebook, dans le Sud, dans leur nouvel appartement, au volant de leur nouvelle acquisition, etc.

Ce qu’on ne verra pas, c’est leur face quand ils réaliseront, tôt ou tard, qu’ils ne sont absolument pas plus riches qu’ils étaient à l’université. Qu’ils sont même plus pauvres.

 

faire-plus-dargent-ne-changera-rien

Quand la réalité te rattrape

Quand on fait plus d’argent, les attentes qu’on a envers nous-mêmes et celles des autres envers nous augmente. Et c’est normal. Personne ne s’attend à ce que vous viviez comme un étudiant toute votre vie, ramen et bazou compris. Vos dépenses peuvent augmenter, et elles le feront sûrement avec les enfants et la minivan de luxe.

Le problème, c’est que si vous vivez déjà au-dessus de vos moyens, le fait de faire plus d’argent ne changera rien à votre situation, ceteris paribus. C’est-à-dire que si demain matin, votre patron vous dit:

« Je t’augmente de 10$/h »

Rien d’autre ne change dans votre vie. Vous revenez le soir, vous dites à votre douce moitié que vous faites plus d’argent et vous commandez du resto comme vous aviez prévu de le faire avant de savoir que vous étiez augmenté.

En fin d’année, vous faites votre rapport d’impôts et vous remarquez que malgré votre augmentation, vous n’avez pas plus dans vos REER que l’année dernière.

D’année en année, vous vous appauvrissez, car vos dettes pèsent lourd dans la balance et votre épargne ne grimpe que très très peu. Vous êtes rendus à faire presque 70 000$ par an et vous êtes toujours incapable de mettre de l’argent de côté.

 

Le secret, c’est quoi?

Le  secret, c’est de changer son état d’esprit par rapport à l’argent. De voir les dettes comme autre chose que quelque chose de normal. De voir son épargne comme une façon de se propulser dans le futur grâce à des investissements judicieux.

De penser à chaque dollar comme un moyen de changer sa vie.

Au lieu de vous dire qu’un budget c’est plate, que ça vous empêche de vivre, dites-vous que ce sont les dettes que vous risquez d’avoir sans budget qui vont vraiment vous empêcher de vivre.

Reprenez le contrôle de votre argent!

Un budget, ça vous dit pas  ni oui ni non. Ça vous rappelle juste la réalité.

Si vous êtes conscient de votre argent et de vos dépenses, de vos rêves et de vos projets, vous pourrez mettre à profit votre augmentation salariale. Sinon, elle va disparaître dans une pluie de petites dépenses niaiseuses dont vous n’aurez aucun souvenir dans un an.

Changer votre façon de traiter votre argent. Soyez conscient de son impact dans votre vie. Payez-vous en premier!

 

warren

 

Sinon, vous allez finir comme un étudiant en génie: un paquet de dettes avec une bague 😉

PS: Je fais allusions à des étudiants de génie, mais ils sont loin d’être tous sur ce modèle. La plupart sont très responsables et studieux et feront d’excellents payeurs de taxes! J’utilise simplement un exemple que j’ai vu se répéter beaucoup, car ils font partis des étudiants les plus courtisés par les banques.

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Reprendre le contrôle de son argent en 4 étapes

C’est article s’adresse autant aux gens qui veulent reprendre le contrôle de leurs finances, que vous soyiez dans une situation de schnoutte ou dans une situation dite  »enviable ». Parce que c’est pas parce que vous êtes dans une situation enviable que vous êtes en contrôle de vos finances et vice-versa! Ce n’est jamais facile, alors voici 4 étapes (simples) pour vous aider à reprendre le contrôle de votre argent.

Aujourd’hui, je veux parler du fameux moment d’illumination. Celui qu’on a tous un jour ou l’autre (si vous l’avez pas eu, ça va venir…) Ce moment où l’on va consulter ses relevés  et qu’on se dit:

« Non, là, ça marche pas, je dois faire quelque chose »

La catalyseur de ce moment peut aussi être un refus de la banque de financer votre hypothèque, une agence de collection qui vous appelle un lundi matin ou encore, votre conseiller à la banque qui vous dit que votre retraite est mal partie.

Et là, la lumière allume et on se dit:

« Ok, go, je reprends le contrôle »

Puis, là on lit tout ce qui nous tombe sous la main en finances personnelles. On s’inscrit à des applications de budget, on achète des livres, on prend des rencontres avec un conseiller à la banque, le tout pour se rendre au bout de la première semaine complètement à bout de souffle, épuisé et abandonné le samedi.

Comme les régimes dans le fond (arg…)

Reprendre ses finances en main, ce n’est pas une course de 100 mètres, c’est un marathon. Et on se prépare pour un marathon. Et tous les marathons commencent par un pas.

Alors aujourd’hui, si vous reprenez le contrôle de vos finances, allez-y une étape à la fois.

reprendre-controle

1-Faire son bilan

Assoyez-vous avec un bon café (ou boisson au choix, je suis pas regardante) et faites votre bilan. Sortez tous vos comptes: où est-votre argent? Combien avez-vous d’épargné? Où sont vos dettes? Combien? À quel taux d’intérêts?

En date d’aujourd’hui, quelle est votre situation? À qui devez-vous de l’argent?  Faites la liste de vos créanciers. Commencez par la plus petite dette jusqu’à la plus grande.

Vous n’avez pas de dette (hormis votre hypothèque et votre prêt étudiant du gouvernement)? Bravo, mais avez-vous de l’épargne?

Si la réponse est non, vous avez une dette…

Une dette envers vous et c’est le temps de cracher l‘cash. 😉

2-Faire et suivre son budget

Maintenant que votre bilan est fait, il est temps de regarder vos entrées et sorties d’argent en créant votre budget. Faites la liste de vos dépenses fixes, en y incluant le paiement minimum de toutes vos dettes.Ensuite, faites la soustractions de celles-ci de votre revenu. Ce que ça donne, c’est le montant que vous devrez attribuer à vos dépenses variables et au remboursement de vos dettes.

Exemple: si mes dépenses fixes + mes paiements minimum= 1000$ et que mon revenu est de 2000$, il me reste 1000$ pour le reste de mes dépenses et le redressement de ma situation.

Soyez réaliste dans votre budget. Si vous dépensiez 600$ d’épicerie par mois avant, ne tentez pas de n’en dépenser que 100$ pour le futur. Ça ne fonctionnera pas (spoiler!) et vous vous découragerez. Donnez-vous des limites budgétaires réalistes.

Évaluer chaque dépense. Demandez-vous si vous pouvez:

a- vivre sans

b- la diminuer drastiquement

c-faire autrement

Un bon exemple: internet. Difficile, voire impossible, de vivre sans. On peut essayer de limiter le streaming pour diminuer la bande passante. On peut aussi demander à son voisin de partager la facture.

Dites-vous que chaque dollar que vous êtes en mesure de dégager de votre budget, c’est un dollar de plus qui sert à la réalisation de vos objectifs!

3-Identifier les problématiques les plus pressantes

Hydro menace de vous couper? Ouf, ça presse, on sort le chéquier.

L’agence de collection cogne à votre porte?Vite, vite, faut les payer!

La carte de crédit est pleine depuis 3 mois? Crotte, une autre chose à payer…

Quand on est dans un bateau plein de trous, on voudrait tout patcher le plus vite possible. Sauf que ce n’est pas possible

reprendre-controle

Ce que je veux dire ici, c’est que vous devriez accorder une  »cote » à chacune de vos problématiques. Si vous n’avez pas d’épargne, que votre cote de crédit est très basse et que Bell vous menace d’envoyer votre compte en collection, chacune de ses problématiques est importante, mais toutes ne sont pas urgente.

Pour distinguer l’urgent de l’important, regardez l’impact à court-terme sur vos finances d’une action. Par exemple, repayer Bell vous permet d’arrêter d’accumuler de l’intérêt sur la facture, éviter une grosse tâche à votre dossier de crédit et vous évite d’avoir à dealer avec l’agence de collection. C’est probablement le plus urgent.

Ensuite, le fait de ne pas avoir de fonds d’urgence vous mets dans une situation stressante: si vous avez un pépin qui survient, vous n’aurez rien pour éponger les dégâts et devrez faire appel au crédit, ce qui risque d’avoir un impact négatif sur votre cote de crédit déjà amochée. Alors, après avoir payé Bell, je me constituerais un fonds d’urgence de 1000$.

Et finalement, on s’attaque à la cote de crédit à la mine basse, parce que même si très important, ce n’est pas quelque chose qui s’arrange en criant  »bines au ketchup » et les impacts à court-terme sont mineurs. Ne vous méprenez pas, avoir une bonne cote de crédit est très important, mais à court-terme, c’est pas ça qui va vous sortir la tête de l’eau.

4- Se donner un objectif SMART

Alors, vous avez identifié les problématiques à corriger en premier? Donnez-vous maintenant des objectifs SMART. SMART, c’est un acronyme qui veut dire: spécifique, mesurable, ambitieux, réalisable, temporel.

Par exemple, si ma situation est la même que plus-haut ( Bell, fonds urgence et cote de crédit), je pourrais me dire:

« Je veux payer le 400$ que je dois à Bell à coup de 2 fois 200$, que je vais payer ce mois-ci et le mois prochain. »

C’est spécifique (payer Bell), mesurable (400$), ambitieux (j’aurais pu le payer en 6 versements, mais je vais le faire en deux), réaliste (j’ai vraiment les liquidités pour payer 200$/mois à Bell), temporel (c’est fini dans le temps, je paie ce mois-ci et le prochain).

D’autres objectifs SMART:

-Accumuler 1000$ dans mon fonds d’urgence entre maintenant et février 2017.

-Payer cash mon voyage aux Royaumes-Unis en janvier 2017 (3000$).

-Améliorer ma gestion des documents pour avoir 50% moins de difficulté à faire nos impôts en février 2017.

-Améliorer de 15 points ma cote de crédit d’ici à mars 2017

-Réécrire mon profil LinkedIn ce mois-ci de manière à avoir 10 clics par mois de plus.

-Enregistrer ma propre entreprise pour décembre 2016.

-Économiser 30$/semaine sur l’épicerie avec des coupons et autres stratégies.

Ce qui n’est pas un objectif SMART:

-Me sortir de la marde

-Économiser plus

-Sortir moins

-Partir en voyage sans payer à crédit

Etc…

L’avantage des objectifs SMART, c’est qu’ils sont très détaillés, ce qui permet de bien les intégrer dans notre quotidien, car ils sont sans ambiguïté ou interprétation.

Si vous vous dites: je vais augmenter ma cote de crédit, c’est vague, vous pourriez commencer demain, la semaine prochaine. On pourrait aussi dire que tu as atteins l’objectif si tu montes de 1 point.

Ça permet d’avoir des objectifs qui nous forcent à nous dépasser un peu, sortir de notre zone de confort, faire des choses qu’on ne ferait pas habituellement.

Un petit pas à la fois!

Quand on est dans la schnoutte, il peut être difficile de voir plus loin que le lendemain et c’est ok comme ça.

Faites la grenouille.

Connaissez-vous l’histoire de la grenouille et la jatte de crème? Bref, c’est une grenouille qui tombe dans une jatte de crème et ne peut remonter. Elle se fatigue et se dit qu’elle ne se sortira jamais de là. Sauf que la grenouille se dit: je vais donner 10 coups de pattes. Et à chaque fois qu’elle a donné ses 10 coups de pattes, elle se dit: encore 10 autres! Et ça devient de plus en plus facile de sortir sa petite tête de grenouille de la crème. Puis après 1000 coups de pattes, il arrive quelque chose d’extraordinaire: elle se propulse hors de la jatte.

Elle avait transformé la crème en beurre.

Commencez par de petits objectifs (10 coups de pattes!) et voyez de plus en plus loin. Adressez l’urgent, puis l’important et puis le reste.

Célébrez les petites victoires!

Et les grandes!!

 

 

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4 méthodes pour créer son budget

Ok, alors vous êtes prêts à faire votre budget. Vous êtes convaincus de sa nécessité, vous avez-même commencé à ramasser vos relevés et vos talons de paie. Sauf que là, vous êtes perdu et vous vous demandez:

 

Comment calculer le montant que je devrais accorder à quoi?

 

Combien d’argent devrait être consacré à l’épargne?

 

Est-ce que si je fais un budget j’ai encore le droit d’aller au resto et d’acheter un café le matin?

 

Autant de question qui restent suspendues dans les airs et se mettent entre vous et votre zénitude.

Un budget, je vous le rappelle, ça sert principalement à savoir où son argent s’en va. Parce que ces mautadits dollars là ont la fâcheuse manie de disparaître plus vite que le prochain chèque de paie arrive.

Sauf que ça sert aussi à discipliner ces mêmes dollars et leur faire faire ce qu’on veut qu’ils fassent. Autrement dit, si vous voulez partir en voyage dans le Sud cet hiver, il serait intéressant de commencer à rediriger une partie de vos revenus vers un fonds « voyage » et optimiser ainsi chaque dollar gagné pour avoir le maximum de satisfaction!

Je vous propose ici deux méthodes pour réaliser un budget: la méthode 50-30-20 et la méthode zéro. À l’intérieur de ces techniques, on peut aussi utiliser deux méthodes: la méthode par fonds, la méthode moitié-moitié.

Faire son budget: 4 méthodes qui fonctionnent

Méthode 50-30-20

Cette méthode réparti votre revenu de la façon suivante:

  • 50% pour les nécessités et obligations
  • 30% pour les désirs
  • 20% qui doit contribuer à un objectif financier, soit votre épargne ou réduire une dette

C’est une façon plus vague de faire son budget, mais au moins ça donne les grandes lignes, donc si vous n’êtes pas sûr par quel bout commencer, ça vous enligne. Ces pourcentages aident à balancer les fonds entre les besoins, les désirs et le futur.

Le désavantage de cette méthode, c’est que si vous avez un revenu très faible, vous pourriez consacrer beaucoup plus que 50% de votre revenu sur votre logement, votre épicerie et vos obligations.

Aussi, il peut être difficile de distinguer les nécessités des désirs et mal les catégoriser. Ce qui est pour vous une obligation est peut-être pour moi un désir. Par exemple, on a tous (ou presque) un cellulaire, mais pour moi, un forfait à 80$ relève du désir plus que du besoin quand on peut en avoir un à 35$! Pour vous cependant, c’est peut-être essentiel pour votre travail.

Je pense aussi que le fait que les objectifs financiers soient les derniers de la liste donnent une fausse impression  »que c’est la dernière chose à faire » avec son argent. Du genre, « s’il m’en reste, je le mettrai là« . Au contraire! Je pense qu’on devrait  toujours se mettre au top de sa liste et se payer en premier.

Même que moi, j’inverserais les pourcentage et je ferais 30% épargne, 20% désir;

parce que mon épargne d’aujourd’hui, c’est mes désirs de demain.

 

Je peux être poète de même, moi ;).

 

De plus, si vous avez un gros passif (lire: beaucoup de dettes), 20% n’est peut-être pas un montant suffisant pour le réduire rapidement et vous redonner une liberté. Autrement dit, c’est une méthode moyenne qui fonctionne bien pour une personne moyenne: pas de trop de dettes, avec un revenu ni trop bas, ni trop haut.

Si vous avez un faible revenu (comme les étudiants!) ou si vous êtes très endettés, la prochaine méthode est pour vous!

 

La méthode zéro

C’est ma méthode. C’est ainsi que je m’assure de donner une job à chaque dollar et que l’utilisation de chaque dollar est maximisé.La théorie est simple, vous devriez savoir au début du mois où ira chaque dollar tout au long du mois. Vous ne devriez pas avoir d’argent qui reste sur votre compte chèque à la fin du mois, inactif, sans but.

Plus votre budget est détaillé, mieux cette technique fonctionne. Par exemple, au lieu d’avoir une catégorie « Santé », vous devriez détailler « médicaments », « produits de beauté », « chiro », etc. et attribuer un montant à chaque. Quand nous avons commencé à être plus sérieux avec cette méthode, notre budget est passé de 6 catégories à plus de 12! Comme tout es mieux défini, vous savez exactement combien vous avez d’argent à dépenser. Par exemple, nous avions une catégorie varia qui comprenait tout allant des sorties, au resto, aux gogosses, aux imprévus. Au final, on dépensait toujours plus parce qu’on ne savait pas combien on pouvait dépenser sur chaque chose. Maintenant, j’ai une catégorie resto et une autre pour les sorties. Je sais que j’ai 75$ par mois pour le resto et 40$ pour les sorties.

Pour cette méthode, vous devriez commencer par détailler les catégories essentielles. Ces catégories, on les reconnaît à: si je les aie pas, je meurs/fais faillite. Le loyer/hypothèque, les assurances, l’épicerie, l’essence pour aller travailler, les paiements de dettes et l’électricité font parti de cet ensemble. Tout ce qui n’implique pas votre mort/faillite dans le mois qui suit est hors essentiel.

De plus, vous devriez avoir un poste budgétaire  »épargne/remboursement de dettes » se situant entre 15-20% de votre revenu, mais en plus, si vous arrivez à la fin de votre exercice et qu’il reste disons, 100$ qui n’est pas classé, il devrait aller directement en épargne. Tant que vous remplissez vos obligations et que vous mettez 15-20% de votre salaire de côté, vous êtes sur la bonne voie!

Exemple: Vincent gagne 3000$/net par mois.

15% de 3000$= 450$—–>direct en épargne (225$/ paie, ne pas attendre la fin du mois, faites le au début).

Ensuite:

Poste budgétaire Dépense
Loyer 500$
Épicerie 325$
Soins Personnels 50$
Cellulaire 36$
Internet 27$
Assurance Auto 52$
Assurance maison 18$
Prêt étudiant 158$
Réparations auto 346$
Essence 250$
Électricité 45$
Nourriture à chat 22$
Resto 125$
Loisir 150$
Total 2104$

 

On peut voir que selon sa liste, il lui reste 471$ (3000$-450$-2014$=471$) qui ne sont pas attribués à quelques chose et qu’il devrait donc diriger vers la catégorie  »Épargne » directement à chaque mois, ça pourrait lui servir à financer un voyage par exemple, ou sa prochaine voiture.. Ainsi, sans se priver, il pourrait réussir à mettre de côté presque 900$ par mois.

Cependant, ce type de budget, quoique super efficace, a un gros défaut: il n’y a pas de place pour les imprévus et les oublis.

Par exemple, on voit qu’il a payé des réparations pour son auto de 346$ ce mois-ci, mais que ce serait-il passé si la facture aurait été de 500$? Ou encore, il avait oublié qu’il devait payer son permis de conduire! C’est pourquoi, autant que j’aime cette méthode, autant que je n’ai jamais réussi à maîtriser mon budget avant de la combiner à la prochaine technique.

 

Faire son budget: la méthode zéro est plus complexe, mais chaque dollar travaille.

 

La méthode par fonds.

En gros, vous faites la liste de toutes vos dépenses: celles qui sont journalières, ensuite hebdomadaires, puis mensuelles, trimestrielles et enfin annuelles et vous ramenez le tout par mois. Donc les dépenses journalières sont multipliées par 30 (ou le nombre de jour requis) et les hebdomadaires par 4. Les dépenses trimestrielles sont divisées par 4 et les annuelles, par 12.

Par exemple: mon café le matin me coûte 2$ chaque matin de la semaine, donc 40$/mois.

Je remplis mon réservoir d’essence une fois par semaine pour 50$ à chaque fois, donc 200$/mois.

Mon permis de conduire est payable en novembre au coût de 120$/an, donc 10$/mois.

Les frais de scolarité sont payables au 4 mois, pour 1500$ à chaque fois, donc 375$/mois. Et ainsi de suite.

Le montant par mois est celui qui doit être mis de côté pour être en mesure de régler la facture en entier quand elle est disponible. Nous, nous avons trois fonds qui comprennent:

  • Permis de conduire (2)= 240$/an —–>20$/mois
  • Réparations et entretien auto: 1800$/an —–> 150$/mois
  • Immatriculation (2)= 500$/an —–> 42$/mois
  • Taxes municipales: 3000$/an ——>250$/mois
  • Taxes scolaires: 720$/an——>60$/mois
  • Entretien du triplex: 150$/mois (on ne sait jamais quand ça va arriver, mais c’est une moyenne des dernières années)

Tout ce qui touche aux voitures s’en va sur un compte épargne qui est réservé pour ça. Tout ce qui touche les taxes, idem. L’entretien du triplex va sur le fonds urgence.

Si certains mois nous avons besoin des fonds, on se fait un transfert. Comme ce mois-ci, j’ai fait faire la timing belt sur ma Kia pour 336$. Je vais donc verser 336$ sur la carte de crédit à partir du fonds  »auto ». En mars de chaque année, on doit payer les taxes municipales, on fait donc un transfert du compte  »taxes » à notre compte-chèque de 3000$, sans même sourciller, parce que l’argent est là. Ça ne fait rien à notre budget, qui reste ainsi stable de mois en mois. C’est la paix d’esprit en versements mensuels et en plus, on engrange un peu d’intérêts sur nos fonds!

Je crois aussi, pour l’avoir vécu, que c’est la méthode la plus efficace pour les gens qui ont un revenu qui varie. Nous avons commencé à utiliser cette méthode durant ma période de travail autonome, prêt étudiant et revenu de stage. On était toujours surpris par une dépense qu’on avait oublié, un pépin, etc.

En se forçant à calculer le montant mensuel de toutes nos dépenses annuelles et à l’économiser, on a gagné une flexibilité sans borne et on a pu recommencer à économiser. Cet automne, nous avons pu payer 7000$ de dettes et épargné presque 5000$ sur un revenu de 20 000$!

 

La méthode moitié-moitié

Cette technique, je ne la pratique pas activement, mais certains ne jurent que par elle. En gros, on regarde les factures pour le mois prochain et on met de côté l’argent pour celles-ci dans le mois courant. Ça s’explique mieux par un exemple:

Si le loyer est dû pour le 1ier mars, quand votre paie du 12 février arrive, mettez de côté la moitié du montant, soit 250$.

Quand votre 2e paie du mois arrive le 26 février, vous mettez l’autre moitié de côté, soit 250$.

Quand arrive le 1ier mars, vous avez votre 500$ au complet et vous n’êtes pas obligé d’utiliser toute votre paie pour le loyer, survivre pendant 2 semaines, être payé de nouveau, virer fou devant tant de cash, vivre comme un roi pendant 2 semaines et ensuite survivre pendant 2 semaines, etc. Ça réparti les dépenses pour éviter les disparités dans le mois.

 

C’est  faire un budget, mais au lieu de le faire sur un mois, vous le faites sur 15 jours. Vous aurez compris que ça prend un mois de « double » paiement pour réussir à faire ça, mais une fois que vous êtes organisés, ça permet de régulariser les sorties d’argent en fonction de vos entrés de sous.

En entreprise, c’est la première chose à regarder quand une entreprise à des difficultés financières: est-ce que c’est juste une question de gestion des flux de trésorerie? Si les revenus sont suffisants pour couvrir les dépenses, le problème est souvent que les dépenses se font en début de mois et les entrées se font en fin de mois. En réorganisant le tout, on réussit souvent à remettre l’entreprise sur la voie!

 

La méthode traditionnelle

C’est la méthode des gens pas de budget qui espèrent être capables de payer leur carte à la fin du mois. Elle peut se résumer ainsi:

Méthode traditionne: pas de budget, on se plante

 

La seule mauvaise méthode pour faire un budget, c’est de ne pas en faire du tout! À moins que votre budget soit systématiquement déficitaire à chaque mois, vous êtes sur la bonne voie. La clef, c’est de persévérer. À chaque mois, on prend un peu plus conscience de son budget, on l’intègre à notre quotidien et on l’adapte. Et puis, si vous êtes déficitaire, au moins maintenant, vous le savez, fini la tête dans le sable!

 

Et pour répondre à vos questions:

La réponse à « Est-ce que, si je fais un budget, j’ai encore le droit d’aller au resto et d’acheter un café le matin? », est simple.

Ça dépend!

Êtes-vous capable de remplir toutes vos obligations et de mettre 20% de votre salaire de côté?

Si oui, si votre café vous rend heureux, why not coconut?

Si vous avez des dettes qui vous coûtent une petite fortune en intérêts par mois, moi je prendrais le 2$ et je le verserais à chaque jour sur ma dette.

Moi, je sais que, autant que j’adore le café, je suis plus satisfaite par le fait de voir mon épargne grossir tranquillement et m’assurer la zénitude que je recherche, que par mon colombien corsé.

Chacun ses priorités, l’important c’est que le café ne viennent pas vous mettre dans la marde au bout du mois. Parce qu’un café par jour, à 20% d’intérêts, sur l’année, vous coûte 225$ en intérêts.

Et vous, quel est votre méthode?

 

Passez le mot!
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Comment faire un budget et le réussir.

Un budget, c’est simple, c’est la somme des revenus, desquels on déduit la somme des dépenses. En gros, c’est pas mal juste çaEn réalité, c’est aussi et surtout une façon de voir et constater d’où vient votre argent et où il va et de faire des prévisions sur le court-terme.

Au Cégep, quand j’ai fait mon premier budget d’appartement, j’avais été vraiment jetée sur le cul de voir que contrairement à ce que je pensais, je ne dépensais pas 2-3 $ par semaine en bonbons/café à la Coop, mais plus de 15$. C’est ÉNORME pour des paquets de Jolly Rancher  et du café même pas bon (ce qui fait que j’ai pris 5 livres et fait un ulcère, merveilleux!)

En faisant un budget, on prend le temps de s’asseoir et de bien calculer nos entrées et sorties de fonds. Ça permet de réduire son stress par rapport à sa situation financière parce que:

  1. Si vous avez l’impression que vous faites assez d’argent, mais qu’il n’en reste jamais à la fin du mois, ça vous permettra de mettre le doigts sur la fuite et de remédier à la situation.
  2. Si vous avez l’impression de ne pas faire assez d’argent, vous découvrirez peut-être que vous en faites plus qu’en masse et saurez le relocaliser pour qu’il travaille mieux pour vous.
  3. Si vous avez l’impression de ne pas faire assez d’argent et que c’est vrai, vous pourrez mieux allouer vos revenus et découvrir combien il en manque.

Alors, on fait ça comment un budget?

Comment faire un budget et le réussir

Commencer son budget (ou le recommencer)

Vous aurez besoin de vos derniers relevés de compte de tous vos compte-chèques, d’un paquet de feuilles, de deux-trois crayons de couleurs différentes et d’une calculatrice.

Revenus

Moi je commence toujours par les revenus. Prenez un surligneur et trouvez toutes les entrées de fonds qui sont récurrentes dans vos relevés de compte.  Par exemple, dans mon cas, j’ai mes revenus d’emplois, les revenus d’emplois de Nico, nos revenus de triplex, les transferts gouvernementaux et les revenus d’intérêts.

Ça veut alors dire:

  • Revenus Sara: 2110$/mois
  • Revenus Nico: 2400$/mois
  • Revenus triplex: 1095$/mois
  • Transferts gouvernementaux: 101$/mois
  • Intérêts: 8$

Total: 5714$

Dépenses fixes

Ensuite, je fais la liste des dépenses que j’appelle « fixes ». Ce sont celles qu’on ne peut pas réduire ou éviter et qui ne varie pas beaucoup. Le loyer est une de ses dépenses. Internet. Le paiement d’assurances. Le cellulaire. Etc. Faites en une liste. N’oubliez pas les assurances, les frais de toutes sortes et les dépenses qui arrivent irrégulièrement. N’y aller pas de mémoire, trouver les montants dans vos relevés.

Pour nous, ça ressemble à ceci:

  • Hypothèque: 800$/mois
  • Taxes foncières: 350$/mois
  • Hydro: 100$/mois
  • Assurances auto+habitations: 135$/mois
  • Remboursement de prêt étudiant (le minimum): 136$/mois
  • Cellulaires: 68$/mois
  • Internet: 57$/mois
  • Frais bancaires: 8$/mois

Total: 1654$

Dépenses variables

Ensuite, il reste à calculer les dépenses variables. Ce sont celles qui varient toujours un peu, comme l’épicerie ou l’essence. En prenant vos relevés prenez un autre surligneur et identifiez ces dépenses. N’oubliez pas les petits montants. Vous pouvez essayer de les répartir entre certaines catégories avec des couleurs de surligneur. Épicerie, resto, essence, beauté, santé, loisirs, etc.

Voici donc comment je répartis le reste de l’argent:

  • Épargne: 1428$ (25% de 5714$)
  • Épicerie: 300$/mois
  • Gaz: 300$/mois (Nico travaille à Drummondville, il fait 2h de route par jour… EDIT: depuis décembre 2016, il est à moins de 10 min de la maison!)
  • Surplus sur le prêt étudiant: 264$/mois
  • Épargne auto: 150$/mois
  • Resto: 75$/mois
  • Loisirs et autres (vêtements, maison): 250$/mois
  • Animaux: 25$/mois
  • Épargne triplex: 250$/mois
  • Compte investissement: ce qui reste (épargne et investissement, ce n’est pas la même chose!)

Établissez vos priorités

Regardez vos dépenses. Êtes-vous confortable avec les montants que vous dépensez dans chaque catégories?

Le saviez-vous, comme moi et mes Jolly Ranchers? Ce n’est pas que le montant était énorme, c’est que la satisfaction que j’en retirais par rapport au prix que je payais n’était vraiment pas optimale.  Aussi, vous pouvez comparer vos catégories. Si par exemple les sports de plein air, c’est ce qui vous drive, mais que vous dépensez deux fois plus en resto, est-ce que vous obtenez le meilleur rendement pour votre argent?

Qu’est-ce qui correspond à des nécessités par rapport à des désirs?

De notre côté, nous avons choisi de continuer d’être frugal dans nos dépenses en nous ajoutant quelques douceurs ici et là, comme le resto. Pendant 5 ans et demi, nous n’avons pas eu de budget resto. C’était impossible, nos revenus ne couvraient qu’à peine l’épicerie et le loyer. Maintenant que c’est plus lousse, on continue d’avoir un niveau de dépenses plus-bas que la moyenne et on économise à fond. En décembre 2016, Nico diplômera avec 10 000$ en dettes, qui viendront s’ajouter au 5000$ des miennes. Notre but est de tout payer d’un coup pour se concentrer sur le prochain gros objectifs financiers. Nous avons donc 6 mois pour économiser 15 000$. C’est ça notre priorité.(Nous avons finalement choisi d’acheter une maison ayant besoin de beaucoup d’amour et qui prend tout notre petit change, littéralement)

Contrôlez régulièrement vos résultats

Il est complètement ridicule de faire le plus beau des budgets du monde, si vous ne le contrôlez pas à intervalles réguliers pour vous assurer de rester sur la bonne voie. J’aime bien me connecter sur Mint le matin aux 3-4 jours et vérifier où j’en suis et si je suis toujours dans les limites de mon budget. En vérifiant régulièrement, vous finirez par avoir une emprise sur votre budget.

La mécanique du budget

Revenus – dépenses fixes=??

Vous avez vos revenus et vos dépenses fixes. Faites la différences entre les deux. Est-ce que le résultats est positif? Oui, alors super! Passez à la prochaine étape. Si non, demandez-vous si vous avez oublié des revenus. Non? Alors, vous devez envisager de diminuer vos dépenses fixes ou d’augmenter vos revenus.

Pour diminuer les dépenses fixes, voici quelques trucs:

  • Appeler votre fournisseur de service Internet/câble/cellulaire et tenter de négocier un meilleur forfait. Encore mieux, abandonnez le câble.
  • Appeler vos assurances et négociez un meilleur prix.
  • Débranchez le climatiseur (ou baissez le thermostat).
  • Débranchez la sécheuse.
  • Prenez un chambreur
  • Vendez votre auto (en dernier recours, mais si votre prêt auto vous empêche de vivre, c’est peut-être mieux)

Comment faire un budgetDépenses variables

En faisant soustrayant les dépenses fixes des revenus, on obtient le montant qu’il reste pour les autres dépenses. S’il n’en reste pas assez, même en ayant des dépenses variables au minimum, on doit revenir une étape en arrière et soit réduire les dépenses fixes ou augmenter les revenus.

Pour nous, il nous reste 4060$. Ça peut sembler énorme et croyez-moi, j’ai encore des frissons quand je vois ce chiffres après des années de serrage de ceinture. Cependant, Nico est actuellement en stage et donc, à partir de septembre, nos revenus baissent du tiers. Pour éviter les problèmes, je dois donc mettre plus d’argent de côté pour les prochains mois.

C’est essentiel  de mettre à votre budget un poste d’épargne. Même si vous n’y déposez que 25 sous par mois. Quand la vie est raide, je sais que ça peut sembler impossible. Nous avons déjà eu des revenus de 900$ par mois, et un loyer de 530$ à payer, mais il est essentiel de maintenir l’habitude de l’épargne. Une bonne façon de démarrer est de se donner l’objectif de mettre 1000$ de côté pour les urgences.

Comme vous pouvez le voir, faire un budget, ce n’est pas difficile en soi, ce plus le faire balancer et s’assurer que l’utilisation de chaque dollar est optimisé qui rend le tout plus difficile. Mais Rome ne s’est pas faite en un jour et il en va de même pour votre budget, chaque mois qui passe le rend meilleur!

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