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4 bonnes raisons d’avoir un fonds d’urgence de 1000$

Si demain matin votre voiture avait besoin d’une réparation urgente, auriez-vous l’argent de disponible pour la faire réparer? Pour le quart des Canadiens, ce n’est pas le cas. Et pourtant, en bâtissant un simple fonds d’urgence, tout le monde pourrait s’éviter la panique!

Hier matin, je me lève en remarquant une chose étrange; Achille, mon chat réveille-matin, n’est pas à son poste habituel. Je descends préparer le café, pas de trace de mon chat. C’est en tirant une chaise pour prendre mon café que je trouve ma boulette de poil, prostrée sur la chaise et immobile. Style position foetale, mais pour un chat.

Ok, que je me dis, Achille a peut-être fait la rumba toute la nuit. Sauf qu’il ne bouge presque pas, même quand je le pousse. Louche. Je l’examine et je me rends compte que Monsieur Chichi a mangé du fil à coudre et que maintenant, ça dépasse de son illustre derrière.

Ce n’est pas la première fois, mais là, il grogne si on approche notre main pour tirer délicatement. Pas normal. Il ne mange pas. Pas normal. Il va se mettre en boule dans un coin de pièce. Pas normal.

Direction vétérinaire. On est jeudi. Le vétérinaire ouvre à 8h.  Appel au bureau pour signifier mon retard. Consultation du vétérinaire, 60$. Pour me faire dire qu’il devra avoir une échographie… à 105$. Pour confirmer ou non, la nécessité d’une opération à 800$.

Crétin de chat d’amour.

Nous sommes maintenant 24h plus tard, et Achille, malgré les laxatifs, les antidouleurs et hydratation sous-cutanée, n’a toujours pas passé son fil. C’est l’opération ce matin pour lui.

Et la facture pour moi.

4 bonnes raisons d'avoir une fonds d'urgence

Voici combien coûte un chat ayant avalé 5 pieds de fil.

J’ai paniqué un bref moment. Genre, mautadit chat que j’aime tant, qu’est-ce que tu as fait, tu sabotes tous mes efforts de remboursement de dettes!

Jusqu’à ce que je me rappelle qu’en début de mois, on a fini de remplir notre fonds d’urgence de 1000$.

#zénitude

 bonnes raisons 4 bonnes raisons d'avoir un fonds d'urgence

C’est quoi, un fonds d’urgence?

Le nom le dit, pour les urgences. 😉

Un fonds d’urgence c’est pour les choses non-planifiées qui semblent toujours nous tomber dessus au pire moment. Je ne parle pas ici des choses comme:

« J’avais pas planifié ce voyage à Cuba, mais c’est important que j’y sois »

Je parle des calamités de la vie qui font juste rajouter une couche sur la marde qu’on vie déjà. La batterie du char qui meurt alors que vous êtes en recherche d’emploi. Le chauffe-eau qui lâche alors que vous venez de resserrer votre budget. Le chat qui avale de la ficelle alors que vous êtes en plein remboursement de dettes.

L’idée du fonds d’urgence, c’est d’avoir 1000$ de disponible en tout temps pour les calamités et d’éviter de devoir creuser encore plus creux son trou, alors qu’on tente d’en sortir. On met de côté le 1000$ dans un compte à part (oui, tout seul) et on n’y touche que pour les vraies urgences.

Pourquoi 1000$?

La plupart des gens vont se demander pourquoi 1000$. Pourquoi pas 2000$? Ou 3000$ ??

En plus, la plupart des conseillers financiers recommandent un montant équivalent à 3 à 6 mois de vos dépenses. On est loin de 1000$!

Sauf que, quand on y pense, 1000$ c’est suffisant pour 99% des vraies urgences. Pensez à toutes les fois où vous vous êtes dit:

« Ah, schnoutte, c’est pas vrai »

Et que vous avez dû sortir la carte de crédit et resserrer votre budget, manger des bines et où le stress de savoir comment vous alliez rembourser ça vous a fait faire un ulcère.

C’est certain qu’en cas de perte d’emploi ou d’invalidité prolongé, vous voudriez avoir plus que 1000$, mais arriver à 18 000$ d’économies ne se fera pas en criant « Bines au ketchup« , alors considérez que 1000$ est la première étape vers votre plus gros fonds d’urgence.

4 bonnes raisons d'avoir un fonds d'urgence

 4 bonnes raisons d’avoir un fonds d’urgence de 1000$

1- Éviter le mode crise

La panique n’est jamais bonne conseillère que me disait mon père. Sans fonds d’urgence, à chaque fois qu’une dépense inattendue se pointe, la lumière rouge allume, votre beau budget tout balancé prend le bord et vous tombez en mode crise.

C’est stressant et inutile. Vous êtes déjà en train d’essayer de prendre vos finances en main, on pourrait peut-être s’éviter des difficultés, non?

Si vous savez que vous avez 1000$ de mis de côté SPÉCIFIQUEMENT pour les urgences, une urgence n’en est plus une. Vous avez de quoi la couvrir et les mois suivants, vous n’avez qu’à regarnir votre fonds d’urgence.

2-Éviter de perdre son momentum

Vous êtes en plein marathon, vous êtes concentrés, vous avez un rythme de croisière, vous ne perdez pas des yeux la ligne d’arrivée et… boum patatrac, vous glissez sur une pelure de banane. Quand on est en plein remboursement de dettes, une urgence peut  venir casser votre momentum facilement. Surtout si vous n’arrivez pas à trouver les fonds pour la payer et que vous devez la payer à crédit.

Vous travaillez fort pour voir baisser vos dettes et voilà qu’elles augmentent pareil! Y’a de quoi décourager n’importe qui!

Idem pour les gens qui commencent à suivre un budget. Une urgence, ça vient te virer tout ça à l’envers et vite. Ça donne envie de tout arrêter ça là.

Tandis qu’avec un 1000$ de fonds d’urgence, on peut éviter la pelure de bananes et rester concentré sur son objectifs,

3-Éviter de devoir emprunter

C’est souvent avec une urgence que les gens commencent à s’endetter. J’ai connu des gens qui n’avaient pas de quoi faire réparer leur voiture, alors ils sont allés en acheter une nouvelle à 0% d’intérêts et 0$ de mise de fonds.

Contre-intuitif, n’est-ce pas?

Les emprunts, c’est utile quand on achète quelque chose qui va prendre de la valeur. Une maison, un immeuble à revenu, une éducation (et encore là…), mais une urgence, ça ne devrait jamais être une raison d’emprunter.

4-Éviter que tout finisse par vous coûter plus cher

Imaginez le scénario:

Vous n’avez pas les sous maintenant pour réparer la plomberie qui fuit tranquillement. 6 mois plus tard, ce n’est plus que la plomberie qu’il faut réparer, mais aussi le plancher et les murs.

Ou alors, vous n’avez pas les sous pour  faire réparer votre radiateur de voiture et 50 km plus loin, le moteur surchauffe et saisit.

Vous avez compris l’idée… 😉

Tout ça pour dire qu’un fonds d’urgence de 1000$, ça devrait être votre priorité numéro 1 en finances personnelles. En avez-vous déjà un? Est-ce qu’il vous a déjà servi?

 

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Quel est le meilleur outil pour faire son budget?

Vous avez décidé que vous aviez besoin d’un budget et vous avez choisi la méthode mais maintenant vous vous demandez comment le faire? Papier-crayon? Un beau fichier Excel, comme celui qu’Eille la cheap propose? La dernière application que tout le monde vante? C’est vrai que les outils sont multiples et les avis, nombreux.  Il faut simplement se rappeler que chaque façon de faire à ses avantages et ses inconvénients.

Le bon vieux papier-crayon

On s’entend que c’est la base, on commence tous par là, j’en suis convaincue! Que ce soit dans un agenda, sur une napkin, ou dans un cahier dédié, le budget papier est l’Alpha. Pas de fla-fla ou de gros investissements nécessaires. À la limite, une calculatrice pourrait être utile, de même qu’une règle.

Nico et moi avons des meetings budgétaires durant le souper assez régulièrement, et on utilise le budget papier pour illustrer nos idées en attendant de les entrer dans Mint ou dans Excel.

Il suffit d’indiquer ses revenus dans le haut de la feuille et d’en faire le total. Ensuite, on fait simplement la liste de ses dépenses et le montant qu’on doit allouer en épargne. La mécanique est la même pour toutes les méthodes!

Le budget papier s’utilise surtout pour représenter un budget, beaucoup moins pour suivre ses entrées et sorties d’argent dans le mois. Le fait de devoir écrire chaque dépense, puis de l’effacer pour réécrire le nouveau chiffre quand on dépense à nouveau dans la catégorie est, selon moi, l’un de ses pires défauts.

Pour: ultra-simple, peut se faire partout, on peut même le décorer avec des crayons de couleurs!

Contre: presque impossible à utiliser pour suivre ses dépenses, doit être recopier à chaque mois

Chiffrier numérique, type Excel

Il a y de nombreux avantages à se faire un budget avec Excel. Les modèles sont nombreux et gratuits, le logiciel en lui-même est accessible et parfois, gratuit (Google sheets ou Open Office, par exemple) et le budget peut être adapté à la situation de presque tous, simple ou complexe. On peut y faire plusieurs scénarios en copiant simplement la feuille et en y modifiant les données.

On peut aussi y faire des graphiques et qui n’aime pas un bon vieux graphique pointe-de-tarte?

Faire son budget avec Excel: le bonus est un graphique en pointe de tarte!

Ce que j’aime moins avec un chiffrier, c’est que l’on doit constamment aller y reporter ses dépenses et entrées de fonds. C’est l’une des raisons pour lesquels les gens n’adhèrent pas au budget: garder les maudites factures!

J’utilise beaucoup le budget Excel lors de situations extraordinaires, comme des rénovations ou un voyage. Ce genre de situation bouscule le budget habituel.Le faire avec Excel me permet de bidouiller pour voir la situation réelle, plutôt que le portrait sanglant que me renverrait mon budget normal (ça fait trois mois que mon budget ne balance absolument pas, mais grâce à un chiffrier spécial réno, je sais que la situation est loin d’être aussi grave qu’elle n’y paraît!).

Pour: gratuit, nombreux modèles gratuits, flexibilité, peut permettre de présenter le bilan, graphiques en bonus

Contre: une bonne connaissance d’Excel est nécessaire, les transactions doivent être ajoutée une par une.

Meilleur-outil-budget-excel-mint

Mint

Mint est, de loin, l’outil que j’utilise le plus. On l’utilise depuis 2011!

Je trouve qu’il est le mieux intégré et le plus complet. Est-ce qu’il est parfait? Non, comme tous les outils qui existent, il a des défauts. Il est offert uniquement en anglais et il peut être complexe à comprendre au début. De plus, la gestion de l’épargne est faite d’une manière un peu étrange.

Par contre, le fait qu’il synchronise TOUS mes comptes en un seul endroit et qu’il offre un bilan en temps réel est pour moi le summum. Comme tous vos comptes sont synchronisés au même endroit, vos transactions y sont automatiquement affichées, pas besoin de les retranscrire. Il suffit de bâtir son budget, et le premier mois, d’y classer vos transaction selon les catégories. Les mois suivants, Mint les classera automatiquement dans les bonnes catégories.

Son fonctionnement est assez intuitif, mais quand il commence à compter les remboursements de carte de crédit comme une dépense, ça peut s’avérer moins facile. Il suffit simplement de le ramener à l’ordre et d’indiquer le tout comme un transfert.

Pour ceux qui seraient craintifs à l’idée de lier tout leurs comptes au même endroit, il est bon de savoir que Mint est mis en ligne par Intuit, une compagnie qui fait la production de logiciel d’impôt et que les données sont très très bien encryptées et sécurisées.

Pour: gratuit, peut synchroniser tous vos comptes, plus besoin de classer les dépenses, permet de suivre au jour le jour ses dépenses et de les contrôler, présente un bilan

Contre: en anglais, peut être complexe, propose de la publicité pour du crédit

Alors, quel outil est le mieux?

Si vous avez suivi jusqu’ici, vous aurez compris qu’il n’y a pas de meilleur outil. Il n’y a que le meilleur outil selon la situation.

Vous voulez dresser rapidement le portrait de votre situation pour en prendre le pouls? Papier-crayon est une excellente option.

Vous voulez faire plusieurs scénarios en modifiant certains éléments, mais en gardant la structure générale? Un chiffrier est possiblement ce qu’il vous faut (graphiques en prime!)

Vous voulez suivre, contrôler et visualiser vos dépenses et vos revenus? Une application mobile qui télécharge vos transactions vous aidera grandement.

Et vous, quel outil utilisez-vous? Utilisez-vous d’autres outils que ceux nommés?  Pourquoi?

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Investir: par où commencer?

Je suis allée récemment à une conférence donnée par Julien Brault, fondateur d’Hardbacon, une entreprise québécoise qui veut démocratiser l’investissement au Québec. Cette conférence portait sur … l’investissement (mais quel suspense!)

J’y assistais, parce que malgré le fait que je m’y intéresse, je ne suis absolument pas une experte. Je veux en apprendre plus pour être en mesure de mieux gérer mes finances et mieux comprendre les choix qui s’offrent à moi, parce qu’on se le cachera pas, dès que tu rentres dans le bureau d’un conseiller financier, tu as beau être une personne intelligente et fonctionnelle en-dehors, en-dedans, tu te transformes en une patate. Une patate qui comprend juste que l’argent va bouger de ton compte-chèque à ton REER/CELI et  »fructifier » (non, tu seras pas obligé d’aller aux pommes avec ta blonde pour fructifier… la pognes-tu? 😉 ) Même quand tu te prépares et poses des questions, tu ressors quand même en te sentant comme une patate.

Lors de la conférence, on était de tous les niveaux à la formation: newbies à taponneux. C’était super. Démystifier un peu l’investissement, lever le voile sur la magie de la chose. Maintenant, je vais être moins une patate (et vous aussi!)

Investir, c’est quoi?

Investir, c’est prendre son argent et le prêter à une entité quelconque en échange d’un rendement. That’s it, that’s all.

L’entité quelconque peut-être une banque, un gouvernement, une municipalité, une compagnie, vous-même, etc.

L’idée, c’est de créer de la valeur avec vos dollar. Si vous achetez des actions d’une compagnie, elle se servira de l’argent recueilli ainsi pour financer l’achat d’actifs ou le lancement d’un nouveau produit, ou encore, pour relancer ses opérations. Si vous achetez des obligations municipales, la municipalité se servira des sous recueilli pour financer des infrastructures qui bénéficieront à tous ses citoyens.

En échange de leur prêter des sous, vous aurez accès à un certain rendement. Les obligations verseront un coupon (intérêts). Les actions pourraient verser un dividende, mais surtout, elles croîtront. Si vous investissez dans votre entreprise, vous vous verserez un dividende. Si vous achetez un bien immobilier, vous devriez voir sa valeur augmenter au fil du temps.

Investir- par où commencer.

Pourquoi investir plutôt qu’épargner?

La plupart des gens vous diront que vous devez épargner pour votre retraite et ils ont un peu tort.

Épargner, c’est mettre de l’argent de côté. Tout simplement. Un peu comme si vous retireriez 100$ du guichet automatique, que vous en dépensiez 80$ et rangiez le 20$ restant dans le tiroir de votre table de chevet.

Si vous faites ça à chaque semaine, vous aurez 1040$ dans votre tiroir de table de chevet. Vous n’auriez rien de plus,

Essayer de financer le tiers de votre vie avec le cinquième de votre salaire. Vous n’y arriverez pas, c’est arithmétique. En plus d’épargner, il faut investir!

C’est dans cette logique, que quand j’ai commencé à avoir des sous à mettre de côté, vers mes 18 ans, j’ai voulu les  »investir ». Parce que, tsé, qui n’a jamais voulu être riche? J’entendais parler de rendement de 7-8%, alors que ma banque ne me proposait que des CPG à 3% (ah! c’était le bon temps, maintenant, si elles offrent du 1,5%, c’est bon…).

J’avais bien sûr entendu parler de la bourse et de l’achat d’actions, mais je n’avais aucune idée comment on achète ça des actions… Clairement pas à l’épicerie ou à la Caisse Pop!

Investir, mais dans quoi?

Certains vont répondre:

« Mais dans un REER pardi! »

(Je suis certaine que personne ne dit plus  »pardi », mais c’est plutôt comique de l’imaginer tout de même)

Pour ceux qui répondent ça, je suis désolé de vous répondre que le REER n’est pas un investissement… c’est un véhicule financier.

Pensez au REER comme une sacoche; à l’intérieur de la sacoche, on peut retrouver plusieurs articles: porte-monnaie, téléphone, poignée de change, une barre tendre au cas-où, etc. Le REER permet de prendre plusieurs produits financiers: actions, FNB, CPG, métaux, immobilier, fonds communs de placements et de les mettre à l’abri de l’impôt jusqu’à votre retraite. Au passage, le gouvernement vous redonne l’impôt payé sur votre argent (parce qu’il sera imposé à la sortie, donc on vous redonne l’impôt payé à l’entrée), ce qui explique l’engouement pour le REER (entre autres choses!).

Par contre, à l’intérieur du REER, on peut placer différents investissements! Pareil pour le CELI.

Pour plus d’info sur ces deux véhicules financiers, consultez mes précédents articles: REER et CELI.

Celui que vous choisissez doit l’être en fonction d’une planification financière solide. Le REER permet de réduire le revenu maintenant, mais augmente le revenu au retrait. Le CELI ne change rien à votre revenu, mais tous les intérêts échappent à l’imposition. (pour vous aider à faire un choix: REER ou CELI, lequel choisir?)

En 2009, mon jeune moi avait penché vers le CELI, nouvel outil du moment, entre autre pour la facilité d’utilisation. Et comme je ne comprenais rien à l’investissement, j’avais placé à l’intérieur de mon nouveau et rutilant CELI… un compte-épargne.

Pwomp pwomp pwoooomp…

C’est l’an dernier que j’ai eu envie de me pencher plus sérieusement sur le rendement généré par notre épargne. La bourse m’a toujours intéressée, mais, on va se le dire franchement, je suis paresseuse. La taxe paresse, ça s’applique souvent dans mon cas. Je fais souvent le calcul entre la somme d’efforts et le rendement et j’essaie d’optimiser le tout. Et disons que d’apprendre les rouages de la Bourse, ça ne m’apparaît pas assez simple pour la paresseuse que je suis (mais qui sait, peut-être avec la formation de Hardbacon, je vais m’y mettre…)

C’est cette simple réflexion qui m’a amené à me penché sur deux types d’investissement: le fonds commun de placement et le fonds négocié en bourse.

C’est quoi un fonds?

Expliqué simplement, c’est une salade de fruit.

Vous prenez des pommes, des bananes, des raisins, des bleuets, de kiwi et vous mélangez tout ça.

Vous vous prenez un bol de votre salade de fruits et vous aurez dedans un peu de tout. Si vous aviez voulu goûter à tous ces fruits, vous auriez dû en manger plus d’un kilo. Là, avec un petit bol, vous avez le plaisir de déguster l’arc-en-ciel sans éclater.

fonds-commun-fnb-arc-en-ciel

Même principe pour un fonds (qu’il soit commun ou négocié en bourse). Un gestionnaire de portefeuille chevronné fait une sélection de plein plein plein de compagnies qu’il juge intéressante et qui correspondent aux critères du fonds et réparti leur poids (%) selon des calculs précis pour atteindre  un certain niveau de risque.  Il s’occupe ensuite de maintenir le fonds et de veiller à une bonne répartition du poids de chaque action. Il divise ensuite le fonds en plein de petits bouts, qu’il vous revend.

Vous êtes maintenant propriétaires de plein de compagnies via le petit bout du fonds que vous avez acheté.

La grande force d’un fonds c’est sa diversification, inhérente à sa constitution et aussi le pouvoir commun. Tout seul, vous ne pourriez pas acheter 20% de Shell, mais avec le poids de milliers d’autres investisseurs, le fonds peut l’être et par ricochet, vous aussi!

Fonds commun de placement

J’ai tout d’abord investigué du côté des Fonds communs de placement. C’est vieux comme le monde, mes parents connaissaient ça et toute les banques en vendent. L’affaire était gorlo, non?

Non.

Attention aux frais les amis. Chez Desjardins, les frais de gestion (ce qu’il vous chargent pour gérez votre argent) pour leurs différents fonds varient entre 1.7% et 2,3%. Chez certaines institutions financières, certains fonds flyés peuvent atteindre les 3-4%!

Moi, je suis allergique aux frais. Quand on investi, on prête son argent à quelqu’un pour qu’il créé de la valeur avec. Je ne suis pas prête à le payer pour ça, en tout cas, certainement pas 2-3% par année.

Avec les recherches, j’ai décidé d’investir malgré tout 500$ réparti entre un fonds de travailleurs et un fonds de Tangerine, juste pour essayer. (Si c’était à refaire, j’oublierais le fonds de travailleurs)

L’avantage d’un Fonds commun de placement, c’est la simplicité des choses: un simple clic pour Tangerine et vous êtes propriétaire d’une part du fonds.  Le désavantage d’un fonds commun de placement, ce sont les frais souvent élevés qui l’accompagnent, mais aussi la rigidité des choses.

C’est selon mon observation de consommatrice/épargnante un bon outil si on choisit un fonds avec des frais pas trop élevé. C’est pas pour rien que c’est le produit le plus connu de tous. Jusqu’à récemment, c’était l’un des seuls moyens pour un épargnant lambda d’investir en bourse. Cependant, faites attention, demander le rendement NET du fonds dans les dernières années. Certains, à cause des frais de gestion, ont été négatifs…

Fonds négociés en Bourse

C’est quand Nico est revenu tout crinqué d’une présentation de la Banque Nationale aux étudiants de génie (Nico était là pour la pizza, free food, en bon étudiant paumé) en me parlant de FNB et de comment ça serait cool que je regarde ça pour  »nos hypothétiques REER » (ils sont toujours hypothétiques…) que j’ai découvert le monde merveilleux des FNB.

C’est comme un fonds commun, mais en bourse!

Avec des frais très bas, car pas d’intermédiaire entre le fonds et toi. Le tout est transigé en bourse, d’où une facilité d’achat et de vente. L’avantage principal pour moi, c’est que je pouvais acheter des parts de fonds précis selon mon profil d’investisseur, le tout sans intermédiaire et délais, en plus d’avoir le feeling  »d’être en bourse ».

L’avantage d’un FNB, c’est vraiment son coût de détention très faible (frais très bas: 0.25% vs 2%). Son désavantage, selon moi, c’est que vous devez avoir un compte de courtage pour en acheter, mais aussi apprendre à vous en servir et comprendre les dizaines de FNB qui s’offrent à vous.

Moneysense propose un portfolio super simple, le CouchPotato portfolio. L’idée c’est d’acheter des fonds avec les frais de gestion bas, qui ont fait leur preuves et avec une répartition qui correspond à votre profil d’investisseur. J’aime aussi beaucoup ce modèle. J’aime l’idée que je réparti mon risque de la même façon que le fonds commun le ferait, mais au lieu de payer quelqu’un pour le faire (et me le vendre…), je le fais moi-même pour moitié moins cher.

Et vous, comment avez-vous fait vos premiers pas dans le monde de l’investissement?

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7 erreurs qui ruinent votre budget

J’adore les budgets. J’aime savoir qu’est-ce que je dois payer, combien je peux épargner, où ira mon argent durement gagné dans le prochain mois. Mais malgré beaucoup d’efforts, il peut arriver que rien ne marche.

Faire un budget, c’est simple. Première étape: on calcule les revenus. Votre salaire, le salaire du conjoint (si vous avez un budget commun), les revenus de placements, les crédits d’impôts, les revenus de location, alouette. Deuxième étape: on compile les dépenses selon deux catégories, les fixes et les variables. Revenus-dépenses=0, idéalement. Si c’est plus que zéro, versez la différence en épargne, si c’est moins que 0, tentez de réduire vos dépenses ou augmenter vos revenus.

Malgré l’apparente simplicité de la patente, il n’en reste pas moins que des obstacles peuvent venir se dresser entre vous et le parfait budget.

J’ai dressé ici une liste de 7 erreurs qui peuvent venir vous faire une jambette quand vous essayez de faire balancer votre budget. Je suis certaine que vous savez de quoi je parle: vous êtes motivé, vous suivez vos dépenses, compilez fidèlement vos revenus, répartissez tout dans les bonnes cases et là, BAM, y’a plus rien qui marche.

Bref, voici 7 erreurs communes et des pistes de solutions.

7-erreurs-trucs-budget

1- Votre budget est irréaliste!

Un budget, c’est comme un régime: on commence ça, on est tout plein de bonne volonté. On se dit fini les bonbons et les chips, je mange juste de la salade à partir de maintenant. L’affaire, c’est que vous ne pouvez pas juste manger 1000 calories par jour, ce n’est pas assez.

Oui, parfois quand on voit les chiffres sur papier (ou écran) ça fait peur. Avec un ami récemment, on esquissait son budget. Quand il a vu ce qu’il dépensait en   »p’tits cafés », ça l’a choqué.

« Ben voyons, ça a pas de bon sens, je dépenses 150$/mois en café et je vais te couper tout ça »

Autant que j’étais d’accord avec lui, il faut se dire que passer de 2-3 café par jour à rien pantoute, ça marchera pas. Couper le budget à un niveau acceptable (1 café par jour de travail= 40$) permettra de gérer les dépenses tout en laissant un petit budget pour les habitudes.

Là, je vais me transformer en Isabelle Huot du budget: la clé est dans l’équilibre. À moins d’être dans une situation désespérée et de ne pas avoir d’autre choix, un budget devrait être équilibré entre les dépenses obligatoires (logement, téléphone, internet, épicerie de base, essence pour aller travailler, etc) et les désirs (forfait cellulaire de feu, paiement pour une auto neuve, essence pour loisir, restaurants, épicerie  »fancy », etc).

On en voit souvent qui se lance all in dans la rigueur budgétaire et qui décide de mettre 50% de leur salaire en épargne. C’est un beau geste et je l’applaudis, mais je n’en suis pas arrivée à être capable de faire ça en un mois. Ça m’a pris des mois de petites améliorations ici et là pour être capable d’épargner 50% de mon salaire. Et encore, il y a des mois où c’est impossible, question de répartition des dépenses. Je peux vous garantir que si vous passez un mois à dire non à tout et manger des ramens pour vous rendre compte que votre budget chie, ça va vous prendre un bon bout de temps avant de retenter l’expérience du budget.

2- Vous oubliez des dépenses/revenus

Vous souvenez de votre facture pour l’immatriculation de votre voiture?

Oui, ça, la grosse facture qui vous prend par surprise à chaque année.

Le genre de chose qui fait dérailler un budget en 15 secondes si celui-ci est déjà à la cenne près.

La moyenne des ours oublient ce genre de dépenses et sont surpris quand ça arrive par la poste ou quand ça passe sur la carte de crédit. Pour les grosses dépenses de ce genre, j’aime bien me créer un fonds. J’ouvre simplement un nouveau compte-épargne chez Tangerine, c’est gratuit et l’argent n’est jamais  »gelé » et j’y dépose mensuellement un montant qui correspond à la grosse dépense divisée par 12. Rendu à l’année prochaine, j’ai l’argent et je peux payer rapidement, sans même faire de trou à mon budget!

Il n’y a pas juste les grosses dépenses, même les petites peuvent faire mal quand on les oublie. On oublie souvent ce qui est variable et qui n’arrive pas toujours à intervalle régulier, comme les médicaments ou le stationnement payant. Il n’y a pas de truc magique. On peut soit se créer un fonds  »buffer’‘ ou absorber ses dépenses dans le budgets (je passe souvent le stationnement dans le budget essence). Le désavantage, c’est que plusieurs petites dépenses peut devenir un gros trou.

Le mieux alors est de faire l’effort de les prévoir. Oui, même si c’est difficile 😉

À l’inverse, vous pouvez oublier des revenus. Ça s’est plus facile à gérer, mais ça peut quand même débalancer un budget soigneusement monté. Crédit d’impôt de Solidarité, crédit d’impôt pour la TPS, remboursement des assurances, ristournes et dividendes, revenus d’intérêts, tout ça doit être comptabilisé pour leur donner une job, quitte à le mettre en épargne.

Parce que n’oubliez pas qu’un dollar sans job, c’est un dollar de perdu.

 

3- Vous ne suivez pas vos progrès/vous ne vous fixez pas de but

Un budget pour faire un budget, c’est un peu voué à l’échec. Pourquoi voulez-vous mieux gérer vos dépenses? Quels sont les métriques (mesures) de votre succès?

Si vous suivez votre budget, mais pas les retombées, attendez-vous à vous désintéresser rapidement de la manoeuvre.

Fixez-vous des objectifs! 

Donnez-vous une tape dans le dos quand vous les atteignez et révisez vos stratégies quand vous passez à côté.

 

4-Votre budget est trop compliqué

Plus vous avez de catégories, mieux vous maîtrisez vos sous. Sauf que plus vous avez de catégories, plus votre budget devient difficile à gérer. En plus, si vous choisissez des outils complexes pour le gérer (je pense à YNAB, qui même si super, est pas facile à comprendre au début), votre budget est déjà à moitié sorti de la fenêtre.

Simplifiez les choses le temps de prendre en main vos dépenses. Si vous n’avez qu’une seule facture pour vos télécommunications, pourquoi les séparer en 3 catégories? Avec le temps, vous pourrez les affiner et raffiner votre budget.

 

5-Vous comptabilisez mal certaines dépenses

Tsé quand vous payez votre carte de crédit, y’a de l’argent qui sort de votre compte? Ben devinez quoi. C’est pas réellement une dépense. Ce n’est qu’un transfert d’argent.

Vous avez fait les dépenses le mois précédents, ce sont ces dépenses qui ont été comptabilisées une première fois. Si vous calculez aussi le paiement comme une dépense, c’est comme si vous les aviez acheté deux fois. On peut alors  »ignorer » le paiement de carte de crédit. Oui, c’est contre-intuitif, mais c’est comme ça que vous ferez balancer vos affaires.

Par contre, si vous avez une dette de crédit et que vous effectuez des paiements sur celle-ci, le paiement de repaiement de dette est une dépense réelle et elle doit être comptabilisée (et budgétée)! Perdu? N’hésitez pas à me contacter et on pourra en jaser 🙂

Vous savez aussi les paiements d’assurances pour les services payés dans le passé? Ça aussi ça peut être mal comptabilisé, surtout si la dépense à lieu dans le mois précédent. Si par exemple vous aller vous acheter des lunettes pour 250$ le 4 du mois et que l’assurance vous repaie 100$ le 24 du mois, votre dépense nette pour le poste budgétaire « Santé » de ce mois-là est de 150$, vous y indiquez la dépense de 250$ et le remboursement de 100$.

Mais que se passe-t-il si les assurances vous remboursent seulement le 4 du mois suivant? Deux choix: soit calculer le remboursement comme un revenu pour le mois, soit l’ajouter au poste budgétaire « santé » pour le mois en cours. Personnellement, comme j’ai un fonds « santé », je le dépose simplement sur le compte-épargne et je le compte comme un revenu (et une de dépense aussi).

6-Le syndrome du voisin gonflable­

C’est tellement facile de succomber à ce syndrome. Vous êtes au bureau et tout le monde sort sur l’heure du dîner pour luncher. Vous ne voulez pas rester seul avec votre p’tit lunch triste, alors vous y aller aussi, si eux peuvent se le permettre, vous aussi! Et bam, votre budget resto est dépassé.

Vos amis s’achètent une maison, un char neuf, magasinent chez Holt Renfrew. Vous aussi, right?

voisin-gonflable

Pas si vite. On ne connaît pas la situation financière de ceux qui nous entourent. Leur salaire, leur niveau de dette, le backing de papa-maman. Regardez votre situation et prenez les décisions en fonction de celle-ci, parce que sinon il est trop facile d’acheter des choses qu’on ne peut se permettre ou qui ne cadrent pas avec nos objectifs.

C’est sûr que c’est ben le fun de faire le tour de la route de vins avec la gang, mais le 150$ que vous venez de dépenser, c’est 150$ qui n’ira vers le voyage en Europe dont vous rêvez.

 

7-Vous avez calculé vos revenus à partir des revenus bruts

Oh la gaffe! Ça arrive souvent quand on se fait un budget avant de débuter une nouvelle job. Tout dépendant de votre taux d’imposition, vous pourriez avoir surestimer vos revenus de presque 40%. Outch!

La solution la plus simple est d’attendre d’avoir les bons chiffres pour faire son budget. 😉

Je calcule aussi mon budget avec les revenus brut du triplex, parce que nous les recevons brut et devons mettre nous-même de côté les sous pour l’impôt, mais ça nous a joué de mauvaises surprises au début…

C’est la même chose pour les travailleurs autonomes. On recommande aux travailleurs autonomes de mettre entre 30-50% de leur revenus nets de côté pour payer les impôts et les autres cotisations en fin d’année. Si vous faites moins de 30 000$ de vente par année, vous êtes safe à mettre 30% de côté. À 80 000$ de revenu net, mettez-en 50% et peut-être un petit peu plus, au mieux vous aurez de l’épargne d’accumulé pour en mettre dans vos REER. Et peu importe ce que vous faites, n’oubliez pas que les taxes que vous percevez ne sont pas des revenus!!

 

7-erreurs-ruinent-budget

 

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Améliorez votre cote de crédit avec ces 6 conseils

Alors, après avoir parlé en long et en large du dossier de crédit et de ce qu’il contient, en plus de votre cote de crédit et de l’indice du navigateur de faillite, on est rendu à l’étape « importante »: améliorer sa cote de crédit. Je dis « importante » avec des gros guillemets, parce que selon moi, le fait de la garder top notch devrait être l’étape numero uno, mais parfois la vie nous joue des sales tours.

Comme la fois où Fido a envoyé mon compte final de cellulaire à la mauvaise adresse. Je ne savais pas qu’il me restait un solde de 51,56$ et eux envoyait la facture au 124 Briggs OUEST au lieu de EST. Bref, c’est allé en collection et eux ont trouvé la bonne adresse. J’ai payé dans la minute de l’ouverture de la lettre, mais le mal était fait. J’ai une tache à mon dossier de crédit pour encore les 2 prochaines années.

Les bad lucks, ça arrive. Les oublis aussi.

Mais quand ça arrive à répétition, la cote de crédit peut manger une claque.

En fait, elle peut se retrouver K.O.

8,9, 10, t’es out.

Si vous passez sous la barre des 680, y’a plus grand monde qui vous prêteront. Et ceux qui le feront vous le feront payer au centuple. Comme les dealers de chars « 1,2,3e chance au crédit ». Eux, ils vont vous charger 12% à 30% d’intérêts sur votre précieuse minoune. Ça vous tente moins tout d’un coup, hein?

D’où l’intérêt de se botter le cul et de faire un bon consommateur de nous-même et de remonter notre cote de crédit.

Plus facile à dire qu’à faire

Descendre une cote sous la barre des 600 points peut prendre un temps record. Un oubli, une carte de crédit trop pleine et oups. Comme la formule qui calcule la cote est une formule statistique complexe, un oubli pourrait ne pas affecter votre pointage plus qu’il ne faut. Mais si vous le combinez à une carte de crédit qui monte soudainement et boum, pour Equifax et Transunion,  vous êtes en train de leur dire que vos finances vont mal et que vous risquez de faire défaut.

En comparaison, remonter votre cote prend pas mal plus de temps. En 6 mois, vous devriez voir une amélioration notable, mais les effets complets peuvent prendre un an, tout dépendant de l’ampleur du problème. Passer de 550 à 700 peut prendre presque 18 mois et ça, c’est si vous êtes un consommateur exemplaire! Les premiers mois, vous pourriez voir une augmentation spectaculaire, puis ça ralentit. C’est que plus la cote augmente, plus il est difficile de la faire augmenter.

Si votre cote tourne autour de 750, dites-vous que c’est bien comme ça, y’a pas grand avantages à avoir une cote plus élevée. Mais si vous vous êtes juste en-bas, ça peut valoir la peine de faire quelques manoeuvres pour passer d’une cote  »correcte » à  »bonne ».

Ici je vais présenter deux cas: Vincent qui doit remonter sa cote de 550 à 750 et Julie qui veut juste la remonter de 700 à 750.  Sous chaque conseil, vous aurez les deux situations.

Présentons Vincent. Jeune vingtaine, il a trop fêté et a loadé deux cartes de crédits pendant ses études. Maintenant qu’il a fini celle-ci, l’emploi tant espéré tarde à se manifester et Vincent doit maintenant rembourser ses dettes d’études et ses cartes de crédit, tout en payant pour l’hydro, le câble (qui a augmenté, car il n’est plus étudiant) et son auto neuve qu’il s’est payé à son 3e stage. À 12$/h, il a de la difficulté à voir comment il peut s’en sortir et saute des paiements en alternance.

Julie quant à elle, est un peu plus sage, mais n’a quand même pas un dossier parfait à cause de sa méconnaissance du mécanisme et se contente de suivre les conseils de Mononc concernant les finances personnelles. Elle est donc juste sous la médiane et aimerait remonter juste un petit peu pour être en mesure d’avoir du pouvoir quand elle devra prendre une hypothèque. Elle n’a pas de dettes.

Améliorer sa cote de crédit: 6 conseils

Première étape: on vérifie

Cette première étape est ESSENTIELLE: elle ne coûte rien, prends quelques heures tout au plus à régler et porte fruits dans le mois qui suit.

Vous commandez votre dossier de crédit, gratuitement, sur le site d’Equifax et de Transunion. Ensuite, vous vérifiez si chacun des renseignements qui y figure est vrai, à date et encore valable. 80% des dossiers contiennent des erreurs importantes qui diminuent la cote de crédit de leur propriétaire!

La plupart des renseignements sont conservés pendant 6 ans. Ce qui signifie que si vous aviez eu un compte en collection en 2009, il ne devrait plus y être aujourd’hui et vous pourriez appeler les agences de crédits pour le faire enlever de votre dossier.

Si vous avez fait faillite, l’information sera là pendant 7 ans pour une première faillite et 14 ans pour la deuxième. Une proposition de consommateur, c’est 3 ans.

Aussi, parfois certains paiement faits à temps sont signifiés comme en retard. Vous pouvez aussi demandez à faire corriger ceci, si vous avez les preuves.

Parfois, certains comptes que vous aviez demandé à être fermé ne l’a pas été. Votre dossier de crédit vous l’indiquera et vous pourrez faire faire les modifications nécessaires. Un compte de crédit ouvert compte dans votre endettement total, que vous ne l’utilisiez ou pas!

Il est possible d’aller chercher quelques points parfois, juste en faisant corriger nos informations.

 

2-Payez vos comptes qui sont en retard.

Y’a 4 cotes pour les comptes en retard: 30 jours, 60 jours, 90 jours et collection. Si vous avez des comptes à 30 et 60 jours, dépêchez-vous de payer et contacter la compagnie à qui vous deviez de l’argent et négociez qu’ils enlèvent l’avis à votre dossier de crédit si vous payez. À 30 et 60 jours de retard, l’impact est encore petit et disparaît en 6 mois.

À 90 jours, le dommage est là, mais il n’est pas trop tard pour négocier et payer sa dette.  Idem pour collection. Cependant, si vous êtes incapable de négocier qu’ils effacent l’avis à votre dossier si vous payiez, vous aurez une tache pendant 6 ans à votre dossier, sauf que tant que vous n’aurez pas payé, le 6 ans ne démarrent pas. Plus vite vous le faites, plus vite ça disparaît!

Il est important de savoir que pour les cartes de crédit, vous pouvez payer que le minimum sans que ça affecte votre crédit, si vous le payez à temps. Je dis ça en serrant les dents, parce que c’est vraiment pas optimal, mais je sais que c’est la seule option pour certaines personnes. Payez le minimum sur toutes vos cartes et concentrez-vous sur une seule à la fois pour la payer (parce que oui, faut finir par payer).

Améliorer sa cote de crédit: 6 conseils

3-La diversité du crédit

Vous avez juste une carte crédit, aucun prêt et votre cellulaire est au nom de votre chum (mère, blonde, frère, alouette)? Y’a de grandes chances que vous n’ayez pas une cote de crédit parmi les plus élevées juste à cause du manque de diversité dans votre crédit.

Les compagnies qui évaluent votre crédit aiment voir plusieurs types de crédits à votre nom, car comme chacun des types de crédits à des conditions différentes, vous démontrer vos bonnes habitudes sur tous les types de prêts. En voici la liste:

Prêt à tempérament:

prêt auto, prêt personnel, achat de meubles à crédit. Quand vous demandez un montant fixe et que vous le remboursez en versement fixe selon un calendrier de versement établi lors de la signature du prêt.

 

Crédit ouvert:

Vous empruntez selon vos besoins et remboursez à la fin de la période (habituellement, mensuellement). Les marges de crédit en sont l’exemple parfait. Les prêts étudiants du gouvernement durant vos études sont aussi des crédits ouverts, mais deviennent des prêts à tempérament quand vous commencez à les rembourser.

 

Crédit renouvelable:

Ici, on parle des bonnes vieilles cartes de crédit, principalement. Le montant que vous remboursez est variable et dépend de vos dépenses du moins précédents. Les comptes de cellulaires semblent aussi être dans cette catégorie.

L’idéal, c’est d’avoir entre 2 et 3 cartes de crédits. Certains conseillers disent que d’avoir une carte de magasin parmi les 3 cartes serait encore mieux, mais, personnellement, je trouve que c’est courir après le trouble, car ce sont celles qu’on oublie souvent de payer et qui ont les frais les plus élevés.

 

Marche à suivre:

Si vous avez la chance de vous faire une marge de crédit, prenez-la (en étant responsable). Ne serait-ce que pour avoir une protection en cas de découverts, en plus de diversifiez votre crédit. Les marges coûtent presque rien et les taux sont habituellement bas. La Caisse Desjardins et d’autres banques en offrent aux étudiants durant leurs études et bien souvent, ils nous offrent de la conserver à la fin de celles-ci. Nico, comme futur ingénieur, a eu droit à 10 000$, qui nous coûtent 2,08$ chaque mois en assurance. On l’utilise rarement, mais elle est là en cas de besoin et contribue à la superbe cote de crédit de Nico.

Pour les prêts à tempérament, pas besoin de l’étirer pendant 7 ans. En avoir un pendant 3-6 mois est suffisant pour faire effet pendant 3-7 ans! J’ai eu un financement Accord D pour un divan en 2011 et ça figure toujours à mon dossier de crédit, même si j’ai repayé en 6 mois.

Si vous n’avez pas de carte de crédit,car votre crédit est trop bas, vous pouvez demander une carte avec garantie. Ces cartes ont des limites très basse et demande un dépôt égal à la limite. Elles permettent de remonter votre crédit suffisamment pour obtenir une  » vraie » carte.

Pour Vincent: Vincent est cool de ce côté, là, c’est pas ici qu’il va redorer son crédit. Avec ses deux cartes de crédits, son prêt auto et son prêt étudiant, il est en business.

Pour Julie: C’est ici que ça se passe. Si elle n’a qu’une seule carte de crédit, elle pourrait faire une demande pour une nouvelle. Elle pourrait aussi envisager d’acheter son nouveau frigo avec Accord D pour le rembourser en 3-6 mois. Si elle n’a aucun compte à son nom, elle devrait aussi envisager d’en prendre quelques un, comme le câble/internet, les assurances, etc.

 

  Améliorer sa cote de crédit: 6 conseils

4-L’utilisation du crédit renouvelable

Alors, vous avez deux cartes de crédit pis Mononc vous a dit:

« Le meilleur truc pour ton crédit, c’est de loader ta carte et de la payer en entier à chaque mois, mais en gardant toujours une balance dessus »

Yikes! Mononc vous compte de la bullshit…

L’idéal quand on a 2-3 cartes de crédit, c’est d’avoir une limite d’environ 10% à 20% de votre salaire annuel et de n’utiliser qu’un maximum de 30% sur votre carte de crédit, idéalement toujours en bas de 50% et surtout de rembourser le solde à chaque mois.

Par exemple, vous avez deux cartes de crédit qui totalise une limite de 6000$, un à 2000$ et une à 4000$. Vous ne devriez pas augmenter votre solde à plus 600$ sur la première et 1200$ sur la deuxième si vous voulez optimisez votre cote. En bas de 50%, il n’y a pas d’impact négatif, mais pas d’impact positif non plus, alors si vous devez achetez des billets d’avion à 2000$, ne paniquez pas trop. L’idée c’est que vous puissiez rembourser à chaque mois et que ça ne se reproduise pas trop souvent.

Pour Julie, c’est simple: elle prend la deuxième carte de crédit dont on parlait plus-haut, et elle ne l’utilise qu’à la hauteur de 30% en remboursant à chaque mois.

Pour le cas de Vincent, c’est un peu plus complexe, parce qu’on se souvient que ses deux cartes de crédit sont loadées à l’heure actuelle. Dans son cas à lui, il devrait viser à réduire le plus rapidement possible ses soldes et toujours, toujours, toujours payer minimalement son solde minimum. C’est loin d’être optimal, parce que comme vous le savez, les frais d’intérêts sont astronomiques, mais il doit absolument éviter de faire défaut sur ses cartes de crédit, car c’est très dommageable. Un avantage supplémentaire pour Vincent à devenir sérieux et appliqué sur son repaiement de carte de crédit est que les institutions de crédits communiquent très souvent avec Equifax et Transunion et que les bons comportements font rapidement une différence.

Il devrait viser à payer le solde minimum chaque mois+15% de la balance, s’il espère augmenter sa cote dans un horizon court et éviter de payer trop d’intérêts.  Une fois qu’il aura remboursé ses deux cartes, il pourra appliquer les conseils qui s’appliquent à Julie et aller polir sa nouvelle cote de crédit.

Spite and shine, baby. 

5-La demande de nouveau crédit

Quand on fait beaucoup de demandes de crédit d’un coup, ça peut donner une jambette à notre crédit. Ça envoie le message aux prêteurs que vous avez besoin d’argent. Une fois ça va. 2, ok. 3-4-5-6, ouch.

Si on sait qu’on magasinera une voiture sous peu, vaut mieux faire ses devoirs avant, essayer les voitures qu’on aime et une fois que notre choix est fait de ne faire qu’une seule demande de prêt. Pas 4-5 dans 4-5 concessionnaires différents. Parce que ça, les agences de crédit le perçoivent comme si vous aviez demandez 4-5 fois 20 000$. Si vous tenez à vous faire faire un prix dans chaque concessionnaire, essayez de les regrouper dans le temps, sur une période de deux semaines.

Pour les assurances, qui font des soft checks, essayez de toutes les magasiner en un seule journée. Quand les demandes de renseignements sont toutes regroupées dans un laps de temps court, l’effet est moins important.

Pour Vincent comme pour Julie: dans les 3 mois qui précèdent un gros achats à crédit, éviter de faire des demandes de crédit.

6-Évitez de fermer vos plus vieux comptes.

Je suis vraiment horrible pour ça. Ma carte de crédit à 3 mois d’historique. J’ai fermé en 2012 la carte que j’avais depuis 2008 et j’ai fermé en 2015 la carte que j’avais depuis 2012. On dirait que je n’y peux rien, je déteste laisser traîner une carte sans l’utiliser vraiment.

Mais en réalité comme l’historique de vos comptes compte pour beaucoup dans votre dossier, vous devriez éviter de fermer une carte de crédit pour en ouvrir une autre.

On voit souvent des gens très endettés qui font ça: ils reçoivent une offre de carte de crédit qui leur propose de transférer leur solde chez eux à 0% pendant 6 mois et ils transfèrent continuellement d’un compte à l’autre.

Mauvais, très mauvais.

Gardez votre vieille carte sans remise avec une limite de moins de 500$  (celle qu’on donne aux étudiants de 18 ans) et une fois par 6 mois, allez prendre un  café avec. Ensuite payez-la et n’y pensez plus pendant 6 mois.  Vous continuez de l’utiliser et vous indiquez aux agences que vous êtes encore responsables, surtout avec une utilisation aussi basse. Merveilleux!

Pour Vincent: il doit résister à la tentation d’utiliser les offres de transferts et fermer une vieille carte de crédit. Il doit plutôt continuer à la payer (le plus vite possible) et continuer à l’utiliser parcimonieusement par la suite.

Pour Julie: Continue à utiliser ta plus vieille carte ma Julie!

 

Pour terminer

En étant un consommateur averti et en suivant quelques non-sens dictés par l’algorithme des agences de crédit, vous pourriez en quelques mois remonter votre pointage de crédit  de façon notable. C’est certain que comme je disais plus-haut, passer de 550 à 600 peut se faire super rapidement, mais de 700 à 750 peut être plus long. Comme il n’y a pas d’avantage à avoir une cote bien plus haute que 750, après, il ne reste plus qu’à utiliser intelligemment son crédit pour garder celle-ci à ce niveau.

Kick back and relax…

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Choisir entre REER et CELI

Félix C-Leclerc a répondu vaillamment à mon appel à tous sur Facebook quand j’ai demandé ce que vous vouliez lire cette semaine. Il m’a demandé, entre autres,

« Les pour/contre du CELI/REER selon l’âge de l’épargnant(e) »

J’ai donc pis le taureau par les cornes, fait quelques recherches et j’ai constaté une première chose:

L’âge a pas grand rapport ici, sauf si c’est que pour accumuler des droits de cotisations au CELI, tu dois avoir 18 ans. Et pour cotiser, tu dois avoir 18 ans pour les deux.

Point.

Sauf que…

Sauf qu’on sait que l’âge est corrélé avec le revenu. Plus vous vieillissez, plus vous gagnez d’argent habituellement. Ce n’est pas un lien de cause à effet, mais une simple corrélation. On pourrait penser que plus vous vieillissez plus vous gagnez d’expérience et d’ancienneté, alors votre revenu augmente. Voici une belle formule de régression linéaire pour vous, juste au cas où vous auriez voulu des preuves.

 

Corrélation de l'âge au revenu

Source: Thierry Foucart

 

Donc si l’âge est corrélé positivement avec le revenu, on peut supposer que plus on veilli, plus on fait d’argent. Alors au lieu de se demander comment choisir entre REER et CELI selon l’âge, on va y aller avec le revenu. Je suppose aussi que vous avez entre 18 et 35 ans pour les fins de l’article.

 

Différence du traitement fiscal:

Ce qu’il faut bien comprendre pour la suite, c’est la principale différence au niveau fiscal entre le REER et le CELI.

Le REER, ça reporte votre impôt dans le temps. Vous ne le payez pas aujourd’hui (c’est pour ça que vous avez un retour d’impôts, c’est parce que le gouvernement vous le retourne), mais vous le payerez quand vous décaisserez votre REER quand vous êtes à la retraite. Comme à la retraite votre niveau d’imposition sera moindre, vous devriez en payer moins qu’aujourd’hui et être gras dur.

Les cotisations au CELI sont effectuées avec de l’argent déjà imposé, et ne donnent droit à aucune déductions. Cependant, vous ne serez pas imposés sur vos gains, même si vous penny stocks à l’intérieur de celui-ci prennent 52%. Merveilleux donc, mais aucun retour d’impôt, en échange de quoi vous n’en paierez pas dans le futur.

 

Les niveaux d’imposition au Canada et Québec

Au Canada, le premier 45 282$ de votre revenu est imposé à 15%. Le 45 283e dollar est imposé à 20.5%.

Pour le Québec, le premier 42 390$ est imposé à 16%. À partir de 42 391$, le taux d’imposition augmente à 20%.

Bam!

Ensuite ça monte par palier (voici les paliers d’imposition pour le Canada et le Québec). Plus votre revenu augmente, plus vous payez d’impôt. C’est ce qu’on appel l’impôt progressif.

Mais notre système à le défaut suivant, entre 30 000$ et 45 000$, il existe une espèce de trappe pour certaines personnes, qui se mettent à faire moins d’argent au net quand elles font plus d’argent au brut, surtout pour les familles. La différence est pas énorme, mais ça peut être enrangeant, surtout pour les familles à un seul revenu. Passé le premier palier d’imposition (45 000$), l’effet de trappe s’atténue et vous profitez de vos revenus supplémentaires.

Choisir entre REER et CELI

 

Alors, dans quoi devriez-vous mettre votre argent?*

En bas de 45 000$, je pense que je n’investirais que dans mon CELI, jusqu’au maximum, et ensuite, je prendrais mon REER.

L’idée est que plus votre taux d’imposition est élevé, plus c’est avantageux de souscrire à un REER. C’est surtout vrai quand on dépasse le cap du 45 283$ . En-bas de ça, il existe tellement de programmes et d’avantages fiscaux qu’il est peu avantageux d’essayer de sauver encore un petit peu en cotisant à son REER (sauf si on se retrouve dans la trappe, on peut alors tenter de réduire son revenu imposable suffisamment en y cotisant).

Cependant, si vous vouliez vraiment mettre de l’argent dans votre REER pour le kick, parce que vos parents vous gossent avec ça ou parce que ça fait vraiment hot de pouvoir dire que tu as des REER, vous pourriez aussi simplement reporter vos déductions. En gros, vous mettez 1000$ cette année dans votre REER, mais vous dites dans votre rapport d’impôt, « je ne veux pas prendre mon retour d’impôt cette année, je vais le reporter dans le futur« . Comme quand vous reportez votre crédit d’impôt pour frais de scolarité. Vous pourrez alors utiliser votre déduction quand vos revenus auront augmenté et cotiser quand même maintenant.

Je pense cependant, que quand on a des buts à court-terme (comme une maison, ou des rénovations importantes), le CELI est moins contraignant à cause de l’absence de contraintes sur les retraits. À cause de ça, si mes revenus était de 45 000$ et plus, j’irais avec le REER et mais j’investirais les retours d’impôts dans un CELI (et une partie de mon épargne aussi), histoire d’avoir le meilleur des deux mondes.

Vous voulez faire une simulation d’optimisation? Ouvrez un logiciel de déclaration d’impôt et faites-vous des scénarios en extrapolant vos données de l’an dernier. Je suis sérieuse. C’est gratuit, car vous ne payez que pour envoyer votre rapport à la fin. Donc, vous ouvrez le logiciel répondez au question et faites varier votre niveau de cotisation à votre REER. Vous verrez par vous-mêmes la différence. J’utilise Impôt Rapide. Vous pouvez aussi aller voir un planificateur financier, si vous voulez être absolument certain et rassuré.

L’un des derniers avantages du CELI, c’est que quand vous en retirez de l’argent, ce n’est pas comptabilisé dans vos revenus, donc vous ne payez pas d’impôts sur le retrait. C’est bien pour compléter les revenus à la retraite tout en restant dans un palier d’imposition moins élevé,  et donc vous êtes moins imposés à la retraite! Certains pourraient même conserver le Supplément de Revenu Garanti, gros incitatif.

*Je ne suis pas conseillère en finances 🙂 alors je ne peux pas vous donner de conseils, juste vous dire ce que moi je pense.

 

Pourquoi le CELI plus que le REER dans mon cas?

Qu’est-ce que vous préférez vous, 15% de rabais ou 20% de rabais?

Moi aussi, 20%.

Mon salaire est actuellement plus-bas que 45 000$. En fait, en considérant les revenus du triplex (brut), je suis tout juste à 42 000$.

Comme j’espère qu’un jour, mon salaire dépassera le 45 000$, je préfère retarder mes cotisations REER pour en retirer le maximum plus tard. Surtout qu’actuellement, je suis encore en train de passer tout mes crédits d’impôts pour frais de scolarité, c’est ça qui arrive quand on étudie 7 ans!

La différence de 5%, entre le taux d’imposition de 15% et le prochain à 20%, sur 5000$, ça correspond à 250$ par année de plus en retour d’impôt et c’est pas mal de sous.

En attendant, j’essaie de maximiser mon CELI ( et j’en suis encore loin…) à la place. Comme nous sommes dans une situation où Nico est encore aux études et que nous ne savons pas notre situation dans 6 mois, je suis plus à l’aise avec les choses comme elles le sont.

 

Et le RAP dans tout ça?

La plupart des conseillers à la banque vont vous dire:

« Oui, mais les REER tu peux les utiliser pour acheter une première maison »!

Duh, je peux utiliser mon p’tit cochon aussi! Le RAP n’est pas le seul moyen d’économiser pour une maison. Le CELI est tout aussi valable, de même que le bon vieux compte-épargne, car vous ne devriez pas viser à faire des revenus à partir de votre mise de fonds, mais plutôt à la maintenir en sécurité, loin des soubresauts du marché.

Choisir entre REER et CELI: le RAP

 

L’avantage du REER, c’est de reporter l’impôt. Point. C’est pas parce que vous allez utiliser les fonds pour acheter une maison que soudainement ça vaut plus la peine qu’avant si vous faites encore 20 000$ par an. Le RAP (régime d’accession à la propriété), c’est excellent pour ceux qui gagneraient en-haut que 45 000$, mais ça reste moins avantageux pour ceux qui font moins, surtout si vous avez espérance que votre salaire augmente dans les années qui suivent l’achat de votre maison.

Pourquoi?

Parce qu’avec le RAP, vous devez commencer à remettre l’argent que vous avez sorti de votre REER dans les deux ans qui suivent l’achat. Et toutes les cotisations que vous allez faire pour rembourser le montant que vous avez pris, elles, elles ne généreront pas de retour d’impôts. Ils vous l’ont donné la première fois, donc une fois, c’est assez. Si vous avez pris le maximum de 25 000$ et que ça vous prend 5 ans le remettre, pendant 5 ans, vous n’aurez aucune déductions.

Alors si quand vous avez mis votre argent dans le REER au début, vous faisiez 35 000$ annuellement et quand vous les remettez vous faites 47 000$, vous perdez littéralement de l’argent.

Si vous aviez bâti votre mise de fonds dans un CELI, vous auriez aussi pu l’utiliser pour acheter la maison, sans payer d’impôts ni rien et vous auriez conservé vos droits de REER pour plus tard, quand vous auriez fait 47 000$. En plus, vous n’êtes pas obligés de remettre l’argent dans les 2 ans qui suivent avec le CELI. Moins contraignant!

 

Plus liquide ou moins liquide?

Certains diront:

« Oui mais quand c’est dans mon REER, je peux pas y toucher, donc je ne le dépense pas. »

Je pense que le CELI peut aussi être vu de la même façon, surtout s’il est investi dans des actifs moins liquides, comme des bons, des actions ou un fonds mutuel. J’ai actuellement un compte CELI chez Questrade et croyez-moi, sortir mon argent de là me serait difficile à cause des frais de transactions associés à la vente de mon porte-feuille. Un CELI n’est pas nécessairement toujours investi dans un actif liquide, contrairement à la croyance répandue.

Vous pouvez aussi vous arranger pour avoir un REER super liquide, parce que rappelez-vous, c’est possible d’avoir de l’argent sonnant et trébuchant à l’intérieur d’un REER. Dans un compte-épargne ben ordinaire. Oui, vous payerez de l’impôt et une taxe si vous le sortez de là, mais c’est possible si vous êtes décidé de retirer de son compte REER.

En gros, ce que je veux dire, c’est que vous ne devriez pas compter sur les règles qui entourent un véhicule financier pour ne pas le dépenser. Come on, un petit peu de self-control! 😉 Vous devriez être en mesure de vous dire que vous ne pouvez pas y toucher, c’est pour vous, dans le futur.

 

En gros: l’important c’est d’épargner pour le futur. Le reste, c’est de l’optimisation fiscale, c’est important, mais vous devez commencer par épargner!

 

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L’hypothèque en 6 points faciles

 

L’immobilier, ce monde merveilleux, rempli de propriétaires, de taxes municipales et de rénovations.

Ça vous tente? Oui moi aussi ça me tentait telleeeeeemeeeent en 2014. L’idée d’investir dans de quoi de solide me chatouillait, mais une chose me faisait peur:

L’hypothèque.

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C’est une étape dans la vie qu’il peut être épeurant de passer. Pourquoi? Parce que les gens qui vendent l’hypothèque, ben eux autres ils comprennent tellement bien leur produit qu’ils peuvent avoir de la misère à l’expliquer avec des mots simples et puis, toi tu es là, a essayer de comprendre et puis tu paniques parce que tu comprends rien aux explications.

Aussi, bien, dites-vous qu’autant que les conseillers sont des personnes humaines avec de l’empathie, ben elles ne vous connaissent pas (ni votre projet) et ce qui sort de l’ordinaire peut être difficile à comprendre pour elles. Quand on a voulu acheter à 22 ans, on a rencontré un conseillère qui a appelé ma mère après la rencontre pour lui demander si elle était au courant de notre projet!

Genre, confidentialité zéro pis une barre. (Oui, ma mère était au courant 😉 )

Et comme la plupart d’entre nous osent pas poser plus de questions, de peur de pas comprendre, on se fait souvent conseiller du 25 ans, 5 ans fermé, taux fixe. That’s it, signe ici et voilà ton prêt.

Mais comprenez-vous réellement ce qu’est une hypothèque? Moi, je sais que j’ai dû faire quelques recherches sur des points plus obscurs. Je vous ai donc réuni  toute l’information en 6 points faciles à comprendre, juste pour vous, parce que je sais que la vie ça fait peur des fois.

 

L'hypothèque en 6 points f

1.L’hypothèque, c’est un prêt adossé à un immeuble/bien immobilier

En partant, vous ne pouvez pas demander une hypothèque pour financer n’importe quoi. C’est spécifiquement pour l’immobilier. Tout ce qui est maisons unifamiliales, condos et immeubles à revenu en-bas de 5 logements, ça rentre dans le prêt hypothécaire dit  »résidentiel ». En-haut de six logements, les immeubles à revenus rentrent dans le prêt commercial, de même que les maisons de chambres, les bâtisses commerciales, les terrains à vocations commerciales et les terres agricoles (qui ont aussi leurs propres règles). Ici, nous ne parleront que du prêt résidentiel, parce qu’on pourrait parler longtemps du commercial!

Les cas spéciaux inclus les prêts pour des terrains résidentiels et les maisons non-construites. Les conditions entourant le prêt seront alors légèrement différentes selon les projets, mais sont tout de même inclues dans la catégorie résidentielle.

Les banques offrent des taux d’intérêts plus-bas pour les hypothèques que pour les prêts personnels, parce que le prêt est garanti par un actif solide, votre maison. Si ça ne fonctionne pas, ils peuvent reprendre la maison, et ça, ça sécurise les banques!

 

2. Le montant que vous pouvez emprunter est proportionnel à vos revenus et votre niveau d’endettement

Plus vous faites de sous, plus vous pourrez emprunter d’argent pour acheter votre maison. Les banques se fient énormément aux revenus pour déterminer ce que vous serez ou non capable de rembourser. Par exemple en 2014, nos revenus sont ce qui nous a posé problème, car ils étaient trop bas pour la banque. Nous avons dû demander que mes parents signent l’hypothèque avec nous. Nous sommes responsables, mais ils cautionnent le prêt avec leurs revenus (et nous leur en sommes éternellement reconnaissants!)

Si vous achetez un immeuble à revenu, les revenus actuels  de l’immeuble seront aussi comptabilisés. Pour nous, 1 des 3 logements étaient loués à 505$/mois et cela a joué en notre faveur sur notre approbation.

Les banques se fient aussi à votre ratio (niveau) d’endettement total pour calculer le montant qu’elles peuvent vous accorder. Ce ratio est plutôt rigide. Si vous tombez dans la zone rouge, vous devrez baisser vos dettes avant de réappliquer pour un prêt. La plupart des banques aiment voir ce ratio sous la barre des  40%.  Faire votre bilan pour voir se situe votre endettement et le diminuer advenant le cas ou votre ratio est trop élevé!

triplex

3. Vous devez montrer que vous pouvez contribuer aussi

Au Canada, la mise de fonds minimal pour acheter un logement de moins de 500 000$ est de 5%. En-haut de 500 000$, vous devrez verser 10% du montant supérieure à 500 000$. C’est la loi.

Partons du principe que votre première maison sera de moins de 500 000$.

Les banques veulent un minimum de 20% de mise de fonds, car cela la rassure sur le fait que vous êtes sérieux avec votre prêt. Elle sont cependant prêtes à accepter moins (jusqu’à 5%) si quelqu’un leur assure qu’elles ne seront responsable que pour 80% du prêt. C’est là que la SCHL entre en jeu. Elle assure votre prêt et donne l’assurance à la banque que le prêt sera remboursé.

Mais attention! La SCHL ( et autres assureurs, comme Wenworth) ne fait pas ça à cause de la bonté de son coeur. Elle vous charge pour ça. Et c’est coûteux, mais comme la banque ajoute la prime à votre prêt et vous fait un beau package avec une boucle sur le dessus, vous ne le voyez pas trop passer.

Aussi pour, les immeubles à revenu de 3 à 5 logements, la mise de fonds minimale est de 10%.

Pour nous, le prix de l’immeuble était de 190 000$, nous avons versé une mise de fonds de 21 400$, et notre prêt à l’origine était de 176 000$, ce qui comprenait un prêt de 5000$ pour des rénos urgentes et… la prime SCHL de 3750$ .

C’est un bon montant, qu’on a dû payer parce qu’on avait pas économiser  »suffisamment » pour une mise de fonds de 20%.

En plus, les banques vous demanderont de démontrer que vous avez l’argent pour la mise de fonds depuis plus de 3 mois en votre possession. C’est pour éviter la fraude. Alors, si quelqu’un vous donne de l’argent pour la maison, vous aurez peut-être à démontrer que c’était réellement un don, donc soyez prêt.

 

4. Un bon crédit est essentiel à l’achat d’une maison

En-bas de 650, oubliez les taux avantageux. En-bas de 600, oubliez les prêts traditionnels. 550 et moins et c’est à oublier pour le moment.

Votre indice de faillite doit aussi être spick and span. Cette indice est moins connu que la cote de crédit, mais est vraiment important dans l’attribution de crédit non-renouvelable, comme l’hypothèque. C’est ce qui s’appelle INF dans votre dossier de crédit.

En 6 mois, on peut faire remonter suffisamment un crédit pour passer de 600 à 650. C’est plus raide pour les 550, mais tout ce fait. (Je vais faire un article prochainement à ce sujet, envoyez-moi vos questions!)

L'hypothèque en 6 points facile: le dossier de crédit

5. Durée, termes et versements

La durée de votre hypothèque, c’est l’horizon de votre prêt. La plupart des gens le prennent sur 25 ans, ce qui est le maximum, car les paiement sont ainsi plus petit que si vous étaliez le prêt sur, disons, 15 ans. Vous payiez pas mal plus d’intérêts, mais c’est le choix le plus populaire tout de même.

Le terme, c’est la durée de votre contrat avec votre institution bancaire pour votre prêt. Vous prenez une hypothèque sur 25 ans, vous voulez être capable de renégocier les conditions si jamais les taux baissent et votre banque veut pouvoir le faire si les taux montent. Vous prenez alors un contrat entre vous et convenez de renégocier à chaque X ans. Le terme le plus populaire est 5 ans. Ça peut aller de 10 ans à 6 mois. 6 mois, c’est si vous prévoyiez vendre ou déménager votre prêt ailleurs, car vous n’êtes pas attaché à la banque trop longtemps.

Si vos prenez 5 ans, et que vous décidez de vendre votre maison à la 3e année, vous aurez des frais pour bris de contrat (à moins que votre prêt soient transférable sur la nouvelle maison) qui équivalent habituellement à 3 mois d’intérêts. Il faut être attentif quand on signe son hypothèque, y’a pas juste le taux qui compte, mais aussi les conditions!

Les versements quant à eux, peuvent être mensuels, bi-mensuels, bi-mensuels accélérés, hebdomadaires et hebdomadaires accélérés. Mensuel, c’est une fois par mois. Bi-mensuel: aux deux semaine et hebdomadaires, aux semaines. Le versement hebdomadaire accéléré est établi en présumant qu’il n’y a que 4 semaines dans un mois. En divisant le paiement mensuel par 4, on obtient ce que vous payerez par semaine, mais puisque vous devrez faire ce paiement 52 fois par année, vous aurez versez un mois complet de plus. Ce plan de remboursement accéléré permet  d’économiser des milliers de dollars en intérêts, pour quelques dizaines de dollars de plus par mois! En plus, vous finissez de payer plus tôt, yééé!

 

hypo

 

L’avantage de faire des paiements plus fréquents et accélérés, c’est que vous repayez plus rapidement le capital, donc payez moins d’intérêts, et ainsi remboursez plus vite votre hypothèque. Pour notre part, nous avons choisi les bi-mensuels accélérés et au lieu de rembourser notre prêt sur 25 ans, nous finirons de le payer 3 ans plus tôt et économiserons presque  7000$ en intérêts. En plus, les paiements matchent nos paies (et le 1ier du mois, pour les loyers).

 

6. Variable ou fixe, la différence

Un prêt à taux fixe, c’est un prêt qui  à un taux qui ne bouge pas pour toute la durée du terme. Disons que vous prenez une hypothèque avec un terme de 5 ans avec un taux de 3%, ça ne bougera pas. Que ça monte ou que ça baisse pour les autres, vous, vous êtes garanti que votre prêt sera au taux de 3%.

Un prêt à taux variable signifie que votre taux peut varier du jour au lendemain. C’est habituellement pas le cas, ça suit habituellement les annonces de la Banque du Canada concernant l’état de l’économie et le taux directeur. Donc, à chaque six semaines, plus ou moins, votre taux peut varier. Ça peut aussi bouger selon certains cues de l’économie, mais c’est pas super fréquent.

Il faut être à l’aise avec l’idée que nos versements peuvent varier selon les mois. Quand ça baisse, yéééé! Quand ça monte,  faut être prêt.

Les études démontrent que sur 25 ans, les taux variables sont toujours plus gagnants, mais faut avoir le coeur et les reins financiers solides. La plupart des institutions vous proposeront une clause pour fixer votre taux variable, alors si ça bouge trop à votre goût, vous prenez le téléphone et dites à la banque de vous fixer ça. Certains frais s’appliquent et le taux pourrait être plus élevé, mais ça se fait.

Le truc pour le variable, c’est de toujours payer le même montant, même si ça baisse. Comme ça vous diminuez votre capital plus vite et finissez de payer votre maison ASAP. En plus, si le taux monte, les intérêts payés seront plus petits, parce que le capital est plus petit.

Certains produits combinent une partie du prêt en taux fixe et une partie en taux variable, donc vous pouvez avoir un peu de tranquillité d’esprit avec la portion fixe et avoir les avantages du variables.

D’autres, comme le 5 en 1 de Desjardins, proposent de revisiter votre taux à chaque année.

C’est ce que nous avons, car la première année, le taux était VRAIMENT avantageux et comme nous étions déjà précaire après avoir acheté le bloc, nous ne voulions pas subir de variations la première année. Notre choix a payé à date par rapport au taux fixe à cause des rabais importants sur le taux, mais le prochain immeuble sera à taux variable. Si nous avions pris du variable en 2014, notre taux n’aurait presque jamais augmenté, et même alors, très peu, et nous aurions en ce moment du 1,89% par rapport à 2,89%.  Comme nos intérêts sont déductibles d’impôts (parce que nous avons un immeuble à revenu), ça nous dérange un peu moins, mais pour une maison, ça ferait une énorme différence!

 

Avez-vous acheté une maison récemment? Comment ça s’est passé pour vous, je veux savoir!

Passez le mot!
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4 méthodes pour créer son budget

Alors,vous êtes prêts à faire votre budget. Vous êtes convaincus de sa nécessité, vous avez-même commencé à ramasser vos relevés et vos talons de paie. Sauf que là, vous êtes perdu et vous vous demandez:

 

Comment calculer le montant que je devrais accorder à quoi?

 

Combien d’argent devrait être consacré à l’épargne?

 

Est-ce que si je fais un budget j’ai encore le droit d’aller au resto et d’acheter un café le matin?

 

Autant de question qui restent suspendues dans les airs et se mettent entre vous et votre zénitude.

Un budget, je vous le rappelle, ça sert principalement à savoir où son argent s’en va. Parce que ces mautadits dollars là ont la fâcheuse manie de disparaître plus vite que le prochain chèque de paie arrive.

Sauf que ça sert aussi à discipliner ces mêmes dollars et leur faire faire ce qu’on veut qu’ils fassent. Autrement dit, si vous voulez partir en voyage dans le Sud cet hiver, il serait intéressant de commencer à rediriger une partie de vos revenus vers un fonds « voyage » et optimiser ainsi chaque dollar gagné pour avoir le maximum de satisfaction!

Je vous propose ici deux méthodes pour réaliser un budget: la méthode 50-30-20 et la méthode zéro. À l’intérieur de ces techniques, on peut aussi utiliser deux méthodes: la méthode par fonds, la méthode moitié-moitié.

Faire son budget: 4 méthodes qui fonctionnent

Méthode 50-30-20

Cette méthode réparti votre revenu de la façon suivante:

  • 50% pour les nécessités et obligations
  • 30% pour les désirs
  • 20% qui doit contribuer à un objectif financier, soit votre épargne ou réduire une dette

C’est une façon plus vague de faire son budget, mais au moins ça donne les grandes lignes, donc si vous n’êtes pas sûr par quel bout commencer, ça vous enligne. Ces pourcentages aident à balancer les fonds entre les besoins, les désirs et le futur.

Le désavantage de cette méthode, c’est que si vous avez un revenu très faible, vous pourriez consacrer beaucoup plus que 50% de votre revenu sur votre logement, votre épicerie et vos obligations.

Aussi, il peut être difficile de distinguer les nécessités des désirs et mal les catégoriser. Ce qui est pour vous une obligation est peut-être pour moi un désir. Par exemple, on a tous (ou presque) un cellulaire, mais pour moi, un forfait à 80$ relève du désir plus que du besoin quand on peut en avoir un à 35$! Pour vous cependant, c’est peut-être essentiel pour votre travail.

Je pense aussi que le fait que les objectifs financiers soient les derniers de la liste donnent une fausse impression  »que c’est la dernière chose à faire » avec son argent. Du genre, « s’il m’en reste, je le mettrai là« . Au contraire! Je pense qu’on devrait  toujours se mettre au top de sa liste et se payer en premier.

Même que moi, j’inverserais les pourcentage et je ferais 30% épargne, 20% désir;

parce que mon épargne d’aujourd’hui, c’est mes désirs de demain.

 

Je peux être poète de même, moi ;).

 

De plus, si vous avez un gros passif (lire: beaucoup de dettes), 20% n’est peut-être pas un montant suffisant pour le réduire rapidement et vous redonner une liberté. Autrement dit, c’est une méthode moyenne qui fonctionne bien pour une personne moyenne: pas de trop de dettes, avec un revenu ni trop bas, ni trop haut.

Si vous avez un faible revenu (comme les étudiants!) ou si vous êtes très endettés, la prochaine méthode est pour vous!

 

La méthode zéro

C’est ma méthode. C’est ainsi que je m’assure de donner une job à chaque dollar et que l’utilisation de chaque dollar est maximisé.La théorie est simple, vous devriez savoir au début du mois où ira chaque dollar tout au long du mois. Vous ne devriez pas avoir d’argent qui reste sur votre compte chèque à la fin du mois, inactif, sans but.

Plus votre budget est détaillé, mieux cette technique fonctionne. Par exemple, au lieu d’avoir une catégorie « Santé », vous devriez détailler « médicaments », « produits de beauté », « chiro », etc. et attribuer un montant à chaque. Quand nous avons commencé à être plus sérieux avec cette méthode, notre budget est passé de 6 catégories à plus de 12! Comme tout es mieux défini, vous savez exactement combien vous avez d’argent à dépenser. Par exemple, nous avions une catégorie varia qui comprenait tout allant des sorties, au resto, aux gogosses, aux imprévus. Au final, on dépensait toujours plus parce qu’on ne savait pas combien on pouvait dépenser sur chaque chose. Maintenant, j’ai une catégorie resto et une autre pour les sorties. Je sais que j’ai 75$ par mois pour le resto et 40$ pour les sorties.

Pour cette méthode, vous devriez commencer par détailler les catégories essentielles. Ces catégories, on les reconnaît à: si je les aie pas, je meurs/fais faillite. Le loyer/hypothèque, les assurances, l’épicerie, l’essence pour aller travailler, les paiements de dettes et l’électricité font parti de cet ensemble. Tout ce qui n’implique pas votre mort/faillite dans le mois qui suit est hors essentiel.

De plus, vous devriez avoir un poste budgétaire  »épargne/remboursement de dettes » se situant entre 15-20% de votre revenu, mais en plus, si vous arrivez à la fin de votre exercice et qu’il reste disons, 100$ qui n’est pas classé, il devrait aller directement en épargne. Tant que vous remplissez vos obligations et que vous mettez 15-20% de votre salaire de côté, vous êtes sur la bonne voie!

Exemple: Vincent gagne 3000$/net par mois.

15% de 3000$= 450$—–>direct en épargne (225$/ paie, ne pas attendre la fin du mois, faites le au début).

Ensuite:

Poste budgétaire Dépense
Loyer 500$
Épicerie 325$
Soins Personnels 50$
Cellulaire 36$
Internet 27$
Assurance Auto 52$
Assurance maison 18$
Prêt étudiant 158$
Réparations auto 346$
Essence 250$
Électricité 45$
Nourriture à chat 22$
Resto 125$
Loisir 150$
Total 2104$

 

On peut voir que selon sa liste, il lui reste 471$ (3000$-450$-2014$=471$) qui ne sont pas attribués à quelques chose et qu’il devrait donc diriger vers la catégorie  »Épargne » directement à chaque mois, ça pourrait lui servir à financer un voyage par exemple, ou sa prochaine voiture.. Ainsi, sans se priver, il pourrait réussir à mettre de côté presque 900$ par mois.

Cependant, ce type de budget, quoique super efficace, a un gros défaut: il n’y a pas de place pour les imprévus et les oublis.

Par exemple, on voit qu’il a payé des réparations pour son auto de 346$ ce mois-ci, mais que ce serait-il passé si la facture aurait été de 500$? Ou encore, il avait oublié qu’il devait payer son permis de conduire! C’est pourquoi, autant que j’aime cette méthode, autant que je n’ai jamais réussi à maîtriser mon budget avant de la combiner à la prochaine technique.

 

Faire son budget: la méthode zéro est plus complexe, mais chaque dollar travaille.

 

La méthode par fonds.

En gros, vous faites la liste de toutes vos dépenses: celles qui sont journalières, ensuite hebdomadaires, puis mensuelles, trimestrielles et enfin annuelles et vous ramenez le tout par mois. Donc les dépenses journalières sont multipliées par 30 (ou le nombre de jour requis) et les hebdomadaires par 4. Les dépenses trimestrielles sont divisées par 4 et les annuelles, par 12.

Par exemple: mon café le matin me coûte 2$ chaque matin de la semaine, donc 40$/mois.

Je remplis mon réservoir d’essence une fois par semaine pour 50$ à chaque fois, donc 200$/mois.

Mon permis de conduire est payable en novembre au coût de 120$/an, donc 10$/mois.

Les frais de scolarité sont payables au 4 mois, pour 1500$ à chaque fois, donc 375$/mois. Et ainsi de suite.

Le montant par mois est celui qui doit être mis de côté pour être en mesure de régler la facture en entier quand elle est disponible. Nous, nous avons trois fonds qui comprennent:

  • Permis de conduire (2)= 240$/an —–>20$/mois
  • Réparations et entretien auto: 1800$/an —–> 150$/mois
  • Immatriculation (2)= 500$/an —–> 42$/mois
  • Taxes municipales: 3000$/an ——>250$/mois
  • Taxes scolaires: 720$/an——>60$/mois
  • Entretien du triplex: 150$/mois (on ne sait jamais quand ça va arriver, mais c’est une moyenne des dernières années)

Tout ce qui touche aux voitures s’en va sur un compte épargne qui est réservé pour ça. Tout ce qui touche les taxes, idem. L’entretien du triplex va sur le fonds urgence.

Si certains mois nous avons besoin des fonds, on se fait un transfert. Comme ce mois-ci, j’ai fait faire la timing belt sur ma Kia pour 336$. Je vais donc verser 336$ sur la carte de crédit à partir du fonds  »auto ». En mars de chaque année, on doit payer les taxes municipales, on fait donc un transfert du compte  »taxes » à notre compte-chèque de 3000$, sans même sourciller, parce que l’argent est là. Ça ne fait rien à notre budget, qui reste ainsi stable de mois en mois. C’est la paix d’esprit en versements mensuels et en plus, on engrange un peu d’intérêts sur nos fonds!

Je crois aussi, pour l’avoir vécu, que c’est la méthode la plus efficace pour les gens qui ont un revenu qui varie. Nous avons commencé à utiliser cette méthode durant ma période de travail autonome, prêt étudiant et revenu de stage. On était toujours surpris par une dépense qu’on avait oublié, un pépin, etc.

En se forçant à calculer le montant mensuel de toutes nos dépenses annuelles et à l’économiser, on a gagné une flexibilité sans borne et on a pu recommencer à économiser. Cet automne, nous avons pu payer 7000$ de dettes et épargné presque 5000$ sur un revenu de 20 000$!

 

La méthode moitié-moitié

Cette technique, je ne la pratique pas activement, mais certains ne jurent que par elle. En gros, on regarde les factures pour le mois prochain et on met de côté l’argent pour celles-ci dans le mois courant. Ça s’explique mieux par un exemple:

Si le loyer est dû pour le 1ier mars, quand votre paie du 12 février arrive, mettez de côté la moitié du montant, soit 250$.

Quand votre 2e paie du mois arrive le 26 février, vous mettez l’autre moitié de côté, soit 250$.

Quand arrive le 1ier mars, vous avez votre 500$ au complet et vous n’êtes pas obligé d’utiliser toute votre paie pour le loyer, survivre pendant 2 semaines, être payé de nouveau, virer fou devant tant de cash, vivre comme un roi pendant 2 semaines et ensuite survivre pendant 2 semaines, etc. Ça réparti les dépenses pour éviter les disparités dans le mois.

 

C’est  faire un budget, mais au lieu de le faire sur un mois, vous le faites sur 15 jours. Vous aurez compris que ça prend un mois de « double » paiement pour réussir à faire ça, mais une fois que vous êtes organisés, ça permet de régulariser les sorties d’argent en fonction de vos entrés de sous.

En entreprise, c’est la première chose à regarder quand une entreprise à des difficultés financières: est-ce que c’est juste une question de gestion des flux de trésorerie? Si les revenus sont suffisants pour couvrir les dépenses, le problème est souvent que les dépenses se font en début de mois et les entrées se font en fin de mois. En réorganisant le tout, on réussit souvent à remettre l’entreprise sur la voie!

 

La méthode traditionnelle

C’est la méthode des gens pas de budget qui espèrent être capables de payer leur carte à la fin du mois. Elle peut se résumer ainsi:

Méthode traditionne: pas de budget, on se plante

 

La seule mauvaise méthode pour faire un budget, c’est de ne pas en faire du tout! À moins que votre budget soit systématiquement déficitaire à chaque mois, vous êtes sur la bonne voie. La clef, c’est de persévérer. À chaque mois, on prend un peu plus conscience de son budget, on l’intègre à notre quotidien et on l’adapte. Et puis, si vous êtes déficitaire, au moins maintenant, vous le savez, fini la tête dans le sable!

 

Et pour répondre à vos questions:

La réponse à « Est-ce que, si je fais un budget, j’ai encore le droit d’aller au resto et d’acheter un café le matin? », est simple.

Ça dépend!

Êtes-vous capable de remplir toutes vos obligations et de mettre 20% de votre salaire de côté?

Si oui, si votre café vous rend heureux, why not coconut?

Si vous avez des dettes qui vous coûtent une petite fortune en intérêts par mois, moi je prendrais le 2$ et je le verserais à chaque jour sur ma dette.

Moi, je sais que, autant que j’adore le café, je suis plus satisfaite par le fait de voir mon épargne grossir tranquillement et m’assurer la zénitude que je recherche, que par mon colombien corsé.

Chacun ses priorités, l’important c’est que le café ne viennent pas vous mettre dans la marde au bout du mois. Parce qu’un café par jour, à 20% d’intérêts, sur l’année, vous coûte 225$ en intérêts.

Et vous, quel est votre méthode?

 

Passez le mot!
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Le CELI, ça mange quoi en hiver?

Pour faire suite à mon précédent article sur le REER, je vous présenterai aujourd’hui CELI, un autre véhicule d’épargne avec avantages fiscaux. Plus récent que le REER, le Compte Épargne Libre d’Impôt (tax free saving account, TFSA, en anglais) a été lancé en 2009, mais est encore largement méconnu!

Il visait à faire épargner les Canadiens sur un autre horizon que celui de la retraite.

Ah oui, parce qu’en 2008, avec la crise de Subprimes, le Canada se regarde le nombril pis se rend compte que, malgré qu’il se targue d’avoir mieux absorbé la crise grâce à son système bancaire plus  »stable » que celui des US, les ménages canadiens sont endettés. Genre intensément endettés, à 150%. Ce qui veut dire que pour chaque dollar de revenu disponible, le ménage moyen à 1,50$ de dette. Vous me croyez pas? Checkez ça:

 

Qu'est-ce que ça mange en hiver, le CELI?

 

Donc, là, notre gouvernement panique un peu et se dit que ça va péter, surtout si la Banque du Canada baisse ses taux pour relancer l’économie, incitant ainsi les gens à emprunter et consommer. C’est ainsi qu’il donne accès à un véhicule financier qui a fait ses preuves ailleurs dans le monde, le CELI.

Depuis le 2 janvier 2009, on peut donc placer nos sous dans un autre super véhicule financier avec avantages fiscaux.

Fonctionnement du CELI

Contrairement au REER, où chaque dollar qui y est placé vous donne un crédit d’impôt équivalent, le CELI ne donne pas de crédit d’impôt. Ce que vous y placez, ce sont vos dollars nets, après déductions. Cependant, vous ne payez pas d’impôt sur vos gains en capital ou vos revenus d’intérêts. Pas mal! Si par exemple, vous investissez dans des penny stock à l’intérieur d’un CELI et que la valeur de ceux-ci explosent de 100%, vous ne paierez pas d’impôt sur vos gains, ce qui est non-négligeable. De plus, tout argent qui est retiré d’un CELI est entièrement libre d’impôt et ne compte pas dans vos revenus. C’est logique, puisqu’il a déjà été imposé au départ.

Aussi, le CELI est avantageux dans le fait qu’il n’y a pas de conditions quant au retrait.  Alors qu’avec le REER, si vous ne voulez pas payer de pénalités, vous ne pouvez retirer que dans 3 situations très précises, le CELI vous permet d’économiser pour un voyage, une voiture, des rénos, etc, sans avoir à vous soucier des pénalités associées aux retraits.

Comme pour le REER, on ne peut pas déduire de ses revenus les pertes encourues à l’intérieur d’un CELI, pour la simple et bonne raison que vous n’êtes pas imposés sur les gains non plus ;).

Et si un mon’oncle vous dit à Noël:

Un CELI ça rapporte rien! Tu perds ton argent en prenant ça.

Vous pourrez lui répondre qu’un CELI, c’est véhicule d’épargne, avec des avantages fiscaux, mais qu’en tant que tel, le CELI ne génère aucun rendement (outre l’impôt épargné!). Ce sont les produits financiers qui sont placés dans le CELI qui génèrent les rendements. C’est certain que si vous ouvrez un CELI avec un compte-épargne traditionnel, vous n’aurez pas le même rendement que si vous achetez des fonds communs de placements ou des actions!

 

Qu'est-ce que ça mange en hiver, le CELI?

Règles du CELI

Ce n’est pas franchement complexe, mais la règle sur les retraits est un peu étrange. Voici donc les règles applicables au CELI:

-Vous devez avoir 18 ans pour cotiser.

-Vous avez droits à 5500$ de nouveaux droits de cotisation annuellement et ceux-ci s’accumulent si vous n’utilisez pas tout le montant. Si vous aviez 18 ans ou plus en 2009, vous avez une limite de  41 500$  en 2016 que vous pouvez accumuler dans un CELI (5000$ par an de 2009 à 2013, 5500$ pour 2013 et 2014, 10 000$ en 2015 et 5500$ en 2016).

-La cotisation, c’est le montant d’argent que vous y placez en un an. Si vous avez droit à 5500$, que vous placez 5500$, retirez 1000$, vous ne pourrez pas y replacer 1000$ dans la même année, puisque vous avez atteint votre maximum pour l’année. Cependant, l’année suivante, vous pourrez y placer 5500$ (droit pour l’année)+1000$ ( retrait de l’an dernier), car les retraits de l’année précédente s’ajoute aux droits de cotisation de l’année suivante.

-Comme pour le REER, vous pouvez avoir plusieurs compte CELI, mais vous conservez le même plafond de cotisation. C’est pas parce que vous avez 10 comptes que vous pouvez cotiser 55 000$/an! Les cotisations, c’est par individu et pas par compte.

-Vous pouvez avoir les placements suivants à l’intérieur d’un CELI:

  • argent comptant;
  • fonds communs de placement;
  • valeurs mobilières cotées à une bourse de valeur désignée (comprenant les FNB)
  • certificats de placements garantis;
  • obligations;
  • certaines actions de petites entreprises.

Attention à…

-Ne pas dépenser la limite de cotisation, car un taux de 1% par mois sur les cotisations excédentaires sera réclamé par le Gouvernement.

-Aux frais des comptes CELI exigés par certaines banques. Souvent, ils chargent pour les retraits et ça fait mal.

-Avoir un CELI investi dans des certificats garantis de placements à 1,8% et un porte-feuille d’actions dans un compte non-enregistré rapportant annuellement 4%. Vous serez imposé sur le 4% plutôt que sur le 1,8%. Faites votre choix, mais l’avantage fiscal est là pour ça!

Qu'est ce que ça mange en hiver, le CELI

Exemple de fonctionnement:

Julie à 25 ans et ouvre son deuxième CELI. Le premier, elle l’a investi en fonds commun de placement. Comme elle avait 18 ans en 2009, elle peut avoir dans ses CELI jusqu’à 41 500$. Dans le premier, il y a 35 000$. Comme elle n’a pas fait de retrait l’an dernier et pas encore cotiser cette année, elle peut donc verser jusqu’à 6 500$ (41 500$-35 000$= 6500$) cette année. Elle verse 6500$ dans son CELI, puis doit retirer 5000$ pour acheter une nouvelle voiture.

Julie a tout utilisé sa chambre de cotisation pour 2016 et doit attendre à l’an prochain avant de cotiser de nouveau. Cependant, elle pourra cotiser 10 500$ l’an prochain, car elle peut regarnir le 5000$ qu’elle avait retiré.

Pour ma part

J’ai ouvert mon premier CELI en 2009. Comme mon taux d’imposition a été, jusqu’à présent, relativement faible, j’ai toujours cotisé à celui-ci plutôt que mon REER, dont je conserve la chambre de cotisation pour plus tard.

Jusqu’à la semaine dernière, mon CELI comprenait uniquement, et très simplement, un compte-épargne. Je ne connaissais pas suffisamment les plateformes de courtage en ligne pour comprendre comment ouvrir un compte.  J’ai profité de mes vacances pour me botter le derrière et commencer mes démarches pour ouvrir un compte de courtage en ligne avec un compte CELI. J’y ai acheté pour 1000$ de fonds négociés en Bourse (FNB). J’expérimente, j’ai fait des recherches et je me suis fait un porte-feuille avec des frais de gestion très faible et un profil de risque qui me correspond. Questrade est super pour ça, car il n’y a aucun frais pour l’achat de FNB. (vous pouvez comparer les plateformes sur Hardbacon.ca)

J’ai aussi ouvert un autre CELI, mais cette fois-ci, investi dans un fonds commun de placement chez Tangerine. Les frais sont 10 fois plus élevé que mon porte-feuille de FNB, mais je veux comparer les rendements. C’est surtout beaucoup plus simple: pas de bourse à regarder, pas de porte-feuille à rééquilibrer et pas d’ordre d’achat à passer. On vire les sous et c’est tout.

Je compte continuer à placer mon argent dans mes CELI jusqu’à ce que mon revenu justifie le REER ou alors, si j’atteins la limite du CELI!

Pour plus d’info: 

ARC

Et vous? Avez-vous un CELI d’ouvert? Comment le gérez-vous? Et si vous n’en avez pas, pourquoi?

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Comment faire un budget et le réussir.

Un budget, c’est simple, c’est la somme des revenus, desquels on déduit la somme des dépenses. En gros, c’est pas mal juste çaEn réalité, c’est aussi et surtout une façon de voir et constater d’où vient votre argent et où il va et de faire des prévisions sur le court-terme.

Au Cégep, quand j’ai fait mon premier budget d’appartement, j’avais été vraiment jetée sur le cul de voir que contrairement à ce que je pensais, je ne dépensais pas 2-3 $ par semaine en bonbons/café à la Coop, mais plus de 15$. C’est ÉNORME pour des paquets de Jolly Rancher  et du café même pas bon (ce qui fait que j’ai pris 5 livres et fait un ulcère, merveilleux!)

En faisant un budget, on prend le temps de s’asseoir et de bien calculer nos entrées et sorties de fonds. Ça permet de réduire son stress par rapport à sa situation financière parce que:

  1. Si vous avez l’impression que vous faites assez d’argent, mais qu’il n’en reste jamais à la fin du mois, ça vous permettra de mettre le doigts sur la fuite et de remédier à la situation.
  2. Si vous avez l’impression de ne pas faire assez d’argent, vous découvrirez peut-être que vous en faites plus qu’en masse et saurez le relocaliser pour qu’il travaille mieux pour vous.
  3. Si vous avez l’impression de ne pas faire assez d’argent et que c’est vrai, vous pourrez mieux allouer vos revenus et découvrir combien il en manque.

Alors, on fait ça comment un budget?

Comment faire un budget et le réussir

Commencer son budget (ou le recommencer)

Vous aurez besoin de vos derniers relevés de compte de tous vos compte-chèques, d’un paquet de feuilles, de deux-trois crayons de couleurs différentes et d’une calculatrice.

Revenus

Moi je commence toujours par les revenus. Prenez un surligneur et trouvez toutes les entrées de fonds qui sont récurrentes dans vos relevés de compte.  Par exemple, dans mon cas, j’ai mes revenus d’emplois, les revenus d’emplois de Nico, nos revenus de triplex, les transferts gouvernementaux et les revenus d’intérêts.

Ça veut alors dire:

  • Revenus Sara: 2110$/mois
  • Revenus Nico: 2400$/mois
  • Revenus triplex: 1095$/mois
  • Transferts gouvernementaux: 101$/mois
  • Intérêts: 8$

Total: 5714$

Dépenses fixes

Ensuite, je fais la liste des dépenses que j’appelle « fixes ». Ce sont celles qu’on ne peut pas réduire ou éviter et qui ne varie pas beaucoup. Le loyer est une de ses dépenses. Internet. Le paiement d’assurances. Le cellulaire. Etc. Faites en une liste. N’oubliez pas les assurances, les frais de toutes sortes et les dépenses qui arrivent irrégulièrement. N’y aller pas de mémoire, trouver les montants dans vos relevés.

Pour nous, ça ressemble à ceci:

  • Hypothèque: 800$/mois
  • Taxes foncières: 350$/mois
  • Hydro: 100$/mois
  • Assurances auto+habitations: 135$/mois
  • Remboursement de prêt étudiant (le minimum): 136$/mois
  • Cellulaires: 68$/mois
  • Internet: 57$/mois
  • Frais bancaires: 8$/mois

Total: 1654$

Dépenses variables

Ensuite, il reste à calculer les dépenses variables. Ce sont celles qui varient toujours un peu, comme l’épicerie ou l’essence. En prenant vos relevés prenez un autre surligneur et identifiez ces dépenses. N’oubliez pas les petits montants. Vous pouvez essayer de les répartir entre certaines catégories avec des couleurs de surligneur. Épicerie, resto, essence, beauté, santé, loisirs, etc.

Voici donc comment je répartis le reste de l’argent:

  • Épargne: 1428$ (25% de 5714$)
  • Épicerie: 300$/mois
  • Gaz: 300$/mois (Nico travaille à Drummondville, il fait 2h de route par jour… EDIT: depuis décembre 2016, il est à moins de 10 min de la maison!)
  • Surplus sur le prêt étudiant: 264$/mois
  • Épargne auto: 150$/mois
  • Resto: 75$/mois
  • Loisirs et autres (vêtements, maison): 250$/mois
  • Animaux: 25$/mois
  • Épargne triplex: 250$/mois
  • Compte investissement: ce qui reste (épargne et investissement, ce n’est pas la même chose!)

Établissez vos priorités

Regardez vos dépenses. Êtes-vous confortable avec les montants que vous dépensez dans chaque catégories?

Le saviez-vous, comme moi et mes Jolly Ranchers? Ce n’est pas que le montant était énorme, c’est que la satisfaction que j’en retirais par rapport au prix que je payais n’était vraiment pas optimale.  Aussi, vous pouvez comparer vos catégories. Si par exemple les sports de plein air, c’est ce qui vous drive, mais que vous dépensez deux fois plus en resto, est-ce que vous obtenez le meilleur rendement pour votre argent?

Qu’est-ce qui correspond à des nécessités par rapport à des désirs?

De notre côté, nous avons choisi de continuer d’être frugal dans nos dépenses en nous ajoutant quelques douceurs ici et là, comme le resto. Pendant 5 ans et demi, nous n’avons pas eu de budget resto. C’était impossible, nos revenus ne couvraient qu’à peine l’épicerie et le loyer. Maintenant que c’est plus lousse, on continue d’avoir un niveau de dépenses plus-bas que la moyenne et on économise à fond. En décembre 2016, Nico diplômera avec 10 000$ en dettes, qui viendront s’ajouter au 5000$ des miennes. Notre but est de tout payer d’un coup pour se concentrer sur le prochain gros objectifs financiers. Nous avons donc 6 mois pour économiser 15 000$. C’est ça notre priorité.(Nous avons finalement choisi d’acheter une maison ayant besoin de beaucoup d’amour et qui prend tout notre petit change, littéralement)

Contrôlez régulièrement vos résultats

Il est complètement ridicule de faire le plus beau des budgets du monde, si vous ne le contrôlez pas à intervalles réguliers pour vous assurer de rester sur la bonne voie. J’aime bien me connecter sur Mint le matin aux 3-4 jours et vérifier où j’en suis et si je suis toujours dans les limites de mon budget. En vérifiant régulièrement, vous finirez par avoir une emprise sur votre budget.

La mécanique du budget

Revenus – dépenses fixes=??

Vous avez vos revenus et vos dépenses fixes. Faites la différences entre les deux. Est-ce que le résultats est positif? Oui, alors super! Passez à la prochaine étape. Si non, demandez-vous si vous avez oublié des revenus. Non? Alors, vous devez envisager de diminuer vos dépenses fixes ou d’augmenter vos revenus.

Pour diminuer les dépenses fixes, voici quelques trucs:

  • Appeler votre fournisseur de service Internet/câble/cellulaire et tenter de négocier un meilleur forfait. Encore mieux, abandonnez le câble.
  • Appeler vos assurances et négociez un meilleur prix.
  • Débranchez le climatiseur (ou baissez le thermostat).
  • Débranchez la sécheuse.
  • Prenez un chambreur
  • Vendez votre auto (en dernier recours, mais si votre prêt auto vous empêche de vivre, c’est peut-être mieux)

Comment faire un budgetDépenses variables

En faisant soustrayant les dépenses fixes des revenus, on obtient le montant qu’il reste pour les autres dépenses. S’il n’en reste pas assez, même en ayant des dépenses variables au minimum, on doit revenir une étape en arrière et soit réduire les dépenses fixes ou augmenter les revenus.

Pour nous, il nous reste 4060$. Ça peut sembler énorme et croyez-moi, j’ai encore des frissons quand je vois ce chiffres après des années de serrage de ceinture. Cependant, Nico est actuellement en stage et donc, à partir de septembre, nos revenus baissent du tiers. Pour éviter les problèmes, je dois donc mettre plus d’argent de côté pour les prochains mois.

C’est essentiel  de mettre à votre budget un poste d’épargne. Même si vous n’y déposez que 25 sous par mois. Quand la vie est raide, je sais que ça peut sembler impossible. Nous avons déjà eu des revenus de 900$ par mois, et un loyer de 530$ à payer, mais il est essentiel de maintenir l’habitude de l’épargne. Une bonne façon de démarrer est de se donner l’objectif de mettre 1000$ de côté pour les urgences.

Comme vous pouvez le voir, faire un budget, ce n’est pas difficile en soi, ce plus le faire balancer et s’assurer que l’utilisation de chaque dollar est optimisé qui rend le tout plus difficile. Mais Rome ne s’est pas faite en un jour et il en va de même pour votre budget, chaque mois qui passe le rend meilleur!

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