Entre être bien, pas assez et trop assurée, la marge est parfois mince. Et avec tout le monde qui essaie de vous vendre la dernière assurance contre le risque XYZ, c’est dur de déterminer ce qui est important de ce qui ne l’est pas, mais l’assurance-invalidité, c’est important!

J’ai écrit en août dernier un article sur l’assurance-vie et une lectrice a été très rapide à me signifier que l’assurance-vie, c’est bien, mais c’est encore mieux combiné avec une assurance-invalidité.

Et elle a tout à fait raison!

Il faut savoir que j’écris la plupart de mes textes en fonction des choses que je rencontre dans mon quotidien, des réflexions que je me fais, des défis que je rencontre. Et comme nous avons la chance d’avoir des employeurs qui offrent des assurances collectives comprenant une assurance-invalidité, je n’ai pas eu à les magasiner.

Par contre, si ce n’avait pas été le cas,  nous aurions souscrit à deux polices d’assurance-invalidité en même temps que l’assurance-vie en août. C’est aussi, sinon plus, important!

L'assurance-invalidité, nécessaire?

C’est quoi, une assurance-invalidité?

Une assurance-invalidité, c’est une assurance qui vous verse un montant mensuellement, habituellement calculé en proportion de votre salaire (50 à 70% dans la plupart des cas) si vous devenez incapable d’occuper vos fonctions habituelles dans votre emploi. Si vous êtes déclarez invalide par un médecin, que ce soit temporairement (un accident qui vous cloue au lit pendant 3 mois) ou permanent (vous étiez électricien et vous devenez aveugle), l’assureur, si la situation est couverte par votre police, vous versera les montants prévus au contrat pour toute la durée de  votre invalidité (habituellement jusqu’à 65 ans).

Il y a habituellement un délai de carence, c’est à dire un délai entre le moment de la demande et le moment du paiement de votre première prestation. Pour ma part, ce délai est d’un mois. Pour mon conjoint, il est de 15 jours. Ça dépend des protections.

Cette assurance, ça vise principalement à remplacer votre salaire pour que vous puissiez continuer à assumer vos dépenses pendant la situation pas facile qui est la vôtre.

Pourquoi c’est important?

Les gens sous-estiment souvent leur risque de souffrir d’une invalidité. La pensée magique « c’est pour les autres ça » est forte. Cependant, il faut savoir qu’un Canadien sur sept est actuellement invalide et un travailleur canadien sur trois connaîtra une période d’invalidité de plus de 90 jours au cours de sa vie active

Quand on sait que la Société Canadienne du Cancer estime que 50% de la population canadienne risque d’avoir un diagnostic de cancer au cours de sa vie, on est brutalement ramené à la réalité que l’invalidité est un risque important dans la vie d’un travailleur.

C’est dit: si on veut s’éviter un gros, gros, GROS stress dans une période déjà pas facile, une assurance-invalidité bien adaptée, c’est un must.

Pis, non, je vends pas d’assurances. Et je suis pas la fille surassurée qui dit oui à toutes les garanties que le vendeur de Best Buy propose.

Je suis l’inverse. J’ai dit ma façon de penser(poliment et sans lever le ton, je vous assure) à la pauvre personne qui se trouvait sur le shift de soir du service à la clientèle de Desjardins la journée où j’ai découvert qu’ils nous avaient inscrit à une assurance-prêt sans nous en parler. J’étais bleue marine. Moi, les assurances qui servent à rien, ça me choque!

Quand est-ce que l’assurance-invalidité est moins nécessaire?

Comme l’assurance-invalidité s’appelle aussi l’assurance-salaire, vous comprendrez que si vous n’avez pas de salaire, il n’y aura rien à assurer. Les mamans (ou les papas, pas de discrimination ici!) à la maison qui n’ont pas de sources de revenus ne gagnent pas à souscrire à ce genre de produit. Par contre, une assurance maladie-grave peut être intéressante à la place. Et n’oubliez pas une assurance-vie! Ce n’est pas parce que vous n’avez pas de salaire que vous ne contribuez pas au ménage.

Et les travailleurs autonomes dans tout ça?

Oui! Oui!! Souscrire à une assurance-invalidité spécifiquement faite pour les travailleurs autonomes devrait faire partie intégrante de votre liste de choses à faire avant le démarrage de votre entreprise. Vous êtes selon moi encore plus à risque que le travailleur salarié: votre entière entreprise ne repose que sur vous!

Et les primes peuvent être déductibles selon votre situation.

L’assurance-validité liée à votre prêt hypothécaire

Beurk.

C’est dit.

Non, bon, écoutez, si c’est la seule chose que vous pouvez avoir, c’est déjà ça.

Mais informez-vous comme il faut, dans notre cas, quand la caisse nous l’avait proposé, voici les éléments qui m’avait fait rire jaune en lisant le contrat:

  1. Ils ne paie que le montant de votre hypothèque, rien d’autre. Si vous n’avez pas de revenu, vous risquez de trouver difficile de faire l’épicerie…
  2. Délai de carence de 90 jours. Ça, ça voulait dire que je devais être en arrêt de travail pendant 3 (oui, oui, trois) mois avant qu’ils paient. Si vous n’avez aucune réserve et aucun autre revenu, c’est 3 mensualités qui ne seront pas payés sur votre hypothèque. Habituellement, après 2, la caisse vous envoie un avis que si vous ne payez pas, vous serez saisi dans un délai de 90 jours. Allô le stress!!
  3. Vous avez le droit d’être invalide 12 mois. Après 12 mois, ils peuvent réévaluer votre situation et s’ils jugent que vous devriez être capable de faire n’importe quelle activité rémunératrice, ils vont arrêter les paiements.

Bref, pour nous, ça a pris le même bord que l’assurance-vie hypothécaire…

 

Assurance-invalidité hypothèque

 

 

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